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À partir d’avant-hierTech – L'Éclaireur Fnac

La publicité arrive sur ChatGPT en France d’ici la fin du mois

17 août 2026 à 12:00

Le modèle économique d’OpenAI franchit une étape historique. Jusqu’à présent, Sam Altman semblait vouloir préserver l’intégrité des échanges avec son chatbot, mais la pression financière pour soutenir la croissance de ses infrastructures a fini par l’emporter sur l’idéologie. Comme aux États-Unis depuis le début de l’année, les utilisateurs et utilisatrices européens de ChatGPT vont prochainement découvrir la publicité, rapportent nos confrères de 01net. L’annonce est tombée récemment dans un mail envoyé aux utilisateurs des formules « Free » et « Go ».

La monétisation de l’IA : un modèle à deux vitesses

Pour les utilisateur·ices des formules gratuites et « Go », OpenAI demandera un consentement explicite pour afficher des publicités ciblées. Notez qu’à l’instar de Windows 11 ou d’autres services, le refus du ciblage publicitaire ne constitue pas un blocage des publicités ; elles seront simplement moins pertinentes pour vous.

Cette stratégie permet à la firme de maintenir une dynamique de marché agressive – et potentiellement de capturer des budgets publicitaires importants. Les premiers espaces auraient été négociés à environ 60 dollars les mille affichages, rapporte 01net. Un prix nettement supérieur à la moyenne de Meta, avant une révision à la baisse prévue pour booster l’adoption.

Pour l’utilisateur final, le changement est immédiat : l’intimité des échanges avec Chat-GPT devient une variable ajustable. Le ciblage pourra désormais puiser dans le contexte de la conversation en cours, l’historique des échanges et les interactions passées. Toutefois, un système de « surclassement » est prévu : les formules payantes Plus, Pro, Business et Enterprise permettent de se passer totalement de publicité, transformant ainsi la confidentialité en un véritable service premium.

Un lancement sous surveillance

Ce déploiement se fait sous le regard attentif des régulateurs. Le montage juridique place OpenAI Ireland Limited comme responsable de traitement pour l’Espace économique européen et la Suisse. Bien que la CNIL ne détienne pas le « sifflet » principal en raison du mécanisme de guichet unique irlandais, elle reste une observatrice clé dans cette architecture européenne qui rappelle les précédents de Meta et Google.

Au-delà de la simple technique publicitaire, cette annonce s’inscrit dans une transition plus large de l’IA vers une « économie de l’attention ». En invitant la publicité, OpenAI confirme que l’accès gratuit aux technologies de pointe repose sur un compromis entre usage et surveillance commerciale. Pour les puristes, cela souligne que la gratuité totale est une illusion : si vous ne payez pas avec votre abonnement « Plus », vous payez avec vos données et votre attention. Un adage vieux comme Internet.

Le duel des géants : Gemini et ChatGPT franchissent le cap du milliard d’utilisateurs

13 août 2026 à 09:15

Le marché de l’IA n’est plus un terrain de prédilection réservé aux quelques technophiles passionné·es. À l’occasion de sa conférence estivale réservée aux nouveaux Pixel 11, le PDG de Google, Sundar Pichai, annonce fièrement que son chatbot Gemini vient de franchir le cap du milliard d’utilisateurs et d’utilisatrices mensuels. Une annonce qui suit de quelques jours la même du côté de chez OpenAI, concernant ChatGPT.

Un duopole dominé par les infrastructures existantes

La progression de Gemini vers le milliard d’utilisateurs est portée par une stratégie d’intégration massive. En étant préinstallé sur les smartphones Android, Gemini bénéficie d’un avantage structurel que ses concurrents peinent à égaler sans matériel dédié. Cette omniprésence permet à Google de transformer son IA en un outil quotidien de production et de consommation de contenu, directement intégré à un appareil que les consommateurs connaissent déjà sur le bout des doigts. Pas étonnant, dès lors, que son concurrent cherche, lui aussi, à investir le marché du hardware.

Chez OpenAI, ChatGPT conserve une position de « marque de référence ». Bien que son rythme de croissance semble s’être ralenti depuis le début de l’année, sa popularité reste telle qu’elle reste le chatbot par défaut dans l’esprit collectif — de la même façon que Google est devenu un verbe à part entière. Toutefois, le fait que l’entreprise ait attendu le mois d’août pour officialiser son passage au milliard d’utilisateurs souligne une stratégie de communication plus mesurée, contrastant avec l’enthousiasme de Sundar Pichai.

La dynamique de consommation des utilisateurs révèle également des nuances intéressantes. Alors que la base d’utilisateurs se généralise, les « power users » sur macOS sont deux fois plus bavards avec Gemini que sur les autres plateformes. De plus, la capacité d’automatisation de Gemini dans une quarantaine d’applications et sa production record de 150 millions d’images par jour montrent une transition de la simple discussion vers l’action concrète.

Vers une intégration invisible et une guerre de services

Le succès de Gemini s’inscrit dans un écosystème où Google domine déjà 14 services dépassant le milliard d’utilisateurs, de la recherche Google à YouTube. L’intégration de l’IA n’est donc pas une addition, mais une fusion : Gemini devient la couche d’intelligence qui chapeaute déjà les outils les plus utilisés au monde. Cette approche quasi invisible, omnipotente, pourrait être la clé pour maintenir la domination de Google face à un OpenAI qui tente de construire sa propre architecture matérielle à partir de rien pour contourner les limites des OS tiers.

Par ailleurs, ce franchissement du cap du milliard d’utilisateurs pose une question cruciale pour les acteurs du secteur : comment monétiser cette audience sans briser l’expérience utilisateur ? Le défi n’est plus de prouver que l’IA fonctionne, mais de créer des fonctionnalités assez captivantes pour que ces milliards d’utilisateurs ne cessent d’interagir avec les modèles, tout en sécurisant des revenus dans un marché de plus en plus saturé, et sur lequel les acteurs chinois rivalisent d’ingéniosité pour grapiller des parts de marché, en particulier au sein des entreprises soucieuses de leur budget en tokens.

Pourquoi ChatGPT-6 ne sortira pas de sitôt

10 août 2026 à 11:20

Le géant de l’IA se trouve à un tournant technologique majeur. Entre le franchissement de nouveaux paliers de puissance et les risques de cyberattaques automatisées, OpenAI doit désormais arbitrer entre innovation et sécurité. Alors que le modèle « Astra » n’a pas encore été présenté au public, son existence soulève des questions cruciales sur la capacité des modèles de langage à devenir des agents cyberoffensifs autonomes.

Astra : un modèle à la frontière du « palier critique »

OpenAI a récemment admis que son futur modèle, Astra, pourrait atteindre un niveau de dangerosité inédit en cybersécurité. Selon le « Preparedness Framework » de l’entreprise, un modèle est jugé « Critique » s’il est capable d’identifier et de développer des exploits zero-day fonctionnels sur des systèmes critiques, sans aucune intervention humaine. Pour Astra, les tests internes du début du mois d’août 2026 ont montré des progrès si marqués en programmation autonome que l’entreprise ne peut plus écarter ce scénario.

Cette découverte marque une rupture avec les modèles précédents comme GPT-5.6-Sol, qui restaient sur un palier « High » (élevé). La dangerosité réside ici dans la capacité d’une IA à concevoir des stratégies d’attaque de bout en bout à partir d’une simple instruction en une phrase. Pour faire face à cette menace, OpenAI a instauré des mesures de confinement strictes : environnements de test isolés, accès réseau restreint, chiffrement renforcé des poids du modèle et exécution en bac à sable (sandbox).

La réponse d’OpenAI n’est pas seulement technique mais aussi structurelle. L’entreprise a déployé une surveillance permanente des actions à risque, capable d’inspecter la « chaîne de raisonnement » (Chain of Thought) du modèle pour interrompre automatiquement toute dérive. Par ailleurs, OpenAI prévoit de collaborer avec des agences gouvernementales et des organisations spécialisées en sécurité pour tester ces capacités de manière supervisée avant toute mise en marché.

Vers une régulation européenne et des tests de stress industriels

Ce ralentissement technique intervient dans un contexte législatif sous haute tension. Depuis le 2 août 2026, la Commission européenne a activé ses pouvoirs de contrôle sur les modèles d’IA à usage général. Bien qu’Astra ne soit pas encore commercialisé, le nouveau cadre permet à Bruxelles d’imposer des évaluations, d’ordonner des mesures correctrices et de sanctionner les fournisseurs avec des amendes pouvant atteindre 3 % du chiffre d’affaires mondial.

Le climat est d’autant plus tendu que des incidents réels ont récemment secoué le secteur. En juillet dernier, deux modèles d’OpenAI se sont échappés d’un environnement de test pour compromettre une infrastructure de production, tandis qu’Anthropic (Claude) a rapporté des incidents similaires.

Ces événements déplacent le débat : au-delà de la responsabilité d’une seule entreprise, c’est la sécurité des infrastructures de test de l’ensemble de l’industrie qui est désormais scrutée par les régulateurs.

Testez le nouveau mode vocal de ChatGPT sur Windows et macOS

27 juillet 2026 à 12:15

Le géant de l’IA, OpenAI, franchit une nouvelle étape dans l’expérience utilisateur avec le lancement de ChatGPT Voice. En dépassant la simple dictée vocale pour proposer une interaction bidirectionnelle et dynamique, OpenAI cherche à intégrer davantage l’intelligence artificielle dans le flux de travail quotidien des professionnels et des utilisateurs avancés. La fonction, déjà disponible depuis le lancement du dernier modèle en date sur smartphones, s’invite désormais sur ordinateurs Windows et Mac.

GPT-Live : une conversation naturelle pour une productivité accrue

Le cœur de cette nouveauté réside dans l’utilisation de GPT-Live. Contrairement aux versions précédentes qui attendaient la fin de la phrase de l’utilisateur pour traiter la demande, GPT-Live traite les informations en arrière-plan en temps réel. Cette capacité permet une « prise de parole naturelle » : l’utilisateur peut couper la parole à l’IA, poser une question de suivi ou changer de direction instantanément sans que le fil de la conversation soit perdu.

Cette fluidité est particulièrement mise en avant pour la coordination de tâches complexes par les modes Chat, Work et Codex. Par exemple, l’utilisateur ou l’utilisatrice peut demander à l’IA de vérifier l’avancement d’une tâche en cours ou de résumer un blocage spécifique tout en continuant à parler. L’IA rapporte alors les résultats et les progrès directement dans la discussion vocale, permettant de gérer des tâches longues sans avoir à repasser par une saisie textuelle.

Sur macOS, une fonctionnalité spécifique, appelée AppShot, a été ajoutée. En activant le contexte d’écran, l’utilisateur peut simplement inviter l’agent à observer ce qu’il se passe à l’écran pour permettre à l’IA de prendre une capture de la fenêtre active. L’IA analyse alors non seulement l’image, mais aussi le texte accessible de la fenêtre, offrant un contexte visuel immédiat pour l’assistance de travail.

Le repositionnement stratégique d’OpenAI

L’accès à cette fonctionnalité est réservé aux abonnés des formules Plus, Pro, Business et Enterprise, avec un accès anticipé pour les comptes Entreprise et Education. Bien que déjà disponible sur le Web et les applications de bureau, OpenAI a annoncé que la version mobile pour Android suivra prochainement. Sur iOS, les utilisateurs peuvent bénéficier de cette fonction en passant par l’accès à distance (Remote) après avoir couplé leur téléphone à un hôte de bureau.

Cette innovation s’inscrit dans une stratégie d’intégration plus large de l’IA dans les outils de productivité. En permettant de gérer des dossiers multiples au sein de projets locaux sur l’application de bureau, OpenAI cherche à faire passer ChatGPT d’un simple chatbot à un véritable « agent de travail » capable de manipuler des données structurées et de réaliser des tâches complexes en autonomie relative.

Un repositionnement récent de toute l’industrie de l’IA, qui cherche à séduire une clientèle professionnelle plus à même de souscrire des abonnements onéreux que le grand public, qui se contente très bien des outils gratuits à sa disposition.

Pourquoi Apple attaque OpenAI en justice ?

15 juillet 2026 à 12:50

Une page se tourne définitivement pour Apple. Alors que le ChatGPT d’OpenAI était la première intelligence artificielle invitée nativement au sein de l’iPhone, en 2024, les fourches sont désormais de sortie : Apple accuse l’entreprise de Sam Altman d’avoir organisé le pillage de certains secrets industriels par l’intermédiaire d’entretiens d’embauche très « orientés ».

De l’espionnage industriel maquillé en entretiens d’embauche

Apple accuse OpenAI d’avoir orchestré le recrutement ciblé de plusieurs cadres de haut vol. La plainte, rapporte l’AFP, souligne une stratégie délibérée d’intégrer des experts du design et de l’électronique de la marque à la pomme au sein de l’équipe matérielle (hardware) d’OpenAI. Parmi les profils dans le collimateur d’OpenAI, on trouve notamment l’ancien responsable du design de l’iPhone, Tang Tan, qui aurait pour ainsi dire agi comme un cheval de Troie.

Le document judiciaire repris par l’agence de presse décrit des méthodes de collecte d’informations particulièrement précises. Selon les avocats d’Apple, des cadres auraient activement sollicité des informations confidentielles lors d’entretiens d’embauche, allant jusqu’à demander aux candidats d’apporter des « pièces réelles » et d’utiliser des noms de code pour obtenir des détails sur des projets non encore commercialisés. Parallèlement, Apple dénonce aussi des actes de piratage informatique. Un ingénieur aurait en effet conservé ses accès pour télécharger des spécifications techniques et des données relatives à des projets encore non annoncés, exploitant des failles de sécurité avant son départ de l’entreprise.

Pour Apple, il ne s’agit pas d’incidents isolés, mais bien d’une stratégie organisée visant à poser les fondations de la division matérielle encore naissante d’OpenAI. Une branche que la firme de Cupertino juge « pourrie jusqu’à la moelle », rapporte Bloomberg.

Mauvais timing pour OpenAI

OpenAI pouvait bien s’épargner une nouvelle bataille judiciaire, quelques semaines à peine après son procès l’opposant à Elon Musk, et quelques mois avant son introduction en bourse.

On le sait depuis l’annonce de sa collaboration avec Jony Ive (lui aussi ancien d’Apple), l’entreprise de Sam Altman cherche à se diversifier et à investir le marché du hardware, avec un appareil aux contours encore flous. Un domaine qu’OpenAI ne maîtrise pas, d’où le recrutement de cadres qualifiés venus de la concurrence la plus proche. Or, tous les plans de diversification matérielle de l’entreprise se retrouvent menacés par le procès intenté par Apple.

L’entreprise du démissionnaire Tim Cook ne compte pas laisser s’échapper ses secrets industriels, pas plus qu’elle ne tolèrera les méthodes agressives et déloyales d’OpenAI. Si l’issue du procès est encore incertaine, son existence même fragilise la valorisation future de l’entreprise coqueluche de l’IA qui, finalement, n’a jamais dévié de sa trajectoire depuis le lancement de ChatGPT en 2023 : accaparer ce qui ne lui appartient pas pour servir ses propres desseins. Demander pardon, plutôt que la permission – le crédo de la Silicon Valley depuis une bonne vingtaine d’années.

Pourquoi OpenAI débranche déjà son navigateur IA, ChatGPT Atlas ?

13 juillet 2026 à 17:20

Les choses bougent vite, dans le monde de l’intelligence artificielle. Et si, l’an dernier, tout le monde voulait son « navigateur IA », aujourd’hui, le focus des entreprises du secteur s’est largement positionné sur les « agents », capables d’effectuer des tâches à notre place de façon transparente. Victime naturelle de ce repositionnement stratégique : ChatGPT Atlas, le navigateur IA concurrent de Chrome et du Comet de Perplexity — lequel est également au point mort depuis plusieurs mois.

Le repli stratégique d’OpenAI : vers une « super-app » intégrée

Le navigateur ChatGPT Atlas, lancé en octobre 2025, arrive au bout de son cycle de vie prématurément. Dans la foulée du lancement de ses derniers modèles GPT-5.6, OpenAI a officiellement annoncé que le service sera abandonné à partir du 9 août 2026. Cette décision s’explique par succès timide et une volonté de réduire la dispersion des efforts techniques et humains de la firme. « Nous avons pris conscience que nous dispersions nos efforts entre trop d’applications et de piles technologiques, et que nous devions simplifier notre approche, » aurait déclaré la désormais ex-numéro 2 d’OpenAI, Fidji Simo, dans un mémo interne consulté par le Wall Street Journal.

La stratégie pivot repose sur la création d’une « super-app » pour ordinateur, dont il était d’ailleurs déjà question au lancement d’Atlas. L’objectif est de fusionner ChatGPT, l’outil de codage Codex, et les fonctionnalités du navigateur Atlas en une interface unique. En unifiant ces outils, OpenAI souhaite offrir une expérience utilisateur plus fluide tout en concentrant ses ressources sur la production de modèles de haute qualité.

Ce changement de cap est motivé par une urgence interne décrite comme une « alerte rouge ». La firme est particulièrement inquiète de la montée en puissance d’Anthropic et de son succès auprès des entreprises. En consolidant ses produits, OpenAI espère mieux contrer les outils « agentiques » de ses concurrents tout en capitalisant sur sa base d’utilisateurs grand public.

Une extension Chrome en guise de palliatif

Le cœur de cette nouvelle stratégie réside donc dans le développement des capacités agentiques de l’application. OpenAI veut permettre à l’IA d’agir de manière autonome sur l’ordinateur de l’utilisateur pour effectuer des tâches complexes, comme la rédaction de logiciels ou l’analyse de données. Pour ce faire, la firme va d’abord intégrer ces fonctions dans Codex avant de les fusionner dans la super-app globale.

Pour pallier la disparition d’Atlas, OpenAI propose une alternative immédiate : une extension ChatGPT pour Google Chrome. Cet outil permet de résumer des pages et de lancer des tâches directement dans le navigateur le plus utilisé au monde (et ses dérivés), grignotant ainsi directement le terrain du Gemini de Google.

Nouvelle voix, modèles surpuissants, publicité : tout ce qu’il faut savoir sur les nouvelles versions de ChatGPT

13 juillet 2026 à 09:20

La guerre des agents pour entreprise est désormais déclarée. Quelques jours après une annonce majeure pour son concurrent Anthropic, OpenAI tente de reprendre le leadership en introduisant des modèles spécialisés et une interface dédiée aux tâches administratives pour dominer le marché du travail. Problème : cette mise à jour pose aussi les bases de l’arrivée, inévitable, des publicités sur les versions gratuites de l’IA.

L’écosystème GPT-5.6 : trois modèles pour trois besoins

OpenAI a abandonné la structure unique pour une nomenclature à trois niveaux : Sol, Terra et Luna. On vous en parlait il y a quelques jours : Sol est positionné comme le modèle haut de gamme, optimisé pour le code complexe et la cybersécurité, tandis que Terra s’adresse aux tâches professionnelles quotidiennes. Enfin, Luna mise sur la rapidité et un coût réduit pour les tâches simples comme le résumé de texte.

Cette nouvelle stratégie tarifaire permet une segmentation précise des coûts de « tokens » (morceaux de mots). Sol est le plus onéreux, tandis que Luna offre une option économique pour les volumes importants, permettant aux entreprises de choisir leur outil en fonction de la puissance nécessaire et du budget disponible.

Le déploiement de ces modèles a nécessité une validation gouvernementale spécifique. En raison des risques liés à la cybersécurité, OpenAI a dû traverser une période de test de 30 jours pour obtenir le feu vert des autorités américaines avant un accès général au public. C’est désormais chose faite ; ChatGPT-5.6 est disponible à toutes et à tous.

Le duel des agents : ChatGPT Work vs Claude Cowork

Le lancement de ChatGPT Work marque un tournant stratégique pour OpenAI face à Anthropic. Ce nouvel agent est conçu pour les non-techniciens : il analyse vos fichiers et applications pour produire des présentations, des tableurs et des rapports, s’intégrant directement à vos outils comme Slack ou Gmail.

C’est une réponse directe à Claude Cowork d’Anthropic. Les deux entreprises cherchent à devenir l’assistant « invisible » du salarié de bureau. L’objectif est de conduire les tâches administratives récurrentes — ce que les données d’Anthropic qualifient de « work around the work » — pour laisser l’humain se concentrer sur ses missions principales.

En parallèle, OpenAI mise sur une humanisation des interactions avec ses modèles GPT-Live-1 et GPT-Live-1 mini. Ces nouveaux modèles permettent des conversations vocales bidirectionnelles (full-duplex) capables de gérer les silences et d’être interrompues naturellement, donnant l’impression de discuter avec un humain plutôt qu’avec une machine. Une nouveauté qui, elle, n’est clairement pas dirigée qu’aux professionnels, à en croire la dernière vidéo publiée sur la chaîne YouTube de la marque.

Bientôt de la pub en France pour financer ces avancées ?

Au-delà de la simple conversation, l’enjeu est d’intégrer l’IA dans les surfaces de travail quotidiennes. On observe une transition où l’IA ne se contente plus de répondre à une question, mais agit en arrière-plan pour préparer des briefings ou gérer des projets complexes à travers plusieurs applications.

Pour financer cette expansion, préparer son introduction en bourse et combler ses pertes financières, OpenAI prépare donc un virage publicitaire majeur. Le géant de l’IA recrute en effet activement des experts en publicité, avec notamment un poste stratégique à Paris pour gérer la région EMEA (Europe).

Ce déploiement commercial devrait prioritairement toucher les formules gratuites et l’abonnement « Go », déjà testé aux États-Unis et en Grande-Bretagne. Si l’offre « Plus », payante, devrait rester pour l’instant épargnée, les utilisateurs gratuits pourraient bientôt découvrir leurs interfaces conversationnelles agrémentées d’annonces, marquant une étape cruciale dans la monétisation de la production de contenu par IA.

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