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XRP dévisse de 10%, Zcash reprend son souffle : Le retour des cryptos historiques

Il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Cette nuit, c’est XRP qui a payé la note du fiasco législatif de Washington. Mais la vraie histoire du jour se joue ailleurs, du côté d’une poignée de cryptomonnaies qui existent depuis des années et qu’on avait fini par oublier. Zcash souffle après un pic historique, Monero et Dash continuent leur rattrapage, et même Litecoin retrouve des couleurs. Le marché a une mémoire courte, sauf quand elle lui rapporte gros.

Les points clés de cet article :
  • XRP a subi une chute notable après le rejet du CLARITY Act au Sénat, tombant à environ 1,265 dollar.
  • Zcash, Monero et Dash ont attiré l’attention en enregistrant des hausses, tandis que Litecoin a discrètement montré des signes de reprise.

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XRP encaisse le choc du CLARITY Act

XRP reste, de tous les altcoins majeurs, celui qui tremble le plus fort à chaque soubresaut réglementaire américain. Mardi, le cours du token a touché un plus haut du jour vers 1,46-1,49 dollar avant de plonger jusqu’à environ 1,265 dollar dans la foulée du rejet de la clôture au Sénat. C’est un dévissage d’environ 10 à 13% depuis le sommet de la journée. Ce mercredi matin, XRP stagne toujours près de ce point bas, autour de 1,28-1,30. Pas de rebond franc pour l’instant, la nuit a laissé des traces.

La semaine passée, XRP évoluait plutôt entre 1,33 et 1,45 dollar. La chute n’a donc rien d’une surprise pour qui suit le dossier depuis le début de l’été : Ripple reste l’altcoin le plus corrélé au calendrier de Washington, pour le meilleur et pour le pire. Et ce matin, c’est clairement pour le pire.

XRP
XRP (xrp)
1,29$ -8,23%

Zcash souffle, Monero et Dash prennent le relais

Après des semaines de hausse quasi ininterrompue, Zcash marque une pause plus qu’une chute. Le token de la confidentialité (l’usage de preuves à divulgation nulle de connaissance, ou zk-SNARKs, qui masque les montants et les adresses des transactions) évolue ce matin autour de 1 110-1 150 dollars, à peine 2% sous son record de la semaine à 1 249 dollars. Rien d’alarmant : après une rally de cette ampleur, une respiration était presque attendue.

Ce qui l’est moins, c’est la vitesse à laquelle le relais a été pris par ses cousines depuis la mi-septembre. Monero a doublé depuis janvier et vient de casser une ligne de tendance baissière vieille de huit mois.

Dash, de son côté, a grimpé d’environ 85% sur la même période récente, pas en une nuit. Les traders qui ont raté le train Zcash sautent sur ce qui n’a pas encore bougé. Un effet de rattrapage classique : une fois qu’un secteur capte l’attention, l’argent va chercher la prochaine pépite oubliée.

Litecoin s’invite discrètement à la fête

Loin du vacarme des cryptos anonymes, Litecoin fait aussi parler de lui. LTC évolue autour de 53 dollars ce mercredi, l’un des meilleurs scores parmi les cryptos de première génération sur les dernières 24 heures (chiffre à recoller au cours du jour). Rien de spectaculaire à côté de Zcash, mais un mouvement suffisant pour rappeler que le vétéran de 2011 n’a pas complètement disparu des radars.

Litecoin
Litecoin (ltc)
51,08$ -3,18%

Dogecoin, lui, reste sagement dans son coin autour de 0,08 dollar. BNB ne bouge quasiment pas, entre 715 et 720 dollars. Deux poids lourds du marché, deux journées sans histoire, pendant que les cryptos qu’on croyait endormies font l’actualité.

Ce contraste raconte quelque chose d’assez simple sur ce début de semaine : quand la Fed et le Sénat américain monopolisent l’attention des gros bonnets du marché, ce sont parfois les outsiders, ceux qu’on n’attendait plus, qui finissent par tirer leur épingle du jeu.

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Coup de massue pour Bitcoin : le marché crypto en pleine gueule de bois après le rejet du CLARITY Act

Après tout, demain est un autre jour. Une nuit agitée, un vote qui laisse un goût amer, et un rendez-vous ce soir qui pourrait tout changer. Le Sénat américain a rejeté hier la clôture des débats sur le CLARITY Act, Bitcoin est retombé autour de 75 500-76 000 $, et les flux ETF entrent dans une zone d’incertitude. Mais le vrai juge de paix de la journée n’a pas encore parlé. Il s’exprime ce soir, à Washington, et il s’appelle Kevin Warsh.

Les points clés de cet article :

  • Le Sénat américain a rejeté la clôture des débats sur le CLARITY Act, plongeant le Bitcoin dans une chute inquiétante.

  • Les marchés financiers attendent avec nervosité la décision de la Fed sur les taux d’intérêt, un événement potentiellement historique.

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Bitcoin trébuche, la faute au vote raté du Sénat

Le scénario tenait en haleine depuis des semaines. Le Sénat devait clôturer les débats sur le CLARITY Act, le texte censé répartir la surveillance des cryptomonnaies entre la SEC et la CFTC (les deux gendarmes financiers américains). Il fallait 60 voix.

Le décompte officiel de la séance du 15 septembre, publié par le Daily Press du Sénat, est sans appel : 49 voix pour, 50 contre, soit 11 voix sous le seuil requis. Zéro démocrate n’a voté pour. Quatre républicains ont voté contre, Collins, Hawley, Moran et Tillis, ce dernier uniquement pour pouvoir déposer une motion de reconsidération, une manœuvre de procédure qui garde la porte entrouverte à un nouveau vote dans les prochains jours. Cynthia Lummis accuse les démocrates d’avoir refusé un texte pourtant remanié sur 126 points, Elizabeth Warren rétorque que la clause éthique proposée n’est qu’« une feuille de vigne », selon CoinDesk.

Le cours du Bitcoin a suivi le mouvement dans la foulée, passant sous 75 000 $ en cours de nuit avant de se stabiliser vers 75 500-76 000 $ ce mercredi matin, une chute de l’ordre de 3 % en 24 heures partie d’un plateau autour de 79 500-80 000 $ avant l’épisode (photo prise au moment de la rédaction, à recoller au cours du jour). Rien d’un effondrement. Plutôt un accès de fièvre qui laisse le marché sonné plus qu’assommé.

Bitcoin
Bitcoin (btc)
75 894,00$ -2,05%

Les ETF Bitcoin, un baromètre à surveiller de près

L’histoire des ETF est plus nuancée qu’un simple raz-de-marée de sorties. Lundi 14 septembre, les ETF Bitcoin spot ont renoué avec les entrées nettes, 159,9 millions de dollars au compteur (dont 134,3 millions pour l’IBIT de BlackRock), mettant fin à quatre séances consécutives de sorties qui avaient coûté environ 462,7 millions de dollars entre le 8 et le 11 septembre. Un retournement fragile, obtenu la veille même du vote.

La réponse est tombée dans la journée : mardi 15 septembre, jour du vote raté au Sénat, les ETF Bitcoin spot sont repassés dans le rouge, avec 450,4 millions de dollars de sorties nettes selon les données de Farside Investors.

Le rebond de la veille s’efface d’un coup. Le FBTC de Fidelity concentre le plus gros des dégâts avec 214,8 millions de sorties, devant l’IBIT de BlackRock à 161,7 millions, celui-là même qui portait le rebond du lundi. Le GBTC de Grayscale perd encore 44,1 millions, l’ARKB d’ARK Invest 17,4 millions et le BITB de Bitwise 12,4 millions. Le retournement du 14 septembre n’aura donc tenu qu’une séance.

Tableau des flux quotidiens des ETF Bitcoin spot au 15 septembre 2026, avec 450,4 millions de dollars de sorties nettes menées par le FBTC et l'IBIT.
Flux nets des ETF Bitcoin spot au 15 septembre 2026 : 450,4 millions de dollars de sorties en une seule séance, portées par le FBTC de Fidelity et l’IBIT de BlackRock. Source : Farside Investors.

La Fed ouvre le bal ce soir, et la vraie fête n’a pas commencé

Le CLARITY Act n’est pas tout à fait de l’histoire ancienne : la motion de reconsidération déposée par Tillis pourrait ramener le texte à un nouveau vote de procédure d’ici deux jours, selon des informations relayées après la séance. Politiquement, le texte sort quand même très affaibli de l’épisode. Le marché, en tout cas, est déjà passé à autre chose.

De plus, ce soir, 20 heures à Paris, la Fed rend sa décision de taux, avec une conférence de presse de Kevin Warsh prévue une demi-heure plus tard. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a franchi les 5 % lundi, son plus haut niveau depuis octobre 2023, avant de refluer légèrement. CME FedWatch donne désormais une hausse de 25 points de base à environ 90 % de probabilité. JPMorgan et Goldman Sachs, longtemps en désaccord, se sont tous deux ralliés à ce scénario ces derniers jours, quitte à diverger sur la suite : Goldman continue de tabler sur deux baisses de taux en 2027, JPMorgan se montre plus prudent. Si la hausse se confirme, ce serait la première depuis 2023, un événement qui pèserait bien plus lourd sur les marchés que l’issue d’un texte de loi.

Deux chocs en trois jours, l’un réglementaire, l’autre monétaire. Le marché a déjà encaissé le premier. Il attend le second avec cette nervosité particulière qu’on n’observait plus depuis la dernière hausse des taux de la Fed, quand chaque point de base valait son pesant de volatilité sur le cours du bitcoin.

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Qu’est-ce que la liquidité (et la profondeur de marché) ? La minute trading

On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve. La liquidité désigne la facilité avec laquelle un actif s’achète ou se vend sans faire bouger son prix, et elle change en permanence, d’une heure et d’une plateforme à l’autre. C’est elle qui détermine le spread que vous payez, elle encore qui décide si votre ordre de vente un dimanche soir partira au prix affiché ou dix crans plus bas. Invisible par beau temps, décisive par gros temps. Démonstration par le désastre.

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Liquidité et profondeur de marché, définitions

La liquidité se lit dans le carnet d’ordres. La profondeur de marché, c’est la quantité d’ordres d’achat et de vente empilés à chaque niveau de prix autour du cours. Un marché profond absorbe un gros ordre sans broncher, chaque étage du carnet encaissant sa part. Un marché creux, à l’inverse, laisse le même ordre dévaler les étages vides, et le prix décroche bien au-delà de ce que le vendeur imaginait. C’est le fameux slippage.

Retenez surtout que la profondeur affichée est une photographie, pas une promesse. Les teneurs de marché retirent leurs ordres en quelques millisecondes dès que l’orage menace. Le carnet se vide alors précisément au moment où l’on en a besoin. Ces professionnels sont payés pour entretenir la profondeur, mais aucun contrat ne les oblige à rester sous l’orage.

Schéma de la profondeur de marché : carnet profond contre carnet creux
Deux carnets d’ordres : profond contre creux. Schéma : Journal du Coin

22 février 2021 : l’ether à 700 dollars sur Kraken, 1 546 ailleurs

Le cas d’école tient en une matinée. Ce lundi-là, en pleine correction du marché, l’ether s’échange autour de 1 600 dollars quand, sur la plateforme Kraken, le cours s’effondre en quelques minutes jusqu’à 700 dollars, pendant que le reste du marché ne descend qu’à environ 1 546 dollars, comme le racontait CoinDesk. Aucun bug selon le patron de la plateforme, simplement de grosses ventes tombées sur un carnet local trop mince pour les absorber.

Moins 56 % sur une plateforme, moins 4 % ailleurs, au même instant, pour le même actif. Les stops et les positions à levier logés sur ce carnet ont été exécutés dans le vide, à des prix de cauchemar.Des clients ont réclamé des remboursements pendant des semaines, sans grand succès.

Trader la liquidité en particulier : les bons réflexes

Trois habitudes protègent des carnets creux. Tradez les paires majeures sur les plateformes profondes, où votre taille est une goutte d’eau. Méfiez-vous des heures creuses, nuits, week-ends et jours fériés américains, quand la profondeur fond et que les mèches s’allongent. Et pour toute taille inhabituelle, découpez vos ordres et utilisez des ordres à cours limité, jamais un ordre au marché lancé dans le brouillard. Un coup d’œil au carnet avant de cliquer prend trois secondes et évite bien des mauvaises surprises.

Élargissons pour conclure la semaine. La liquidité est la matière première de tous les épisodes précédents, c’est elle qui absorbe ou amplifie les cascades de liquidations, elle qui rend l’arbitrage possible, elle dont l’assèchement transforme une correction en flash crash. Les marchés meurent rarement de baisse. Ils meurent d’illiquidité.

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Intelligence artificielle (IA) : L’UE veut des règles mondiales, mais les USA freinent

Réguler pour protéger. Des représentants des vingt-sept États membres de l’Union européenne se réunissent jeudi à Bruxelles au sein du Conseil de l’IA. Selon Politico, la Commission présentera un point sur les politiques européennes et internationales ainsi qu’un briefing technique sur des incidents récents liés à l’intelligence artificielle. La coopération mondiale figure aussi parmi les sujets de discussion, dans un contexte de désaccord avec Washington sur la manière d’encadrer les modèles les plus avancés.

Points clés

  • Les États membres de l’UE discutent jeudi à Bruxelles des incidents récents liés à l’IA et de la coopération internationale, selon Politico.
  • L’AI Act impose déjà des obligations aux fournisseurs de modèles d’IA à usage général, renforcées en cas de risque systémique.
  • Les principales obligations concernant les systèmes d’IA à haut risque ont été reportées à décembre 2027 ou août 2028 selon leur catégorie.
  • Comme MiCA pour la crypto, le cadre européen sert de base aux échanges internationaux, sans garantir l’adoption de règles mondiales.

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IA : Bruxelles cherche des règles au-delà de l’Europe

Le Conseil de l’IA rassemble des représentants des États membres pour suivre l’application de l’AI Act. D’après l’ordre du jour consulté par Politico, la réunion de jeudi ne vise ni à adopter un nouveau règlement ni à arrêter une position commune définitive. Les discussions porteront notamment sur les travaux engagés au G7, au G20 et aux Nations unies.

Le premier Dialogue mondial de l’ONU sur la gouvernance de l’IA s’est d’ailleurs déjà tenu à Genève les 6 et 7 juillet 2026. L’Union européenne dispose donc d’une enceinte où défendre son approche, sans pouvoir imposer seule des règles internationales. La vice-présidente de la Commission Henna Virkkunen a récemment appelé à une coopération mondiale : les risques liés aux modèles avancés ne s’arrêtent pas aux frontières européennes.

Cette démarche intervient après les appels de dirigeants comme Dario Amodei, chez Anthropic, et Sam Altman, chez OpenAI, à ralentir le développement de l’IA. Donald Trump a rejeté ces alertes, estimant qu’un tel ralentissement favoriserait la Chine. La réunion bruxelloise permet aux États membres de confronter leurs analyses, mais elle ne résout pas ce désaccord.

Les pays de l’UE voudraient encadrer le développement de l’IA mais les Américains y sont opposés – Source : Compte X

AI Act et MiCA : Une avance réglementaire à nuancer

L’Europe possède déjà un cadre contraignant pour les développeurs de modèles d’IA à usage général. Depuis août 2025, l’AI Act leur impose notamment des obligations de transparence et de respect du droit d’auteur. Les fournisseurs de modèles susceptibles de présenter un risque systémique doivent aussi évaluer et atténuer ce risque.

En revanche, le calendrier des systèmes d’IA à haut risque a changé. Un règlement entré en vigueur en juillet 2026 reporte leurs principales obligations au 2 décembre 2027 pour certains usages, notamment dans l’emploi, l’éducation ou les infrastructures critiques, et au 2 août 2028 pour les systèmes intégrés à certains produits. Les règles de transparence applicables depuis août 2026 ne sont pas concernées par ce report.

Le secteur crypto offre un point de comparaison, sans constituer un précédent exact. Avec MiCA, l’Union a fixé des règles communes pour les émetteurs de certains cryptoactifs et les plateformes qui fournissent des services aux clients européens. Cette harmonisation facilite la lecture des obligations, mais ne garantit ni l’émergence de leaders européens ni l’adoption de règles similaires ailleurs. Il en va de même pour l’IA : disposer d’un cadre européen donne une base aux discussions internationales, pas un accord mondial.

Jeudi, les représentants européens examineront les incidents récents et compareront les initiatives internationales. Le rejet par Donald Trump d’un ralentissement de l’IA souligne toutefois la difficulté d’obtenir un accord mondial sur les risques des modèles les plus avancés.

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Echec du Clarity Act aux USA : Bitcoin perd les 75 000 $

Soixante voix, zéro marge. Le Sénat américain devait trancher ce mardi sur la motion de cloture du Digital Asset Market Clarity Act, le texte censé répartir la supervision des cryptomonnaies entre la SEC et la CFTC. Après des mois de tractations, Trump avait cédé sur l’éthique pour arracher ce vote. Ça n’a pas suffi. La motion s’est effondrée bien avant le seuil requis. Le marché a pris acte dans la foulée. Le Bitcoin casse le support des 75 000 dollars et entraîne tout le marché crypto dans sa chute.

Les points clés de cet article :
  • Le Sénat américain a échoué à adopter le Digital Asset Market Clarity Act, malgré des mois de négociations intenses.
  • Le marché des cryptomonnaies a subi un choc, le Bitcoin ayant cassé le support des 75 000 dollars, entraînant une vague de liquidations massives.

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Le Clarity Act cale sur la ligne d’arrivée

Sur le papier, tout était bouclé. Les négociateurs des deux camps avaient ficelé plus de 600 pages de compromis, et les sponsors républicains avaient publié dimanche soir un texte intégrant 126 modifications réclamées par les démocrates. Restait un point de crispation : les garanties éthiques censées empêcher les hauts responsables de l’exécutif, famille présidentielle comprise, de conserver des intérêts dans la crypto. Un point sensible. Sa dernière déclaration de patrimoine fait état de plus de 1,4 milliard de dollars de revenus crypto en 2025, dont plus de 500 millions issus de sa propre plateforme World Liberty Financial. Les 126 concessions n’y ont rien changé.

Un deuxième front, plus discret mais tout aussi mortel, a joué contre le texte. L‘American Bankers Association et l’Independent Community Bankers of America jugeaient le délai de 18 mois prévu pour les stablecoins bien trop court pour protéger les banques régionales. Susan Collins et John Cornyn, rejoints selon certaines sources par John Curtis, ont fait planer le doute jusqu’au bout côté républicain. La sénatrice Cynthia Lummis (R-Wyoming), négociatrice en chef côté républicain, avait lancé un appel solennel juste avant le vote : « Ne laissons pas ce jour être celui où nous avons cédé notre avenir à quelqu’un d’autre parce que nous avons eu trop peur de finir ce que nous avions commencé. » Ça n’a pas suffi non plus. Le vote a échoué loin en dessous des 60 voix requises, rapporte CoinDesk.

Le Bitcoin plonge, les liquidations s’envolent

Le marché n’a pas attendu le décompte final pour réagir. Les probabilités d’adoption du texte sont tombées de 34 % lundi à 17 % ce mardi sur Polymarket, plombées par l’opposition du secteur bancaire aux dispositions sur les stablecoins. Le Bitcoin a suivi le mouvement, cassant le support des 75 000 dollars. Le repli dépasse 5 % sur 24 heures, à environ 40 % de son sommet d’octobre 2025.

Bitcoin
Bitcoin (btc)
75 894,00$ -2,05%

La correction a vidé les carnets d’ordre. Selon les données de CoinGlass, 120 211 traders ont été liquidés en 24 heures pour un total de 769,21 millions de dollars. Les positions longues à elles seules représentent 568,06 millions. La plus grosse commande à elle seule, 22,52 millions de dollars, est partie sur Binance en BTCUSDT. Ajoutez à ça une Fed qui doit trancher dès demain sur les taux et un baril de Brent au-dessus de 106 dollars sur fond de tensions au Moyen-Orient, et le tableau se complète. Seule éclaircie, les ETF Bitcoin au comptant américains ont capté 159,9 millions de dollars d’entrées nettes lundi. Pas de quoi renverser la tendance.

Carte thermique CoinGlass des liquidations de positions longues sur Bitcoin et Ethereum, 15 septembre 2026
Carte thermique des liquidations CoinGlass montrant l’effondrement des positions longues sur Bitcoin et Ethereum, 15 septembre 2026. Source : CoinGlass.

Coinbase et Strategy plongent, les mineurs résistent

La panique n’est pas restée cantonnée aux cryptomonnaies. Avant même l’échec du vote, Coinbase perdait déjà 6 % à 179,70 dollars et Strategy (ex-MicroStrategy) 5 % à 130,32 dollars, plombée par son exposition démesurée au Bitcoin. Une fois le couperet tombé, le titre Coinbase a accéléré sa chute jusqu’à près de 9 %, à 174,24 dollars en cours de séance.

Les mineurs, eux, ont mieux résisté. MARA Holdings ne cédait qu’environ 1 %, une divergence qui n’a rien d’anecdotique. Sur la semaine écoulée, CleanSpark et Hut 8 affichaient encore des gains quand Strategy et Circle perdaient respectivement plus de 8 % et 11 %. Le marché semble découpler la thèse minière, jugée moins dépendante d’un cadre réglementaire fédéral, de celle des trésoreries Bitcoin et des plateformes d’échange.

Graphique du cours de l’action Coinbase (COIN) en baisse de 8,99 % le 15 septembre 2026
L’action Coinbase (COIN) cède plus de 8 % en séance le 15 septembre 2026, après l’échec du vote sur le Clarity Act. Source : Yahoo Finance.

Clarity Act enterré ? La régulation se joue ailleurs

Le texte voté par la Chambre reste au calendrier, sans débat en vue. Le cadre de conformité actuel, un numéro d’équilibriste entre la SEC et la CFTC, continue donc de s’appliquer aux entreprises crypto américaines. Faute de loi, l’industrie se rabat sur la voie réglementaire. La SEC planche sur son projet Reg Crypto, la CFTC avance de son côté sur son propre corpus de règles. Le président de la SEC, Paul Atkins, l’a lui-même reconnu : ces textes n’auront jamais la solidité d’une loi votée par le Congrès.

Reste les super PACs. Fairshake et ses alliés vont devoir revoir leur copie avant les midterms du 3 novembre, avec un argument de campagne en moins pour convaincre les indécis du Sénat.

L’histoire n’est pas nouvelle. Cet été déjà, le vote s’était évaporé juste avant la pause estivale du Sénat, et les paris étaient tombés à 14 % de chances de passage. Le scénario se répète, avec la même cause de fond : un Sénat coupé en deux, à quelques semaines d’un scrutin où chaque camp compte ses voix plutôt que ses convictions. Le Bitcoin reste suspendu à la décision de la Fed de demain, bien plus qu’à un texte de loi resté sur le papier. Sur le CME FedWatch, la probabilité d’une hausse de 25 points de base culmine désormais à 92 %. L’inflation américaine remontée à 3,4 % sur un an, conjuguée à un baril au-dessus des 100 dollars, pousse la Fed vers son premier tour de vis en plus de trois ans, après trois baisses consécutives fin 2025.

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Bitcoin : 81 700 dollars, le seul niveau qui compte pour CryptoQuant

Le rebond de 24 % du bitcoin s’est arrêté sous 82 000 dollars. CryptoQuant identifie plusieurs zones de résistance jusqu’à 88 700 dollars, selon différentes méthodes d’analyse. Pour le cabinet, une clôture au-dessus de 81 700 dollars confirmerait le retour du marché haussier.

Cet article contient des liens d’affiliation qui soutiennent le travail du Journal du Coin.

Le bitcoin évolue déjà à l’intérieur de son mur d’offre

Le bitcoin évolue autour de 78 000 dollars, dans la fourchette de 76 000 à 82 000 dollars où il se trouve depuis la fin du rebond.

CryptoQuant place la résistance la plus proche entre 77 100 et 80 200 dollars. Le cours se trouve déjà dans cette zone. 

Cette zone concentre une forte activité de vente des détenteurs de long terme. En 2026, leurs ventes ont atteint jusqu’à 539 000 BTC sur 30 jours. Cette offre importante peut continuer de peser sur le prix tant que le bitcoin évolue dans cette zone. 

Julio Moreno, responsable de la recherche chez CryptoQuant, décrit cette bande comme la résistance d’offre on-chain la plus proche et la plus lourde au-dessus du prix actuel. « La tendance reste constructive, mais un mur de résistance se dresse sur son chemin », résume-t-il.

À 81 700 dollars, le bitcoin joue la confirmation du marché haussier

Au-dessus de cette zone, le bitcoin rencontre son premier repère technique à 81 700 dollars. Ce niveau correspond à la moyenne des cours de clôture de l’année écoulée.

CryptoQuant utilise cette moyenne mobile à 365 jours pour distinguer les régimes de marché. Les phases haussières du bitcoin ont historiquement démarré lorsque le cours clôturait au-dessus, les phases baissières lorsqu’il passait en dessous.

Une clôture au-dessus de 81 700 dollars constituerait donc, selon le cabinet, le signal de confirmation d’un nouveau marché haussier. En dessous de ce niveau, CryptoQuant envisage la poursuite d’une évolution en range.

Le précédent le plus récent date de novembre 2025. La moyenne se situait alors à 102 000 dollars et soutenait le cours depuis le début du cycle haussier lancé en janvier 2023. Le bitcoin l’a cassée le 5 novembre.

Elle est ensuite devenue une résistance et a bloqué les tentatives de rebond. En janvier 2026, CryptoQuant analysait le rebond de 21 % du bitcoin comme un rallye de marché baissier, en la comparant à 2022, quand plusieurs rebonds avaient échoué au contact de cette même moyenne.

évolution du cours du bitcoin face à sa moyenne mobile à 365 jours, située autour de 81 700 dollars en septembre 2026. 
Le bitcoin et sa moyenne mobile à 365 jours. Source : CryptoQuant.

Cette moyenne évolue chaque jour puisqu’elle intègre une nouvelle clôture et en retire une ancienne. Elle se situait à 83 100 dollars fin août. Cette zone autour de 83 000 dollars avait déjà été identifiée comme un niveau clé pour confirmer la reprise.

Après 81 700 dollars, deux plafonds se dressent à 83 600 et 88 700 dollars

Deux autres modèles de CryptoQuant identifient ensuite des résistances à 83 600 et 88 700 dollars.

La première est donnée par la bande 3x Metcalfe, à 83 600 dollars. Ce modèle estime la valorisation du réseau à partir de son activité, notamment du nombre d’adresses actives. 

Cette bande avait déjà servi de repère lors des cycles précédents. Elle se situait à 138 000 dollars lorsque le bitcoin a inscrit son record de 126 000 dollars en octobre 2025. 

Le second modèle suit le prix réalisé des traders, soit le prix payé en moyenne par les traders actifs pour acquérir leurs bitcoins. Il s’établit aujourd’hui à 63 400 dollars, et le modèle place sa borne haute à 88 700 dollars

À 88 700 dollars, les bitcoins achetés au prix moyen de 63 400 dollars afficheraient une plus-value latente proche de 40 %. Selon CryptoQuant, cette borne correspond historiquement à une zone de prises de bénéfices. 

bandes de prix réalisé des traders de Bitcoin entre octobre 2025 et septembre 2026, avec une borne haute à 88 700 dollars.
Le prix moyen payé par les traders actifs et ses bandes, avec une borne haute à 88 700 dollars. Source : CryptoQuant.

Les gros dépôts alertent, tandis que la pression acheteuse résiste

L’Exchange Whale Ratio est monté à 0,93, un niveau que CryptoQuant considère comme une alerte. Les 10 plus gros dépôts représentent alors 93 % des bitcoins envoyés vers les plateformes. Il s’agit de dépôts, pas de ventes déjà exécutées. 

Côté acheteurs, l’indice Fear & Greed s’établissait à 66, en zone de « greed ». Le ratio taker buy/sell à 1,12 indique une pression acheteuse supérieure aux ventes agressives.

La demande américaine montre en revanche des signes de faiblesse. Le Coinbase Premium était négatif, le bitcoin s’échangeant moins cher sur la principale plateforme américaine que sur les marchés offshore, un signal généralement associé à une demande institutionnelle américaine moins soutenue.

CryptoQuant signale également un risque de long squeeze, c’est-à-dire de liquidations forcées de positions longues à effet de levier. Le FEI (Fama Efficiency Index), un indicateur qui mesure l’efficience du marché, se situe à 99,53 %, dans une zone de « bruit absolu » selon l’analyse. Le momentum du bitcoin est également considéré comme épuisé. 

En d’autres termes, cette configuration augmente le risque de liquidations si le marché se retourne. 

En cas de repli, le bitcoin retrouverait un premier support à 70 000 dollars, sa moyenne mobile à 200 jours. Un second l’attend entre 62 000 et 65 000 dollars, où les détenteurs de long terme ont accumulé environ 476 000 BTC cette année.

Les principaux niveaux identifiés par CryptoQuant. Source : CryptoQuant 

Moreno conclut que le tableau d’ensemble reste haussier, à condition que le bitcoin absorbe l’offre située au-dessus du cours et franchisse ses plafonds de valorisation.

Le portefeuille peut avoir un autre moteur que le bitcoin

À force de suivre ces niveaux, on finit par vivre au rythme de chaque mouvement du bitcoin.

À 81 700 dollars, le marché teste sa capacité à confirmer la reprise. À 83 600 puis 88 700 dollars, il rencontrera les résistances suivantes. En cas de repli, 70 000 dollars constitue le premier niveau de support identifié par CryptoQuant.

Quand le capital devient important, d’autres façons de le faire évoluer peuvent aussi trouver leur place dans le portefeuille. Une partie peut rester liée à la trajectoire du bitcoin, tandis qu’une autre peut suivre une stratégie de rendement en DeFi à partir de stablecoins, indépendamment de la direction du marché. 

C’est dans cette logique que s’inscrit le Club 25%, un club privé de 150 investisseurs autour d’un objectif de 15 à 25 % par an, avec une gestion sans trading et quelques heures de suivi par trimestre.

Comment cela fonctionne concrètement :

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Le bitcoin devra donc franchir successivement 81 700, 83 600 puis 88 700 dollars pour ouvrir la voie à une nouvelle phase de hausse. Pendant ce temps, une autre partie du capital peut suivre sa propre stratégie de rendement.

L’article Bitcoin : 81 700 dollars, le seul niveau qui compte pour CryptoQuant est apparu en premier sur Journal du Coin.

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Bitcoin face au quantique : l’IA accélère la menace

Le coût théorique d’une attaque quantique vient de chuter. Plus de cent participants, épaulés par des agents IA, ont réduit de 86,1 % les ressources nécessaires à l’un des calculs qui permettraient un jour de s’attaquer aux signatures utilisées par Bitcoin et Ethereum. Aucune clé privée n’a été récupérée et aucun ordinateur quantique actuel ne peut voler des cryptomonnaies grâce à ces travaux. Le résultat montre néanmoins que l’amélioration des programmes peut rapprocher la menace, même sans progrès majeur du matériel.

Points clés

  • Le score du concours ECDSA.Fail est passé de 10,75 milliards à 1,496 milliard
  • Le meilleur circuit étudié utilise 1 151 qubits logiques pour réaliser environ 1,3 million d’opérations quantiques
  • Le résultat se situe plus de 50 % sous la référence publiée par Google, mais les méthodes de calcul diffèrent
  • Les chercheurs ont optimisé une seule étape de l’attaque, pas l’ensemble du processus permettant de récupérer une clé privée

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Une étape de l’attaque quantique allégée de 86 %

Le concours ECDSA.Fail, lancé par Eigen Labs, visait à améliorer un calcul utilisé à de nombreuses reprises dans l’algorithme de Shor. Celui-ci pourrait permettre à un ordinateur quantique suffisamment puissant de retrouver une clé privée à partir d’une clé publique, puis de signer des transactions à la place de son propriétaire.

Bitcoin et Ethereum utilisent notamment le système cryptographique secp256k1 pour autoriser les transactions. Le concours ne cherchait cependant pas à casser une adresse complète. Les participants travaillaient uniquement sur l’un des calculs nécessaires à cette attaque.

Pour comparer leurs propositions, les organisateurs ont créé un score combinant la taille de la machine nécessaire et la quantité de travail qu’elle doit effectuer. Plus ce score est faible, moins le circuit demande théoriquement de ressources.

D’après le rapport publié sur arXiv, le score est passé de 10,75 milliards à 1,496 milliard entre le lancement du concours et l’arrêté des données du 26 juillet. Le meilleur circuit utilise 1 151 qubits logiques, les unités de calcul d’un ordinateur quantique corrigé de ses erreurs, et environ 1,3 million d’opérations complexes.

Le résultat se situe plus de 50 % sous le score de 2,993 milliards publié par Google Quantum AI en mars. Les auteurs soulignent toutefois que les deux modèles ne suivent pas exactement les mêmes règles de calcul. La comparaison donne donc un ordre de grandeur, mais ne suffit pas à prouver qu’une méthode surpasse formellement l’autre.

Après le 26 juillet, une nouvelle proposition a encore abaissé le score à 1,259 milliard. Un autre circuit a réduit la taille minimale à 813 qubits logiques, au prix d’un nombre d’opérations beaucoup plus important.

Plus de cent participants, épaulés par des agents IA, ont réduit de 86,1 % les ressources nécessaires à l’un des calculs qui permettraient un jour de s’attaquer aux signatures utilisées par Bitcoin et Ethereum. Aucune clé privée n’a été récupérée et aucun ordinateur quantique actuel ne peut voler des cryptomonnaies grâce à ces travaux. Le résultat montre néanmoins que l’amélioration des programmes peut rapprocher la menace, même sans progrès majeur du matériel.
L’IA pourrait protéger Bitcoin et Ethereum contre les attaques quantiques – Source : Compte X

L’IA accélère la recherche, mais aucune attaque n’est possible aujourd’hui

Plus de 400 améliorations ont été validées pendant le concours. Les agents IA ont principalement servi à modifier le code, lancer les tests et explorer rapidement de nombreuses petites optimisations. Les humains ont davantage choisi les pistes de recherche et conçu les changements importants.

Le rapport ne permet donc pas d’attribuer la baisse de 86,1 % à l’IA seule. Il montre plutôt comment des chercheurs et des logiciels autonomes peuvent avancer ensemble lorsqu’un résultat peut être vérifié automatiquement.

Ces travaux restent très éloignés d’une attaque réelle. Ils n’intègrent ni l’ensemble de l’algorithme de Shor ni toutes les contraintes permettant de corriger les erreurs d’une machine quantique. Le nombre de composants physiques nécessaires dépendrait également du type d’ordinateur utilisé : il ne peut pas être déduit directement des 1 151 qubits logiques annoncés.

La préparation a néanmoins commencé. Le NIST, l’institut américain chargé des standards technologiques, a déjà sélectionné plusieurs protections conçues pour résister aux ordinateurs quantiques. Son projet de calendrier recommande d’abandonner progressivement certains systèmes classiques après 2030, puis de ne plus les utiliser après 2035.

Galaxy a par ailleurs engagé jusqu’à 5 millions de dollars dans une initiative consacrée à la préparation quantique de Bitcoin. Un autre consortium réunissant notamment BlackRock, Coinbase et Strategy a promis 15 millions de dollars sur trois ans pour financer plus largement la sécurité et le développement du réseau.

L’arrivée d’une machine capable de casser ces signatures ne possède toujours aucune date crédible. La baisse rapide des ressources théoriques rappelle toutefois que le danger ne dépend pas uniquement de la puissance des ordinateurs : un meilleur algorithme peut également rapprocher le seuil nécessaire. Mais modifier Bitcoin ou Ethereum et déplacer les fonds vers de nouvelles protections pourrait bien prendre plusieurs années, même si tout va de plus en plus vite.

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Crypto : Ark Invest vend pour 14 millions de dollars de Circle et allège Coinbase

Gestion active. Ark Invest a vendu lundi des actions Coinbase, Circle, BitMine et Bullish, ainsi que des parts de l’ETF Bitcoin ARK 21Shares (ARKB). Aux cours de clôture, ces cessions représentent environ 65,6 millions de dollars, dont 40 millions pour les seules parts ARKB. Tous les titres concernés ont terminé la séance en hausse.

Points clés

  • Ark Invest a cédé plus de 65 millions de dollars de titres liés aux cryptomonnaies lundi, dont 40 millions sur son propre ETF Bitcoin ARKB
  • Circle représente la plus grosse vente d’actions avec 142 350 titres pour 13,8 millions de dollars, alors que le cours reste loin de ses sommets
  • Coinbase (+9,24 %), Circle (+7,53 %) et Bullish (+7,12 %) ont tous progressé, portés par l’espoir d’une adoption du Clarity Act
  • Le texte affronte un vote de cloture qui exige 60 voix au Sénat, où la majorité républicaine ne dispose que de 53 sièges

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Circle, Coinbase et ARKB : Le détail des ventes d’Ark Invest

Selon les avis de transactions publiés par Ark, la société de gestion a cédé 142 350 actions Circle dans deux fonds. Au cours de clôture de 97,42 dollars, leur valeur atteint environ 13,9 millions de dollars. Circle a gagné 7,53 % lundi. Ark a également vendu 36 628 actions Coinbase, soit environ 7 millions de dollars au cours de clôture de 191,45 dollars ; le titre a progressé de 9,24 %.

Les ventes comprennent aussi 153 881 actions BitMine, valorisées à environ 4 millions de dollars, et 18 280 actions Bullish, pour près de 688 000 dollars. La plus importante opération porte toutefois sur 1 528 953 parts de l’ETF Bitcoin ARKB, soit environ 40 millions de dollars au cours de clôture de 26,19 dollars. Il s’agit d’une vente de parts d’ETF détenues par des fonds d’Ark, pas d’une annonce de vente directe de bitcoins.

Ces montants restent des estimations : les avis indiquent les quantités négociées, mais pas nécessairement les prix d’exécution. Ark ajuste d’ailleurs régulièrement ses positions. Sa politique de pondération évoque généralement un maximum de 10 % d’un titre dans ses fonds actifs au moment de l’achat, mais cela ne permet pas, à elle seule, d’établir le motif des ventes de lundi.

Ark Invest a vendu lundi des actions Coinbase, Circle, BitMine et Bullish, ainsi que des parts de l’ETF Bitcoin ARK 21Shares (ARKB). Aux cours de clôture, ces cessions représentent environ 65,6 millions de dollars, dont 40 millions pour les seules parts ARKB. Tous les titres concernés ont terminé la séance en hausse.
Cathie Wood est habituellement tellement bullish que quand elle vend, tout le monde s’inquiète ! – Source : Compte X

Clarity Act : Un vote de procédure, pas une adoption

Ces transactions précèdent un rendez-vous au Sénat américain. Selon son calendrier officiel, les élus votent mardi 15 septembre, vers 14 h 15 heure de l’Est, sur une motion visant à clore le débat sur l’ouverture de l’examen du Digital Asset Market Clarity Act. Cette procédure exige normalement 60 voix. Même si elle aboutit, le texte n’est pas adopté : son examen au Sénat doit encore suivre.

La Chambre des représentants avait approuvé sa version par 294 voix contre 134. Le projet vise notamment à préciser le partage des compétences entre la SEC et la CFTC pour les actifs numériques. Les perspectives de son examen ont pu contribuer à l’intérêt des investisseurs pour les actions crypto lundi, mais elles ne démontrent pas la cause de chaque hausse.

Les ventes d’Ark et le vote prévu au Sénat coïncident donc dans le calendrier. Les premières documentent un ajustement de portefeuille ; le second concerne, à ce stade, la possibilité pour les sénateurs de débattre du texte. Les équipes d’Ark Invest craignent-elles une chute du marché suite à un vote défavorable ? Réponse très bientôt.

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Cryptomonnaies et CLARITY Act : Les 3 priorités de la SEC n’attendront pas le Congrès

Le Congrès temporise, la SEC écrit. Paul Atkins a redit son appui au CLARITY Act, le texte censé répartir une bonne fois pour toutes les compétences entre le gendarme boursier américain et la CFTC, le régulateur des marchés de matières premières. Le président de la SEC a aussitôt prévenu que son agence poursuivrait son propre chantier réglementaire, loi ou pas loi.

Trois dossiers en forment l’ossature : l’émission de crypto-actifs, la modernisation des transfer agents et la conservation des actifs numériques.

Mise à jour 15/09, 21h30 : Le vote a eu lieu. La motion de cloture a échoué au Sénat, loin des 60 voix requises, et le Bitcoin est passé sous les 75 000 $. Lire notre article complet : Clarity Act : le Sénat fait capoter le vote, le Bitcoin casse les 75 000 dollars

Points clés

  • Paul Atkins appuie le CLARITY Act, bloqué au Sénat depuis son adoption par la Chambre à 294 voix contre 134
  • La SEC avancera sans loi sur trois fronts : émission de crypto-actifs, transfer agents et conservation
  • Le cadre des transfer agents, inchangé depuis les années 1970, pourrait autoriser la tenue de registre sur blockchain
  • L’harmonisation SEC-CFTC a déjà permis les ETF spot Solana, XRP et Dogecoin via les standards de cotation génériques

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CLARITY Act : la SEC soutient le texte, le Sénat le fait patienter

Adopté par la Chambre des représentants à 294 voix contre 134, dont 78 démocrates, le Digital Asset Market Clarity Act devait clore une décennie de guerre de tranchées entre régulateurs.

Son principe tient en une ligne de partage : la CFTC récupère les crypto-actifs suffisamment décentralisés pour être traités comme des matières premières numériques, la SEC garde les levées de fonds et les tokens encore adossés aux promesses d’une équipe. Le Sénat a multiplié les moutures de travail depuis, sans jamais inscrire le texte à l’ordre du jour d’un vote en séance.

Atkins plaide pour la voie législative parce qu’un règlement se défait aussi vite qu’il s’écrit. Le passage de témoin entre Gary Gensler et l’équipe actuelle a suffi à renverser la doctrine de l’agence en quelques mois, des poursuites tous azimuts à l’abandon des procédures visant Coinbase, Kraken et Ripple. Sans texte voté par le Congrès, une future présidence de la SEC pourrait refaire le chemin en sens inverse avec la même facilité.

« La plupart des crypto-actifs ne sont pas des titres financiers. »

Paul Atkins, président de la SEC

Cette phrase, prononcée au lancement de Project Crypto, sert désormais de socle doctrinal à l’ensemble des travaux de l’agence. Elle inverse la présomption qui prévalait sous l’administration précédente, quand chaque token était réputé titre financier jusqu’à preuve du contraire.

Crypto : émission, transfer agents et conservation, les trois chantiers de la SEC

Le premier chantier porte sur l’émission de crypto-actifs. La SEC travaille à une taxonomie et à un régime d’offre taillé pour les tokens, au lieu de continuer à les faire entrer au chausse-pied dans des exemptions pensées pour des actions d’entreprises. Une exemption dite d’innovation permettrait de lancer un protocole sous conditions, avec des obligations d’information adaptées et une sortie du statut de titre financier une fois le réseau devenu autonome.

Deuxième chantier, les transfer agents. Ces prestataires tiennent le registre des détenteurs de titres, versent les dividendes et enregistrent les transferts de propriété. Leur cadre réglementaire n’a quasiment pas bougé depuis les années 1970, quand les registres étaient encore des livres de papier et des bandes magnétiques. Autoriser explicitement la tenue de registre sur blockchain ouvrirait la voie à des actions tokenisées dont le carnet d’actionnaires vivrait directement sur une chaîne publique, avec un règlement-livraison en quelques secondes plutôt qu’en un jour ouvré.

La conservation ferme le triptyque. L’agence a retiré le projet de règle Safeguarding hérité de l’ère Gensler, qui aurait imposé aux gérants d’actifs des exigences difficilement compatibles avec l’autoconservation. Le texte de remplacement reste à écrire, et les questions sont massives : quels établissements peuvent être reconnus comme dépositaires qualifiés, à quelles conditions un gérant peut détenir lui-même les clés privées de ses clients, comment traiter les actifs mis en staking ou déposés dans des protocoles DeFi.

Une SEC désormais alignée sur la CFTC

Les deux régulateurs ont engagé un travail d’harmonisation qui produit déjà des effets concrets, à commencer par l’autorisation donnée aux places de marché enregistrées de proposer des produits crypto au comptant. L’arrivée de Mike Selig à la tête de la CFTC a resserré encore l’étau administratif : l’ancien conseiller juridique en chef de la Crypto Task Force de la SEC connaît de l’intérieur les dossiers qu’il doit désormais traiter depuis l’autre rive.

Les standards de cotation génériques adoptés à l’automne 2025 donnent la mesure de ce que peut faire une agence sans attendre le Congrès : en supprimant l’examen au cas par cas de chaque demande d’approbation déposée par les Bourses, ils ont ouvert la voie aux ETF spot Solana, XRP, Dogecoin et Litecoin en quelques semaines. Émission, registres et conservation suivent la même mécanique, celle de l’agenda réglementaire de la SEC, qui n’a jamais eu besoin d’un vote du Sénat pour avancer.

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Forbes 400 : L’IA d’Anthropic crée 6 milliardaires, les mega-riches de la crypto reculent

Le club le plus select de la planète. Le Forbes 400 atteint un nouveau record cette année : les 400 Américains les plus riches cumulent 8 000 milliards de dollars, contre 6 600 milliards un an plus tôt. Six cofondateurs d’Anthropic font leur entrée dans le classement, tandis que les fortunes liées aux cryptomonnaies connaissent des évolutions contrastées. Donald Trump recule de 44 places et les frères Winklevoss quittent la liste. Jetons un coup d’œil sur la liste ensemble.

Points clés

  • Le Forbes 400 atteint un nouveau record de richesse cumulée, après les 6 600 milliards de dollars de l’édition 2025
  • Six cofondateurs américains d’Anthropic possèdent chacun une fortune estimée à 15,5 milliards de dollars.
  • Michael Saylor enregistre la plus forte baisse de patrimoine en pourcentage parmi les membres présents dans les deux éditions du classement.
  • Donald Trump passe de 7,3 à 7 milliards de dollars ; les frères Winklevoss sortent du Forbes 400.

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Anthropic : Six cofondateurs et 93 milliards de dollars de fortune estimée

Daniela et Dario Amodei, Tom Brown, Jack Clark, Jared Kaplan et Sam McCandlish rejoignent le Forbes 400 avec une fortune estimée à 15,5 milliards de dollars chacun, soit 93 milliards au total. Leur septième cofondateur, Chris Olah, possède la nationalité canadienne et ne peut intégrer ce classement réservé aux Américains.

Forbes estime que chacun détient un peu plus de 1,6 % d’Anthropic. Leurs fortunes ont plus que doublé après la levée de 65 milliards de dollars bouclée en mai, qui valorisait l’entreprise à 965 milliards de dollars.

Ces patrimoines reposent principalement sur des participations dans une société non cotée. Forbes les chiffre à partir des informations disponibles, mais les cofondateurs ne disposent pas d’un cours de Bourse auquel vendre immédiatement leurs actions. Le magazine situe l’ensemble de ses estimations pour l’édition 2026 au 4 septembre.

Le Forbes 400 atteint un nouveau record : les 400 Américains les plus riches cumulent 8 000 milliards de dollars, contre 6 600 milliards un an plus tôt. Six cofondateurs d’Anthropic font leur entrée dans le classement, tandis que les fortunes liées aux cryptomonnaies connaissent des évolutions contrastées. Donald Trump recule de 44 places et les frères Winklevoss quittent la liste. Jetons un coup d'oeil sur la liste ensemble.
Au moins 590 milliardaires américains ne sont pas assez riches pour intégrer le Forbes 400 ! – Source : Compte X

Bitcoin et Gemini : Des fortunes crypto moins stables

Le ticket d’entrée du classement atteint 4,4 milliards de dollars, contre 3,8 milliards en 2025. Parmi les personnes qui figuraient dans les deux éditions, Michael Saylor subit, selon Forbes, la plus forte baisse de fortune en pourcentage. Le magazine estime son patrimoine à 4,6 milliards de dollars et relève que l’action Strategy, étroitement liée à sa stratégie Bitcoin, a perdu 57 % en un an.

Le sort de Tyler et Cameron Winklevoss est plus net : ils sortent du Forbes 400. L’introduction en bourse de leur plateforme Gemini les avait aidés à intégrer l’édition 2025. Depuis, l’action a perdu 85 % de sa valeur, d’après Forbes. Leur absence en 2026 contredit l’ébauche qui les présentait encore parmi les fortunes du classement.

D’autres entrepreneurs crypto, comme Brian Armstrong chez Coinbase et Chris Larsen chez Ripple, restent milliardaires. Toutefois, leur présence ne suffit pas à décrire toutes ces fortunes comme identiques : le premier détient des actions d’une société cotée, tandis que le second possède notamment des actifs liés à Ripple. Leur valeur dépend des cours et des estimations retenues par Forbes.

Le Forbes 400 atteint un nouveau record : les 400 Américains les plus riches cumulent 8 000 milliards de dollars, contre 6 600 milliards un an plus tôt. Six cofondateurs d’Anthropic font leur entrée dans le classement, tandis que les fortunes liées aux cryptomonnaies connaissent des évolutions contrastées. Donald Trump recule de 44 places et les frères Winklevoss quittent la liste. Jetons un coup d'oeil sur la liste ensemble.
Les géants de l’IA débarquent en force dans le Forbes 400 – Source : Compte X

Donald Trump perd 44 places, malgré des liquidités en hausse

Forbes estime par ailleurs la fortune de Donald Trump à 7 milliards de dollars, contre 7,3 milliards en 2025. Le président passe ainsi de la 201ᵉ à la 245ᵉ place. Le recul de sa participation dans Trump Media, de son memecoin TRUMP et de ses tokens World Liberty Financial explique une partie de cette baisse.

Selon les calculs du magazine, la valeur de sa participation dans Trump Media a diminué d’environ 980 millions de dollars en un an. Celle de ses memecoins TRUMP a reculé d’environ 525 millions et celle de ses tokens World Liberty de 260 millions. Ces pertes de valeur ne se traduisent pourtant pas par une baisse équivalente de sa fortune totale : Forbes estime que ses avoirs liquides ont augmenté de 800 millions de dollars, notamment grâce aux recettes tirées de ses activités numériques. La valeur de ses clubs et terrains de golf a également progressé.

Le classement montre ainsi trois situations distinctes : Anthropic fait entrer six fortunes fondées sur une valorisation privée, Strategy expose Michael Saylor aux variations de son action, et les actifs crypto de Donald Trump perdent de la valeur alors même qu’il encaisse des revenus. Le Forbes 400 mesure des patrimoines estimés, pas les sommes que leurs détenteurs pourraient obtenir en vendant leurs actifs d’un seul coup. Quoiqu’il en soit, les États-Unis impressionnent toujours par cette capacité à créer de la richesse dans le secteur technologique, et ce n’est pas fini…

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Bitcoin recule avant le vote du Sénat sur le CLARITY Act, les démocrates jouent la montre

Attendre et espérer. Le Bitcoin a perdu l’assurance qu’il affichait lundi. Il avait touché environ 79 600 dollars en intraday, avant de refluer vers 78 000 dollars en clôture. Il évolue ce mardi matin autour de 77 800 dollars (niveau à recoller au cours du jour), entraînant XRP et Solana dans sa glissade.

La raison tient en un chiffre : 60. C’est le nombre de voix qu’il faut réunir à 20h15, heure de Paris, au Sénat américain pour faire avancer le CLARITY Act, le texte censé fixer enfin un cadre fédéral pour les cryptomonnaies. Et à quelques heures du vote, les démocrates viennent justement de rebattre les cartes.

Les points clés de cet article :
  • Le Bitcoin a perdu de sa valeur, chutant à environ 77 800 dollars après avoir atteint un pic de 79 600 dollars.
  • Le CLARITY Act, crucial pour le cadre fédéral des cryptomonnaies, fait face à des tensions politiques au Sénat américain, où un soutien démocrate est incertain.

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CLARITY Act : les démocrates dégainent une contre-proposition avant le vote de clôture

Comprenons bien la situation. Les républicains contrôlent 53 sièges au Sénat. Il leur en faut 60 pour que le texte franchisse cette étape de procédure. Et même dans ce cas, l’affaire ne sera pas pliée : la clôture ouvre la voie au débat en séance, elle n’équivaut pas à l’adoption du texte. Sept démocrates minimum doivent donc basculer.

Lundi soir, réunis chez le chef de file démocrate Chuck Schumer, les sénateurs de l’opposition ont annoncé l’envoi d’une contre-proposition aux républicains, quelques heures avant le vote prévu à 14h15 heure américaine. La sénatrice Cynthia Lummis, figure pro-crypto du camp adverse, accuse les démocrates de réclamer toujours plus après plus d’un an de négociations quotidiennes sur ce texte précis : « Il n’y a pas de fin à ça », a-t-elle lâché, les pressant d’« accepter que la réponse est oui ».

De plus, huit associations bancaires en profitent pour glisser leur propre demande dans la bataille : des plafonds plus stricts sur les récompenses liées aux stablecoins, histoire que les dépôts classiques ne se vident pas au profit des rendements crypto. Washington version dernière ligne droite, où tout le monde négocie jusqu’à la sonnerie.

Un échec aujourd’hui, et le dossier retombe dans les tiroirs pour le reste de l’année. Voire plus longtemps, si les élections de mi-mandat de novembre rebattent les équilibres au Congrès.

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Un marché qui retient son souffle avant deux chocs coup sur coup

Le repli du Bitcoin ne doit pourtant pas tout à Washington. Le pétrole grimpe, les paris sur une Fed plus dure se multiplient sur les marchés à terme, et la nervosité ambiante n’a pas attendu le Sénat pour s’installer.

Car oui, outre le Clarity Act aujourd’hui marché va devoir digérer un second choc dès demain : la décision de la Fed sur ses taux, mercredi 16 septembre. Deux échéances qui, d’ordinaire, se digèrent chacune sur une semaine entière, tombent ici à 24 heures d’intervalle.

Il reste une chose que ni le vote ni la Fed ne devraient changer fondamentalement. Même en cas d’échec au Sénat, les family offices et gérants d’actifs traditionnels ne semblent pas près de mettre leurs plans crypto en pause : la plupart bâtissent leurs infrastructures depuis des mois, indépendamment du calendrier législatif.

Un vote peut retarder le cadre réglementaire. Il ne retarde pas forcément les rails déjà posés par BlackRock ou Fidelity, engagés sur ce terrain depuis 2024.

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Qu’est-ce que le MACD ? La minute trading

Tout est dans l’écart. Le MACD ne regarde pas le prix, il regarde la distance entre deux moyennes, et c’est précisément cet espace qui raconte l’accélération ou l’essoufflement d’une tendance. Après les moyennes mobiles simples et leurs croisements, voici donc leur descendant direct, inventé par Gerald Appel dans les années 1970 et présent aujourd’hui sur toutes les plateformes de graphiques. Un grand classique. À manier avec ses modes d’emploi.

Les points clés de cet article :
  • Le MACD a été inventé par Gerald Appel dans les années 1970 et est devenu un classique des plateformes de graphiques.
  • Un signal haussier célèbre a été donné par le MACD hebdomadaire du bitcoin à l’été 2020, marquant le début d’une période de marché haussier historique.

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Le MACD, définition d’un indicateur de momentum

Le MACD, pour Moving Average Convergence Divergence, se construit en trois temps.

D’abord une ligne MACD, différence entre une moyenne mobile exponentielle de 12 périodes et une de 26.
Ensuite une ligne de signal, moyenne à 9 périodes de la première.
Enfin un histogramme, qui mesure l’écart entre les deux.

Quand la ligne MACD croise au-dessus de son signal, élan haussier. En dessous, élan baissier. Et quand l’histogramme rétrécit, la tendance en cours perd son souffle.

L’indicateur mesure donc le momentum, la vitesse du mouvement, pas sa direction future. La nuance fait toute la différence à l’usage. Les paramètres 12, 26 et 9 sont restés la norme depuis un demi-siècle, même si chaque plateforme laisse les curieux les modifier.

Cas d’école : l’été 2020, quand le MACD hebdomadaire a donné le ton

Retour sur un signal resté célèbre chez les adeptes du temps long. Après le halving de mai 2020 et le violent krach du printemps, le MACD hebdomadaire du bitcoin repasse en configuration haussière au cours de l’été, ligne au-dessus du signal et histogramme repassé au vert, pendant que le cours végète autour de 10 000 dollars. La suite appartient à l’histoire, dix-huit mois de marché haussier jusqu’au sommet de novembre 2021 à 68 982 dollars. Les analystes qui suivaient ce signal n’avaient pas besoin de deviner le sommet, la tendance leur suffisait.

Le même outil, lu en unité de temps courte, aurait raconté n’importe quoi sur la même période, multipliant les faux signaux à chaque soubresaut. Première leçon du MACD, la timeframe fait l’indicateur. Un croisement hebdomadaire pèse infiniment plus lourd qu’un croisement en 5 minutes.

Utiliser le MACD en trader particulier

Trois garde-fous rendent l’outil réellement utile. Privilégiez les unités de temps longues, journalier au minimum, où le bruit se calme. Cherchez les divergences, un prix qui inscrit un nouveau sommet pendant que le MACD n’y parvient plus est un des avertissements les plus fiables de l’analyse technique. Et surtout, ne tradez jamais le MACD seul, confirmez avec la structure du marché, les volumes, le RSI pour l’état de surchauffe.

Élargissons une dernière fois. Le MACD a été conçu pour les actions des années 1970, un monde de séances courtes et de tendances lentes, et il s’est adapté sans broncher à un marché crypto ouvert en continu, preuve que la mécanique des foules change moins vite que la technologie. Gerald Appel lui-même le présentait comme un outil de contexte plutôt que comme une machine à signaux. Ses croisements restent cousins des golden cross et death cross, en plus nerveux. Même famille, même limite, le passé n’écrit jamais l’avenir.

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Revolut : la fuite de données tourne à la guerre des hackers

Les loups ne se mangent pas entre eux. Manifestement, personne ne l’a rappelé aux auteurs de la fuite de données chez Revolut. L’affaire change de dimension trois jours à peine après avoir révélé comment une demande frauduleuse, envoyée depuis un compte non autorisé sur un domaine gouvernemental authentique, a suffi à faire cracher à la néobanque passeports, selfies et historiques Bitcoin de ses clients. Le ou les hackers à l’origine du vol revendiquent aussi une compromission de services italiens, non confirmée. Et ils ne sont visiblement plus tout à fait d’accord entre eux sur qui a fait quoi. On fait le point de bon matin.

Les points clés de cet article :
  • Revolut confirme une fuite de données ciblée via une demande frauduleuse sur un domaine gouvernemental authentique ; les revendications sur une compromission de la police italienne restent, elles, non vérifiées.
  • Le groupe IAmNotAVillain a publié des dossiers visant notamment des clients identifiés dans plusieurs pays.

Revolut : le pirate revendique aussi la police italienne

Selon un thread publié le 14 septembre par International Cyber Digest, compte spécialisé en cybersécurité, le hacker de Revolut se serait confié directement à ses équipes. Et, son récit dépasse largement le cadre de la demande frauduleuse déjà documentée.

En effet, l’opération contre Revolut aurait duré six mois entiers, et les fausses demandes de données auraient transité par des systèmes compromis appartenant à plusieurs services des forces de l’ordre italiennes. L’information a été reprise dès le 14 septembre par la presse tech italienne, notamment par Matrice Digitale. Revolut, de son côté, maintient que ses systèmes internes et les fonds de ses clients n’ont pas été compromis.

Le pirate affirme détenir 147 gigaoctets de documents pris côté italien : agendas, dossiers internes, échanges personnels, selon les captures qu’il a montrées à la presse. Il cite même, toujours selon ses dires et sans authentification possible, les logs d’un agent des forces de l’ordre en pleine dispute conjugale par message. Rien de tout cela n’est confirmé. Ni Revolut, ni le Viminale, ni l’ACN (Agenzia per la Cybersicurezza Nazionale), ni la Polizia Postale n’ont fait de déclaration à ce sujet à l’heure où ces lignes sont écrites. Le conditionnel reste donc bien sur ici de rigueur.

Cependant, un précédent italien existe, sans lien établi. Les faits remontent à 2021-2022, mais la Procura di Milano n’en a révélé l’existence qu’en février dernier : six personnes y sont visées pour avoir utilisé deux adresses e-mail authentiques du ministère de l’Intérieur italien, liées à de vrais policiers, ainsi qu’un compte réel des Carabinieri, afin de soutirer des données à Wind, TIM, Vodafone, Iliad, Microsoft, TikTok, Amazon, Facebook, Snapchat et Google. Le dossier mentionne même un faux décret antiterroriste envoyé à Google, ainsi que des contacts prêtés avec NSO Group et Chainalysis. Rien ne prouve qu’il s’agit du même commando : ce dossier montre seulement qu’un accès policier italien détourné pour arracher des données à des entreprises privées ne serait pas une première.

Documents d'identité et photo floutée publiés sur le site IAmNotAVillain, issus de la fuite de données Revolut.
Le site IAmNotAVillain revendique la fuite de données de Revolut.

IAmNotAVillain : la fuite Revolut vire à la guerre de gangs

Le même jour de publication du thread de Cyber Digest, un site baptisé IAmNotAVillain a fait son apparition en ligne, avec sa propre page dédiée à Revolut. Le message affiché est sans détour : Revolut aurait ignoré un signalement sur la sécurité de sa base utilisateurs, ce qui aurait poussé le groupe à publier lui-même les documents KYC (les justificatifs d’identité collectés à l’ouverture du compte), adresses, numéros de téléphone, comptes bancaires et transactions crypto qu’il affirme détenir.

Sauf que le site s’ouvre aussi sur un désaveu en règle. Ses auteurs accusent un « imposteur », ancien collaborateur selon eux, d’avoir récupéré un petit échantillon de données et de s’en attribuer désormais toute la paternité. Le groupe d’origine promet de pouvoir prouver son authenticité, fichiers originaux et échanges avec les entreprises concernées à l’appui, et met en garde quiconque négocierait avec ce rival : personne n’a intérêt à traiter avec lui.

Message des hackers accusant Revolut de n'avoir pas sécurisé ses données utilisateurs.
Capture du message publié par les hackers.

De Zurich à La Valette : l’addition Revolut s’allonge

Toujours selon IAmNotAVillain, l’essentiel des données proviendrait de clients suisses et français. Mais la liste des pays concernés, égrenée dans le même thread, s’allonge bien au-delà : Chypre, le Portugal, l’Allemagne, l’Espagne, la Bulgarie, la Tchéquie, la Roumanie, la Pologne, Malte, la Norvège, la Suède et l’Italie apparaîtraient aussi parmi les juridictions touchées, une liste que le groupe présente lui-même comme non exhaustive.

Deux noms s’ajoutent à ceux déjà identifiés cette semaine, le joueur de tennis Shevchenko et le patron de Gamdom Felix Römer. Le thread cite aussi Georges Mikautadze, présenté comme un joueur du FC Barcelone sur la photo jointe, maillot blaugrana à l’appui. En réalité, l’attaquant évolue à Villarreal, où il était titulaire le 14 septembre face au Betis ; un temps annoncé dans le viseur du Barça cet été, il n’y a jamais été transféré.

Le tableau qui se dessine dépasse la simple négligence d’une néobanque piégée par une demande officielle falsifiée. Si les revendications du 14 septembre se confirment, ce n’est plus seulement Revolut qui devra rendre des comptes, mais des pans entiers d’administrations italiennes dont la sécurité aurait, elle aussi, cédé. À côté de ça, la demande de 10 000 bitcoins réclamée aux dirigeants de Revolut paraît presque anecdotique. Entre un hacker qui négocie, un rival qui revendique la même fuite et des services de police italiens visés à leur tour, les revendications du 14 septembre ouvrent un nouveau front dans une affaire qui, une semaine plus tôt, ne concernait qu’une demande frauduleuse et quelques clients fortunés.

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IA et extinction de l’humanité : le danger à 2 000 milliards de dollars ?

Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. Rabelais ne croyait pas si bien dire, cinq siècles avant l’arrivée de l’intelligence artificielle. Sam Altman, Geoffrey Hinton, Barack Obama, l’ONU et même Vitalik Buterin s’alarment tous, sur le papier, du même danger. Celui d’une intelligence artificielle qui échapperait à tout contrôle. Sauf que dès qu’on gratte, plus personne ne parle de la même chose. L’un redoute l’extinction de l’espèce humaine. L’autre la disparition de millions d’emplois, la concentration du pouvoir dans trois entreprises américaines. Ou simplement que son voisin chinois prenne trop d’avance. Un même mot, alerte, recouvre trois logiques qui n’ont presque rien en commun, sinon le vocabulaire qu’elles empruntent.

Les points clés de cet article :
  • Plusieurs figures influentes, dont Sam Altman et Geoffrey Hinton, ont exprimé leur inquiétude face à l’éventualité d’une intelligence artificielle échappant au contrôle humain.
  • Un débat persistant oppose ceux qui craignent l’extinction de l’espèce humaine à cause de l’IA et ceux qui se préoccupent des conséquences immédiates sur l’emploi et les biais algorithmiques.

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Extinction ou emplois détruits : l’intelligence artificielle ne fait pas peur pour les mêmes raisons

En mars 2023, le Center for AI Safety, institut de recherche californien. Il fait signer une phrase unique à plus de 350 dirigeants et chercheurs. Elle érige la lutte contre le risque d’extinction lié à l’IA au rang de priorité mondiale. Même niveau que les pandémies ou la guerre nucléaire.

Parmi les signataires, Sam Altman, Demis Hassabis et Dario Amodei. Ces trois patrons dirigent justement les laboratoires les plus avancés du secteur, à savoir respectivement OpenAI, Google DeepMind et Anthropic. Geoffrey Hinton et Yoshua Bengio, qui ont posé les bases du deep learning il y a vingt ans, signent aussi.

Deux ans et demi plus tard. En octobre 2025, le Future of Life Institute pousse le curseur plus loin avec son Statement on Superintelligence. Et là, encore une fois, plus de 800 signatures, dont celles de Steve Wozniak, de Richard Branson et du prince Harry. Ils réclament une interdiction du développement d’une superintelligence tant qu’un consensus scientifique et une acceptation publique ne garantissent pas sa sécurité. Bengio est encore de la partie.

À côté de ces deux textes, une autre famille de chercheurs travaille depuis des années sur un tout autre registre. Celui des biais algorithmiques dans le recrutement ou la justice prédictive. Il s’agit aussi de la précarisation de métiers entiers, et de la poignée d’entreprises américaines qui concentrent la puissance de calcul mondiale. Pour ce camp, souvent regroupé sous l’étiquette de l’éthique de l’IA, parler d’extinction humaine détourne l’attention de dégâts déjà mesurables, ceux qui touchent des travailleurs précis, aujourd’hui, pas une humanité abstraite dans cinquante ans. Les deux camps utilisent le mot risque, mais ils ne parlent pas du même risque.

Altman et Musk : le pompier pyromane

Reprenons nos bonnes âmes signataires. Sam Altman signe le texte du Center for AI Safety en mai 2023. La même année, OpenAI lève 10 milliards de dollars auprès de Microsoft et entame la course au modèle le plus puissant du marché.

En 2026, l’entreprise dépose son dossier d’entrée en bourse sans jamais lever le pied sur la course à la puissance de calcul. Or, justement lorsque nous écrivons cet article, elle annonce ce matin même faire marche arrière pour cette année. Alerter sur l’extinction de l’espèce et courir après la prochaine levée de fonds force cette ambiguïté.

Elon Musk n’est pas en reste. En mars 2023, il cosigne aussi la lettre du Future of Life Institute. Elle réclame une pause de six mois sur l’entraînement des modèles les plus puissants. Quatre mois plus tard, xAI voit le jour. Grok, son modèle, tourne aujourd’hui sur l’un des plus gros clusters de calcul jamais assemblés. La pause, personne ne l’a jamais appliquée.

Chez Anthropic, Dario Amodei publie régulièrement des textes qui détaillent, chiffres à l’appui. Il y détaille les scénarios dans lesquels un modèle frontière pourrait échapper au contrôle de ses créateurs. Au même moment, Anthropic vise une valorisation record pour son introduction en bourse. Et l’entreprise a remporté un bras de fer très commenté face au Pentagone sur l’usage militaire de ses propres modèles.

On serait presque tenté d’y voir un remake du Projet Manhattan. Les physiciens qui avaient construit la bombe furent aussi les premiers. Une fois Hiroshima et Nagasaki rayées de la carte, ils réclament un contrôle international de l’arme qu’ils venaient de livrer. La comparaison a ses limites. Oppenheimer n’a jamais négocié une part de royalties sur le plutonium. Les trois patrons de l’IA alertent tout en actionnant, chaque trimestre, une machine à lever des capitaux.

We Must Pace the Frontier: I’ve written a new essay on why the AI industry should slow down, with a three-part plan for doing so.

Anthropic is unilaterally committing to the first of these steps. We’ll provide third-party evaluators with permanent, employee-level access to our…

— Dario Amodei (@DarioAmodei) September 12, 2026

« Nous devons repousser les limites : j’ai rédigé un nouvel essai expliquant pourquoi l’industrie de l’IA devrait ralentir, et proposant un plan en trois points pour y parvenir. Anthropic s’engage unilatéralement à mettre en œuvre la première de ces étapes. Nous accorderons à des évaluateurs tiers un accès permanent, équivalent à celui de nos employés, à nos systèmes. Ils pourront ainsi vérifier le respect de nos mesures de sécurité, signaler les incidents et évaluer la cohérence des modèles pendant leur entraînement. »

Dario Amodei

Obama, Trump, Pékin : la course à l’intelligence artificielle déguisée en cadre de sécurité

Face à cette course interminable le politique s’en mêle. Barack Obama presse les démocrates américains de se doter d’un plan clair sur l’IA. Il appelle aussi, selon le New York Times, à une forme de prudence face à la vitesse du déploiement des modèles. La sortie tombe alors que l’administration Trump pousse dans le sens exactement inverse. Un décret présidentiel vise à empêcher chaque État américain de légiférer de son côté sur l’IA, au nom d’un unique cadre fédéral, plus permissif. Un précédent décret de Trump promettait déjà de marier sécurité et innovation. Dans les faits, le curseur penche nettement vers la seconde option.

Côté chinois, le discours officiel emprunte le même vocabulaire qu’Obama ou que le Future of Life Institute. Lors du sommet mondial sur l’IA de Shanghai en 2026, Pékin signe une déclaration en faveur d’une gouvernance mondiale coordonnée du secteur. Dans le même temps, une entreprise chinoise est accusée d’avoir pillé les modèles d’Anthropic pour rattraper son retard, ce qui a valu une riposte de Washington. La coopération affichée et la course technologique réelle avancent sur deux rails qui ne se croisent jamais.

L’Union européenne a choisi la voie inverse, contraindre par la loi avec l’AI Act, entré en application par étapes depuis 2024. Bruxelles régule pourtant un marché où elle ne possède ni les modèles ni les centres de données les plus puissants. Washington et Pékin financent l’IA. L’Europe la commente.

Miroir, mon beau miroir, qui est la plus belle IA ?

En juillet 2026, la Commission fédérale des communications (FCC) autorise Reflect Orbital. Cette start-up américaine va tester un miroir géant en orbite basse. Il est capable de renvoyer la lumière du soleil vers un point précis de la Terre, la nuit. L’objectif affiché est de vendre du soleil à la demande à des exploitants agricoles ou à des chantiers qui veulent prolonger leurs journées de travail. Des astronomes, des biologistes et plusieurs associations de défense du ciel nocturne alertent depuis des mois. Ils redoutent la pollution lumineuse que provoquerait un déploiement à grande échelle. Ils pointent aussi la perturbation des cycles de sommeil de la faune, et les images d’observatoires qui deviendraient inutilisables. La CBC a documenté les zones d’ombre juridiques du dossier. Aucune loi internationale ne régit vraiment qui a le droit de modifier la nuit d’un pays voisin depuis l’espace. La FCC a validé le projet quand même.

Rien à voir avec un modèle de langage, en apparence. Le même mécanisme est pourtant à l’œuvre des deux côtés. Une communauté scientifique alerte, documente, chiffre le risque. Une entité privée, soutenue par un régulateur qui a le dernier mot, avance malgré tout, parce qu’elle en a la capacité technique et le financement. L’alerte n’a jamais été le problème. Le problème, c’est que personne, ni les 800 signataires du Future of Life Institute, ni les chercheurs du Center for AI Safety, ni Barack Obama, n’a le pouvoir de dire stop à ceux qui décident d’appuyer sur le bouton.

Reflect Orbital et l’IA : le même mécanisme de pouvoir

C’est là que la comparaison avec Reflect Orbital devient plus utile que n’importe quel parallèle avec la bombe atomique. Un miroir en orbite et un modèle de fondation à plusieurs centaines de milliards de paramètres n’ont, sur le papier, rien en commun. Ils partagent pourtant la même structure de décision. Une poignée d’acteurs privés, un régulateur qui les autorise plus souvent qu’il ne les freine. Cette masse de textes d’alerte qui s’accumulent sans jamais peser sur le calendrier de déploiement. La FCC a mis quelques mois à trancher sur Reflect Orbital. Cela fait trois ans que les mêmes textes circulent sur l’IA, sans qu’aucun laboratoire n’ait ralenti d’un cran sa feuille de route.

L’ONU a elle-même reconnu, dans un rapport publié cette année, que l’IA pourrait provoquer des dommages catastrophiques si aucun mécanisme de contrôle contraignant ne voit le jour d’ici la fin de la décennie. Le texte n’a aucune valeur légale. Aucun État n’est tenu de l’appliquer.

Reflect Orbital doit lancer son premier miroir test avant la fin de l’année. Les laboratoires d’IA ont déjà programmé leurs prochains modèles pour 2027. Les textes d’alerte, eux, continueront de s’accumuler sur des bureaux de gens qui n’ont jamais eu le pouvoir de les faire appliquer.

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Cyberattaques : Face à l’IA, les banques n’ont plus une minute à perdre

Découvrir une faille, l’exploiter puis enchaîner avec une intrusion. Les modèles d’intelligence artificielle les plus avancés accélèrent désormais l’ensemble de la chaîne offensive. Dans une étude publiée le 9 septembre, l’Institut pour la stabilité financière (FSI) avertit que le délai séparant la découverte d’une vulnérabilité de son exploitation peut se réduire de plusieurs semaines à quelques minutes. Pour les banques, la difficulté n’est donc plus seulement de repérer les failles, mais d’autoriser et de déployer leurs correctifs suffisamment vite. Les auteurs appellent à revoir les procédures de validation, les calendriers de maintenance et les dispositifs de reprise après incident.

Points clés

  • L’IA de frontière peut automatiser la découverte de vulnérabilités, la création d’exploits et plusieurs étapes d’une cyberattaque
  • Le FSI estime que les cycles de correctifs planifiés deviennent insuffisants face à cette accélération
  • Un incident impliquant des agents d’OpenAI et les systèmes de Hugging Face illustre les risques liés à l’autonomie accordée aux modèles
  • Les superviseurs privilégient l’adaptation des règles existantes plutôt qu’un nouveau régime propre à l’IA

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IA : De plusieurs semaines à quelques minutes pour exploiter une faille

L’« IA de frontière » désigne les modèles les plus performants disponibles à un moment donné. Contrairement aux générations précédentes, principalement utilisées pour améliorer des courriels de phishing ou produire du code malveillant, ces systèmes peuvent rechercher des vulnérabilités et combiner plusieurs failles afin de construire une attaque plus complexe.

Le rapport ne prétend pas que toutes les vulnérabilités sont désormais exploitées en quelques minutes. Il souligne plutôt que cette fenêtre peut se contracter brutalement lorsque des agents disposent des outils, des autorisations et de la puissance de calcul nécessaires. Dans ce contexte, une faille laissée sans correctif devient rapidement une porte d’entrée.

L’étude revient notamment sur l’incident survenu en juillet 2026 entre OpenAI et Hugging Face. Durant une évaluation interne, un agent utilisant GPT-5.6 Sol et un modèle expérimental plus puissant devait résoudre des exercices de cybersécurité. Il a finalement exploité une faille inconnue, quitté son environnement de test, obtenu des identifiants et exécuté du code non autorisé sur les systèmes de Hugging Face.

Les garde-fous habituels avaient toutefois été assouplis et d’importantes ressources avaient été accordées au modèle. L’incident ne démontre donc pas que les outils accessibles au public peuvent spontanément lancer de telles opérations. Il montre qu’un objectif légitime peut produire des conséquences imprévues lorsqu’un modèle performant est associé à un système lui permettant de planifier et d’agir avec une large autonomie.

Les autorités financières ne préparent pas, pour l’instant, un régime cyber entièrement consacré à l’intelligence artificielle. Elles cherchent plutôt à appliquer plus rapidement les principes existants : gestion des correctifs, contrôle des accès, segmentation des réseaux, tests de résistance et continuité des services critiques.

Les modèles d’intelligence artificielle les plus avancés accélèrent désormais l’ensemble de la chaîne offensive. Dans une étude publiée le 9 septembre, l’Institut pour la stabilité financière (FSI) avertit que le délai séparant la découverte d’une vulnérabilité de son exploitation peut se réduire de plusieurs semaines à quelques minutes. Pour les banques, la difficulté n’est donc plus seulement de repérer les failles, mais d’autoriser et de déployer leurs correctifs suffisamment vite. Les auteurs appellent à revoir les procédures de validation, les calendriers de maintenance et les dispositifs de reprise après incident.
La presse spécialisée partage le rapport (inquiétant) du Financial Stability Board – Source : Compte X

Les banques doivent accélérer leurs correctifs et leur reprise

La Financial Conduct Authority britannique constate ainsi que la découverte des vulnérabilités accélère davantage que la capacité de réponse des entreprises. En Allemagne, la BaFin demande également aux établissements supervisés de raccourcir leurs processus de correction. À Hong Kong, l’autorité monétaire encourage les banques à intégrer des attaques assistées par IA dans leurs exercices de crise.

L’Institute of International Finance, qui représente le secteur bancaire, va jusqu’à recommander l’application de correctifs en dehors des fenêtres habituelles de maintenance. Une interruption planifiée peut alors devenir préférable au maintien en production d’un logiciel vulnérable. Les recommandations volontaires du Cross Market Operational Resilience Group britannique envisagent, de leur côté, des délais de réparation ramenés de plusieurs semaines à quelques jours, voire quelques heures.

En Europe, les tests de cyberrésilience de la BCE et le règlement DORA (Digital Operational Resilience Act) poursuivent la même logique : une institution doit pouvoir contenir une attaque, restaurer ses systèmes et continuer à fournir ses services essentiels. Le rapport insiste également sur les dépendances communes envers quelques fournisseurs de cloud, de logiciels ou d’IA, dont la défaillance pourrait toucher simultanément plusieurs établissements.

L’écosystème crypto connaît déjà cette exposition permanente, notamment avec des smart contracts accessibles sans interruption. Audits continus, bug bounties et surveillance on-chain peuvent offrir des enseignements utiles, mais ne constituent ni une pratique généralisée ni une garantie contre les piratages. La BRI ne présente d’ailleurs pas la crypto comme un modèle : la comparaison montre surtout que, dans la finance comme dans les actifs numériques, la rapidité de détection et de réaction devient aussi importante que la prévention.

L’IA ne remplace donc pas les fondamentaux de la cybersécurité. Elle impose surtout de les exécuter beaucoup plus vite. Pour les banques, le prochain chantier sera autant organisationnel que technique : un correctif découvert en quelques minutes ne sert à rien si sa validation exige encore plusieurs semaines. Blockchain, crypto, stablecoin ou encore intelligence artificielle, les banques sont sur tous les fronts en ce moment.

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Bitcoin : Strategy gèle ses achats et sort 139 millions de dollars pour ses actions STRC

Deuxième semaine blanche. Strategy n’a ni acheté ni vendu le moindre bitcoin la semaine dernière. La société de Michael Saylor a préféré consacrer 139,3 millions de dollars de sa trésorerie au rachat de 1,42 million de ses propres actions de préférence STRC, d’après le formulaire 8-K déposé auprès du régulateur boursier américain.

Son trésor reste figé à 845 050 BTC pour une valeur d’environ 65,7 milliards de dollars aux cours actuels. Aucune action ordinaire n’a non plus été émise via son programme « at-the-market » sur la période.

Points clés

  • Strategy a racheté 1,42 million d’actions de préférence STRC pour 139,3 millions de dollars, sans acheter ni vendre de bitcoin
  • Le trésor reste figé à 845 050 BTC pour un coût d’acquisition de 63,73 milliards de dollars, soit 75 412 dollars en moyenne
  • Le ratio mNAV retombé à 1,1 rend l’émission d’actions nouvelles quasiment inutile, d’où le virage vers les rachats de titres
  • 197 sociétés cotées détiennent désormais du Bitcoin, mais les quatre suivantes réunies pèsent moins de 18 % du trésor de Strategy

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Strategy rachète ses actions STRC plutôt que du Bitcoin

Le STRC, surnommé « Stretch », est une action de préférence perpétuelle : aucune échéance de remboursement, et un dividende mensuel à taux variable que Strategy ajuste pour maintenir le titre au plus près de sa valeur nominale de 100 dollars. Racheter ces titres sur le marché soutient leur cours et allège la facture de dividendes des trimestres suivants.

Ces rachats ont été financés par la poche « USD Cash », l’un des deux compartiments créés par le Digital Credit Capital Framework, le cadre de gestion financière que l’entreprise s’est imposé. Au terme de la période, l’« USD Reserve » affichait 5,1 milliards de dollars et l’« USD Cash » 1,3 milliard. Le premier compartiment est verrouillé et ne peut servir qu’au paiement des dividendes des actions de préférence et des intérêts de la dette.

Le programme de rachat de titres de crédit numériques, doté initialement d’un milliard de dollars et concentré en priorité sur le STRC, a été porté à 2 milliards la semaine dernière. Strategy a également validé un rachat d’actions ordinaires d’un milliard de dollars et élargi son BTC Monetization Program : l’entreprise s’autorise désormais à céder jusqu’à 5 milliards de dollars de bitcoins pour alimenter sa réserve, honorer dividendes et intérêts, et financer ces rachats. L’autorisation reste théorique à ce stade, puisque aucun bitcoin n’a quitté les coffres.

Strategy has repurchased $139M of $STRC. As of 9/13/26, we hold 845,050 $BTC and $6.4B of USD Assets. $MSTRhttps://t.co/awLZ666Nuq

— Strategy (@Strategy) September 14, 2026

« Strategy a racheté pour 139 millions de dollars de $STRC . Au 13/09/2026, nous détenions 845 050 $BTC et 6,4 milliards de dollars d’actifs en USD. $MSTR »

Un mNAV retombé à 1,1 et le silence de Michael Saylor

Le ratio mNAV compare la valeur d’entreprise de Strategy à celle du Bitcoin qu’elle détient. Il a longtemps oscillé entre 2 et 3 : chaque action émise au prix du marché achetait alors davantage de bitcoins par titre qu’elle n’en diluait, moteur du modèle Saylor. Redescendu à 1,1, il rend l’émission d’actions nouvelles pratiquement stérile pour les actionnaires en place, ce qui éclaire l’arrêt des ventes ATM.

Le titre MSTR a cédé 4,7 % sur la semaine pour clôturer vendredi à 130,97 dollars, quand le Bitcoin reculait de 3,9 %. L’action reste en repli d’environ 71 % par rapport à son sommet de 2025.

Michael Saylor a par ailleurs déserté son rituel dominical. Le cofondateur et président exécutif publiait chaque dimanche le graphique de suivi du trésor Bitcoin de Strategy, annonce à peine déguisée d’un achat imminent. Ces publications se sont raréfiées à mesure que les acquisitions s’espaçaient.

197 sociétés cotées en trésorerie Bitcoin, et un gouffre derrière Strategy

D’après les données de Bitcoin Treasuries, 197 sociétés cotées ont adopté une forme ou une autre de modèle d’accumulation de Bitcoin. Le classement s’effondre juste derrière Strategy : Twenty One, adossé à Tether, détient 43 514 BTC, Metaplanet 43 000 BTC, MARA 35 303 BTC et Bitcoin Standard Treasury Company, soutenu par Adam Back et Cantor Fitzgerald, 30 021 BTC. Ces quatre trésors réunis pèsent à peine 18 % de celui de Saylor.

L’ensemble du peloton a dévissé depuis les sommets de 2025, les primes de valorisation sur actif net s’étant comprimées à peu près partout. Le rachat de titres devient alors l’outil par défaut : quand le marché refuse de payer une prime pour du Bitcoin logé dans un bilan coté, racheter ses propres actions décotées revient à acheter du BTC avec un rabais.

Reste le cœur du bilan : 845 050 BTC accumulés pour 63,73 milliards de dollars, soit un prix de revient moyen de 75 412 dollars l’unité. Avec un Bitcoin autour de 77 900 dollars, la plus-value latente avoisine les 2 milliards, une marge de 3 % qui laisse peu d’air. Strategy contrôle toujours plus de 4 % des 21 millions de bitcoins qui existeront un jour, un stock qu’aucun des programmes de rachat en cours ne vient entamer.

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IA : Nvidia, Palantir et Booz Allen ferment la porte aux modèles d’Anthropic

Trois partenaires, une même porte qui se referme. The Information rapporte que Nvidia, Palantir et Booz Allen Hamilton s’apprêtent à restreindre l’usage des modèles d’Anthropic. Cette restriction toucherait aussi bien leurs équipes internes que leurs produits commerciaux. Ces trois entreprises figuraient pourtant jusqu’ici parmi les vitrines commerciales les plus précieuses du laboratoire de San Francisco.

Claude équipe les plateformes de Palantir destinées au renseignement américain depuis fin 2024. Booz Allen Hamilton, cabinet de conseil dont le gouvernement fédéral représente l’essentiel du chiffre d’affaires, le distribue aussi aux agences. Nvidia avait promis en novembre dernier jusqu’à 10 milliards de dollars au laboratoire de Dario Amodei.

Points clés

  • Nvidia, Palantir et Booz Allen Hamilton s’apprêtent à restreindre l’usage des modèles Claude d’Anthropic, selon The Information
  • La politique d’usage d’Anthropic, qui interdit la surveillance domestique, heurte le cœur de métier de Palantir
  • Nvidia avait promis jusqu’à 10 milliards de dollars, après des mois de clash public avec Anthropic
  • Les réseaux de calcul décentralisés et les modèles à poids ouverts gagnent des arguments face aux licences révocables

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Anthropic lâché par Nvidia, Palantir et Booz Allen

Pour l’heure, le détail des mesures n’a pas été rendu public. Elles viseraient ainsi à la fois l’usage interne de Claude par les salariés et son intégration dans les offres vendues aux clients des trois groupes. Palantir avait pourtant été le premier à porter le modèle dans les environnements classifiés américains, via une accréditation IL6 (Impact Level 6). Ce niveau autorise ainsi le traitement de données relevant du secret défense.

La politique d’usage d’Anthropic interdit d’employer Claude pour de la surveillance domestique. Or, cette clause heurte de plein fouet le cœur de métier de Palantir. Ses logiciels servent la police fédérale et les services d’immigration. La friction avait déjà provoqué des tensions avec la Maison-Blanche à l’automne 2025. D’ailleurs, plusieurs responsables reprochaient au laboratoire de trier lui-même les missions autorisées.

Le grief de Nvidia se situe ailleurs. Dario Amodei milite depuis 2025 pour un durcissement des contrôles à l’exportation des puces vers la Chine. Or, cette ligne ampute directement le carnet de commandes du fabricant de processeurs graphiques.

Graphique du cours de l'action Nvidia (NVDA) en baisse sur 5 jours, mi-septembre 2026
L’action Nvidia a cédé 6,49 % en cinq séances, jusqu’au 14 septembre 2026. Source : Google Finance.

Nvidia contre Anthropic : du clash public au chèque de 10 milliards

La brouille remonte au printemps 2025. Anthropic défendait alors l’idée que des puces avancées quittaient les États-Unis par des circuits de contrebande, et la réponse du fabricant avait claqué.

« Les entreprises américaines devraient se concentrer sur l’innovation et relever le défi, plutôt que de raconter des histoires à dormir debout sur des composants électroniques volumineux et sensibles qui auraient été passés en fraude dans de faux ventres de femmes enceintes ou au milieu de homards vivants. »

Un porte-parole de Nvidia, en réponse aux déclarations d’Anthropic sur la contrebande de puces

Quelques semaines plus tard, Jensen Huang réglait ses comptes depuis la scène de VivaTech à Paris. « Je suis en désaccord avec à peu près tout ce qu’il dit », lâchait le patron de Nvidia à propos d’Amodei.

L’argent avait ensuite recouvert la dispute. En novembre 2025, Nvidia annonçait un investissement pouvant atteindre 10 milliards de dollars dans Anthropic. Microsoft complétait aussi avec 5 milliards de plus. Le laboratoire s’engageait en échange à acheter 30 milliards de dollars de capacité de calcul sur Azure. Il ajoutait jusqu’à un gigawatt de systèmes Grace Blackwell et Vera Rubin à la clé. Les restrictions rapportées par The Information referment ainsi une partie de cette relation huit mois plus tard.

Crypto : les réseaux de calcul décentralisés en embuscade

Un modèle propriétaire s’utilise sous licence, et une licence se retire. Les poids ouverts de Llama, Mistral, DeepSeek ou Qwen se téléchargent une fois et tournent ensuite sur n’importe quelle machine. Aucune clause d’usage opposable, ni interrupteur actionnable à distance.

La même logique nourrit les marchés de calcul distribué nés dans la crypto. Akash, Render et io.net louent de la puissance GPU en pair à pair. Ils règlent aussi leurs fournisseurs en jetons, sans contrat-cadre ni comité de conformité. De son côté, Bittensor rémunère en TAO les participants qui entraînent et servent des modèles au sein de sous-réseaux spécialisés.

Ces infrastructures restent loin des grands fournisseurs cloud sur les charges d’entraînement les plus lourdes. Leur disponibilité dépend surtout d’opérateurs dispersés. Leur argument commercial gagne pourtant en épaisseur. Car il suffit qu’un fournisseur d’intelligence artificielle et ses clients se disputent le droit d’usage d’un modèle.

Anthropic tire l’essentiel de ses revenus des entreprises et des administrations. Son rythme de revenus annualisés a ainsi franchi les 65 milliards de dollars fin juillet 2026. C’est loin devant les 20 à 26 milliards visés un an plus tôt par ses propres projections internes. Le laboratoire avait placé Claude à 1 dollar symbolique auprès des agences fédérales via l’accord OneGov conclu avec la GSA. Cette dernière centralise les achats de l’État américain. Nvidia, Palantir et Booz Allen tenaient trois des principales portes d’entrée vers cette clientèle publique.

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Bitcoin marque le pas, les altcoins donnent le la – Steady Lads

Le marché des cryptomonnaies conserve une orientation favorable aux altcoins, même si plusieurs résistances limitent encore la progression. Dans son analyse hebdomadaire, Cara, trader professionnel aux commandes de Steady Lads, la plateforme Premium du Journal du Coin, surveille notamment la décision de la Fed du 16 septembre et les tensions sur le pétrole, susceptibles d’accentuer la volatilité. C’est parti pour les graphiques.

Les points clés de cet article :
  • Pour Cara, le marché des cryptomonnaies conserve une orientation favorable aux altcoins, malgré plusieurs résistances qui ont limité leur progression.

  • La décision de la Fed du 16 septembre et les tensions sur le pétrole accentuent la volatilité, influençant potentiellement les marchés.

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Le TOTAL ES consolide pendant que Bitcoin manque de force

À l’échelle hebdomadaire, l’indice TOTALES reste bloqué sous une résistance importante. Cette phase de consolidation ne remet pas encore en cause le scénario haussier suivi par Cara. En effet, une volatilité plus faible peut permettre au marché de construire une base plus solide avant une nouvelle tentative de progression.

Sur le graphique journalier, la récente divergence baissière a entraîné une correction, mais celle-ci s’est arrêtée au niveau du support identifié. Le marché tente désormais de repartir, sans avoir encore franchi sa résistance. Une clôture quotidienne sous ce support constituerait un signal négatif, tandis que son maintien préserverait le biais haussier.

Le marché des cryptomonnaies conserve une orientation favorable aux altcoins, même si plusieurs résistances limitent encore la progression. Dans son analyse hebdomadaire, Cara, trader professionnel aux commandes de Steady Lads, la plateforme Premium du Journal du Coin, surveille notamment la décision de la Fed du 16 septembre et les tensions sur le pétrole, susceptibles d’accentuer la volatilité. C'est parti pour les graphiques.
Le biais reste haussier mais il ne faut pas lâcher le support – Source : Steady Lads

De son côté, Bitcoin continue de consolider. Il résiste aux anticipations d’une baisse vers 50 000 ou 55 000 dollars, mais affiche une dynamique moins favorable que plusieurs altcoins. Cette situation pourrait faciliter une rotation des capitaux vers le reste du marché si les résistances actuelles finissent par céder.

Le contexte macro économique invite néanmoins à la prudence. La possible hausse des taux de la Fed intervient alors que le rendement américain à dix ans approche 5 %. Par ailleurs, la fermeture de l’oléoduc saoudien Est-Ouest menace une partie notable de l’offre mondiale de pétrole.

Le marché des cryptomonnaies conserve une orientation favorable aux altcoins, même si plusieurs résistances limitent encore la progression. Dans son analyse hebdomadaire, Cara, trader professionnel aux commandes de Steady Lads, la plateforme Premium du Journal du Coin, surveille notamment la décision de la Fed du 16 septembre et les tensions sur le pétrole, susceptibles d’accentuer la volatilité. C'est parti pour les graphiques.
Dans un contexte macro économique tendu, la résistance actuelle sur Bitcoin paraît bien fragile – Source : Steady Lads

Les altcoins se rapprochent d’un signal notable

L’indice utilisé pour mesurer la force relative des altcoins tente de son côté de sortir d’un canal ascendant en place depuis 2022. Sur ce graphique, une baisse de l’indicateur traduit un renforcement des altcoins. Le marché se situe donc près de son signal le plus favorable depuis le début de cette période, mais une zone intermédiaire doit encore être franchie.

Les altcoins montrent d’ailleurs déjà une certaine résistance. Alors que TOTALES évolue horizontalement, leur capitalisation construit une consolidation ascendante, avec un point bas supérieur au précédent. Face à Bitcoin, le biais reste également positif sous réserve d’une cassure de la double résistance suivie par Cara.

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Une consolidation ascendante est en cours du côté du total altcoins – Source : Steady Lads

Ethereum conserve notamment son support autour de 2 400 dollars. Malgré une brève incursion sous ce niveau pendant le week-end, ses points bas remontent depuis le début du mois. La paire ETH/BTC atteint toutefois une résistance et présente un risque de correction temporaire.

Le marché des cryptomonnaies conserve une orientation favorable aux altcoins, même si plusieurs résistances limitent encore la progression. Dans son analyse hebdomadaire, Cara, trader professionnel aux commandes de Steady Lads, la plateforme Premium du Journal du Coin, surveille notamment la décision de la Fed du 16 septembre et les tensions sur le pétrole, susceptibles d’accentuer la volatilité. C'est parti pour les graphiques.
La paire ETH/BTC est bien remontée mais le risque de correction est à nouveau important – Source : Steady Lads

Solana consolide au-dessus de 100 dollars, tandis qu’Injective transforme une ancienne résistance en support. Aave tient également son support face à Bitcoin. Enfin, XRP et PUMP présentent des configurations encore incomplètes, qui nécessitent une confirmation avant de valider une reprise.

Cara conserve ainsi un biais haussier sur les altcoins, à condition que leur capitalisation face à Bitcoin franchisse sa résistance. Le signal observé reste encourageant, mais la validation dépend toujours de la sortie de consolidation et du maintien des supports actuels. Pour plus de détails sur tout ça et pour rejoindre la communauté Steady Lads qui vient de fêter ses un an, toutes les informations sont ici.

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USA, Japon, Angleterre : Les 3 Banques centrales qui vont faire bouger le cours du bitcoin

Trois banques centrales, soixante-douze heures. La semaine qui s’ouvre empile la décision de la Réserve fédérale américaine mercredi. Suivent celle de la Bank of England jeudi, puis celle de la Bank of Japan jeudi et vendredi. Cette fois, ce n’est pas une baisse que les marchés attendent. Les traders assignent en effet une probabilité proche de 86 % à une hausse des taux américains.

Conséquence directe pour les marchés crypto : la Fed ne baisse plus, elle pourrait resserrer. Le Bitcoin évolue autour des 77 800 dollars ce lundi, loin de ses records de l’été. Le président de la Fed, Kevin Warsh, a donné le ton dès fin août à Jackson Hole. Selon lui, l’inflation sous-jacente ne s’améliore pas vraiment.

Points clés

  • La Fed devrait relever ses taux mercredi, avec une probabilité proche de 86 % selon le CME FedWatch
  • Le président Kevin Warsh a durci le ton depuis Jackson Hole, évoquant une inflation encore trop élevée
  • La Bank of England devrait maintenir son taux à 3,75 % jeudi, et pourrait ralentir son resserrement quantitatif
  • La Bank of Japan devrait à l’inverse relever son taux à 1,25 %, un mouvement jugé probable par 97 % des économistes sondés par Reuters

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La Fed, Kevin Warsh aux commandes : la hausse est déjà dans les prix

Le FOMC se réunit mardi et mercredi. La décision tombe mercredi en fin de journée à Washington, soit 20 heures à Paris. Le marché table sur une hausse de 25 points de base, qui porterait la fourchette cible à 3,75-4 %. Ce serait un tournant après trois baisses consécutives fin 2025.

Deux publications ont fait basculer les anticipations. Le CPI d’août est ressorti à 3,4 % sur un an, avec une inflation sous-jacente plus chaude que prévu. Par ailleurs, l’emploi américain a surpris par sa vigueur. 162 000 créations de postes ont été enregistrées en août, largement au-dessus des attentes, pour un chômage à 4,1 %. Ensemble, ces chiffres ont fait grimper la probabilité d’une hausse de 56 % à plus de 85 % en quelques jours. C’est ce qu’indique le CME FedWatch, l’outil de référence du marché.

Kevin Warsh a lui-même préparé le terrain. Lors de son discours à Jackson Hole fin août, il a jugé que l’inflation sous-jacente ne s’améliorait pas vraiment. Un ton bien plus ferme que celui de son prédécesseur, Jerome Powell. Le marché anticipe désormais environ 50 % de probabilité d’une seconde hausse en décembre.

Graphique montrant l'évolution du taux directeur de la Réserve fédérale américaine et de la croissance du PIB réel des États-Unis de 2000 à 2026, avec une remontée récente du taux vers 3,75-4 %.
Le taux directeur de la Fed (courbe noire) et la croissance du PIB américain (barres oranges) depuis 2000. Après trois baisses fin 2025, le taux remonte vers la fourchette 3,75-4 % anticipée pour mercredi. Source : MacroMicro.

Bank of England et Bank of Japan : un statu quo, une vraie hausse

La Bank of England publie sa décision jeudi à midi, heure de Londres. Le statu quo à 3,75 % est largement anticipé. Le comité de politique monétaire avait déjà voté 6 contre 3 pour un maintien fin juillet. Trois membres réclamaient une hausse à 4 %. L’autre enjeu porte sur le resserrement quantitatif. La banque pourrait en effet ramener son rythme de ventes d’obligations d’État de 70 à 50 milliards de livres par an.

La Bank of Japan referme la séquence jeudi et vendredi. La décision tombe vendredi après-midi, heure de Tokyo. Un statu quo semble désormais très peu probable. Le marché table sur une hausse de 25 points de base, à 1,25 %. Cette hausse est portée par 97 % des économistes interrogés par Reuters, contre 57 % lors du sondage précédent. La banque centrale avait déjà relevé son taux à 1 % en juin, un plus haut depuis 1995, avant de le maintenir en juillet. Certains économistes anticipent même une nouvelle hausse à 1,50 % d’ici décembre. Le taux terminal évoqué grimpe désormais vers 1,75 % au deuxième trimestre 2027.

Ce paramètre mérite toute l’attention des détenteurs de cryptomonnaies. En août 2024, un tour de vis japonais avait déjà déclenché le débouclage brutal du carry trade. Le Bitcoin avait alors perdu 20 % en deux séances. Cette fois, le risque n’est plus un scénario lointain. La Fed et la BoJ durcissent toutes les deux le ton la même semaine, ce qui peut accélérer un débouclage similaire. Le carry trade yen reste donc un risque immédiat pour le Bitcoin, pas une échéance reportée à janvier.

Bitcoin : la liquidité mondiale plutôt que les 25 points de base

Le Bitcoin évolue autour des 77 800 dollars, loin de ses records de l’été. Le week-end dernier, le CPI conforme aux attentes avait propulsé le cours au-dessus des 78 000 dollars. Mais la hausse des rendements obligataires a ensuite pesé sur le marché. Le canal de transmission est connu. Une Fed plus restrictive fait grimper le coût de l’argent, ce qui pèse alors sur les actifs à risque. Les 21 millions d’unités du protocole ne bougeront pas, quelle que soit la décision de mercredi soir.

Graphique comparant l'évolution du cours du Bitcoin à la masse monétaire mondiale M2 entre 2013 et 2026, montrant une corrélation entre expansion de la liquidité mondiale et hausse du Bitcoin.
Le Bitcoin (courbe noire) suit depuis plus de dix ans les cycles de la masse monétaire mondiale M2 (zone bleue), qui agrège Fed, BCE, Bank of England, Bank of Japan et PBoC. Source : Look Into Bitcoin

Le scénario inverse serait paradoxalement plus explosif. Une Fed qui choisirait de ne pas bouger, contre toute attente, ferait l’effet d’une vraie surprise. Le marché a en effet déjà digéré la hausse. À l’inverse, si la hausse est confirmée comme prévu, l’attention se déplacera vers le dot plot. Le ton de Kevin Warsh en conférence de presse comptera tout autant. Un discours qui confirme une seconde hausse en décembre pèserait plus lourd que le geste de mercredi lui-même.

Fed mercredi, Bank of England jeudi, Bank of Japan jeudi et vendredi : la séquence se referme en trois jours. Pour la première fois depuis longtemps, ce sont des hausses, et non des baisses, qui rythment cette semaine. D’ici la prochaine réunion du FOMC, fin octobre, ce sont surtout les mots de Kevin Warsh qui compteront. Ils pèseront plus que le quart de point lui-même pour fixer le cap de la liquidité mondiale. Et avec lui, l’horizon du Bitcoin jusqu’à la fin de l’année.

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