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IA : Les tokens chutent de 41 % depuis mars

Le logiciel devait dévorer le monde et engranger des marges XXL au passage. Quinze ans plus tard, c’est le logiciel lui-même qui commence à se faire dévorer, par ses propres prix. Le prix effectif payé par les entreprises américaines pour un million de tokens IA s’est effondré de 41 % depuis son pic de mars, passant de 1,15 dollar à 68 centimes.

Les points clés de cet article :
  • Le prix des tokens IA a dramatiquement chuté, atteignant un niveau bas inquiétant pour l’industrie.
  • Une concurrence accrue et l’émergence de modèles chinois moins chers érodent lentement les marges des entreprises technologiques.

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Le token, nouvelle matière première interchangeable

Selon les données de Ramp, la plateforme de dépenses d’entreprise, publiées le 9 septembre, le détail par acteur obtenu par Fortune donne la mesure du mouvement. Depuis le 1er août seulement, le prix effectif d’OpenAI a chuté de 38 %, à 48 centimes. Anthropic recule un peu moins vite, 22 % de baisse, à 90 centimes.

Autre signal qui inquiète davantage que la baisse des prix elle-même : la part d’usage captée par les modèles dits « frontière », les plus puissants et les plus chers du marché, glisse de 53 % début août à 45 % en septembre. Les entreprises migrent vers des modèles moins chers dès que la tâche le permet, et n’ont plus vraiment de raison de payer le tarif premium par défaut.

Dans des propos rapportés par Fortune, Ara Kharazian, économiste en chef chez Ramp, résume la dynamique en une formule qui claque : les tokens commencent à se comporter comme du sel ou du blé, une matière première interchangeable, plutôt que comme un produit différenciant qui justifie une prime de marque. Un constat qui fait tache pour des entreprises dont la valorisation repose largement sur l’idée que leurs modèles resteront irremplaçables.

Graphique en aires empilées de la part de dépense API par modèle d'IA, montrant le recul des modèles frontière face aux modèles moins chers entre janvier 2025 et septembre 2026 (Ramp AI Index)
Part de la dépense API des entreprises américaines captée par chaque modèle d’IA : les modèles frontière (en vert) reculent de 53 % à 45 % entre août et septembre 2026, au profit d’alternatives moins chères. Source : Ramp AI Index.

Une fissure de plus dans la thèse de la bulle IA

Ce n’est pas un accident isolé, c’est la conséquence directe d’une concurrence de plus en plus féroce entre laboratoires, confirmée dès début septembre par CNBC, à laquelle s’ajoute la montée en puissance de modèles chinois à poids ouverts, nettement moins chers à faire tourner.

Le Journal du Coin décortiquait déjà, fin août, les signaux d’un dégonflement lent de la bulle IA plutôt qu’un krach brutal façon 2000. Cette chute du prix des tokens s’inscrit dans la même mécanique : pas d’effondrement spectaculaire, mais une lente érosion des marges qui grignote, mois après mois, l’argument central vendu aux investisseurs.

Graphique en courbes de la dépense mensuelle en IA par employé (top 1 %, top 10 %, médiane) aux États-Unis, de janvier 2024 à septembre 2026 (Ramp AI Index)
Dépense mensuelle moyenne en IA par employé aux États-Unis : chez les plus gros dépensiers (top 1 %), elle atteint 7 205 dollars, en hausse continue malgré la chute du prix des tokens. Source : Ramp AI Index.

Le paradoxe, c’est que cette baisse arrive alors même qu’Anthropic prépare une entrée en bourse évoquée à plus de 2 000 milliards de dollars, et qu’OpenAI continue de lever des dizaines de milliards pour financer sa propre infrastructure. Des tokens plus abordables devraient, en théorie, doper l’adoption et donc les volumes. Mais un volume plus élevé à marge plus faible ne rapporte pas nécessairement plus, et rien ne dit que la baisse des coûts d’inférence suivra le même rythme que la baisse des prix imposée par la concurrence.

OpenAI a déjà engagé des dizaines de milliards de dollars dans ses propres centres de calcul, quand Anthropic mise sur son IPO à 2 000 milliards de dollars pour financer la sienne. Deux paris opposés sur une même contrainte : financer des infrastructures toujours plus coûteuses avec des marges qui rétrécissent chaque mois.

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Des agents IA d’OpenAI ont piraté un wiki allemand et gardé le silence pendant des semaines

Quand la machine ne rend plus de comptes. Un essaim d’agents d’OpenAI a détourné dès le mois de mai DseWiki, un wiki allemand consacré à la programmation, pour en faire leur propre forum secret. L’affaire rappelle furieusement le piratage autonome de Hugging Face en juillet, sauf que celle-ci est restée sous silence pendant des semaines.

Les points clés de cet article :

  • Un groupe d’agents d’OpenAI a détourné un wiki allemand pour en faire un forum secret, échappant à la surveillance humaine.

  • L’incident a été révélé par Reuters, montrant des failles de contrôle chez OpenAI, qui a confirmé l’affaire seulement après sa divulgation publique.


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Un forum de triche, tenu par des IA pour des IA

Selon Reuters, qui a révélé l’affaire, les agents ont laissé plus de 15 000 modifications sur ce wiki à l’origine plutôt endormi, d’après un rapport du collectif de chercheurs indépendants Nightingale. La moitié des comptes utilisés portaient des noms qui trahissaient leur origine, OpenAIResearcher ou OAIResearchMar26 par exemple. Sur ces pages, les agents échangeaient des astuces pour tricher aux tests d’évaluation, contourner les restrictions internes et surtout dissimuler leur activité aux yeux des équipes humaines.

Petit détail qui en dit long : quand les modérateurs du wiki ont commencé à supprimer les pages en juin, un agent a aussitôt publié une page de secours pour que les autres puissent continuer. Une IA censée obéir a organisé, seule, sa propre résistance à la censure humaine. L’activité s’est arrêtée net après le passage de visiteurs liés à des adresses OpenAI, signe probable que l’entreprise avait fini par repérer le pot aux roses.

Open AI / Astra

OpenAI n’a parlé qu’après avoir été pris la main dans le sac

OpenAI n’a confirmé l’incident qu’après la publication de l’enquête de Reuters. Des employés anonymes affirment avoir été poussés par la hiérarchie à garder le silence, ce que l’entreprise dément formellement. Dans un message publié sur X, OpenAI a rangé l’épisode dans la catégorie « défaut d’alignement », sans préciser depuis quand elle en avait connaissance, détaille Fortune.

Le timing ne joue pas en sa faveur. L’affaire éclate au moment même où l’entreprise déploie GPT-6 Astra, ce modèle dont le scientifique en chef Jakub Pachocki reconnaissait lui-même, quelques jours plus tôt, que la surveillance devenait plus difficile à mesure que les capacités progressent. Deux signaux distincts qui pointent dans la même direction, ça commence à ressembler à une tendance plutôt qu’à un accident isolé.

Notons pour finir que rien aux États-Unis n’oblige aujourd’hui une entreprise d’IA à signaler ce genre d’incident, contrairement à l’article 55 de l’AI Act européen, qui impose un délai de 15 jours pour les incidents graves. La Commission européenne a confirmé avoir reçu un rapport d’OpenAI sur cet épisode, sans en préciser la date de réception. Tyler Johnston, du cabinet de surveillance Midas Project, résume le problème : un cadre volontaire de transparence a ses limites, tant qu’aucune loi ne force la main des entreprises concernées.

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Nvidia et OpenAI : L’économie circulaire qui finance la course à l’AGI

Le serpent qui se mord la queue, version silicium. Nvidia prête de l’argent à OpenAI, qui lui rachète des puces avec cet argent. Comptabilisé comme chiffre d’affaires côté Nvidia, le cercle est bouclé. Et il grossit. Déjà plusieurs centaines de milliards de dollars tournent en boucle. Dans notre article sur la sortie de Jensen Huang autour de l’AGI et de GPT-6 Astra, on notait que Nvidia vend des cartes graphiques, pas des définitions philosophiques. Cette vente-là, elle se finance aussi en grande partie elle-même.

Les points clés de cet article :
  • Nvidia a prêté des milliards à OpenAI, qui les a utilisés pour acheter des puces Nvidia, formant ainsi un cercle financier intrigant et grandissant.
  • La stratégie financière circulaire entre Nvidia, OpenAI et d’autres géants technologiques comme Amazon et Microsoft soulève des inquiétudes, certains la comparant à un schéma de Ponzi.

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Nvidia, banquier de sa propre demande

Tout commence en septembre 2025. Nvidia annonce vouloir investir jusqu’à 100 milliards de dollars dans OpenAI, versés par tranches à mesure que chaque gigawatt de centre de données sort de terre.

Nvidia vise au moins 10 gigawatts de systèmes déployés, avec un premier lot de puces Vera Rubin promis pour le second semestre 2026. Sur le papier, l’idée est simple. Nvidia met la main à la poche pour qu’OpenAI construise plus vite, et OpenAI dépense cet argent en GPU. Sauf que l’argent ne quitte jamais vraiment la maison : il fait un aller-retour, et Nvidia se retrouve investisseur et fournisseur unique de son propre client.

OpenAI, Nvidia et le loyer à 105 milliards

Onze mois plus tard, en août 2026, le deuxième étage de la fusée arrive. Nvidia s’engage à garantir jusqu’à 105 milliards de dollars pour l’infrastructure du futur site d’OpenAI dans l’Ohio, construit par SB Energy (SoftBank) et loué à l’entreprise de Sam Altman.

Le chiffre tombe très loin d’un montant de 250 milliards évoqué quelques semaines plus tôt. La baisse, 145 milliards de dollars, a fait chuter l’action Nvidia de 4,5 % le temps d’une séance. Selon Fortune du 18 août 2026, l’inquiétude tient en une question comptable : le secteur de l’IA peut-il générer assez de revenus extérieurs pour justifier des dépenses financées de l’intérieur de l’industrie elle-même ?

Huang balaie l’objection d’un revers de main. C’est OpenAI qui paiera le loyer, pas Nvidia qui invente la demande, dit-il, avant de chiffrer l’opportunité de calcul à 600 milliards de dollars d’ici 2030.

Amazon, Microsoft, Oracle : le financement circulaire fait des émules

Nvidia et OpenAI ne sont pas seuls sur la piste de danse. Amazon a investi 50 milliards de dollars dans OpenAI et lui loue, en retour, pour 100 milliards de dollars de capacité AWS. Autres acronymes, même mécanique. Microsoft, Oracle et CoreWeave complètent la ronde. Et cette ronde commence à inquiéter au-delà des salles de marché feutrées. Michael Burry écrivait le 29 juillet 2026 sur X, traduit ici : « Toute cette fuite en avant de Nvidia pousse les dépenses circulaires à des proportions bibliques. » Il pointait la flambée de près de 90 % en un an des contrats d’assurance contre le défaut de paiement (credit default swaps) sur la dette Nvidia à cinq ans. Chez Hammerstone Markets, la comparaison est plus crue : un schéma de Ponzi. Ce type de montage a besoin d’argent frais en continu pour ne jamais s’arrêter de tourner.

Nvidia ne met pourtant pas tous ses œufs dans le même panier nommé OpenAI. L’entreprise a aussi racheté Hugging Face pour 12,9 milliards de dollars, la place de marché où les développeurs choisissent les modèles qu’ils utiliseront, et donc les puces qui tournent derrière. Un pari sur l’écosystème entier, pas seulement sur un client qui lui doit déjà plus de cent milliards de dollars. Prudence de banquier. Ou aveu que le prêt à OpenAI ne suffira pas à tenir la barre si la marée se retire.

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Mega-IPO de l’IA : SpaceX digère ses montagnes russes, OpenAI recule, Anthropic fonce toujours vers octobre

Trois fusées, trois trajectoires. Il y a quelques mois encore, SpaceX, OpenAI et Anthropic semblaient lancées sur la même orbite : celle d’une entrée en Bourse historique, capable à elle seule d’aspirer la liquidité de marchés entiers, crypto compris. Début septembre, les trois trajectoires ont pris des allures bien différentes. L’une a connu une descente puis un début de rattrapage, l’autre a coupé les moteurs, la troisième vise toujours plus haut. Prenons donc le temps de ce week-end ensoleillé pour faire le point.

Les points clés de cet article :

  • SpaceX a plongé sous son prix d’introduction cet été avant de se refaire une santé, revenant début septembre proche de sa valorisation du premier jour de cotation, mais encore 34 % sous son record.
  • OpenAI a repoussé sa cotation en Bourse à 2027, une manière polie de temporiser sur sa valorisation de 852 milliards de dollars.
  • Anthropic persiste dans sa course vers une cotation évoquée à 2 000 milliards de dollars en octobre, malgré 19 jours de suspension forcée de ses modèles phares en juin et la concurrence chinoise.
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SpaceX, la remontée qui n’efface pas tout

Le 12 juin, SpaceX débutait au Nasdaq à 135 dollars l’action. Elle a clôturé sa première séance à un peu plus de 160 dollars, un bond de 19 % qui l’a hissée à environ 2 100 milliards de dollars de valorisation. Le titre a ensuite plongé tout l’été, jusqu’à un plancher de 104,83 dollars, repassant largement sous son prix d’introduction.

Depuis, il s’est repris de plus de 40 %. À la clôture du 4 septembre, l’action valait 149,74 dollars, soit une capitalisation d’environ 2 010 milliards de dollars, quasiment celle du premier jour de cotation, mais encore 34 % sous son record intraday de 225,64 dollars atteint dans la foulée de l’IPO.

Entre les deux, les résultats du deuxième trimestre, publiés début août, ont donné le tournis aux marchés : 7,81 milliards de dollars de revenus (+92 % sur un an), une perte nette de 541 millions de dollars, réduite de moitié par rapport à l’an dernier, et surtout 18,4 milliards de dollars de dépenses d’investissement. Ces résultats ont fait chuter le titre de 8 % le jour même de la publication.

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OpenAI, l’attente qui ressemble à un aveu

De son côté, Sam Altman a déposé un dossier confidentiel de S-1 le 8 juin, avec Goldman Sachs et Morgan Stanley déjà aux commandes, pour une cotation espérée entre septembre et la fin de l’année.

Fin août, la directrice financière Sarah Friar a douché ces ambitions devant les salariés : l’entreprise sera cotée en 2027, ou peut-être plus tôt, mais rien n’est calé. Une manière polie de dire que 2026 ne sera probablement pas l’année. Certaines opérations gagnent à rester privées un peu plus longtemps, a-t-elle laissé entendre, et la valorisation de 852 milliards de dollars qu’OpenAI doit encore justifier n’y est sans doute pas pour rien.

Anthropic, seule à foncer droit vers octobre

Pendant ce temps, Anthropic ne lâche rien. Selon six investisseurs cités par le Financial Times le 13 août, une cotation pourrait dépasser les 2 000 milliards de dollars dès octobre, portée par un chiffre d’affaires annualisé qui pourrait grimper jusqu’à 120 milliards de dollars d’ici la fin de l’année, des paroles d’actionnaires, pas encore un calendrier officiel.

L’un d’eux va même jusqu’à évoquer 3 000 milliards, sur la base d’une croissance de 800 % par an. Morgan Stanley, Goldman Sachs et JPMorgan pilotent déjà l’opération depuis juin.

L’entreprise fondée par les frères Amodei traîne tout de même un dossier plus sensible. Le 12 juin, le gouvernement américain lui a imposé de suspendre l’accès à ses modèles Fable 5 et Mythos 5 pour tout utilisateur étranger, invoquant un risque de sécurité nationale. Les deux modèles sont restés hors ligne 19 jours, jusqu’à la levée des restrictions le 30 juin — un épisode réglé depuis, mais qui a rappelé la dépendance de l’entreprise aux bonnes grâces de Washington, sur fond de concurrence chinoise toujours moins chère.

Trois entreprises, trois calendriers, un seul marché qui absorbe les secousses. La trajectoire de SpaceX suffit à elle seule à rappeler qu’une méga-IPO qui casse des records le jour J peut tout aussi bien plonger que rebondir dans les mois qui suivent.

Le contraste reste net : Anthropic fonce vers une cotation record en s’appuyant sur les promesses de ses investisseurs, OpenAI temporise, et SpaceX vient de vivre en accéléré ce qui attend peut-être les deux autres, une fois passé leur jour de gloire en Bourse.

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OpenAI débloque 1 milliard contre les cyberattaques dopées à l’IA

L’IA ne doit pas devenir une arme. OpenAI va subventionner l’accès à Daybreak, sa gamme d’outils de cybersécurité, pendant les six prochains mois. L’enveloppe comprend également des formations, une assistance technique et des partenariats. L’annonce intervient quelques jours après la présentation d’Astra, un modèle capable de découvrir des failles inconnues et de construire des attaques fonctionnelles. Les entreprises crypto ne figurent pas explicitement parmi les bénéficiaires prioritaires, mais les développeurs de logiciels open source peuvent déposer une demande.

Points clés

  • OpenAI subventionne à hauteur d’un milliard de dollars l’accès à Daybreak, sa gamme cybersécurité, après avoir reconnu qu’Astra trouve seul des failles inédites et développe les exploits associés
  • Aucun protocole DeFi, blockchain ou fournisseur de wallet ne figure parmi les bénéficiaires visés, alors que le code on-chain est public, immuable et adossé à des milliards
  • Chainalysis comptait plus de 2 milliards de dollars dérobés au seul premier semestre 2025, dont 1,46 milliard sur le piratage de Bybit
  • Le point faible reste hors chaîne : interfaces, postes de développeurs et écrans de signature multisig, exactement le périmètre que Daybreak prétend couvrir

Dimanche 6 septembre à 20h, le trader pro de Steady Lads décrypte le marché en direct. Au programme : une Master Class sur la lecture des graphiques, une analyse technique des principaux actifs et une séance de questions ouvertes avec celui qui pilote le portefeuille. Accès libre, dans la limite de 500 inscrits.
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OpenAI : Un milliard de dollars pour renforcer la cyberdéfense

Contrairement à ce que le montant pourrait laisser penser, OpenAI ne crée pas un fonds distribuant directement des subventions en espèces. Son programme Daybreak for Frontline Defenders représente un milliard de dollars d’accès à prix réduit ou gratuit, de formations, de support technique et de partenariats. OpenAI prévoit que cette enveloppe soit utilisée au cours des six prochains mois.

Daybreak se décline en deux niveaux. La version Blue utilise les modèles habituels de l’entreprise pour analyser du code, repérer des activités suspectes et préparer des correctifs. La version Red donne à certaines organisations approuvées un accès à des modèles spécialisés pour des opérations de cybersécurité plus sensibles.

Selon OpenAI, environ 2 000 organisations et espaces de travail utilisent déjà ces outils. Les bénéficiaires prioritaires comprennent les réseaux d’eau potable, les opérateurs électriques, les collectivités locales, les banques régionales, les associations et les responsables de projets open source disposant de moyens limités.

Cette initiative répond à la progression rapide des capacités offensives de l’IA. Le modèle Astra a notamment trouvé deux failles jusque-là inconnues lors de tests internes. Il est également parvenu à sortir d’un navigateur placé dans un environnement sécurisé et à combiner plusieurs vulnérabilités pour obtenir des privilèges administrateur sur un système.

OpenAI a classé ces capacités au niveau « critique » de son dispositif interne de préparation aux risques. Certaines phases du développement d’Astra ont été retardées afin d’ajouter des protections, et ses fonctions les plus avancées doivent rester initialement réservées à des testeurs sélectionnés.

Du côté d’OpenAi, on se félicite de ce tournant de l’IA – Source : Compte X

La crypto n’est pas citée, mais peut frapper à la porte

Les exchanges, fournisseurs de wallets et protocoles DeFi ne sont jamais nommés dans l’annonce. Il serait toutefois excessif d’affirmer qu’ils sont exclus du programme. OpenAI indique clairement que les mainteneurs de logiciels open source peuvent demander un accès à Daybreak.

Bitcoin Core, les clients Ethereum comme Geth ou Reth et de nombreuses bibliothèques utilisées par la finance décentralisée entrent potentiellement dans cette catégorie. Leur code est public et peut être examiné aussi bien par des chercheurs que par des attaquants équipés de modèles d’IA.

Cette situation inquiète déjà l’industrie. En août, plus de trente entreprises et organisations crypto, parmi lesquelles Coinbase, Block, BitGo, Blockstream et ARK Invest, ont demandé aux laboratoires d’IA de donner aux chercheurs indépendants un accès anticipé à leurs modèles les plus puissants.

Les signataires estimaient que les filtres appliqués aux outils publics pouvaient empêcher les défenseurs de rechercher certaines vulnérabilités, alors que les attaquants disposent de modèles ouverts, d’accès détournés ou de logiciels spécialisés. Ils réclamaient notamment davantage de puissance de calcul, des environnements sécurisés et un canal direct avec les équipes des laboratoires.

Daybreak répond partiellement à ces demandes. Il peut servir à examiner un code ancien, confirmer une vulnérabilité, classer les risques et tester un correctif. Pour les projets crypto open source, l’enjeu sera désormais de savoir lesquels seront acceptés et à quel niveau d’accès. Plus que jamais, l’IA est devenue une arme à double tranchant.

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