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Sous la vase d’un chenal du Cambridgeshire dort depuis 850 av. J.-C. un village de bois incendié dont les textiles n’ont jamais pourri

Sous la vase d’un chenal du Cambridgeshire dort depuis 850 av. J.-C. un village de bois incendié dont les textiles n’ont j...Sous la vase du Cambridgeshire repose Must Farm, un village sur pilotis détruit par un incendie vers 850 av. J.-C. Figé dans une boue anaérobie pendant près de trois millénaires, ce hameau a livré des trésors archéologiques exceptionnels : plus de 180 fragments de textiles, de la vaisselle remplie de résidus alimentaires, et des outils qui semblent avoir été taillés la semaine précédente.

Le datacenter IA, trame idéale pour le premier CPU d’Arm

Dans les datacenters IA, les CPU ont toute leur place pour orchestrer la mécanique. Et le besoin va s’accentuer avec l’agentique.

Il y a quelques semaines, Arm a contextualisé ainsi le lancement de son premier processeur, pour serveurs. Nommé AGI CPU, il est basé sur l’architecture Neoverse V3. Comme, entre autres, les puces Vera (NVIDIA), Graviton (AWS), Cobalt (Microsoft) et Axion (Google).

Arm propose des configurations à 64, 128 et 136 cœurs, dans une enveloppe thermique de 300 W. Il a conçu un serveur de référence (1U, à 1 ou 2 nœuds), décliné en un rack avec refroidissement à air (30U, 36 kW, jusqu’à 8160 cœurs). ASRock et Lenovo en ont aussi à leur catalogue. Comme Supermicro, avec lequel Arm a également conçu un design 42U à refroidissement liquide (200 kW ; jusqu’à 45 696 cœurs).

serveur de référence Arm

Côté mémoire, la DDR a été préférée à la LPDDR, tant pour des questions de coût que de capacité. Vu les limites de bande passante (6 Go par cœur dans la config à 136 cœurs), Arm n’a pas jugé idéal d’intégrer le multithreading – d’autant plus que l’amélioration du rapport performance par watt n’est pas significative. Pour l’I/O, on est sur du PCIe Gen6 (+ CXL 3), en attendant la prise en charge de NVLink dans une future révision de Neoverse.

SAP intéressé pour HANA

rack AGI GPULes datacenters en sont arrivés à une densité d’environ 30 millions de cœurs CPU par GW, affirme Arm. L’entreprise estime que pour absorber les workloads agentiques, il en faudrait 4 fois plus. Et pour cause : ces workloads sont asynchrones, ce qui engendre autant de travail de planification et de contrôle des flux. Des tâches qu’on peut déléguer à des CPU, en concentrant les GPU sur la production des tokens.

L’opérateur coréen SK Telecom fait partie des clients de l’AGI CPU. Il l’exploite comme nœud de tête, en combinaison avec des NPU de Rebellions, pour faire tourner son modèle de fondation A.X.
Arm a aussi rallié Cloudflare et F5 Networks. Ainsi que SAP. Le groupe allemand a déployé HANA sur Graviton chez AWS et cherche à en reproduire les capacités sur d’autres environnements, notamment dans le contexte des offres « souveraines ».

La première demande était toutefois venue de Meta, qui compte utiliser l’AGI CPU en association avec ses accélérateurs MTIA. Il a déjà travaillé avec Arm pour adapter diverses briques logicielles, dont PyTorch, vLLM et FBGEMM (Facebook GEneral Matrix Multiplication). Objectif, dans les grandes lignes : tous les watts économisés sur le CPU alimenteront l’inférence.

AGI CPU

Les néoclouds dans le viseur

Ce SoC est une première pour Arm. Qui, jusqu’ici, vendait de l’IP (blocs de propriété intellectuelle) et du CSS (sous-systèmes packageant ces blocs). En livrant des puces, il se donne la possibilité de toucher des acteurs qui n’ont pas les moyens ou l’échelle pour développer les leurs, en tout cas en temps voulu : telcos, néoclouds, fournisseurs réseau…

Quant à la perspective de concurrencer ses clients actuels, Arm assure ne pas être inquiet : le marché est suffisamment grand. Il rappelle avoir connu, avec le CSS, une situation similaire qui n’a, au final, pas compromis ses relations contractuelles. Son patron Rene Haas avance aussi, à demi-mot, l’argument de la neutralité… que n’auront peut-être pas les « clients-concurrents » (il évoque les CPU Vera, conçus pour fonctionner avec le GPU Rubin, avec une interface spécifique et un nombre de cœurs optimisé).

Arm a des clients engagés pour les deux premières générations de son CPU (2026-2027). Il dit avoir en ligne de mire « plus d’un milliard de dollars de revenus » sur un horizon de 2 ans. La capacité a été sécurisée auprès de TSMC via un partenaire ASIC. La pénurie de mémoire inquiète davantage Rene Haas.

Sur l’IP, Arm annonce un taux de royalties de 5 %, pour autant de marge brute. C’est 10 % sur le CSS. Ses puces, clame-t-il, lui permettront de dégager 50 % de marge brute. Elles feront probablement l’objet d’un segment distinct dans le reporting financier.

Illustrations © Arm

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IBM veut capter les workloads Arm sur ses mainframes

Une « collaboration stratégique » de plus pour IBM, et cette fois, c’est avec Arm.

Principal axe en l’état : la virtualisation des logiciels Arm sur les mainframes. Big Blue ne manque pas la référence aux « workloads modernes », « IA et data-intensive »… Il se projette, à plus long terme, sur des « couches technologiques partagées » entre les deux écosystèmes.

Quelques heures avant cette annonce, ses équipes avaient ajouté un patchset dans le noyau Linux. Il active la virtualisation Arm64 sur s390 en introduisant une couche KVM commune.
Pour le moment, l’instruction SAE (Start Arm Execution) est introduite comme mécanisme d’exécution des invités. De futurs patchs ajouteront, « dans les prochains mois », la gestion des registres système, des interruptions, des PMU, etc.

Apporter les garanties de fiabilité des mainframes à cet écosystème – tout en rapprochant les applications des données – pourrait dissuader les clients de se tourner vers des serveurs Arm spécifiques. A fortiori dans le contexte économique actuel des composants électroniques.

Côté x86, IBM a déjà dans son portefeuille la couche d’émulation PowerVM Lx86. Ce traducteur binaire permet d’exécuter les applications Linux sur quelques gammes de serveurs dont les System p.

À consulter en complément :

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Illustration générée par IA

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