Arrêté en 1985, ce réacteur de Brennilis est toujours en cours de démantèlement et la date de fin a encore reculé
Le réacteur nucléaire expérimental de Brennilis, arrêté le 31 juillet 1985, est toujours en chantier de démantèlement cinquante-cinq ans plus tard. Initialement évalué à quelques millions d'euros, le coût a explosé à 850 millions en 2021, et l'achèvement est désormais repoussé à 2040. Ce cas d'école révèle les défis colossaux du démantèlement nucléaire en France.
La Cour des comptes publie un rapport dévastateur sur l'EPR de Flamanville : le coût du réacteur a été multiplié par sept, passant de 3,3 à 23,7 milliards d'euros, avec douze ans de retard. Les magistrats financiers jugent sa rentabilité « médiocre » et s'inquiètent pour les six futurs EPR2 prévus d'ici 2038.
Superphénix, le surgénérateur français arrêté en 1998, a imposé une gestion extraordinaire de ses 4 700 tonnes de sodium liquide. EDF a dû maintenir ce matériau extrêmement réactif à 180°C pendant presque deux décennies, au coût énergétique d'une ville de 20 000 habitants, pour éviter une explosion catastrophique. 




