Vue lecture

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.

Crypto : le Mexique démantèle une ferme de minage clandestine soupçonnée de blanchir l’argent des cartels

Trois cents cartes graphiques au fond d’une vallée mexicaine. Le parquet fédéral, la marine et les forces de sécurité de l’État de Puebla ont investi une propriété isolée de la commune de Tlaola. Le site se trouve dans la Sierra Norte. Ils y ont trouvé une ferme de minage entièrement clandestine. Les enquêteurs veulent maintenant savoir qui payait l’électricité, et à qui profitaient les cryptomonnaies produites.

Le communiqué du gouvernement de Puebla évoque une piste de blanchiment liée au narcotrafic. L’enquête porte aussi sur un branchement sauvage présumé sur le réseau électrique local.

Points clés

  • Les autorités mexicaines ont saisi environ 300 GPU, un transformateur et huit antennes satellite dans une ferme de minage clandestine à Tlaola, dans la Sierra Norte de Puebla
  • L’enquête porte sur un détournement présumé de courant issu d’un barrage hydroélectrique voisin et sur un possible blanchiment de fonds du narcotrafic
  • Puebla avait déjà repéré trois sites comparables dans le même périmètre et coordonne désormais ses recherches avec les États voisins
  • Chainalysis recense 154 milliards de dollars de fonds reçus par des adresses illicites en 2025, soit moins de 1 % du volume total suivi

SwissBorg, la fintech suisse régulée pour investir dans la crypto. Créez votre compte et gagnez jusqu'à 50€ dès 100€ de transaction en entrant le code JournalDC !
<strong>Rejoindre SwissBorg</strong>
Rejoindre SwissBorg
Lien commercial

Une ferme de minage crypto branchée au réseau électrique mexicain

L’inventaire dressé par les autorités détonne pour un hameau de montagne : environ 300 cartes graphiques, un transformateur, quelque 80 bornes de moyenne tension et huit antennes internet par satellite. Aucune fibre optique ne dessert ce secteur montagneux. La connexion passait donc par l’orbite basse.

Le ministère public cherche à établir si le site siphonnait le courant d’un barrage hydroélectrique voisin. Le complexe de Necaxa se trouve à quelques kilomètres de là. En service depuis 1905, il est exploité par la Commission fédérale d’électricité (CFE). Les 80 bornes de moyenne tension saisies sur place orientent l’enquête dans cette direction.

Un détail intrigue quiconque connaît le matériel : 300 cartes graphiques ne produisent pas de bitcoins. Les ASIC (des circuits intégrés conçus pour une seule fonction, bien plus efficaces qu’un GPU) verrouillent le minage de Bitcoin depuis plus d’une décennie. Un parc de cartes graphiques vise donc des cryptomonnaies alternatives, encore accessibles au minage grand public. Ou alors, il sert simplement de puissance de calcul louée pour l’intelligence artificielle.

« Les cartels de la drogue semblent avoir atteint un nouveau niveau de sophistication.»

David Saucedo, analyste en sécurité, à Reuters

Les autorités ont déjà repéré trois installations comparables dans le même périmètre au cours de l’année écoulée. Elles coordonnent désormais leurs recherches avec les États voisins pour en identifier d’autres. Le parquet fédéral a refusé de commenter auprès de l’agence de presse en raison de l’enquête en cours.

SwissBorg, la fintech suisse régulée pour investir dans la crypto. Créez votre compte et gagnez jusqu'à 50€ dès 100€ de transaction en entrant le code JournalDC !
<strong>Rejoindre SwissBorg</strong>
Rejoindre SwissBorg
Lien commercial

Minage crypto et blanchiment : ce que disent les précédents

L’hypothèse n’a rien d’inédit. Les analystes conformité documentent depuis des années cette typologie : acheter du matériel de minage avec des fonds illicites pour obtenir des cryptomonnaies fraîchement émises, donc vierges de tout historique.

Chainalysis a poussé l’analyse jusqu’aux pools de minage, ces coopératives où des mineurs mutualisent leur puissance de calcul avant de se partager les récompenses. Ses chercheurs ont repéré des adresses de dépôt qui mélangeaient deux origines. D’un côté des fonds liés à des rançongiciels ou à des arnaques, de l’autre des revenus de minage, le tout sur les mêmes plateformes d’échange.

« Le minage de cryptomonnaies est une composante cruciale de notre industrie, mais il présente aussi un attrait particulier pour les acteurs malveillants, car il offre un moyen d’acquérir de l’argent dont la source d’origine on-chain est totalement propre.»

Chainalysis, rapport sur le blanchiment via les pools de minage

Aucun de ces travaux ne dit comment le site de Tlaola gérait ses fonds. L’enquête locale garde deux pistes ouvertes : un revenu tiré du minage sur courant volé, ou un habillage pour de l’argent venu d’autres délits. La « propreté » d’une pièce fraîchement minée reste d’ailleurs toute relative. Chaque transfert ultérieur s’inscrit dans un registre public. Les pools versent depuis des adresses identifiées, et les plateformes régulées savent lire ces schémas. L’électricité détournée, elle, ne laisse aucune trace consultable. Un mineur qui ne paie pas son courant efface la plus grosse ligne de ses coûts d’exploitation.

Crypto et cartels : Washington resserre l’étau sur les flux

Le Trésor américain a sanctionné en mai un réseau qu’il attribue à Armando de Jesús Ojeda Avilés. Celui-ci est accusé d’avoir collecté le produit des ventes de drogue aux États-Unis, de l’avoir converti en cryptomonnaies, puis de l’avoir acheminé vers le cartel de Sinaloa. Washington a par ailleurs classé six organisations criminelles mexicaines, dont Sinaloa, parmi les organisations terroristes étrangères début 2025. De quoi alourdir l’exposition pénale de quiconque manipule ces fonds.

Chainalysis chiffre à au moins 154 milliards de dollars les sommes reçues en 2025 par des adresses signalées comme illicites. Cette progression tient pour l’essentiel aux entités sous sanctions. Le total reste sous la barre de 1 % du volume de transactions que la société surveille. Une réserve méthodologique s’impose : ces calculs excluent en général les paiements classiques aux trafiquants. Il manque, la plupart du temps, les éléments extérieurs qui permettraient d’en établir l’origine criminelle. Un registre public ne suffit pas à distinguer un virement de narcotrafic d’un transfert parfaitement légitime.

Trois cents cartes graphiques génèrent au mieux quelques dizaines de milliers de dollars par an, une paille face aux volumes d’un cartel. C’est la multiplication des sites qui change l’échelle. Puebla a déjà lancé la traque avec les États voisins pour en débusquer d’autres.

Rejoignez SwissBorg et découvrez une autre façon d'investir dans la crypto. Interface fluide, agrégateur qui balaie plusieurs exchanges pour vous obtenir le meilleur prix, cadre régulé européen : tout est pensé pour durer. Et pour commencer du bon pied, le code JournalDC vous rapporte jusqu'à 50 € dès 100 € de transaction.
<strong>Récupérer mon bonus</strong>
Récupérer mon bonus
Lien commercial

L’article Crypto : le Mexique démantèle une ferme de minage clandestine soupçonnée de blanchir l’argent des cartels est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Data centers, minage de Bitcoin : Accusés de tuer la planète, ils chauffent déjà nos maisons

En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées. Ce slogan de la campagne officielle d’économies d’énergie de 1974-1976 pourrait presque trouver sens de nos jours. Presque.

On vous a sans doute déjà servi les deux accusations à la suite. Les data centers de l’IA assèchent les nappes phréatiques et engloutissent des réseaux électriques entiers. Le minage de Bitcoin carbure à l’électricité comme un pays pour fabriquer, au fond, des jetons virtuels. Au fond, les deux procès se ressemblent presque mot pour mot, poncifs compris. Pourtant, ce qu’on raconte rarement, c’est que ces mêmes machines accusées de tous les maux chauffent déjà des logements et des bureaux. Ailleurs, ce sont des piscines qu’elles réchauffent, quelque part dans le monde. En somme, la chaleur existe, elle est même gratuite. Ne manque que le tuyau pour aller la chercher, et ça, c’est un choix, pas une fatalité.

Les points clés de cet article :

  • Data centers et minage de Bitcoin consomment autant d’électricité que des pays entiers, mais la chaleur qu’ils rejettent est tout aussi réelle, gratuite, et largement perdue.
  • Le fameux chiffre de Cambridge n’est pas une étude qu’on refait chaque année : c’est un indice vivant, dont la méthode a été corrigée une bonne fois en 2023, pas rejouée en boucle.
  • Des initiatives concrètes récupèrent déjà cette chaleur pour chauffer logements et infrastructures, de Stockholm à un pavillon français, mais la France peine à généraliser le procédé faute de réseaux urbains adéquats.
Bybit EU, la puissance d'un géant du trading, désormais agréé en Europe. Transférez vos cryptos et recevez jusqu'à 85 € en BTC !
<strong>Profiter de l'offre</strong>
Profiter de l'offre
Lien commercial

Data centers, Bitcoin : la même accusation en écocide

Commençons par les chiffres. L’estimation live de l’indice CBECI de l’université de Cambridge situe la consommation électrique annualisée de Bitcoin à 138 TWh au 29 juillet 2026. C’est l’ordre de grandeur de la consommation électrique annuelle d’un pays comme la Pologne.

Le chiffre ne tient d’ailleurs jamais en place. Fin décembre 2025, Cambridge évaluait aussi la consommation minière annualisée à 190 TWh — une estimation encore préliminaire, pas un bilan annuel figé. Ce n’est surtout pas le même compteur que l’estimation live, retombée depuis à 138 TWh.

L’indice CBECI, un chiffre vivant, pas une étude figée

D’ailleurs, petite mise au point qui s’impose : ce reproche revient en commentaire à chaque publication de ce chiffre. « L’étude de Cambridge, on sait qu’elle ne vaut rien, ils la refont tous les ans », lit-on souvent. Le poncif a la vie dure, mais il confond deux choses. Le CBECI, rebaptisé depuis CBNSI (Cambridge Blockchain Network Sustainability Index), n’est pas une étude republiée chaque millésime. C’est un indice vivant, recalculé en continu au gré du hashrate et du prix de l’électricité.

La seule vraie révision méthodologique remonte à août 2023. Avant cette date, le modèle traitait presque à égalité deux machines très différentes. Un Antminer S9 de 2016 (11,5 TH/s), et un S19 XP Hydro de 2022 (260 TH/s). Cela gonflait artificiellement le poids du vieux matériel dans le calcul. La correction a introduit une pondération dégressive sur cinq ans qui favorise les machines récentes. Elle a aussi fait plonger rétrospectivement l’estimation de 2021, de 104 à 89 TWh. Depuis, la méthode n’a pas bougé d’un iota. Ce qui varie d’un jour à l’autre, c’est le hashrate, pas la formule.

Les data centers, eux, ne ralentissent pas

Les data centers, eux, ont avalé 448 TWh dans le monde en 2025. C’est ce que révèle un rapport de l’Institut pour l’eau, l’environnement et la santé de l’Université des Nations unies, publié en juin 2026. La trajectoire grimpe ensuite vers 945 TWh en 2030, environ 3 % de l’électricité mondiale. Cela représenterait 399 millions de tonnes de CO₂ projetées à cette échéance. De quoi nourrir le même refrain partout, celui d’un secteur qui pompe l’énergie pour produire, au choix, des jetons ou des réponses de chatbot.

Le refrain a d’ailleurs un public. Selon un sondage Gallup mené du 2 au 18 mars 2026, 71 % des Américains se disent opposés. Concrètement, ils ne veulent pas d’un data center près de chez eux. Parmi eux, 48 % le sont « fermement ». Aucun institut ne sonde l’avis des riverains sur les fermes de minage. Pourtant, l’ambiance sur les réseaux sociaux à chaque pic de hashrate n’est guère différente. Au fond, deux industries partagent le même chef d’accusation, et la même paresse à vérifier la source avant de la citer.

Le Bitcoin et les data centers chauffent déjà vos radiateurs

Passons à la pratique. Stockholm récupère la chaleur d’un data center depuis 1979, année où IBM a branché le tout premier tuyau sur le réseau urbain, raconte DataCenterDynamics. Depuis, l’opérateur public Stockholm Exergi alimente en chauffage urbain l’équivalent de 800 000 habitants au total, data centers compris parmi ses sources. L’opérateur DigiPlex, lui, y raccorde à lui seul 10 000 logements chauffés par la chaleur de ses data centers depuis 2018. Bref, rien de neuf sous le soleil suédois, juste quarante-sept ans d’avance sur tout le monde. En France, le quartier de Val d’Europe chauffe un parc d’entreprises depuis 2012 grâce à un data center voisin. L’eau y circule à 55 degrés dans les tuyaux.

Le minage de Bitcoin s’y met aussi

Côté minage, le format rétrécit mais le principe ne change pas d’un iota. À Vancouver, l’entreprise MintGreen a lancé en 2022 ses chaudières numériques sur le réseau de chaleur de Lonsdale Energy. Elle avançait un objectif chiffré dès son lancement : 96 % de l’électricité minière récupérée en chaleur pour près d’une centaine de bâtiments. Autrement dit, c’est un chiffre avancé par le projet lui-même, non confirmé par un audit indépendant.

Puis, en France, la startup nantaise Hestiia va plus loin. Concrètement, cofondée en 2016 par Alexandre Vinot, elle a lancé en 2024 des radiateurs individuels équipés de puces de minage recyclées. Résultat : ils chauffent un salon tout en générant quelques satoshis. Son directeur des opérations, Antoine Cossart, résume l’idée à sa façon, il a remplacé le radiateur classique par un ordinateur.

En février 2024, l’entreprise revendiquait une centaine d’installations et près de 200 livraisons. Depuis, elle a réorienté son modèle. Dès mars 2024, elle a mis fin à la vente aux particuliers pour se concentrer sur le B2B. Son radiateur myEko Pro cible désormais les bailleurs et promoteurs, un virage soutenu par le plan France 2030.

Pourquoi la France peine à recycler la chaleur de ses data centers

Et pourtant, en France, le chantier avance au ralenti. Depuis le 30 avril 2025, la loi DDADUE oblige tout data center de plus de 1 MW à valoriser sa chaleur fatale. Il ne s’agit plus seulement de l’étudier. Le texte, codifié à l’article L.236-2 du code de l’énergie, est entré en vigueur le 1er octobre 2025. Son décret d’application, le décret n° 2025-1382 du 29 décembre 2025, est lui entré en vigueur le 1er janvier 2026.

Il fixe la barre à un facteur de réutilisation énergétique d’au moins 20 %. Ce seuil est appelé à grimper jusqu’à 40 % à mesure que la technologie progresse. Sur le papier, l’ambition tient la route. Dans les faits, un premier bilan du secteur le constate, le dispositif ne fonctionne « qu’en milieu urbain dense, et nulle part ailleurs ». Et les récalcitrants ne s’en tirent pas indemnes pour autant : mise en demeure d’abord. Puis vient une amende pouvant grimper jusqu’à 50 000 euros, selon Hellio.

Corbeil-Essonnes, un chantier sans tuyau

Prenez le chantier de Corbeil-Essonnes, sur l’ancien site IBM. Cent vingt-cinq mégawatts de puissance annoncée, et la question du réseau de chaleur à construire encore ouverte, débattue lors de l’enquête publique. À ce jour, rien n’est branché, contrairement à ce que raconte la rumeur qui circule sur cette ville. Le problème n’est pas la technologie du site. Un data center géant posé loin d’une zone dense n’a tout simplement personne à qui donner sa chaleur. Stockholm, elle, a bâti son réseau urbain dans les années 1970, après les chocs pétroliers, bien avant l’arrivée du moindre serveur. Brancher un data center dessus n’a rien coûté de plus qu’un tuyau supplémentaire.

Un choix politique, pas technique

Le choix politique est là, pas dans la puce. En effet, une carte mère qui mine du Bitcoin et un GPU qui entraîne un modèle de langage produisent, watt pour watt, la même chaleur perdue. Ce qui les sépare, c’est qui a décidé, des décennies à l’avance, de construire le tuyau. Et ce tuyau ne s’improvise pas : un réseau de chaleur urbain se chiffre en dizaines de millions d’euros. En clair, il se planifie sur une génération, pas sur la durée de vie d’un data center. La loi peut bien exiger 20 % de chaleur valorisée, elle ne fait pas apparaître le réseau qui manque à Corbeil-Essonnes ou ailleurs. Autrement dit, un décret ne construit pas un tuyau. Un choix politique, si.

La bataille de l’image ne s’arrête pas aux data centers ni aux fermes de minage. Marathon Digital promettait, en juin 2024, de réutiliser la chaleur d’une ferme de minage de 2 MW en Finlande. L’objectif : chauffer environ 11 000 logements dans une ville voisine. Résultat : le projet reste local, faute de réseau de chaleur où se brancher ailleurs, exactement le problème que rencontre aujourd’hui le chantier de Corbeil-Essonnes. En clair, le GPU qui entraîne un modèle de langage et l’ASIC qui mine un bloc chauffent au même degré près. Ce qui les sépare, c’est un tuyau que personne n’a encore posé, ni à Corbeil-Essonnes, ni ailleurs. Un choix, pas une fatalité.

Bybit EU déroule le tapis rouge : jusqu'à 85 € en BTC en cumulant le bonus de bienvenue et le parrainage. Déposez 100 €, recevez jusqu'à 60 € en BTC, et 25 € de plus par ami parrainé. Ouvrez votre compte et lancez-vous.
<strong>Créez mon compte Bybit</strong>
Créez mon compte Bybit
Lien commercial

L’article Data centers, minage de Bitcoin : Accusés de tuer la planète, ils chauffent déjà nos maisons est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Économie : Google mise 13 milliards d’euros sur la Finlande pour alimenter son IA

Treize milliards d’euros pour un pays de 5,6 millions d’habitants. Google prévoit d’investir au moins cette somme en Finlande sur 2027 et 2028. Concrètement, l’enveloppe se répartit entre de nouveaux data centers dédiés à l’intelligence artificielle et un accord d’approvisionnement en électricité nucléaire. Elle financera aussi le renforcement du réseau censé acheminer ces mégawatts.

Derrière l’annonce se joue la bataille que connaissent les mineurs de bitcoin depuis dix ans. Autrement dit, elle porte sur les mégawattheures bon marché, décarbonés et déjà raccordés. La Finlande en dispose, et Google vient d’en réserver une part considérable.

Points clés

  • Google prévoit au moins 13 milliards d’euros en Finlande sur 2027 et 2028, près de trois fois son cumul investi depuis 2009
  • Le paquet couvre des data centers IA, un accord d’approvisionnement nucléaire et le renforcement du réseau géré par Fingrid
  • Google a déjà pris pied chez d’anciens mineurs de bitcoin comme TeraWulf et Cipher Mining pour leurs raccordements électriques
  • Le minage conserve deux atouts face à l’IA : la coupure en quelques secondes et la revente de sa chaleur fatale
Pour son premier anniversaire, Steady Lads casse les prix : ‑25% sur l'abonnement annuel, ‑20% sur le mensuel. Analyses de Cara, live hebdo, suivi du portefeuille en direct, tout est inclus. Attention, l'offre ferme dimanche 13 au soir.
<strong>J'accède à l'offre</strong>
J'accède à l'offre

Google, la Finlande et un accord nucléaire à 13 milliards d’euros

Hamina n’est pas un site pilote. Google y a racheté en 2009 l’usine à papier de Summa. Concrètement, l’acquisition, menée auprès du groupe Stora Enso, s’est faite pour une quarantaine de millions d’euros. L’entreprise a ensuite reconverti les tunnels de l’ancienne papeterie en circuit de refroidissement. L’eau de mer, puisée dans le golfe de Finlande, alimente le dispositif. Depuis 2011, le campus n’a cessé de grossir.

Avec ce site, l’entreprise revendique déjà plus de 4,5 milliards d’euros engagés dans le pays. De plus, un milliard supplémentaire a été annoncé en 2024 pour l’agrandir. Résultat : la nouvelle enveloppe représente près de trois fois ce cumul, concentrée sur deux exercices. La chaleur du campus est par ailleurs cédée gratuitement au réseau de chauffage urbain de Hamina. L’objectif : couvrir environ 80 % de ses besoins annuels.

Le volet électrique reste le plus stratégique. Olkiluoto 3 a porté la part du nucléaire à environ 40 % du mix finlandais. Le réacteur est entré en production régulière en 2023. L’EPR de 1 600 MW, le plus puissant d’Europe, a tiré les prix de gros du pays vers le bas. En particulier, certaines heures ont même affiché un prix négatif au printemps. Or, c’est cette électricité pilotable et bon marché que Google sécurise par contrat pour faire tourner ses futurs clusters.

Toutefois, tout n’est pas rose dans ce tableau énergétique, et le réseau reste sous pression. En effet, Fingrid, le gestionnaire du réseau de transport finlandais, croule sous les demandes de raccordement : data centers, électrolyseurs à hydrogène, parcs éoliens. Les puissances cumulées demandées dépassent largement la pointe de consommation nationale. Au total, une part des 13 milliards annoncés doit précisément financer ces raccordements et les lignes qui vont avec.

Pour son premier anniversaire, Steady Lads casse les prix : ‑25% sur l'abonnement annuel, ‑20% sur le mensuel. Analyses de Cara, live hebdo, suivi du portefeuille en direct, tout est inclus. Attention, l'offre ferme dimanche 13 au soir.
<strong>J'accède à l'offre</strong>
J'accède à l'offre

Crypto : les mineurs de bitcoin en première ligne de la guerre des électrons

Un mégawattheure vaut plus cher pour un cluster d’entraînement IA que pour un ASIC. En clair, cette puce est gravée pour le seul calcul du minage. Depuis le halving d’avril 2024, qui a ramené l’émission à 3,125 BTC par bloc, les mineurs négocient au centime près le kilowattheure. En face, les loueurs de puissance de calcul signent des contrats pluriannuels à plusieurs milliards de dollars.

L’Europe du Nord a déjà arbitré une première fois. La Suède a supprimé en juillet 2023 son abattement fiscal sur l’électricité consommée par les data centers. Conséquence : ses hangars de machines se sont vidés. La Norvège a enchaîné avec un moratoire temporaire sur les nouveaux centres de minage. Les électrons scandinaves n’ont pas manqué de repreneurs pour autant. Les mêmes sites, les mêmes lignes et les mêmes postes de transformation intéressent désormais l’intelligence artificielle.

Google mise sur les actifs des mineurs de bitcoin

De fait, Google connaît la valeur de ces actifs pour l’avoir payée. Ainsi, le groupe a garanti jusqu’à 3,2 milliards de dollars d’engagements locatifs de TeraWulf contre environ 14 % de son capital. L’ancien mineur de bitcoin héberge aujourd’hui des GPU sur son site de Lake Mariner, dans l’État de New York. De même, un montage comparable a été adossé aux contrats de Cipher Mining, autre société née du minage. Ces infrastructures existent parce que des mineurs ont passé des années à décrocher des raccordements dont personne ne voulait.

Le minage garde deux arguments que l’IA ne peut pas répliquer. D’abord, une ferme de bitcoin se coupe en quelques secondes sur signal du gestionnaire de réseau. À l’inverse, un entraînement de modèle interrompu coûte des semaines de calcul. Sa chaleur fatale se recycle aussi. MARA, ex-Marathon Digital, a par exemple branché un site de 2 MW en 2024. Il alimente le réseau de chaleur d’une commune finlandaise de 80 000 habitants. C’est la même logique que Google applique à Hamina.

Le prochain halving, attendu au printemps 2028, réduira encore la récompense de bloc. Ce sera au moment précis où les premiers campus finlandais de Google monteront en charge. Les mineurs qui traverseront cette fenêtre seront ceux qui vendent déjà autre chose que du hashrate. Certains monétisent leur flexibilité auprès des gestionnaires de réseau. Enfin, d’autres revendent leur chaleur aux réseaux urbains, ou même leurs raccordements aux géants du cloud.

Cela fait un an que vous suivez peut-être les analyses de Cara sur le Journal du Coin. Steady Lads, c'est la version complète : un portefeuille public suivi en temps réel, chaque position expliquée, un live chaque mardi et une communauté active pour échanger. Jusqu'au dimanche 13 inclus, profitez de l'offre anniversaire à prix réduit !
<strong>Profiter de l'offre anniversaire</strong>
Profiter de l'offre anniversaire

L’article Économie : Google mise 13 milliards d’euros sur la Finlande pour alimenter son IA est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

Bitcoin : Les mineurs de BTC pourraient tirer 70 % de leurs revenus de l’IA fin 2026

Reconversion express dans les hangars du Texas. Les bâtiments restent, les contrats d’électricité au rabais aussi. Mais à l’intérieur, les machines de minage cèdent la place, rack après rack, à des cartes graphiques Nvidia. Le mouvement n’a rien de neuf, puisque les mineurs se tournent vers l’IA depuis deux ans déjà. Ce qui change, c’est la vitesse. Au printemps, une projection à 70 % de revenus issus de l’IA d’ici décembre passait pour audacieuse. Les comptes du deuxième trimestre, publiés en août, l’ont rendue presque timide. Chez les premiers de la classe, le minage de bitcoins est déjà devenu une activité d’appoint.

Les points clés de cet article :
  • CoinShares a visé une transformation radicale des mineurs de Bitcoin vers l’IA avec une projection de 70 % de revenus issus de l’IA d’ici 2026.
  • Core Scientific et TeraWulf ont déjà franchi des étapes clés, enregistrant une part significative de leurs revenus grâce à l’hébergement haute densité dès le deuxième trimestre 2026.

Nouvelle offre OKX exceptionnelle : jusqu'à 5 000 € de bonus sur vos dépôts du 06 au 31 août, sans condition de trading ! Offre cumulable avec le bonus de 300 € en BTC à l'inscription.
<strong>Rejoindre OKX</strong>
Rejoindre OKX
Lien commercial

Mineurs Bitcoin : la prophétie de CoinShares déjà dépassée

La projection vient de CoinShares, dans une note signée DJ Shaw le 30 mars. Le gestionnaire, qui pilote l’ETF WGMI dédié aux sociétés de minage, y écrivait que ces entreprises « pourraient tirer jusqu’à 70 % de leurs revenus de l’IA et du calcul haute performance d’ici la fin 2026, contre environ 30 % au début de l’année ». Cinq mois plus tard, deux de ses quatre premières lignes ont déjà coché la case.

Core Scientific a encaissé 136,7 millions de dollars de revenus d’hébergement haute densité au deuxième trimestre, soit 83 % de son chiffre d’affaires. Un an plus tôt, cette ligne pesait 10,6 millions. Le minage, lui, ne rapporte plus que 27,5 millions. TeraWulf suit le même chemin avec 31,9 millions de location de capacité de calcul, 71 % de ses revenus, contre 12,8 millions tirés du bitcoin. Et Riot a mis un pied dans la porte (23,2 millions de revenus data center) avant de signer, le 11 août, un bail de vingt ans à 9,1 milliards de dollars avec Anthropic. Le titre a bondi de 20 % en préouverture ce jour-là.

Le hashprice des mineurs Bitcoin ne laisse pas vraiment le choix

Le moteur de ce basculement tient en un mot, le hashprice, autrement dit le revenu quotidien que rapporte une unité de puissance de calcul. Il végète autour de 30 dollars par pétahash et par jour depuis mars, contre 63 dollars à l’été 2025. Le bitcoin lui-même a touché 64 000 dollars mi-août, avant de rebondir de 27 % en un mois pour revenir flirter avec les 80 000 dollars ce vendredi. Autrement dit, à peu près le coût de production moyen des mineurs cotés. On mine à l’équilibre, dans le meilleur des cas.

Nouvelle offre OKX exceptionnelle : jusqu'à 5 000 € de bonus sur vos dépôts du 06 au 31 août, sans condition de trading ! Offre cumulable avec le bonus de 300 € en BTC à l'inscription.
<strong>Rejoindre OKX</strong>
Rejoindre OKX
Lien commercial

Les comptes des purs mineurs le confirment. MARA a produit 2 422 BTC au deuxième trimestre, mais son chiffre d’affaires a reculé de 27 % sur un an et sa perte nette atteint 611 millions de dollars. Riot a extrait 1 587 bitcoins pour une valeur unitaire de 71 667 dollars, contre 98 800 un an plus tôt, et ses coûts absorbent désormais 69,6 % de sa production. Bitdeer a affiché une perte brute malgré un chiffre d’affaires en hausse de 47 %. Difficile, dans ces conditions, de convaincre un conseil d’administration de commander de nouveaux ASIC plutôt que des GPU.

L’IA vide les fermes de minage plus vite que le réseau Bitcoin ne rétrécit

Les chiffres agrégés sont sortis le 20 août. Selon la lettre Miner Weekly de BlocksBridge, les mineurs cotés ont vu leur puissance de calcul cumulée passer de 368,3 à 319 exahashes par seconde entre le quatrième trimestre 2025 et le deuxième trimestre 2026, un recul de 13,4 %. Hors Bitdeer, qui a fait l’inverse en gonflant sa capacité de 44 %, la cohorte a même sabré 21,2 % de son hashrate. Le réseau, lui, n’a perdu que 10,6 % sur la période. Les mineurs cotés débranchent plus vite que la concurrence, et redirigent les mégawatts vers l’IA.

Le prix à payer se lit dans les bilans. Neuf mineurs ont investi 5,11 milliards de dollars sur le premier semestre pour 341 millions de revenus IA, un ratio de quinze pour un. BlocksBridge le résume sans détours, les contrats d’électricité et le foncier « donnent une longueur d’avance, mais convertir ces actifs en capacité IA exige des sous-stations, des bâtiments, du refroidissement, du réseau et parfois des GPU ». Pour financer tout cela, le secteur a choisi la dette et la vente de ses réserves plutôt que la patience.

Ce précédent existe déjà ailleurs, chez les foncières de centres commerciaux reconverties en entrepôts logistiques. Le mineur devient un propriétaire immobilier qui loue des mégawatts à Google, Microsoft ou Anthropic, et un géant du Bitcoin qui brade 27 % de son trésor en BTC pour financer le chantier n’étonne plus grand monde. Au deuxième trimestre, les revenus IA des neuf mineurs suivis par BlocksBridge ont progressé de 52 % en trois mois, à 205,8 millions de dollars.

C'est le moment de rejoindre OKX ! Créez votre compte pour débloquer jusqu'à 300 € en BTC, puis cumulez un bonus de 8 % sur vos dépôts pouvant atteindre 5 000 € : deux offres cumulables, valables jusqu'au 31 août.
<strong>Ouvrir un compte OKX</strong>
Ouvrir un compte OKX
Lien commercial

L’article Bitcoin : Les mineurs de BTC pourraient tirer 70 % de leurs revenus de l’IA fin 2026 est apparu en premier sur Journal du Coin.

💾

❌