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Montez votre premier cyberdeck à l'aide de ce PDF gratuit

Je suis trop content, le numéro d'août du magazine officiel Raspberry Pi est sorti avec un dossier spécial cyberdeck en couverture, et ses 132 pages sont téléchargeables gratuitement en PDF.

Un cyberdeck, si ça ne vous dit rien, c'est un ordinateur portable bricolé à la main. Petit écran, clavier physique, look cyberpunk assumé. On fabrique la machine que le commerce ne vend pas, pour un usage qui n'appartient qu'à soi. J'en ai déjà montré un y'a pas longtemps, même si faut encore voir ce que ça donne une fois posé sur un bureau.

Le dossier de Raspberry Pi Magazine en aligne une dizaine. Un Amstrad PPC 640 de 1987 vidé de ses entrailles pour loger un Raspberry Pi 3 et une appli de narration qui se déclenche à l'insertion d'une disquette. Une machine à écrire Smith Corona de 1989 refaite à neuf autour d'un Raspberry Pi 4. Un sac à dos qui trimballe un labo mobile, radio logicielle et outils Kali Linux...etc. Y'a de quoi faire !

On y croise aussi un Hackberry Pi monté en outil de pentest, une pochette rose façon clutch avec un Pi Model A+, et le PiDex Doomsday Companion, caisse étanche à panneau solaire qui embarque Wikipedia sur clé USB.

Vient ensuite le montage pas à pas. Brian Corteil y déroule la construction d'une machine logée dans une valise étanche de type Pelican (lien affilié), avec un Raspberry Pi 5, un écran tactile 7 pouces, un clavier Bluetooth, une carte son USB et une batterie LiPo protégée par un fusible.

Et rassurez-vous, le tuto ne se contente pas d'aligner des références à commander sur Amazon... Non, il détaille même le calcul d'alimentation à faire à la main, I = P/V, soit 28 W et environ 5,6 A pour un Pi 5 et son écran à pleine luminosité. Il conseille également de prototyper en carton votre cyberdeck avant de vous lancer dans la CAO, et préfère un power bank au LiPo pour ceux qui ne veulent pas jouer avec les batteries (BOUM !).

Pour récupérer le fichier PDF du magazine, le lien passe d'abord par une page de don. Si vous êtes un gros radin, le bouton No thanks, take me to the free PDF déclenchera quand même le téléchargement sans compte ni adresse mail. C'est en anglais bien sûr et pour ceux qui aiment le toucher du papier, l'édition physique coûte 7,99 livres.

Ah et le contenu est sous licence Creative Commons BY-NC-SA 3.0, sauf mention contraire. Amusez-vous bien !!

Sa famille vidait la batterie, alors il a électrifié sa Steam Deck

Alors celle-là, c'est la meilleure ! Conroyy Jenkinss en avait tellement marre que sa famille lui vide la batterie de sa Steam Deck sans jamais la recharger qu'il a fini par coller des pics et un taser dessus. Oui, un taser, le mec est fou !

Il a posté son truc hier sur r/SteamDeck en racontant comment il s'y est pris. "J'en avais marre que ma famille vide toujours la batterie de ma console sans la recharger", donc il a modélisé une coque hérissée de pointes dans Blender, l'a imprimée en 3D et l'a clipsée sur la bête. Plus moyen comme ça de la tenir en main confortablement.

Vous allez me dire qu'il exagère, sauf qu'une Steam Deck n'est plus vraiment l'objet qu'on prête à la légère. Le modèle OLED 1 To est passé de 649 à 949 dollars, du jour au lendemain, à cause de la flambée du prix des composants donc à ce tarif, je comprends qu'il y tienne plus qu'à ses propres gosses ^^/

Sauf que la coque à pointes ça ne lui suffisait pas. Il a donc branché un Raspberry Pi avec un petit haut-parleur, une caméra de détection d'objets et un servomoteur, puis écrit un script Python.

Quand la caméra repère quelqu'un dans le champ, ça balance un clip audio débile, ça attend quelques secondes, et le servo déclenche un taser monté sur le dessus de la console. C'est la même techno que celle qui sert normalement à repérer un colis devant votre porte , sauf qu'ici elle repère votre petit frère.

Rassurez-vous quand même pour la famille. Quand on y regarde d'un peu plus près, le taser ne peut atteindre personne depuis son perchoir. Il crépite dans le vide, façon épouvantail. Ça fait donc quand même un peu peur, mais ça n'électrocute pas, sauf si on met son doigt.

Dans les commentaires sur Reddit, les gens se sont demandé pourquoi il n'avait pas juste mis un mot de passe. Mais lui explique que ça minimise le risque que sa famille y touche. Ils sont forcés de lui demander la permission maintenant.

Voilà, d'après l'auteur lui-même, c'est "clairement le truc le plus con que j'aie jamais construit, mais ça marche, et plus personne n'y touche". Après, c'est pénible aussi pour lui parce que quand il veut jouer, il faut qu'il enlève la coque avec les piques et qu'il désactive le taser.

Mais il reconnaît que ça vaut le coup quand même ^^.

Source

Chrome tourne enfin sur Raspberry Pi (si vous savez où cliquer)

Si vous avez un Raspberry Pi et que Chromium commence à vous fatiguer, le VRAI Chrome, celui des chads que vous êtes, est enfin dispo en ARM64 !! Enfin, dispo... Si vous savez où chercher, parce que la page de téléchargement de Google vous propose toujours l'installeur amd64, qui ne tournera jamais sur votre machine. C'est Joey Sneddon, d'OMG! Ubuntu, qui a trouvé la combine en bidouillant l'URL depuis son Pi 5.

Avant toute chose, vérifiez que vous êtes bien en 64 bits, parce qu'un système 32 bits refusera le paquet :

dpkg --print-architecture

Si ça répond arm64, le fichier est , 126 Mo. Il s'installe comme n'importe quel .deb local, en laissant apt gérer les dépendances :

wget https://dl.google.com/linux/direct/google-chrome-stable_current_arm64.deb
sudo apt install ./google-chrome-stable_current_arm64.deb

Le RPM existe aussi pour les distributions qui préfèrent, en remplaçant la fin du nom par aarch64.rpm.

J'ai ouvert le paquet pour regarder ce qu'il y avait dedans. Son fichier de contrôle annonce google-chrome-stable en version 150.0.7871.186, architecture arm64, un peu plus de 400 Mo une fois installé. Soit exactement la même version que le paquet x86 poussé le même soir. Le même Chrome, à la même révision.

Et le canal stable n'est pas seul. Le dépôt de Google sert aussi la beta (151.0.7922.47), la dev (152.0.7967.2) et la canary (152.0.7974.0) pour les puces ARM, et son fichier Release déclare noir sur blanc les deux architectures. Les quatre canaux ont été publiés dans la même minute que leurs équivalents x86.

Est-ce qu'on se retrouve coincé sur cette version, à re-télécharger le .deb à la main tous les mois ? Non. Le script de post-installation contenu dans le paquet ajoute le dépôt Google en précisant l'architecture, et les cinq paquets y sont indexés en arm64 exactement comme en x86. Les mises à jour ont donc de quoi arriver par apt, comme d'habitude.

Alors pourquoi s'embêter, puisque Chromium tourne sur ARM depuis des années ? Pour deux trucs. D'abord ma synchro du compte Google, qui ramène favoris, mots de passe et extensions. Et ensuite, Widevine, le module DRM, qui est ici un vrai binaire aarch64 et pas une couche de compatibilité comme l'émulateur FEX financé par Valve . Netflix et les autres plateformes à DRM s'ouvriront enfin sur un SBC !!!

Mais avec une nuance à connaître avant de vous réjouir qui est que sous Linux, Widevine reste au niveau "Software Secure". Cela veut dire que sur Netflix, la qualité plafonnera entre 720p et 1080p. De la HD donc et pas de la 4K. Désoléééé !

Google avait promis tout ça en mars, pour le deuxième trimestre et son billet annonçait même une installation via chrome.com/download pour les autres distributions, ce qui est malheureusement le morceau qui manque aujourd'hui.

Cela veut dire aussi que rien ne garantit que ce paquet soit considéré comme étant prêt par ses auteurs donc si votre machine doit rester stable, laissez passer quelques semaines avant de vous y essayer.

Manque plus que quelqu'un chez Google ait le courage d'appuyer sur "publier".

Source

uhubctl - Couper le courant d'un port USB en une commande

Votre clé 4G ou Wifi que vous avez connectée en USB sur un vieux serveur situé au fond du garage, plante une fois ou deux fois par semaine et à chaque fois faut aller débrancher la clé et la rebrancher pour la réveiller / ressusciter ? Et bien c'est fini la galère les amis, puisque uhubctl règle ça en une commande. Cet outil coupe puis rallume le courant d'un port USB précis, sans que vous n'ayez à toucher au moindre câble.

C'est donc un petit utilitaire en ligne de commande, écrit en C par Vadim Mikhailov, qui pilote l'alimentation électrique de vos ports USB un par un. uhubctl -a off -p 2 éteint le port 2, -a on le rallume, et -a cycle enchaîne les deux avec une petite pause au milieu. C'est pile-poil ce qu'il faut pour rebooter par exemple un modem 4G figé ou une webcam qui ne répond plus.

Par contre, désolé mais ça ne fonctionne pas sur n'importe quel hub USB. Il vous faut un hub intelligent qui gère le per-port power switching, autrement dit capable de couper le jus d'un seul port sans toucher aux autres. Rassurez-vous, si vous ne savez pas quoi acheter, le projet maintient une liste de modèles compatibles que vous pouvez consulter ici .

Après y'a certains hubs qui coupent bien la connexion data mais laissent passer le courant (le fameux VBUS). Du coup vous croyez avoir éteint le port, et le téléphone branché dessus continue tranquillement de charger. Alors pour vérifier, branchez un ventilo ou une petite lampe USB et lancez la coupure. Si ça s'arrête vraiment, votre hub est bon. Sinon il sait uniquement couper la data, et pas l'alim.

Mais en tout cas, une fois le bon matériel entre les mains, les usages deviennent vraiment sympas ! Par exemple, avoir un disque dur USB alimenté seulement quand vous en avez besoin, histoire de tuer le phantom load qui bouffe du courant pour rien (pensez juste à bien le démonter avant de couper le jus, sinon bonjour la corruption ^^).

Y'a aussi le cluster de Raspberry Pi que vous allumez et éteignez nœud par nœud. Ou encore un plugin OctoPrint qui coupe l'alim USB de l'imprimante 3D une fois l'impression finie. Y'a même des bidouilleurs qui pilotent un ventilo ou une guirlande LED avec.

Côté installation, rien de méchant : apt install uhubctl sur Debian, Ubuntu et Raspbian, brew install uhubctl sur Mac. Sous Linux il faudra passer par sudo ou poser une règle udev pour les permissions, sinon l'outil râlera. Sur Windows par contre, laissez tomber pour la coupure d'alim. Le driver USB de Microsoft ne laisse pas passer la commande, donc uhubctl compile mais n'éteint rien du tout.

Et si vous visez le Raspberry Pi, gardez un œil sur ses bizarreries car sur pas mal de modèles, tous les ports sont liés. Si vous en coupez un, vous les coupez tous. La parade classique, c'est donc de brancher un vrai hub compatible sur le Pi et de piloter ses ports à lui.

Et si vous cherchez quoi en faire côté DIY de votre Pi, j'avais listé 130 idées pour votre Raspberry Pi qui se marient bien avec ce genre de contrôle à distance.

Bref, si vous bricolez de la domotique ou un rack de Raspberry Pi, vérifiez d'abord votre hub, puis foncez. C'est gratuit, open source et ça évite pas mal d'allers-retours vers la multiprise.

Inky Bird Frame - Les piafs du jardin en planches naturalistes

Vous vous souvenez de BirdNet-Pi ? Ce montage dont je vous avais parlé, qui collait un micro sur un Raspberry Pi pour reconnaître les piafs du jardin à l'oreille ? Et bien Henry Sowell, un maker qui signe sous le pseudo de veteranbv, vient de pousser le délire un cran plus loin avec Inky Bird Frame. Il s'agit d'un cadre e-ink accroché au mur qui affiche les oiseaux repérés autour de chez vous, façon planches naturalistes de carnet de terrain du 19e siècle.

Dans le cadre, un écran Pimoroni Inky Impression de 13,3 pouces, du e-paper 6 couleurs en 1600x1200, avec un Raspberry Pi Zero 2 W planqué derrière qui se contente d'afficher l'image. Mais le vrai boulot se fait ailleurs, sur un contrôleur (un Pi 4, ou n'importe quel Mac ou Linux qui traîne chez vous) qui surveille les observations publiques d'oiseaux dans un rayon configurable autour de votre maison.

Le cadre en situation, avec sa planche Eastern Bluebird ( Source )

Pour les données, vous prenez ce qui vous arrange. iNaturalist par défaut, eBird si vous préférez (avec un plafond à 50 km et 30 jours), ou même votre propre station BirdWeather si vous en avez déjà une qui écoute le jardin. Et grâce à àa, dès que vos micros captent une fauvette, hop, elle s'affiche sur votre mur.

C'est chouette hein ? (vous l'avez ?)

Aussi, quand une espèce jamais croisée dans votre coin pointe le bout de son bec, et que sa planche n'existe pas encore, hé bien le contrôleur la fabrique alors avec Codex, le CLI d'OpenAI, que le projet fait tourner via un simple abonnement ChatGPT, en s'appuyant sur des photos de référence sous licence et une fiche documentée sur l'oiseau.

Et pour éviter l'effet slop IA, chaque planche passe ensuite devant une seconde IA qui joue les contrôleuses qualité, en la comparant avec des photos de référence (plumage, proportions, forme du bec), en la vérifiant avec 2 sources d'autorité minimum et les noms scientifiques exacts.

Le catalogue commun compte déjà 71 espèces approuvées via des pull requests validées par la CI, c'est vraiment joli en plus, regardez :

Une planche du catalogue, générée puis validée par le pipeline ( Source )

Bon, maintenant le tarif. Comptez environ 360 dollars pour le cadre seul, dont 275 dollars juste pour l'écran (l'e-paper couleur en 13 pouces, ça douille !), et si vous ajoutez le Raspberry Pi 4, la facture montera à 350$.

Autre point qui pique un peu, le catalogue actuel est bourré d'oiseaux nord-américains, Eastern Bluebird, Northern Cardinal et toute la clique. Vos mésanges charbonnières et vos rouges-gorges, il faudra donc les générer vous-même, ce qui rend l'abonnement ChatGPT quasi obligatoire pour un utilisateur français.

Après pour le reste, j'ai l'impression que c'est assez complet. Ça fait une rotation des planches en séquentiel, aléatoire ou pondérée selon le nombre d'observations. Vous recevez des notifications pushover. Ça peut se brancher sur Discord, Slack ou Home Assistant via Apprise. Et toute l'intelligence reste bien sûr du côté du contrôleur.

Voilà, si ça peut vous intéresser, c'est sous licence MIT sur GitHub Avec le guide de montage, la liste des courses et bien sûr les photos de la construction.

Et si vous aimez les piafs, mais que monter d'oras péripi, c'est pas trop votre truc., Merlin Bird ID jetez un oeil aussi à ce projet qui est beaucoup plus simple d'accès puisqu'il tourne directement sur votre smartphone.

Voilà, je parle souvent de petits bricolages dans ce style, et c'est assez rare que j'ai envie de me lancer moi-même dedans, mais là, celui-là me plaît vraiment bien. Je ne sais pas si j'aurai le temps, mais je me dis que c'est un projet cool que je ferais bien un jour.

Derrière la fièvre de l’IA, la pénurie de RAM n’épargne pas Raspberry Pi

Depuis l’automne 2025, c’est devenu une habitude : tous les 2 mois, Raspberry Pi annonce des augmentations de prix.

Celle communiquée début octobre concernait les Compute Modules de 4e et 5e génération. Les versions 4 Go avaient pris 5 $ ; les versions 8 Go, 10 $. Le Pi 500 était également touché (entre 10 et 100 $ d’augmentation selon les configurations). Comme le dev kit pour le Compute Module 5 (de 5 à 135 $ de hausse). « La mémoire coûte environ 120 % de plus qu’il y a un an », avait commenté Eben Upton, patron de Raspberry Pi.

« Rien ne dure éternellement », avait-il déploré début décembre à l’heure d’annoncer de nouvelles hausses. Les Compute Modules étaient à nouveau concernés, au niveau des versions 16 Go (+ 20 $). L’étaient aussi la plupart des variantes des Pi 4 et 5.

Ancien prix Nouveau prix
Pi 4 4 Go 55 $ 60 $
Pi 4 8 Go 75 $ 85 $
Pi 5 2 Go 50 $ 55 $
Pi 5 4 Go 60 $ 70 $
Pi 5 8 Go 80 $ 95 $
Pi 6 16 Go 120 $ 145 $

« Des années » de RAM en stock pour les Pi d’anciennes générations

Depuis, Eben Upton a arrêté de mentionner les nouveaux prix. Il se contente de communiquer le niveau d’augmentation. Début février, ce fut + 10 $ sur les versions 2 Go des Pi et Compute Module de 4e et 5e générations. Les versions 4 Go avaient pris 15 $ ; les 8 Go, 30 $ ; les 16 Go, 60 $. Également touchés : les Pi 500 et 500+. Il n’y eut, en revanche, pas de changement sur les anciennes générations (Pi 3, Zero…) : Raspberry Pi disait avec « des années de stock » en LPDDR2.

La dernière annonce, faite le 1er avril, concerne à nouveau les Pi 4 et 5, les Pi 500/500+ et les Compute Modules 4 et 5.

Pi 4/5 4 Go +25 $
Pi 4/5 8 Go +50 $
Pi 4/5 16 Go +100 $
Pi 500 +50 $
Pi 500+ +150 $
Compute Module 4/4S 1 Go +11,25 $
Compute Module 4/4S/5 2 Go +12,50 $
Compute Module 4/4S/5 4 Go +25 $
Compute Module 4/4S/5 8 Go +50 $
Compute Module 5 +100 $
Dev kit pour Compute Module 5 +25 $
Pi AI HAT+ 2 +50 $

Les prix de la LPDDR4 utilisée dans les Pi 4 et 5 ont été multipliés par 7 en un an, affirme désormais Eben Upton. Dans ce contexte, l’entreprise lance une configuration intermédiaire de Pi 4 à 3 Go. Elle avait fait la même chose en décembre avec un Pi 5 à 1 Go.

Assez de DRAM pour le semestre

La veille de cette dernière annonce, Raspberry Pi avait présenté ses résultats annuels. Entre 2024 et 2025, son CA a crû de 25 %, s’établissant à 323 M$. Le résultat d’exploitation est également en hausse (+63 %, à 26,5 M$) malgré un taux de marge brute en recul (24,1 % ; -0,3 point). Après paiement de dettes fournisseurs, il reste environ 28 M$ de trésorerie (-39 %). Pour la première fois, Raspberry Pi a livré plus de microcontrôleurs (8,4 millions) que de cartes et modules (7,6 millions).

Eu égard à la situation sur le volet DRAM, l’entreprise met en avant la diversification de ses fournisseurs, sa gestion d’inventaire… et ses « ajustements de prix ».

Reflet de la pression actuelle, l’inventaire de produits finis est passé de 63,8 à 31,2 M$. Il reste à peu près un mois de stock de cartes, nous résume-t-on. Dans le même temps, l’inventaire de composants est passé de 92,9 à 114,1 M$. L’accumulation de puces mémoire en est la principale cause.

Sur les Pi 4 et 5, qui captent 65 % des volumes de cartes livrés, la LPDDR4 en est arrivée à représenter 21 % du coût de production au deuxième semestre 2025.

Sur la plupart des variantes de ses produits, Raspberry Pi estime avoir assez de DRAM pour le premier semestre 2026. Il devrait en avoir au moins pour l’année sur les Pi 3 et Zero et sur les versions 2 Go des Compute Modules 4 et 5.

Illustration générée par IA

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Le Pilet lance son financement aprticipatif

Désormais présenté sur Kickstarter, le projet Pilet propose un format alternatif aux solutions Raspberry Pi 5. Une sorte de boitier de commande muni d’un écran que l’on peut moduler de diverses façons.

Un module 5G est prévu pour le Pilet

Proposé à partir de 196€ HT pour la Pilet 7 et 210€ pour le Pilet 5, les engins accueilleront dans leur châssis un Raspberry Pi 5 non fourni par défaut. Il faudra donc à nouveau sortir le portefeuille et jouer du tournevis pour faire en sorte que l’engin soit fonctionnel. En échange, on retrouvera des PC très originaux avec un petit écran et, suivant les versions, un clavier intégré. Suivant vos besoins, vous pourrez y glisser une batterie pour trouver un peu d’autonomie.

Une option pour ajouter un module de 8000 mAh vous offrira jusqu’à 7 heures de liberté entre deux prises et la possibilité d’utiliser la machine en continu en cas de panne de courant. La batterie pourra également jouer le rôle d’onduleur.

Deux écrans tactiles sont disponibles suivant les versions proposées. Sans clavier, vous aurez un affichage de 7 pouces de diagonale en 1280 x 800 pixels avec une dalle de technologie IPS. En version avec clavier, la diagonale baisse à 5 pouces tout en gardant la même définition. Le reste de la coque est de la connectique du Araspberry Pi 5 puisqu’on retrouve deux sorties vidéo au format MicroHDMI, deux USB 3.0 Type-A, deux USB 2.0 Type-A, un Ethernet Gigabit et un lecteur de cartes SDXC. Les broches GPIO de la carte sont toujours disponibles et un kit d’extension de stockage NVMe est livré avec le Pilet suite au succès de son financement. Il permettra d’ajouter un stockage SSD M.2 facilement. Le module Wi-Fi5 et Bluetooth 5.0 est assuré directement par la carte Raspberry Pi 5.

L’interface proposée est très originale avec ce petit écran supérieur et un clavier à pouces. Des éléments de navigation secondaires sont disposés entre les deux : une sorte de mini joystick, un petit trackpad, une roue de sélection et quatre boutons positionnés comme une croix directionnelle. Au centre, on note la présence d’un haut-parleur. 

La version sans clavier ressemble à une tablette qui aurait bien profité pendant les fêtes. Elle pourra recevoir une extension lui proposant un clavier avec les mêmes fonction que le modèle tout intégré. Il faudra l’acheter séparément.

Une solution dédiée au jeu est également annoncée à terme. Le tout sera également totalement documenté : le châssis sous forme de fichiers modifiables, le circuit des composants internes ainsi que le détail des logiciels développés et du firmware de l’ensemble. Bref, absolument tout ce qu’il faut pour faire évoluer le projet vers d’autres développements à terme.

Le Pilet est une proposition très séduisante et pourrait remplir mille usages pour différents profils. Le prix est par ailleurs assez alléchant, mais ne perdez pas de vue que cela reste malgré tout un investissement dans un financement participatif. Les Pilet ne devraient pas être livrés avant cet été. Un détail à prendre en compte suivant vos projets.

Pilet : un cyberdeck modulaire avec un écran 7″ et un RPi5

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Le Pilet lance son financement aprticipatif © MiniMachines.net. 2024.

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