Sous le fort de Douaumont, près de Verdun, repose depuis 1916 une galerie murée que personne n’a jamais rouverte
Depuis le 8 mai 1916, six cent soixante-dix-neuf soldats allemands reposent murés dans une galerie du fort de Douaumont après une explosion accidentelle. Cette sépulture scellée, jamais rouverte, reste l'un des secrets les plus sombres du champ de bataille de Verdun, accessible aux visiteurs mais à jamais fermée.
En 1916, une route de terre battue entre Bar-le-Duc et Verdun devient l'artère vitale de la bataille. Pendant dix mois, des bataillons de territoriaux y jettent 700 000 tonnes de pierre sous les roues des camions qui défilent sans arrêt. Cette route mythique, rebaptisée « Voie Sacrée », sauve la victoire française par un travail d'usure invisible des pépères de la territoriale.
En 1916, neuf villages meusiens ont été entièrement pulvérisés par les bombardements de la bataille de Verdun. Plus d'un siècle après, huit d'entre eux restent déserts, classés en « zone rouge » indestructible. Pourtant, chacun dispose toujours d'un maire nommé par le préfet, chargé de préserver leur mémoire.
En 1916, le village de Fleury-devant-Douaumont a été anéanti lors de la bataille de Verdun. Ses 422 habitants évacués n'y sont jamais retournés. Aujourd'hui, c'est un village fantôme où les rues portent encore leurs noms mais où personne ne vit, transformé en monument historique et lieu de mémoire.