Les falaises qui balafrent Mercure ne viennent d’aucun impact de météorite : la planète se ratatine sur elle-même et a déjà perdu 23 kilomètres
Une nouvelle étude révèle que les falaises spectaculaires de Mercure ne résultent pas d'impacts de météorites, mais de la contraction progressive de la planète sur elle-même. En corrigeant un biais géologique majeur, les chercheurs ont découvert que Mercure a perdu 23 kilomètres de diamètre — bien plus que les estimations antérieures. 




Pendant vingt-trois ans, un filet immense a scellé la baie de Minamata au Japon, empêchant les poissons contaminés au mercure de s'échapper. Derrière ce dispositif se cache une catastrophe sanitaire qui a empoisonné des milliers de personnes et inspiré un traité mondial.
Contrairement aux apparences, Mercure n'est pas un caillou minéral figé depuis la nuit des temps. La sonde MESSENGER a révélé que la croûte de la plus petite planète du Système solaire se plisse encore aujourd'hui, avec un rayon réduit de 5 à 7 kilomètres depuis sa solidification. Des rides géologiques récentes prouvent que cette petite planète voisine du Soleil demeure étonnamment active.
Pendant deux millénaires, le récit des rivières de mercure serpentant sous le tombeau de Qin Shi Huang a été traité comme une légende poétique. Mais les relevés géochimiques des dernières décennies confirment ce que l'historien Sima Qian racontait : le mercure liquide coule réellement sous terre, dans une chambre funéraire que nul n'a osé ouvrir depuis 210 avant notre ère.
Contre toute attente, atteindre Mercure consomme davantage d'énergie que de se diriger vers Pluton aux confins du Système solaire. La sonde BepiColombo doit enfin se satelliser autour de cette planète piégée par la gravité solaire après un périple de 9,3 milliards de kilomètres.
Après huit ans de voyage et 9,3 milliards de kilomètres, BepiColombo s'apprête à entrer en orbite autour de Mercure le 21 novembre 2026. Paradoxalement, rejoindre la planète la plus proche du Soleil s'avère plus complexe que d'atteindre Pluton aux confins du système solaire. La sonde a même dû surmonter un court-circuit critique en 2024 qui aurait pu tout compromettre.
Bien que Mercure soit la planète la plus proche du Soleil, atteindre son orbite s'avère l'une des missions spatiales les plus périlleuses. Après un voyage de 9,3 milliards de kilomètres et une avarie majeure, BepiColombo s'apprête enfin à satelliser autour de la petite planète en novembre 2026, armée d'instruments révolutionnaires pour percer ses mystères.
Mercure semble proche du Soleil sur une carte, mais BepiColombo a dû parcourir 9,3 milliards de kilomètres pour l'atteindre — 120 fois la distance directe. Le puits gravitationnel du Soleil rend cette petite planète l'une des destinations les plus difficiles du système solaire, nécessitant huit ans de voyage et des manœuvres d'assistance gravitationnelle complexes.
Après 9,3 milliards de kilomètres de voyage, BepiColombo s'apprête à orbiter autour de Mercure en novembre 2026. Mais en avril 2024, un court-circuit électrique a failli tout détruire, forçant l'ESA à réinventer la trajectoire et à reporter la mission de 11 mois. Une panne qui aurait pu priver une génération entière de chercheurs d'explorer la planète la plus insaisissable du système solaire.