Le Japon a eu un officier resté en poste sur une île des Philippines jusqu’au milieu des années 1970 : ce qui l’a fait déposer les armes n’était ni un tract ni un journal
Hiroo Onoda, officier de renseignement japonais, a survécu pendant près de trois décennies dans la jungle de Lubang aux Philippines après la fin de la Seconde Guerre mondiale, refusant de croire à la défaite du Japon. Formé à l'école militaire de Nakano à rejeter toute preuve documentaire, seul l'ordre direct d'un supérieur en personne a pu le convaincre de se rendre en 1974. 
Depuis 1945, plus de mille avions militaires américains reposent dans le désert de l'Arizona, alignés sur le tarmac poussiéreux de Davis-Monthan. Ce cimetière géant fonctionne comme une chambre forte climatisée naturelle, préservant les appareils dans l'attente d'une décision qui ne viendra peut-être jamais. Entre conservation, recyclage et restauration, chaque avion suit un destin imprévisible dans ce que certains appellent la troisième plus grande force aérienne du monde.
Acheté pour 12 millions de dollars en 2000 et rebaptisé São Paulo, le porte-avions français Foch a connu un destin tragique : rejeté par la Turquie pour démantèlement, refusé par le Brésil lui-même, il a été volontairement sabordé en février 2023 à 5 000 mètres de profondeur. Un navire devenu si encombrant que couler l'était devenu moins coûteux que de le maintenir à flot.
Dans le Pas-de-Calais, deux structures de béton parmi les plus massives de France ont dormi depuis 1944 sans jamais accomplir leur mission : servir de bases de lancement pour les fusées V2 allemandes. Bombardés avant d'être opérationnels, ces géants architectural ont été transformés en lieux de mémoire.
La marine chinoise a transformé le porte-conteneurs Zhong Da 79 en plateforme militaire armée de 60 cellules de lancement vertical dissimulées dans des conteneurs ordinaires. Ce concept de « navire arsenal » américain des années 1980 devient réalité opérationnelle et pourrait être dupliqué à grande échelle sur la flotte commerciale chinoise.
Le 1er juin 2026, un satellite a photographié un sous-marin chinois insolite de 120 mètres amarré à Shanghai. Contrairement à tous les sous-marins mondiaux, celui-ci semble dépourvu de kiosque, la structure surélevée habituellement visible. Ce choix radical d'ingénierie navale ouvre des questions fascinantes sur les ambitions militaires chinoises.
La Chine a secrètement développé un ekranoplan à quatre réacteurs, surnommé le « Bohai Sea Monster », capable de voler à quelques mètres de l'eau en exploitant un coussin d'air comprimé. Photographié pour la première fois en juillet 2025, cet appareil hybride entre transport de fret et plateforme d'armement révèle l'ambition chinoise dans un domaine que les Soviétiques avaient abandonné et que les Américains viennent de renoncer à maîtriser.
Le 8 juin 1966, l'un des deux XB-70 Valkyrie jamais construits s'est disloqué au-dessus de la Californie après une collision avec un F-104. Cet avion légendaire, conçu pour survoler l'URSS à Mach 3 et coûtant 800 millions de dollars, n'a jamais connu de mission opérationnelle avant d'être détruit lors d'une simple séance photo commerciale.
Depuis 1951, l'armée espagnole largue des bombes d'entraînement sur 2 222 hectares en plein cœur des Bardenas Reales, classées réserve de biosphère par l'UNESCO en 2000. Cette cohabitation surréaliste entre protection environnementale et installation militaire pose des questions écologiques majeures, malgré les enjeux économiques pour les communautés locales.
Dès 1880, la France et l'Angleterre ont commencé à percer un tunnel sous la Manche avec un succès technique remarquable. Pourtant, le chantier s'arrête net en 1883 après avoir creusé 3,5 km de galerie. Ce qui arrête les travaux n'est ni une catastrophe géologique ni une inondation, mais une décision militaire inattendue.
Le 15 janvier 2019, un complexe hôtelier de Nairobi est le théâtre d'une attaque menée par Al-Shabaab. Un militaire britannique du 22e régiment SAS, en jean et cagoule, va franchir seul la porte principale pour extraire des civils terrifiés, sans avoir reçu aucun ordre formel. Son acte de bravoure, d'abord resté secret, lui vaudra la Conspicuous Gallantry Cross et une célébrité mondiale sous le surnom d'«Obi Wan Nairobi». 

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la campagne anglaise cachait 237 sites Starfish équipés de bûchers de pétrole. Des équipes de soldats courageux allumaient ces brasiers depuis des bunkers pour attirer les bombardiers allemands loin des villes. Une stratégie de diversion qui aurait détourné près de 1 000 tonnes de bombes.
Pendant plus d'un demi-siècle, la Suisse a semé des milliers de charges explosives dans ses ponts, tunnels et routes, prête à les détruire au premier signe d'invasion. Cette stratégie défensive unique, le Réduit national, visait à isoler le pays en coupant ses propres axes de communication pour ralentir un envahisseur potentiel.
Pendant la guerre du Vietnam, les combattants vietnamiens ont creusé à la main plus de 250 kilomètres de galeries souterraines sous Cu Chi, créant une véritable ville souterraine avec hôpitaux, cuisines et salles de réunion. Ce réseau complexe, invisible aux soldats américains, a tenu en échec l'une des plus grandes puissances militaires du monde.
Depuis 1992, sous le massif de Plješevica aux confins de la Croatie et de la Bosnie-Herzégovine, des portes blindées massives scellent les restes d'une base aérienne secrète de la Guerre froide. Construite en secret pendant la Yougoslavie pour résister à une frappe nucléaire, cette forteresse souterraine a été intentionnellement détruite par ses propres constructeurs plutôt que de la céder à l'ennemi.
Au cœur du désert de l'Arizona, la base de Davis-Monthan abrite le plus grand cimetière d'avions militaires de la planète. Depuis 1946, plus de 4 400 appareils y dorment, préservés par le climat aride dans des rangées géométriques s'étendant sur 10 kilomètres carrés.
En 1965, le gouvernement britannique ordonne l'annulation brutale du programme TSR-2, un bombardier supersonique révolutionnaire. Pire encore : tous les outils, plans et prototypes sont méthodiquement détruits pour rendre tout retour techniquement impossible. Seuls deux exemplaires ont échappé à cette purge, toujours endormis dans des hangars britanniques après plus d'un demi-siècle.