On pensait que la fusée lunaire soviétique avait tout emporté avec elle : ses moteurs ont redécollé vingt ans plus tard sous un lanceur américain
Une centaine de moteurs-fusées NK-33, conçus pour le programme lunaire soviétique et stockés en Sibérie pendant deux décennies, ont été rachetés par les Américains dans les années 1990. Intégrés à la fusée Antares, ces bijoux d'ingénierie soviétique ont connu une seconde vie spectaculaire... avant qu'une explosion en 2014 ne révèle les cicatrices cachées de la Guerre froide.
En 1966, les services de renseignement américains découvrent sur des images satellites un objet qui défie toute classification : le KM, un engin de 92 mètres capable de voler à 500 km/h au ras de l'eau. Créé par le génie Rostislav Alekseïev, cette machine de 544 tonnes exploite l'effet de sol pour devenir l'aéronef le plus lourd jamais construit, mystifiant les Occidentaux pendant des décennies.
Un fuselage de 84 mètres dort depuis plus de trente ans dans un hangar près de Kiev, attendant d'être achevé. Depuis la destruction de l'unique An-225 opérationnel en février 2022, ce second exemplaire inachevé est devenu le dernier vestige du plus gros avion jamais construit. Mais un récent incendie menace même ce dernier rêve d'aviation ukrainien.
Cachée sous le couvert d'une colonie de vacances, l'antenne radar géante Duga-1 a dominé la forêt ukrainienne de ses 700 mètres pendant treize ans. Son signal répétitif, surnommé le « Pic-vert russe », a envahi les ondes courtes du monde entier, perturbant avions commerciaux et radioamateurs, jusqu'à sa mise en silence en 1989.
Le 4 août 1984, le sous-marin soviétique K-278 Komsomolets atteint 1 027 mètres de profondeur, un exploit jamais égalé depuis. Sa coque révolutionnaire en titane lui permet d'opérer bien au-delà des capacités des sous-marins occidentaux. Quarante-deux ans plus tard, aucune marine au monde n'a osé reproduire cette prouesse technologique et industrielle perdue avec l'URSS.
Le K-222, lancé en 1969, détient toujours le record de vitesse en plongée avec 44,7 nœuds. Surnommé le « Poisson d'or » pour son coût astronomique équivalent à 1% du PIB soviétique, ce sous-marin révolutionnaire en titane n'a jamais eu de descendance. Découvrez les raisons techniques et économiques qui ont scellé le sort de ce chef-d'œuvre unique.