L’URSS a construit des sous-marins capables de plonger à 900 mètres : leur métal a fait reculer les États-Unis
En 1971, l'URSS lance des sous-marins révolutionnaires aux coques en titane, capables de plonger à 900 mètres et de filer à 70 km/h. Pour les construire, les Soviétiques ont dû créer des hangars hermétiques remplis d'argon et former des ouvriers en combinaisons pressurisées. Un exploit technologique que les États-Unis ont jugé trop coûteux pour être tenté.
Le 4 août 1984, le sous-marin soviétique K-278 Komsomolets atteint 1 027 mètres de profondeur, un exploit jamais égalé depuis. Sa coque révolutionnaire en titane lui permet d'opérer bien au-delà des capacités des sous-marins occidentaux. Quarante-deux ans plus tard, aucune marine au monde n'a osé reproduire cette prouesse technologique et industrielle perdue avec l'URSS.
Le SR-71 Blackbird, avion espion légendaire capable de voler à Mach 3, était composé à 92 % de titane. Seul problème : cet alliage spécialisé ne pouvait être fourni que par l'Union soviétique. La CIA a donc créé des sociétés-écrans pour acheter discrètement le matériel à l'ennemi, qui ignorait que son titane servirait à construire un avion destiné à l'espionner.
Le K-222, lancé en 1969, détient toujours le record de vitesse en plongée avec 44,7 nœuds. Surnommé le « Poisson d'or » pour son coût astronomique équivalent à 1% du PIB soviétique, ce sous-marin révolutionnaire en titane n'a jamais eu de descendance. Découvrez les raisons techniques et économiques qui ont scellé le sort de ce chef-d'œuvre unique.