Le réacteur nucléaire expérimental de Brennilis, arrêté le 31 juillet 1985, est toujours en chantier de démantèlement cinquante-cinq ans plus tard. Initialement évalué à quelques millions d'euros, le coût a explosé à 850 millions en 2021, et l'achèvement est désormais repoussé à 2040. Ce cas d'école révèle les défis colossaux du démantèlement nucléaire en France.
La Cour des comptes publie un rapport dévastateur sur l'EPR de Flamanville : le coût du réacteur a été multiplié par sept, passant de 3,3 à 23,7 milliards d'euros, avec douze ans de retard. Les magistrats financiers jugent sa rentabilité « médiocre » et s'inquiètent pour les six futurs EPR2 prévus d'ici 2038.
Superphénix, le surgénérateur français arrêté en 1998, a imposé une gestion extraordinaire de ses 4 700 tonnes de sodium liquide. EDF a dû maintenir ce matériau extrêmement réactif à 180°C pendant presque deux décennies, au coût énergétique d'une ville de 20 000 habitants, pour éviter une explosion catastrophique.
Dans la nuit du mardi 24 juin, deux explosions accidentelles ont détruit un transformateur électrique dans le Finistère, plongeant une partie du sud-ouest du département dans le noir en plein pic de canicule. Au matin, 68 000 foyers étaient toujours sans courant. Le Vaucluse est également touché par des pannes liées aux fortes chaleurs.
La centrale nucléaire de Fessenheim, fermée en 2020 après 42 ans de service, entre dans une nouvelle ère, va être démantelée. Un chantier colossal, prévu jusqu'en 2048, qui s'accompagne d'un projet controversé d'usine de recyclage de métaux radioactifs.