
Entre 1979 et 2012, l'usine Eurodif du Tricastin en Drôme engloutissait 3 000 mégawatts continus — l'équivalent de trois réacteurs nucléaires entiers. Cet appétit énergétique colossal n'était dû ni au refroidissement ni aux prélèvements d'eau du Rhône, mais à un procédé physique extrêmement gourmand : la diffusion gazeuse pour enrichir l'uranium. La révolution technologique de la centrifugation a changé toute l'équation.