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Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

Par : Fx
14 septembre 2026 à 07:00
F4 425 Pro avant - Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

Le TerraMaster F4-425 Pro est un NAS à 4 baies qui se positionne comme une solution robuste et performante, sans pour autant exploser le budget. Il embarque un processeur Intel N350 pouvant atteindre 3,9 GHz, épaulé par 16 Go de mémoire vive. Sur le papier, ce boîtier promet des performances impressionnantes et même des capacités d’IA. Cependant, tout n’est pas rose comme vous allez le constater. Découvrons ensemble ce nouveau NAS…

Test TerraMaster F4-425 Pro

Test TerraMaster F4-425 Pro

Après le F4-425 et le F4-425 Plus, TerraMaster complète sa gamme d’entrée avec le F4-425 Pro. Depuis plusieurs jours, il passe une batterie de tests et il nous a surpris à bien des égards.

Contenu de la boîte

Voici ce que contient le carton :

  • Le NAS TerraMaster F4-425 Pro ;
  • 1 câble réseau RJ45 ;
  • Des vis de fixation pour les SSD SATA;
  • Une alimentation externe et son câble ;
  • 2 amortisseurs élastomères de remplacement (pour le dessous) ;
  • Un guide de démarrage rapide ;
  • Un livret de garantie.

Rien de plus, rien de moins…

Construction du NAS et design

Le F4-425 Pro arbore un design relativement sobre avec un boitier métal gris clair. Il dispose de 4 baies (2,5 ou 3,5 pouces) et 3 emplacements M.2 NVMe 2280 en PCIe 3.0 x1. Pour rappel, le F4-425 n’en proposait aucun. Les faces avant et arrière restent en plastique noir. Il mesure 186 x 277 x 277 x 186 mm pour un poids de 2,1 kg sur la balance. À l’arrière, on retrouve un large ventilateur de 12 cm, permettant de maintenir le boîtier au frais.

F4 425 Pro interieur - Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

Comme indiqué précédemment, les 3 emplacements M.2 NVMe sont en PCIe 3.0 x1. Cela veut dire que le débit théorique plafonne à 985 Mo/s par SSD. C’est largement suffisant pour du cache ou pour un volume. Si vous utilisez un seul port 5 Gb/s, ce dernier ne pourra jamais saturer par le SSD (en théorie, voir ci-dessous).

Connectique

F4 425 Pro arriere - Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

Du côté des interfaces de connexion, le NAS propose :

  • 2 ports 5 Gb/s en RJ45
  • 3 ports USB 3.2 Gen 2 (dont 1 en façade)
  • 1 port USB 3.2 Gen 2 Type-C
  • 1 sortie audio-vidéo HDMI

Il s’agit d’un ensemble relativement intéressant et qui répondra aux besoins d’un particulier exigeant. On regrettera peut-être l’absence de port 10 Gb/s…

Intérieur du F4-425 Pro

TerraMaster commercialise ce modèle en 2 configurations distinctes :

  • Intel N350 (8 cœurs, jusqu’à 3,9 GHz, TDP 7 W) + 16 Go de RAM DDR5
  • Intel N305 (8 cœurs, jusqu’à 3,8 GHz) + 8 Go de RAM DDR5

Le modèle que nous avons aujourd’hui est animé par le processeur Intel Core 3 N350 capable d’atteindre 3,9 GHz. Il s’agit d’un processeur peu énergivore par défaut et capable de répondre à des charges importantes. Selon le site PassMark, il obtient un score 7 372 points, au-dessus de la moyenne des NAS actuels qui se situe autour de 5 500 points.

Côté RAM, on appréciera l’effort de TerraMaster qui propose par défaut sur ce modèle de 16 Go extensible jusqu’à 32 Go. Cependant, il n’y a qu’un seul emplacement. La mémoire est estampillée TerraMaster, mais si on y regarde de plus près… les composants proviennent de Micron (maison mère de l’ancien fabricant Crucial).

Sur le papier, la logique des 2 configurations n’est pas forcément limpide. La version « haut de gamme » (N350) affiche un score PassMark de 7 372 points inférieur à la version « accessible » (N305) avec 9 518 points. Le N350 privilégie la sobriété énergétique et la quantité de RAM (16 Go), le N305 mise sur un CPU supérieur avec moins de mémoire (8 Go).

chariot F4 425 Pro - Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

TOS 7

Le NAS fonctionne sous TOS 7.0, le nouveau système maison de TerraMaster. TOS 7 n’est pas juste un simple lifting de l’interface. Le fabricant assure que son système a subi une refonte complète avec plus de 50 nouvelles fonctionnalités et plus de 1 000 optimisations !

Comme pour les versions précédentes, l’assistant de démarrage est accessible en tapant dans votre navigateur préféré : http://tnas.local/ L’accompagnement utilisateur est facile à comprendre et accessible.

bureau TOS 7 - Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

Après avoir passé le guide de démarrage, le système lance automatiquement son Conseiller de sécurité. Ce dernier permet de rechercher d’éventuel problème de configuration ou de sécurité. Il n’y a pas trop de changement ici avec TOS 6. Si on clique sur ce dernier, on accède automatiquement à plus de détail, ainsi qu’un lien pour corriger cette alerte…

Applications

centre applications tos 7 - Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

Le centre d’applications de TOS recense actuellement 62 applications (au moment où nous écrivons ces lignes). On y retrouve des solutions maison pour la sauvegarde, la gestion de photos, la vidéosurveillance, mais aussi des outils populaires comme Docker, Portainer, Jellyfin, Plex, WordPress, VirtualBox ou encore Transmission.

OpenClaw (agent IA qui pilote le NAS)

C’est la vraie nouveauté TOS 7. OpenClaw est l’agent IA préinstallé, censé fonctionner au niveau noyau et traduire des instructions en langage naturel en tâches système concrètes :

  • Mettre en place et faire tourner des conteneurs Docker ;
  • Trier des photos par visages et chronologie ;
  • Configurer une stratégie de sauvegarde ;
  • Déployer des modèles de permissions sur plusieurs postes…

TerraMaster le positionne comme un « ingénieur DevOps privé » disponible en permanence. Pour ce faire, OpenClaw s’appuie sur plus de 500 endpoints API RESTful exposés nativement par TOS 7 :

  • Manipulation de fichiers,
  • Planification de tâches,
  • Gestion réseau ;
  • Sauvegardes…

Pour les développeurs, cela ouvre de nombreuses opportunités (même en dehors d’OpenClaw). Le fabricant indique également une compatibilité GitLab Runner et Jenkins Agent (le F4-425 Pro comme nœud de build), ainsi qu’un support des machines virtuelles Ubuntu/Debian. Un « Skill Store » communautaire est annoncé pour plus tard…

Si OpenClaw est un agent puissant, il est important de rappeler que ce n’est pas un LLM. Même si la puissance de la machine est suffisante pour les fonctions de base d’un NAS, OpenClaw ne peut fonctionner sans être connecté à un Claude, ChatGPT, Mistral ou autre modèle de langage. Nous avons fait le choix du LLM français Mistral, qui permet d’accéder gratuitement à ses modèles via API.

openclaw mistral - Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

Comme vous pouvez le constater dans les captures ci-dessous, tout ne s’est pas passé comme prévu.

openclaw TOS7 - Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

Et pour finir…

openclaw TOS7 suite - Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

OpenClaw est bien encore en version Bêta, son intégration à TOS 7 semble encore capricieuse… rien qui ne peut pas se corriger avec une mise à jour du système et de l’application.

Performances du F4-425 Pro

Dans la première partie de nos tests, nous allons évaluer les performances des transferts à travers un réseau 5 Gb/s (entre le NAS et des ordinateurs). Ensuite, nous regarderons les capacités du processeur, en analysant ses performances dans la virtualisation et le transcodage vidéo.

Vitesses dans les transferts

Depuis plusieurs années, nous avons mis en place un protocole de tests rigoureux fournissant des données fiables et comparables avec les performances des autres NAS. Pour cela, nous utilisons 4 applications de mesure différentes (2 sous macOS et 2 sous Windows) et réalisons en plus des transferts de fichiers de tailles variées dans les deux sens (NAS -> Ordinateur puis Ordinateur -> NAS) :

  • Petites tailles : 100 fichiers de 500 Ko à 12 Mo (MP3, photos, documents Office)
  • Tailles moyennes : 30 fichiers de 12 à 350 Mo (Flac, images RAW, archives ZIP)
  • Fichiers volumineux : 10 fichiers entre 4 et 10 Go (MKV, ISO)

À partir de ces tests, nous calculons une moyenne des transferts que nous représentons sous forme de graphiques, exprimée en mégaoctets par seconde. Plus le nombre est élevé, plus le NAS est rapide. Pour notre évaluation du F4-425 Pro, nous avons configuré un premier volume avec 2 SSD NVMe en RAID 0, puis avec 3 SSD NVMe en RAID 5.

RAID 0

F4 425 Pro Raid 0 - Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

Le RAID 0 permet de profiter pleinement des performances des SSD NVMe et de la prise réseau 5 Gb/s. Si nous avons atteint et dépassé les 500 Mo/s ponctuellement, nous n’avons jamais pu atteindre les 600 Mo/s atteignables.

RAID 5

F4 425 Pro RAID5 - Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

En RAID 5, on peut constater que les performances sont très proches… cela signifie que l’architecture choisi par le constructeur est bonne et peut atteindre les 500 Mo/s, sans atteindre les 600 Go/s.

Performances générales

Tout d’abord, le processeur n’a eu aucune difficulté à transcoder des vidéos (y compris plusieurs flux) avec Jellyfin, installé manuellement. Aussi, les 8 cœurs du processeur et les 16 Go de RAM n’ont pas souffert avec plusieurs conteneurs Docker ou encore de la virtualisation légère (distribution Linux). Le F4-425 Pro a passé tous les tests sans encombre. Cependant, il ne faudra pas être trop gourmand.

Consommation électrique et nuisance sonore

Le ventilateur arrière est relativement discret, mais audible si on s’approche un peu du NAS. Côté consommation, le F4-425 Pro affiche entre 15 et 16 W en utilisation normale (avec les 3 SSD NVMe) et jusqu’à 39 W lors des tâches les plus intensives.

CONCLUSION
Le F4-425 Pro offre un excellent rapport qualité-prix dans son segment, avec ses 8 cœurs, ses 16 Go de RAM DDR5, son double réseau 5 Gb/s et ses trois emplacements NVMe. Surtout, il est moins coûteux qu'un Synology et QNAP sur des configurations similaires. Le choix entre les deux configurations CPU est clair : le N350 privilégie la sobriété énergétique et la RAM, tandis que le N305 offre un débit CPU brut supérieur. Si les limites en transfert brut peuvent décevoir un peu, elles restent bien supérieures aux 1 Gb/s ou 2,5 Gb/s habituels. TOS 7 continue d’évoluer avec de nombreuses améliorations bienvenues. Le système est stable, fiable et performant. Il répond aux besoins des débutants comme des experts. L’intégration d’OpenClaw au plus bas niveau du NAS témoigne d’une ambition certaine du fabricant, mais nos tests n’ont pas été concluants, la technologie étant encore en phase bêta.
MATÉRIEL / DESIGN
8.5
OS & APPLICATIONS
8
PERFORMANCES
8
PRIX
8.5
8.3

On a testé le Minisforum N5 MAX AI NAS, le NAS cinq baies qui joue aussi les mini-PC surpuissants

Par : Nerces
12 septembre 2026 à 18:02

À l'origine de nombreux mini-PC, Minisforum est maintenant une marque bien connue. Comme d'autres fabricants chinois, elle a toutefois décidé d’ajouter une corde à son arc en se tournant vers le monde du NAS, autrefois largement dominé par Synology. Mais, histoire de se distinguer, NAS et mini-PC ont été réunis au sein d’une seule et même machine.
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Synology : une stratégie matérielle assumée, mais à quel prix ?

Par : Fx
11 septembre 2026 à 07:00
synology materiel retards - Synology : une stratégie matérielle assumée, mais à quel prix ?

Synology recycle ses plateformes pendant des années, traîne des pieds sur les débits réseau et refuse de courir après la dernière puce à la mode. Beaucoup y voient un manque d’ambition, je pense que c’est une stratégie comme une autre. Mais ces choix ont un prix et ce sont les utilisateurs qui le paient depuis longtemps. Prenons un peu de recul…
synology materiel retards - Synology : une stratégie matérielle assumée, mais à quel prix ?

Une philosophie assumée

Synology n’a jamais cherché à sortir un produit avec la dernière innovation matérielle. Ce n’est pas nouveau et ce n’est pas un manque de sérieux de leur part. C’est leur ligne de conduite que le constructeur suit depuis des années. La priorité de Synology a toujours été de maîtriser le matériel et le logiciel, plutôt que de se lancer dans une course aux spécifications techniques qui font bien sur une fiche produit.

On peut évoquer l’épisode des processeurs Intel Atom C2000, qui a laissé des traces sur la réputation de fiabilité de certains NAS. Cependant, le problème venait du  fondeur, pas de Synology. Ce n’est donc pas vraiment un argument à charge contre sa stratégie matérielle, mais un accident industriel que le fabricant a dû gérer.

En revanche, Synology investit depuis le début dans le développement de son logiciel interne DSM, afin d’exploiter au mieux le matériel qu’il choisit. Le système est conçu pour ses NAS et non l’inverse. Il n’est pas rare de voir des NAS Synology encore mis à jour après huit à dix ans de service et avec des performances meilleures que ces concurrents avec des puces plus récentes.

Le vrai problème, c’est le décalage

Privilégier la stabilité à la performance brute, c’est un choix parfaitement défendable. Mais le problème, c’est plutôt le décalage avec le marché. Synology finit presque toujours par adopter les standards devenus incontournables (2,5 Gb/s, NVMe, nouvelle génération de processeur, etc.), mais avec plusieurs années de retard… Et lorsque la nouveauté arrive enfin, elle est au prix fort. Pire, certains choix s’accompagnent de contraintes supplémentaires, comme la restriction aux disques durs Synology sur certains modèles. Dans ce dernier cas, le fabricant a fait machine arrière. Il joue trop la prudence, parfois jusqu’à dépasser le seuil où cette prudence devient frustrante pour l’utilisateur.

On se rappellera son choix de ne pas intégrer de sortie HDMI sur ses NAS. Avec le recul, c’était plutôt pertinent. Les concurrents ont longtemps misé sur les fonctions multimédias, avant de devoir composer avec les problématiques de licences et de droits liés à certains codecs. Aujourd’hui, les fabricants ne proposent plus de paquet multimédia comme Kodi par exemple. Synology n’a pas pour autant échappé aux mêmes contraintes. La marque a dû désactiver l’accélération matérielle pour le transcodage des vidéos plutôt que d’assumer les coûts de licences et autres royalties.

Cela montre aussi un problème récurrent : la prudence peut être pertinente sur le long terme, mais elle est frustrante à court terme.

Le cas du 2,5 Gb/s

Prenons un exemple concret plutôt que de rester dans la théorie : le passage au réseau 2,5 Gb/s. Alors que la concurrence a commencé à mettre ce port réseau dès 2018, ce format s’est largement généralisés, y compris sur l’entrée de gamme. De son côté, Synology a fait attendre ses utilisateurs… Pendant des années, le constructeur ne proposait que du 1 Gb/s sur ss NAS. Il semblait plutôt passer vers le 10 Gb/s (notamment avec le DS923+), un demi-échec. Pourquoi ajouter une norme intermédiaire quand on peut passer directement à la suivante ? Dans la pratique, le marché a démontré que le 2,5 Gb/s répondait à un besoin concret. Pendant tout ce temps, les particuliers et certains professionnels réclamaient cette connectique sur les forums et dans les commentaires… en pointant du doigt une concurrence qui avait déjà largement pris de l’avance.

Le 2,5 Gb/s n’est pas un gadget marketing. Pour de nombreux usages, il permet de supprimer un goulot d’étranglement qui limitait les débits réels d’un NAS, peu importe sa puissance ou la vitesse des disques derrière. Synology avait le matériel capable de le faire depuis longtemps… ce n’était pas un problème technique, mais stratégique ou une histoire de priorités (voire de marges).

Suis-je légitime pour donner un avis ?

On me demande régulièrement mon avis sur ces choix. Je ne me considère pas forcément légitime pour trancher, même si je suis parfois critique envers Synology. Je comprends que certains décisions agacent, surtout lorsqu’elles viennent du leader du marché. Mais il faut aussi regarder les faits : les entreprises et les particuliers continuent d’acheter des NAS Synology, année après année, génération après génération, malgré les retards sur certaines caractéristiques matérielles. C’est bien la preuve que le sujet n’est pas uniquement une question de processeur, de mémoire ou de débit réseau. Les gens n’achètent pas un Synology pour son processeur ou pour son port réseau. Ils l’achètent pour DSM, sa stabilité, le support long terme et pour ne pas avoir à administrer une infrastructure informatique à plein temps. C’est là que Synology conserve une vraie longueur d’avance…

Si votre priorité est d’avoir le meilleur rapport performance/prix, les dernières normes et une liberté totale dans le choix des composants… la réponse est assez simple : montez votre propre machine. Avec une distribution comme TrueNAS, Unraid ou OpenMediaVault, sur du matériel choisi à la carte, vous aurez généralement davantage de puissance et de flexibilité. Vous saurez également exactement ce que vous achetez et pourrez faire évoluer votre configuration sans attendre que Synology adopte les standards du marché.

Mais vous devrez aussi accepter une autre réalité… c’est vous qui devrez gérer cette infrastructure. Et c’est précisément là que le modèle Synology prend tout son sens.

Ma position

Synology ne perd pas la course au matériel par accident. C’est un choix assumé, cohérent avec ce que le fabricant vend réellement : du logiciel, un écosystème et de la tranquillité, pas la meilleure fiche technique du marché. Mais ce choix a un coût pour les utilisateurs : certaines évolutions devenues standards arrivent avec plusieurs années de retard sans que le prix soit ajusté. On peut comprendre la stratégie sans pour autant l’applaudir. Ce sera ma position tant que Synology continuera de faire l’un sans corriger l’autre. Mais si le fabricant veut continuer à facturer ses NAS au prix fort, il doit aussi accepter que ses utilisateurs attendent un niveau d’équipement cohérent avec ce positionnement.

Le logiciel et l’expérience utilisateur justifient une partie du prix. Ils ne devraient pas servir éternellement de justification à tous les retards matériels.

NAS DIY prêts à l’emploi en 2026

Par : Fx
9 septembre 2026 à 07:00
NAS DIY pret emploi - NAS DIY prêts à l'emploi en 2026

Vous recherchez un NAS performant et abordable, mais vous n’avez ni l’envie, ni le temps (ou tout simplement les compétences) pour monter un boîtier de A à Z ? Entre les NAS classiques de marques comme Synology, QNAP ou Asustor et le DIY intégral, il existe une troisième voie…

NAS DIY pret emploi - NAS DIY prêts à l'emploi en 2026

Matériel tout prêt

Les NAS se sont largement démocratisés ces dernières années, notamment grâce à des fabricant comme Synology, QNAP, Asustor, TerraMaster ou Ugreen. Vous achetez le boitier, vous insérez les disques : c’est fini. Tout est prêt, le câblage interne est déjà fait, le système d’exploitation est pré-installé, l’interface d’administration est facile à utiliser… mais l’écosystème est relativement fermé avec des applications propriétaires. Enfin, il y a également le prix.

DIY

À l’opposé, les puristes iront sur le DIY (Do It Yourself ou fais le toi même) où il faut choisir la carte mère, le processeur, la mémoire vive compatible, le boîtier, l’alimentation, le refroidissement… chaque composant doit être sélectionné avec soin, puis assemblé avant d’installer le système d’exploitation. Le résultat peut être excellent, mais la barrière à l’entrée est bien réelle.

Alternatives

Entre les deux, il existe une solution intermédiaire : le boîtier NAS déjà assemblé. Généralement, ils sont pré-équipé et il ne reste qu’à installer le système. Vous avez plus de liberté sur le choix de matériel prêt à l’emploi, sans la contrainte du DIY… sans prise de tête. Pas mal, non ?

Je vous propose de (re)découvrir 3 références qui ciblent des usages et des budgets très différents.

Beelink ME Pro

Test Beelink ME Pro - NAS DIY prêts à l'emploi en 2026

Le boitier dispose de 2 baies SATA et 3 emplacements M.2 NVMe (dont 1 déjà pré-installé avec 512 Go de stockage). Le ME Pro dispose d’une architecture modulaire : la carte mère, le processeur et la RAM sont logés dans un tiroir extractible, remplaçable sans changer le boîtier. Il dispose de 2 ports réseau (1* 5 Gb/s et 1* 2,5 Gb/s). Le prix démarre à partir de 437€ pour les configurations Intel N95/N150 avec 12 Go de mémoire vive (voir également ici). Vous pouvez également lire notre test complet…

Pour qui ? C’est un NAS DIY bien conçu, accessible, polyvalent et prêt à l’emploi. Il offre une architecture relativement accessible et surtout une possibilité d’évolution intéressante.

AOOSTAR WTR MAX (Intel 1235U)

AOOSTAR WTR MAX - NAS DIY prêts à l'emploi en 2026

Le boîtier est proposé autour de 485€ en version barebone (sans mémoire vive) de 7 baies SATA et 5 emplacements M.2 NVMe. Il est animé par un processeur Intel 1235U et peut recevoir 2 barrettes mémoire DDR5 (jusqu’à 96 Go), ainsi que d’un écran LCD en façade pour suivre la température, la charge CPU/RAM, la vitesse des ventilateurs, etc. Il dispose de 4 ports réseau (2* 10 Gb/s et 2* 2,5 Gb/s).

Il existe également une version AMD Ryzen 7 PRO 8845HS (Radeon 780M), plus musclée et plus chère : environ 570€.

Pour qui ? A tous ceux qui veulent une grande capacité de stockage avec suffisamment de puissance pour les usages avancés et un budget maîtrisé.

MINISFORUM N5 Pro

MINISFORUM N5 Pro - NAS DIY prêts à l'emploi en 2026

Le N5 Pro est vendu à partir de 959€ sans RAM mais avec un SSD de 128 Go. Il est construit autour d’un s’agit d’un processeur Ryzen AI 9 HX PRO 370. Il dispose de 5 baies SATA, 3 emplacements M.2 avec la possibilité de passer sur de l’U.2 (en option). Le fabricant indique lui-même que son OS maison (MinisCloud OS) n’est qu’une option parmi d’autres…

Pour qui ? Les usages homelab avancés, virtualisation, LLM locale et gros volumes de stockage.

Autres possibilités…

Des fabricants de NAS tout prêt permettent également de remplacer leur logiciel interne :

  • UGREEN : Propose officiellement d’installer TrueNAS, Proxmox ou Unraid sur ses NAS x86 sans que cela impacte la garantie constructeur. Il faut ouvrir le boitier et effacer (ou remplacer) le SSD NVMe où se trouve le système UGOS Pro.
  • TerraMaster : Les NAS x86 sont sans verrou logiciel. Il faut retirer ou remplacer la clé USB interne sur laquelle TOS est installé. Il sera possible d’installer TrueNAS, OpenMediaVault, Proxmox ou Unraid.

Quel système choisir ?

Plutôt qu’une longue liste, voici 4 options qui couvrent de nombreux usages :

  • OpenMediaVault : Pour démarrer sans trop de complexité. L’interface Web est légère, il sera suffisant pour du partage de fichiers, de la sauvegarde et quelques containers Docker. C’est le choix par défaut si vous découvrez le monde du NAS DIY.
  • ZimaOS : Plus jeune, avec une interface facile à prendre en main, c’est une excellente option à prendre en considération… même pour les débutants.
  • Unraid (payant) : Il propose une grande flexibilité dans la gestion des disques et orienté homelab.
  • TrueNAS Scale : Basé sur ZFS (checksums, auto-réparation, snapshots, compression), c’est la référence pour qui ceux qui cherchent robustesse et performances.

Jellyfin 12.0 : 3 nouveautés qui rapprochent le service de Plex

8 septembre 2026 à 07:24

Jellyfin 12.0 est disponible depuis le 7 septembre, avec une base de données refondue et des gains de vitesse enfin concrets. Mais la migration est irréversible : sans sauvegarde manuelle, aucun retour arrière possible.
 [Lire la suite]

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Synology RS1226+ : un NAS rackable 2U

Par : Fx
7 septembre 2026 à 07:00
Synology RS1226 - Synology RS1226+ : un NAS rackable 2U

Pendant que beaucoup étaient en vacances, Synology a lancé RS1226+. Il s’agit d’un NAS rackable au format 2U de 8 baies. Attendu depuis de nombreuses années par les pro, ces derniers pourraient être déçus et rester sur leur faim. Regardons de plus près ce nouveau produit…
Synology RS1226 - Synology RS1226+ : un NAS rackable 2U

Synology RS1226+

Le RS1226+ est un boîtier au format 2U doté de 8 emplacements en façade (pour disques durs et SSD). Il est possible de lui ajouter une unité d’expansion 4 baies (RX426) permettant de passer à 12 baies. Le NAS embarque 2 emplacements pour SSD NVMe (au format M.2 2280)… Côté dimension, il affiche 88 × 482 × 306,6 mm pour un poids à vide de 6,8 kg. On est sur un produit relativement standard.

Architecture vieillissante…

À l’intérieur, le RS1226+ est construit autour d’un processeur Quad Core AMD Ryzen V1500B cadencé à 2,2 GHz, épaulé par 4 Go de RAM DDR4 ECC (extensible jusqu’à 32 Go). Si cette architecture vous semble familière, c’est normal… Cela fait plus de 6 années que Synology l’utilise.

Connectique

Synology RS1226 arriere - Synology RS1226+ : un NAS rackable 2U

Le RS1226+ propose :

  • 2 ports réseau 2,5 Gb/s (RJ45) ;
  • 1 port USB 3.0 ;
  • 1 port d’expansion (USB-C).

Le constructeur promet des débits séquentiels pouvant atteindre 2 300 Mo/s en lecture séquentielle et 1 500 Mo/s en écriture, par défaut. Mais il est possible d’aller au-delà, car le boitier dispose également d’un emplacement PCI Gen3 x8 à l’intérieur, permettant d’ajouter par exemple une carte réseau SFP+ (10/25 GbE).

Comme pour de nombreux modèles rackable, le RS1226+ existe dans une version avec une double alimentation (redondance) et porte la référence RS1226RP+.

À noter qu’un article dédié reviendra prochainement sur la stratégie matérielle de Synology et ce qu’elle implique pour ce type de lancement.

DSM

Le RS1226+ est livré avec DSM. On y retrouvera les applications Drive, Virtual Machine Manager, Container Manager… Il est certifié VMware, Hyper-V, Citrix et OpenStack pour l’hébergement de VM. Il pourra faire du Tiering et déplacera  automatiquement les données les moins fréquemment utilisées vers un Synology NAS distant en fonction des stratégies de hiérarchisation. DSM 7.4 embarque également une fonction d’efficacité du stockage (Storage Efficiency en anglais). Synology annonce jusqu’à 3,5 fois plus de données stockées ! Pour rappel, cela comprend notamment les fonctions de déduplication et de compression en post-traitement sur les disques durs.

Prix et disponibilité

Le Synology RS1226+ et RS1226RP+ sont d’ores et déjà disponibles, y compris en France. Pour les tarifs :

Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page officielle du produit

Minisforum MS-S1 MAX et N5 MAX : deux machines à 192 Go de RAM pour faire tourner ses agents IA chez soi

5 septembre 2026 à 16:39

Minisforum présente à l'IFA deux machines sous Ryzen AI Max+ PRO 495 et 192 Go de mémoire, une station de travail MS-S1 MAX-P495 et un NAS N5 MAX-P495 extensible jusqu'à 200 To et livré avec OCPlatform. À la différence de ses concurrents, la marque donne des chiffres de vitesse. Ils valent le détour.
 [Lire la suite]

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NAS Synology : redémarrer un conteneur Docker gourmand en RAM

Par : Fx
3 septembre 2026 à 07:00
devops - NAS Synology : redémarrer un conteneur Docker gourmand en RAM

Parfois, la mémoire disponible d’un NAS Synology diminue jour après jour. Aucune tâche particulière ne semble tourner, sauf vos précieux conteneurs Docker. Au fils du temps, certains d’entre eux ont tendance à consommer de plus en plus de mémoire. Plusieurs solutions existent pour résoudre ce problème…

devops - NAS Synology : redémarrer un conteneur Docker gourmand en RAM

Redémarrage un container

C’est une astuce que j’utilise personnellement, car j’ai un conteneur qui devient gourmand après plusieurs jours. Un simple redémarrage me permet de récupérer 6 à 7 Go de mémoire ! C’est une application bien connue, essentielle à toute la famille : Immich.

Déterminer ce qui consomme le plus

La première chose à faire, c’est d’identifier quelle application prend le plus de place en mémoire. Le plus simple, c’est de passer par le Moniteur de ressources (via le menu principal).

Une fois lancé, vous arrivez dans Performances. Dans le menu de gauche, sélectionnez le Gestionnaire des tâches puis l’onglet Processus. Enfin, cliquez 2 fois sur la colonne Mémoire privée (pour trier en ordre décroissant).

moniteur ressources - NAS Synology : redémarrer un conteneur Docker gourmand en RAM

Cette colonne permet de trouver ce qui consomme le plus sur votre NAS. Cela peut être une application native de Synology, un paquet téléchargé ou encore un conteneur Docker.

Confirmer au niveau Projet/Conteneur

Continuons avec le projet Immich, ce dernier est composé de plusieurs conteneurs : server, redis, postgres et machine learning. Pour confirmer lequel consomme le plus dans Immich, ouvrez Container Manager puis dans le menu de gauche allez sur Projets et recherchez l’application concernée. Cliquez dessus et allez dans l’onglet Statistiques. Par défaut, l’affiche est sur CPU… on clique sur RAM pour voir la consommation.

immich container Station - NAS Synology : redémarrer un conteneur Docker gourmand en RAM

 

Si votre conteneur ne fait pas partie d’un projet (conteneur seul), allez dans le menu de gauche Conteneur, sélectionnez le et allez sur l’onglet Statistique.

Redémarrer un conteneur docker manuellement

Pour redémarrer un conteneur, il existe plusieurs solutions. La plus simple consiste à passer par l’interface de Container Manager. Sélectionnez le menu Conteneur à gauche, puis le conteneur concerné (ou via un clic droit). Cliquez sur le bouton Action (en haut à droite), puis sélectionnez Redémarrer.

redemarrer conteneur - NAS Synology : redémarrer un conteneur Docker gourmand en RAM

A noter qu’il est possible de redémarrer tout un projet en allant sur ce dernier et en cliquant sur le bouton Action puis Redémarrer.

Automatisation du redémarrage

Il existe une autre possibilité, c’est de passer par le Planificateur de tâches pour redémarrer automatiquement un conteneur, par exemple 1 fois par semaine. Cependant, il y a une contrainte et un inconvénient à cela.

Il faudra vous s’assurer que le redémarrage ne va pas gêner un utilisateur qui envoi des documents ou visionne une vidéo (sur Jellyfin). Vous choisirez donc un horaire sûr (ex : 5h du matin).

L’inconvénient, c’est que cela va générer une notification d’arrêt dans DSM… et selon vos paramètres, une notification par e-mail ou via l’application mobile.

Redémarrer 1 fois par semaine

Allez dans Panneau de configurationPlanificateur de tâche puis cliquez sur le bouton Créer > Tâche planifiée > Script défini par l’utilisateur. Donnez un nom personnalisé à la tâche (sans caractères spéciaux ni accent), choisissez root au niveau d’utilisateur. Ensuite, allez ensuite sur l’onglet Programmer et en face de Répéter, vous choisirez Toutes les semaines… juste au-dessous, vous (dé)sélectionnerez le jour souhaité.

creer tache - NAS Synology : redémarrer un conteneur Docker gourmand en RAM executer jour - NAS Synology : redémarrer un conteneur Docker gourmand en RAM script - NAS Synology : redémarrer un conteneur Docker gourmand en RAM

Dans l’exemple ci-dessus, la tâche sera répétée tous les dimanches à 5h du matin. Allez sur l’onglet Paramètres de tâche et dans le grand encart Script défini par l’utilisateur (tout en bas) saisissez : docker restart NOM_DU_CONTENEUR Pour notre exemple initial, ce sera docker restart immich_server et pour Jellyfin (un autre exemple) ce serait docker restart jellyfin. Pour finir, vous cliquerez sur le bouton OK et vous confirmerez avec le mot de passe de votre compte.

Mode expert

Pour un projet complet, c’est également possible mais plus complexe. Il y a deux possibilités avec une complexité différente. La première, il faut se déplacer dans le dossier du projet cd /volume1/docker/Immich et la commande docker compose restart immich. L’autre possibilité, c’est la commande plus complète docker compose -f /volume1/docker/Immich/compose.yaml restart immich. Ici, il faut récupérer le nom du fichier yaml/yml exact et le nom du projet.

En synthèse

Nous avons vu comment rechercher une application Docker qui consomme trop de mémoire vive et confirmer le nom du conteneur concerné. Puis nous avez vu les différentes techniques pour le redémarrer. Passer par le Planificateur de tâches n’est pas des plus conventionnelle, mais elle a le mérite d’être efficace.

Une autre solution consiste à redémarrer complètement votre NAS… c’est tout aussi efficace pour libérer la mémoire (pas uniquement des conteneurs). Cependant, un redémarrage complet demande parfois plusieurs longues minutes, contre une à deux secondes pour un conteneur.

Synology RS11626xs+ vise le pétaoctet

Par : Fx
1 septembre 2026 à 07:00
Synology RS11626xs - Synology RS11626xs+ vise le pétaoctet

Synology vient d’annoncer l’arrivée d’un nouveau NAS 3U : le RS11626xs+. Ce dernier est destiné aux entreprises  dont les volumes de données ne cessent d’augmenter et qui cherchent une solution pour le long terme. Le boitier vise les environnements critiques : datacenters, infrastructures virtualisées, sauvegardes massives…

Synology - Synology RS11626xs+ vise le pétaoctet

Synology RS11626xs+

Le RS11626xs+ dispose de 16 baies 3,5 pouces et 4 baies SSD 2,5 pouces, le tout dans un châssis 3U. Mais il est possible d’étendre ses capacités avec jusqu’à 116 baies et donc plus de 2,6 Po de capacité brute totale… en lui ajoute 8 unités d’extension RX1222sas, sans interruption de service. En tout cas, c’est la promesse de Synology qui pourrait plaire à des DSI.

Le boitier est animé par un processeur 16 cœurs AMD EPYC 7303 cadencé à 2,4 GHz (mode Burst jusqu’à 3,4 GHz), épaulé par 64 Go de RAM DDR4 ECC (extensible jusqu’à 1024 Go).

Changement technique

Synology annonce également un changement technique important. Le RS11626xs+ dispose également de 2 emplacements M.2 NVMe internes format 2230 ou 2280 (en RAID 1) qui seront chargés d’exécuter DSM ! Vous vous en doutez, il s’agira de SSD Synology uniquement… comme tout le reste. Contrairement à ce que nous avions l’habitude d’avoir, le système ne prend plus de place sur les disques et SSD. Concrètement, il ne vient plus grignoter les ressources allouées au stockage utile. Le fabricant annonce jusqu’à 895 000/234 000 IOPS aléatoires 4K en lecture/écriture… avec un débit séquentiel pouvant atteindre 10 500 Mo/s.

Connectivité et redondance

RackStation RS11626xs - Synology RS11626xs+ vise le pétaoctet

Du côté de la connectivité, le boitier embarque 2 ports 10 Gb/s (RJ 45) et il est possible d’ajouter des cartes optionnelles 10GbE/25GbE SFP+/SFP28 ou Fibre Channel grâce au 2 emplacements PCIe Gen4 x16. Le boitier dispose également d’alimentations redondantes et connectivité SAS multipath qui assurent la continuité en cas de panne composant… 2 unités jumelées peuvent former un cluster Synology High Availability avec bascule en quelques minutes.

Prix et disponibilité

Le Synology RS11626xs+ n’est pas encore disponible sur le vieux continent, mais il devrait arriver très prochainement puisqu’il est disponible depuis le 26 août 2026 en Asie…

Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page officielle (anglais uniquement pour le moment)…

SanDisk NAS 600 et NAS 800

Par : Fx
26 août 2026 à 07:00
nas 600 sata NAS - SanDisk NAS 600 et NAS 800

Sandisk annonce 2 nouvelles références de SSD orientées NAS : SanDisk NAS 600 en SATA et SanDisk NAS 800 en NVMe. Il s’agit des premières références du fabricant proposées en son nom et ils disposent d’une garantie de 5 ans. Regardons de plus près ces nouveaux SSD…

nas 600 sata NAS - SanDisk NAS 600 et NAS 800

NAS 600 SATA

Le SanDisk NAS 600 s’adresse à ceux qui veulent remplacer les disques durs de leur NAS existant par des SSD ou qui souhaiterait ajouter un cache SSD sans changer de boîtier. Sandisk annonce jusqu’à 2 500 TBW d’endurance sur le modèle 4 To et 2,25 millions d’heures de MTTF.

SanDiske NAS 600

Concernant les débits, le fabricant annonce  jusqu’à 560 Mo/s en lecture séquentielle. Rien de spectaculaire sur le papier, mais l’argument principal ici n’est pas la vitesse brute… mais plutôt l’endurance et la stabilité. La gamme est disponible de 500 Go à 4 To.

NAS 800 NVMe

On continue avec le SanDisk N800 qui vise les plus exigeant d’entre nous. Il peut bien sûr servir au stockage et au cache… et sera idéal pour un NAS full-flash (pour ceux qui en ont les moyens). Comme vous pouviez vous en douter, ce SSD est au format M.2 2280, mais il est surtout compatible PCIe 5.0.

Sandisk NAS 800

Le fabricant annonce une endurance de 14 PBW (ou 14 000 TBW) pour le modèle 7,68 To. C’est 5,6 fois supérieur au NAS 600. La gamme est disponible de 960 Go à 7,68 To.

Une arrivée tardive ?

Ces gammes ne sortent pas de nulle part… Elles reprennent le rôle des SSD WD Red SA500 (SATA) et SN700 (NVMe) vendus sous la marque Western Digital. Après le rachat en 2015 et la scission en 2025, Western Digital a conservé les disques durs, Sandisk a récupéré le stockage flash. Le NAS 600 reprend d’ailleurs des caractéristiques quasi identiques au SA500 et le NAS 800 prend le relais du SN700 en montant en gamme (PCIe 5.0). De fait, on peut parler d’un « rebadging » plutôt que d’une nouveauté technologique de rupture…

Prix et disponibilité

Les SanDisk NAS 600 et NAS 800 sont d’ores et déjà disponibles à la commande. Les tarifs publics pour quelques références sont les suivants :

  • NAS 600 : le modèle 500 Go est à 185,99€ et le 4 To est à 1033,99€
  • NAS 800 : le modèle 960 Go est à 319,99€ et le 7,68 To est à 2273,99€

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site officiel

 

Test du UGREEN DXP4800 GT : le NAS 4 baies qui gère tout mon Plex, piloté par une IA

25 août 2026 à 14:07
- Contient des liens affiliés Amazon -

Au départ, mon stockage était franchement bordélique. Ma bibliothèque Plex vivotait sur un vieux Synology, avec plusieurs SSD externes branchés au Mac mini, posés là au petit bonheur, avec les films rangés à plat et chaque disque qui traînait ses propres conventions et ses trous.

Je vous en avais d'ailleurs déjà parlé, et ça marchait, mais c'était un peu le foutraque, et surtout impossible à automatiser proprement, parce qu'une chaîne d'acquisition sérieuse exige un rangement carré jusqu'au moindre fichier.

D'où la grande décision de remettre tout ça à plat. L'objectif ? Consolider la médiathèque sur du matériel récent, séparer une bonne fois deux mondes qui n'ont rien à faire ensemble, les médias d'un côté et les sauvegardes de l'autre, et déléguer le plus gros de la configuration à Claude Code, l'assistant de codage d'Anthropic, piloté à distance depuis mon Mac mini.

UGREEN m'avait proposé depuis quelque temps de tester les deux NAS de sa gamme GT, j'ai donc accepté. Puis j'ai acheté mes disques une fortune, on y reviendra. Pour Plex, mon choix s'est porté sur le plus costaud de la gamme, un DXP4800 GT quatre baies sous AMD Ryzen.

Sa vraie raison d'être, c'est le débit. Ses deux ports réseau 10 Gbit confiés à des contrôleurs Aquantia ont craché 9,30 Gbit par seconde dès le premier flux en direct, soit le maximum théorique, sans une seule retransmission. Sur ce terrain, il est clairement irréprochable.

Sous le capot, on trouve un Ryzen Embedded R2514 à quatre cœurs, 8 Go de DDR4 extensibles à 64 Go, quatre baies qui se manipulent sans outil dont deux acceptent des SSD U.2 NVMe, plus deux emplacements M.2, le tout jusqu'à 144 To. Il tourne sous UGOS Pro, un système bâti sur une base Debian très peu verrouillée, avec un vrai SSH administrateur, Docker, et une plateforme x86 ouverte où l'on peut installer à peu près tout ce qu'on veut.

Le seul vrai bémol, c'est son moteur vidéo un peu daté, qui ne tient que deux flux Plex 4K transcodés en même temps et ignore l'AV1, donc pour une grosse médiathèque partagée à plusieurs, mieux vaut lui donner des fichiers déjà au bon format, ou transcoder sur une autre machine, ce qui est mon cas avec le Mac mini. Pour le stockage, j'ai récupéré 4 disques 28 To sur Amazon , à un prix que je n'ose même pas vous donner (660 euros pièce, et au moment où j'écris cet article leurs prix ont bondi à 780 euros).

Le gros morceau, c'était la migration, faire passer 36 To et 22 000 fichiers du Synology vers ce nouveau NAS. Perso je n'ai pas fait grand-chose, Claude Code s'est occupé de tout ça en SSH, en passant par les API de Plex, Radarr et Sonarr.

Derrière Plex tourne d'ailleurs toute une chaîne, Radarr et Sonarr, Prowlarr pour les sources, une seedbox Whatbox et Seerr.

Pour l'anecdote, le plus gros problème ça a été de régler les problèmes posés par les fichiers avec des accents. Près de 17 000 fichiers (de vidéos de vacances bien sûr) au chemin accentué devenaient injouables sur l'Apple TV alors que l'iPhone les lisait sans broncher, parce que Plex sur Mac jongle entre deux façons de coder un accent en Unicode quand le partage NFS strict d'UGOS n'en accepte qu'une seule à l'octet près.

Bon, maintenant on ne va pas se mentir, il y a eu des ratés avec l'IA, comme la disparition de près de 800 fichiers effacés par un bug des scripts, sans corbeille ni snapshot, mais comme le volume tourne en Btrfs et qu'il restait de la place, Claude a gelé le volume, remonté des centaines d'états internes du système de fichiers et rapatrié plus de 98 % des fichiers. Les pertes sont au final négligeables. C'était évitable, mais je n'ai pas été assez vigilant.

Ce socle sauvegarde même le code de Selene Racer, mon jeu de course de rovers sur la Lune hébergé dans le cloud sur lequel je bosse en ce moment ( vous pouvez le tester ici , il se joue dans n'importe quel navigateur, sur ordi ou téléphone), et dont les sources atterrissent sur le NAS via Dropbox. Quant au NAS deux baies qui encaisse Time Machine, les archives et les sauvegardes, c'est son petit frère le DXP2800 GT, que je teste sur Mac4ever .

Si comme moi vous n'êtes pas super fort en code et en réseau, et que vous avez suffisamment de sauvegardes de vos données, confier votre vie numérique à une IA et à un NAS de ce type est donc tout à fait envisageable, et c'est même assez chouette à mettre en place.

Les DXP4800 GT et le DXP2800 GT sont disponibles sur Amazon, et je vous les recommande les yeux fermés.

Synology DP5200 : Sauvegarde d’entreprise en un 1U

Par : Fx
24 août 2026 à 07:00
Synology DP5200

Synology annonce l’arrivée du DP5200. Il s’agit d’un boîtier de sauvegarde de la gamme ActiveProtect au format 1U pouvant embarquer jusqu’à 36 To de stockage et reprend l’intégralité des fonctionnalités d’ActiveProtect Manager (APM), utilisé sur les modèles haut de gamme de la marque…

Synology DP5200

Synology DP5200

Le DP5200 peut fonctionner seul (serveur de sauvegarde autonome) ou servir de console centralisée pilotant plusieurs sites distants. Dans ce cas, Synology annonce une capacité de gestion de 120 000 charges de travail et de 1 000 serveurs supervisés depuis une interface unique !

Jia-Yu Liu, vice-président exécutif du Data Protection Group chez Synology, annonce : « les entreprises cherchent une protection des données qui s’adapte à leurs besoins réels sans faire grimper coûts et complexité et le DP5200 se veut une réponse unifiée et peu encombrante à déployer aussi bien en agence qu’en centre de données ».

Partie logiciel

Si on regarde du côté des plateformes prises en charge, le DP5200 couvre l’essentiel du parc IT d’une PME :

  • Virtualisation : VMware vSphere, Microsoft Hyper-V
  • Postes / serveurs physiques : Windows, Linux, macOS
  • SaaS : Microsoft 365
  • Bases de données : Oracle, Microsoft SQL Server
  • Serveurs de fichiers : SMB, NetApp, Nutanix

Avec l’arrivée d’APM 2.0 (au troisième trimestre 2026), la liste s’élargit à Azure VM, Amazon EC2, Nutanix AHV, Proxmox VE et Google Workspace. L’ajout de Proxmox VE est à surveiller de près, cela parlera forcément à certains d’entre vous 😉 Pour rappel, il s’agit d’un hyperviseur open source, alternative à VMware devenu très couteux.

DP5200 avant arriere - Synology DP5200 : Sauvegarde d'entreprise en un 1U

Sécurité

Le DP5200 applique la règle de sauvegarde 3-2-1-1-0, avec une combinaison MFA, stockage WORM immuable, air-gaps logiques et de hiérarchisation des versions. Rien de révolutionnaire ici, mais c’est toujours bon de le rappeler…

Mais il y a bien un changement qui arrive avec APM 2.0, c’est la détection d’anomalies et analyse de malware par IA/ML. L’objectif est de garantir que les restaurations se feront sur des données saines et non une sauvegarde comprise par un ransomware par exemple… et il faut avouer que c’est plutôt une bonne idée.

Prix et disponibilité

Le DP5200 est un produit pour les entreprises et pour les particuliers (même les plus geeks). Synology ne communique pas encore sur le prix, mais sa disponibilité ne devrait pas tarder…

Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page officielle !

Sauvegarder son environnement Docker

Par : Fx
19 août 2026 à 07:00
Sauvegarde Docker

Un conteneur qui plante, ça se relance. Une base de données corrompue ou un volume effacé par erreur, ça ne se rattrape pas sans une sauvegarde. Pourtant, j’ai constaté à plusieurs reprises que la plupart des installations de Docker, la sauvegarde se résume à « ça fonctionne… ça devrait aller ». Aujourd’hui, je vous propose un petit guide, générique, qui peut s’appliquer à de nombreuses distributions Linux (Ubuntu Server, Debian, Fedora…) mais aussi sur un NAS.

Sauvegarde Docker

Sauvegarde Docker

Un environnement Docker se décompose en 3 éléments :

  • La configuration : les fichiers docker-compose.yml et .env, il ne pèse que quelques octets ;
  • Les données : ce sont les volumes et bind mounts contenant les bases de données, les fichiers envoyés, les configurations d’application générées à l’exécution ;
  • Les images : elles se (re)téléchargent depuis un registre, peu d’intérêt les sauvegarder (sauf retour arrière instantané).

Il est important de ne pas confondre ces catégories. Il ne sert à rien de sauvegarder l’intégralité de /var/lib/docker. Ça prend de la place pour rien et complique la restauration.

Étape 1 : Configurations de côté

Chaque stack (ou Projet Docker) repose sur des fichiers texte : docker-compose.yml, .env et parfois un Dockerfile. Ces derniers décrivent comment tout est imbriqué. Regroupez-les dans un dossier (ex : docker-configs), avec un sous-dossier par stack. Ce dossier sera ensuite inclus dans la sauvegarde automatisée (voir ci-dessous), comme les volumes de données.

Vous pouvez également mettre en place un dossier sous Git, même un simple dépôt local. Cela permettra de garder un historique des modifications et de revenir en arrière en cas d’erreur de configuration.

L’objectif, c’est de pouvoir recréer une stack entière (projet docker) en question de minutes… Sur un NAS Synology, les fichiers de configuration sont généralement logés dans /volume1/docker

Étape 2 : Identifier les volumes

Passons aux données et plus précisément leurs volumes. Pour cela, vous pouvez taper :

docker volume ls

Pour chaque volume, il faut se poser la question : s’il disparait demain, est-ce que je perds quelque chose d’irremplaçable ? Je vous recommande les dossiers utilisateurs, les bases de données (voir ci-dessous) et la configuration de votre application. Il n’est pas nécessaire de sauvegarder un cache ou des fichiers temporaires.

Pour retrouver le chemin réel d’un volume, il faut taper :

docker volume inspect <nom_du_volume>

Recherchez Mountpoint qui devrait ressembler à cela : /var/lib/docker/volumes/monVolume

Étape 3 : Choisir un outil de sauvegarde de volumes

Pour un homelab, il existe plusieurs possibilités :

  • docker-volume-backup : il s’agit d’une image docker qui monte vos volumes, les archives en .tar.gz puis envoie le résultat vers un stockage local, WebDAV, Dropbox, SFTP, S3… la référence ;
  • Restic ou Kopia : outils de déduplication, de chiffrement et de gestion du versioning (plusieurs points de restauration dans le temps).

Pour démarrer, docker-volume-backup suffit largement. Relativement simple, vous y mettrez les informations de chaque projet Docker et bien sûr le Mountpoint correspondant pour vos données. Restic et Kopia demandent pas mal de configuration, mais ce dernier (Kopia) dispose d’une interface graphique embarqué, ce qui peut faciliter son utilisation.

Cas particulier

Y’a toujours une exception qui confirme la règle : la base de données en fonctionnement. Si techniquement la sauvegarde avec docker-volume-backup sera OK, la base données posera des soucis lors d’une restauration.

2 solutions sont possibles :

  • Dump avant archivage : pg_dump pour PostgreSQL, mysqldump pour MySQL/MariaDB génère un fichier texte (exportation brute de son contenu et de sa structure), indépendant de l’état du volume, via cron ;
  • Arrêt du conteneur : plus simple à automatiser, mais implique une coupure de service temporaire pour la sauvegarde.

Dans docker-volume-backup, tout conteneur portant l’étiquette docker-volume-backup.stop-during-backup=true sera arrêté avant le lancement de la sauvegarde, puis redémarré une fois celle-ci terminée.

A noter également que de nombreuses applications (Immich, Home Assistant, Jellyfin…) proposent des systèmes de sauvegarde internes.

Étape 4 : automatiser et stocker ailleurs

Une sauvegarde qui reste sur le même disque/SSD que les données originales n’est pas une sauvegarde ! C’est une copie qui disparait avec la panne de votre PC. Dans l’idéal, il faudra créer un tâche planifié (cron) qui déclenche le script ou le conteneur de sauvegarde à intervalle régulier (une fois par jour par exemple) vers un NAS ou un autre machine distante.

Étape 5 : tester vos sauvegardes

Une erreur fréquente consiste à penser qu’une sauvegarde fonctionne… sans jamais l’avoir testée. Une sauvegarde corrompue ou incomplète, ça arrive ne sert à rien. Prenez le temps de vérifier régulièrement vos fichiers. Ouvrez-les, restaurez-les, assurez-vous qu’ils sont exploitables.

Le seul à faire, c’est reconstruire une stack/projet sur une machine vierge ou une machine virtuelle, à partir du dossier de configuration et de l’archive du/des volumes pour les données. Si l’opération échoue, alors il est nécessaire de revoir votre procédure de sauvegarde. Planifiez ce genre de test au moins une fois tous les trimestres.

Synology et Docker

Synology utilise docker à travers l’outil maison Container Station. Ce dernier fait tourner les projets (stack) directement sur le NAS dans /volume1/docker avec un sous-dossier par projet. Généralement, on y retrouve la configuration et les données côte à côte. Il est important de noter que Container Manager ne propose aucune fonction de sauvegarde.

Pour cela, il est possible d’utiliser Hyper Backup par exemple… mais vous aurez le même souci au niveau de vos bases de données.

Les Snapshots Btrfs apporteront une réponse. En effet, si le snapshot est « quasi instantané » même pendant une écriture, cela sera comparable à une coupure de courant brutale. Heureusement, les systèmes de base de données (PostgreSQL, MySQL/MariaDB) sont conçus pour se remettre de ce genre de situation grâce à des mécanismes de récupération internes. Cependant, un snapshot n’est pas une sauvegarde propre de la base de données. Pour les données importantes, je vous recommande de créer un dump. A noter que la problématique (snapshot au niveau système de fichiers/hyperviseur) reste la même pour QNAP, Asustor, Proxmox, etc.

En synthèse

Vous l’aurez compris, la sauvegarde d’un environnement Docker n’est pas forcément complexe… mais il faut faire attention. Il y a 3 grandes familles de données à sauvegarder pour un projet Docker : la configuration, les données et l’image (optionnelle). L’outil docker-volume-backup sera idéal pour la majorité des utilisateurs. Cependant, il faudra être vigilant si votre projet contient une base de données. Aussi, regardez dans vos applications favorites s’il n’existe pas un système de sauvegarde intégré 😉

Les utilisateurs avancés regarderont du côté des applications Restic ou Kopia.

ASUSTOR ADM 5.1.4 corrige des failles critiques et apporte des améliorations

Par : Fx
17 août 2026 à 07:00
ADM 514 - ASUSTOR ADM 5.1.4 corrige des failles critiques et apporte des améliorations

ASUSTOR a mis en ligne ADM 5.1.4. Cette mise à jour vient corriger plusieurs failles de sécurité au niveau du noyau Linux, mais aussi du côté ADM. Le fabricant a également apporté quelques améliorations. Voici ce qu’il faut retenir avant de lancer la mise à jour…

ADM 514 - ASUSTOR ADM 5.1.4 corrige des failles critiques et apporte des améliorations

ASUSTOR ADM 5.1.4

Si on regarde le journal des modifications, cette version corrige :

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Asustor prend très au sérieux les mises à jour de sécurité, même pendant la période estivale. Ces corrections valent à elle seule l’installation rapide sur votre NAS. Mais le fabricant n’en reste pas là, il ajoute également :

  • Le cache SSD utilise désormais par défaut le mode lecture seule pour améliorer performance et intégrité ;
  • Lors de l’initialisation du NAS, un mot de passe minimum de 8 caractères est obligatoire ;
  • Le processus de mise à jour vérifiera en amont l’état SMART des disques, l’avancement de mises à niveau de volumes et demandera à l’utilisateur avant de continuer ;
  • SMB3 peut être défini comme version minimale du protocole ;
  • ADM Defender autorise désormais les ponts réseau Docker utilisant des noms d’interface personnalisés ;
  • Correction d’un souci au niveau des archives (multifichiers) téléchargées vers le PC ;
  • Diverses corrections pour l’Explorateur de fichiers, la Centrale de sauvegarde, le Gestionnaire de stockage, etc.

Pour en savoir plus, rendez-vous à cette adresse

Mettre à jour son NAS

Vous l’aurez compris, la mise à jour est importante. Les corrections de sécurité sont nombreuses et des améliorations sont également présentes. Même si les mises à jour Asustor fonctionnent sans risque dans 99,9% des cas, il est important d’avoir une sauvegarde de ses données.

Allez sur le Panneau de configuration > Mise à jour du firmware ou directement via les notifications ADM si la mise à jour est déjà détectée. Le NAS devrait lancer automatiquement le téléchargement d’ADM, puis il ne reste plus qu’à l’appliquer… et le NAS va redémarrer automatiquement pour finaliser la procédure. Comptez entre 10 et 15 minutes…

Synology lance la gamme neo+ : des NAS moins chers, à cause de la RAM

14 août 2026 à 16:11

Synology DS925+

Synology élargit sa gamme de serveurs de stockage avec une série neo+, présentée comme plus abordable que sa gamme Plus. Des NAS avec moins de mémoire vive, sur fond de flambée des prix de la RAM.
 [Lire la suite]

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Synology DS725neo+, DS925neo+, DS1525neo+ et DS1825neo+

Par : Fx
14 août 2026 à 07:00
Synology DSx25neo+

Synology vient d’officialiser 4 nouveaux NAS pour le marché asiatique et africain : DS725neo+, DS925neo+, DS1525neo+ et DS1825neo+. Si pour le moment rien n’indique que ces modèles arriveront sur d’autres marchés, l’objectif est de proposer des NAS en adéquation avec les conditions actuelles du marché autour de la mémoire vive (RAMpocalypse). Mais plusieurs incohérences subsistent…

Synology DSx25neo+

Synology DS725neo+, DS925neo+, DS1525neo+ et DS1825neo+

Si on devait résumer ces nouveaux produits, il s’agit des mêmes NAS DS725+, DS925+, DS1525+ et DS1825+ sortis en 2025, mais avec des différences au niveau de la RAM (mémoire vive).

Commencé par un rappel, c’est en 2020 que Synology lançait ses premiers NAS avec de la mémoire ECC (Error-Correcting Code ou en français code à correcteur d’erreurs). Or, cette mémoire ECC n’a jamais été un prérequis pour les NAS grand public. Les professionnels la recommandent sur les très gros serveurs d’entreprise, ou lors de utilisation du système de fichier ZFS. Comme indiqué précédemment, Synology avait intégré la mémoire ECC dans ses NAS non pas par nécessité, mais parce que le processeur embarqué le permettait. Et c’est un argument marketing implacable : la mémoire ECC corrige les erreurs, vous n’aurez donc jamais de données corrompues. Au passage, cela permettait également d’augmenter le prix de vente de la mémoire officielle.

Depuis, l’IA est passée par là et les besoins en mémoire (RAM et SSD) ont explosé… Les prix ont considérablement augmenté, ce qui fait que Synology est désormais dans une situation très inconfortable (y compris les autres fabricants), car il fournit des NAS prêt à l’emploi.

Heureusement que Synology n’avait pas sauté le pas vers la mémoire DDR5, car la hausse est encore plus impressionnante qu’en DDR4.

Synology DS725neo+ et DS925neo+ : même quantité de RAM

Les NAS Synology DS725+ et DS925+ sont livrés par défaut avec 4 Go de RAM DDR4 ECC. Les versions neo+ (DS725neo+ et DS925neo+) reprennent les mêmes caractéristiques, y compris la quantité de mémoire vive… à l’exception du type de mémoire. Il n’y a pas plus d’ECC ici, donc ils devraient être légèrement moins chers. Ne croyez pas pour autant qu’il s’agit d’une refonte majeure de la part de Synology, les précédents modèles étaient déjà compatibles avec la mémoire non-ECC.

Synology DS1525neo+ et DS1825neo+

Les DS1525+ et DS1825+ sont des modèles destinés à des besoins de stockage plus important… plutôt orienté petites et moyennes entreprises. C’est pour cette raison qu’ils embarquaient 8 Go de RAM DDR4 ECC. Comme pour les autres modèles neo+, les DS1525neo+ et DS1825neo+ n’ont que de la RAM DDR 4 (non-ECC) et leur quantité passe de 8 à 4 Go. On revient aux standards de RAM datant de 2018, avec un processeur déjà présent en 2020. La double peine…

En synthèse

À ce jour, rien n’indique que la gamme DSx25neo+ débarquera en Europe. Les prix n’ont pas encore été communiqués, mais rien ne laisse penser qu’il y aura une baisse important par rapport aux modèles actuels (avec ECC). L’avenir nous le dira.

À suivre…

CachyOS Server Edition pour NAS… où en est le projet ?

Par : Fx
11 août 2026 à 07:00
CachyOS Server Edition - CachyOS Server Edition pour NAS... où en est le projet ?

Fin décembre 2025, CachyOS annonçait travailler sur une « Server Edition » destinée aux NAS, aux stations de travail et aux environnements serveurs. L’idée derrière cette annonce était une image vérifiée, à configuration durcie et aux paquets optimisés… tout ce qui a fait le succès de CachyOS dans le gaming. Depuis, plus aucune information.

CachyOS Server Edition

CachyOS Server Edition

Pour ceux qui ne connaissent pas encore CachyOS, il s’agit d’une distribution Linux basée sur Arch, qui s’est fait un nom ces dernières années dans le monde du gaming et PC haute performance. Son argument principal : des optimisations poussées au niveau du noyau et de la compilation (PGO, AutoFDO), un support soigné des dernières générations de GPU et une bonne intégration de Proton pour faire tourner les jeux Windows. Une réputation qui lui a valu de devenir l’une des distributions les plus utilisées par la communauté ProtonDB…

8 mois plus tard, force est de constater qu’il n’y a pas eu de suite officielle. Les 4 dernière releases se concentrent exclusivement sur l’usage PC et gaming avec notamment le support Wayland (protocole de serveur d’affichage), un nouvel environnement Hyprland Noctalia, optimisations GCC et Python, gestion des pilotes NVIDIA… Aucune mention d’une Server Edition, d’un NAS ou même d’une feuille de route sur le sujet.

Pourtant, rien n’indique que le projet soit abandonné ! CachyOS reste une petite équipe qui priorise visiblement son cœur de cible historique, les joueurs et les utilisateurs de PC au quotidien. Mais à ce stade, il s’agit davantage d’une intention affichée que d’un projet engagé avec un calendrier.

Marché déjà bien occupé

Si CachyOS venait à fournir cette Server Edition, elle arriverait sur un terrain loin d’être vierge. Il y a déjà des acteurs installés comme OpenMediaVault, TrueNAS ou Unraid… mais aussi d’autres acteurs plus récents avec des solutions pensées spécifiquement pour le NAS DIY : FygoOS, ZimaOS et HexOS. Autant de concurrents avec une longueur d’avance sur l’expérience utilisateur dédiée au stockage, quand CachyOS partirait d’une base généraliste Arch Linux.

On garde le sujet à l’œil et on mettra à jour cet article dès qu’une information concrète émergera du côté de l’équipe CachyOS.

A suivre…

[edit] L’éditeur vient d’annoncer « l’ajout d’une prise en charge expérimentale des profils d’installation de la future Server Edition ».

Synology lance les DiskStation neo+, des NAS Plus plus accessibles sans sacrifier les possibilités d'évolution

6 août 2026 à 14:10

Synology annonce aujourd'hui une nouvelle déclinaison de sa gamme de NAS avec les DiskStation neo+. Cette nouvelle famille comprend les DS1825neo+, DS1525neo+, DS925neo+ et DS725neo+. L'objectif est de proposer une porte d'entrée plus abordable vers l'écosystème Plus de la marque grâce à une configuration mémoire revue, tout en conservant les possibilités d'évolution offertes par la plateforme. Une configuration plus accessible Reposant sur la même base matérielle que les modèles DiskStation Plus, les nouvelles versions neo+ sont désormais livrées avec 4 Go de mémoire DDR4 SODIMM non-ECC en configuration d'origine. Ce choix permet à Synology de proposer un tarif d'entrée plus attractif, tout en laissant la possibilité aux utilisateurs d'adapter la quantité de mémoire à leurs besoins au fil du temps. La gamme neo+ ne remplace pas les modèles Plus existants. Les deux séries cohabiteront afin d'offrir davantage de choix selon le budget et les besoins de chacun. […]

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SnapOtter : la boîte à outils tout-en-un pour votre NAS

Par : Fx
6 août 2026 à 07:00
SnapOtter NAS

Entre TinyPNG pour compresser une image, iLovePDF pour fusionner un contrat, et CloudConvert pour transformer un MOV en MP4, on finit tous par uploader nos fichiers sur une demi-douzaine de services tiers. SnapOtter part d’un principe simple : regrouper ces 200+ outils dans un seul conteneur Docker, hébergé chez vous, sans que rien ne quitte votre réseau.

SnapOtter - SnapOtter : la boîte à outils tout-en-un pour votre NAS

SnapOtter

SnapOtter propose 5 grandes familles d’outils : image (105 outils : redimensionnement, compression, conversion, retouche, détection de doublons, photos d’identité, prise en charge de 55+ formats dont 23 RAW), vidéo (57 outils : conversion, compression, recadrage, extraction audio, stabilisation), audio (27 outils : normalisation, fade, réduction de bruit, changement de tonalité), PDF (29 outils : fusion, OCR, protection, signature) et fichiers génériques (23 outils : conversion CSV/JSON/XML/YAML, ZIP, Excel vers CSV).

Il existe un éditeur d’image par calques intégré, directement dans le navigateur, avec pinceaux, formes, courbes et raccourcis clavier… pas besoin d’ouvrir un logiciel tiers pour une retouche rapide. Ensuite, il y a également module d’IA locale : suppression d’arrière-plan, upscaling, restauration de vieilles photos, floutage de visages, OCR, transcription audio, sous-titres automatiques. Tout tourne sur votre matériel, sans connexion internet requise ! Pas mal non ?

Capture SnapOtter - SnapOtter : la boîte à outils tout-en-un pour votre NAS
Screenshot

SnapOtter permet égalementd’automatiser des actions (via un pipeline) et des modèles prêts à l’emploi. Voici quelques exemples :

  • Peaufiner un podcast : Supprime les silences, normalise le volume et ajoute des fondus à un enregistrement ;
  • Restaurer une ancienne photo : Répare, colorise et agrandit une photo ancienne ou abîmée avec l’IA ;
  • Nettoyage de confidentialité : Supprime les métadonnées EXIF, GPS et autres, puis compresse…

Installation facile

La version par défaut embarque PostgreSQL 17 et Redis 8 directement dans le conteneur… c’est facile et idéal pour mettre sur un NAS.

services: 
    snapotter:
        image: snapotter/snapotter:latest
        container_name: snapotter
        ports: 
            - 1349:1349
        volumes:
            - ./:/data

Pour une utilisation plus soutenue, un stack Docker Compose à 3 conteneurs (App + Postgres + Redis séparés) est disponible, avec une variante GPU NVIDIA pour accélérer les tâches d’IA. Sur DSM ou dans Portainer, l’un ou l’autre s’intègre sans souci via Container Manager.

services:
  snapotter:
    image: snapotter/snapotter:latest
    ports: ["1349:1349"]
    environment:
      DATABASE_URL: postgres://snapotter:snapotter@postgres:5432/snapotter
      REDIS_URL: redis://redis:6379
    volumes:
      - SnapOtter-data:/data
    depends_on: [postgres, redis]
    restart: unless-stopped
  postgres:
    image: postgres:17-alpine
    environment:
      POSTGRES_USER: snapotter
      POSTGRES_PASSWORD: snapotter
      POSTGRES_DB: snapotter
    volumes: ["SnapOtter-pgdata:/var/lib/postgresql/data"]
    restart: unless-stopped
  redis:
    image: redis:8-alpine
    volumes: ["SnapOtter-redisdata:/data"]
    restart: unless-stopped
volumes:
  SnapOtter-data:
  SnapOtter-pgdata:
  SnapOtter-redisdata:

Le projet est multi-arch (AMD64 et ARM64), ce qui couvre tous les NAS ou un Raspberry Pi et autre un mini PC. Il gère l’authentification OIDC/SSO (Google, GitHub, Okta), 21 langues dont le français et expose une API REST complète avec documentation.

Point de vigilance

Attention au premier lancement, l’identifiant est admin et le mot de passe admin. Le changement de mot de passe est imposé dès la première connexion, mais si vous exposez l’instance (sur Internet par exemple), passez par un reverse proxy avec authentification…

En synthèse

SnapOtter comble un vrai vide entre Stirling-PDF (limité aux PDF) et ConvertX (limité aux conversions). Pour qui héberge déjà son NAS et veut arrêter d’uploader ses fichiers personnels sur des services gratuits douteux, c’est une brique qui mérite sa place à côté d’Immich ou de Bitwarden. SnapOtter est gratuit (licence AGPLv3)et une version commerciale existe pour un usage dans un produit propriétaire ou en mode SaaS. Pour un usage personnel et familial sur NAS, l’AGPLv3 ne pose aucune contrainte 😉

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