Depuis dix-huit ans, le réacteur Jules Horowitz sommeille dans les collines de Provence. Initialement budgété à 500 millions d'euros avec une mise en service promise en 2013, ce projet phare du CEA a quadruplé ses coûts et accumule d'interminables retards. La dernière promesse ? 2032 au plus tôt.
Le musée des Confluences de Lyon est devenu le cas d'école du dérapage budgétaire : 328 millions d'euros dépensés pour un projet estimé à 61 millions, soit une augmentation de 411 %. Entre problèmes géotechniques, abandon du chantier par l'entreprise initiale et transfert institutionnel, le contribuable lyonnais continue de payer les conséquences.
Le plus grand chantier de transport d'Europe a connu un dérapage budgétaire sans précédent, passant de 22,6 à 35,1 milliards d'euros en quatre ans. Avec des retards successifs, certaines lignes n'ouvriront qu'en 2031, tandis que les frais financiers pourraient repousser la dette jusqu'à 2084.