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Hier — 15 septembre 2026Flux principal

Antro pique ?

Par : Remouk
14 septembre 2026 à 15:33
- Article rédigé par l'ami Remouk (DansTonChat) - Merci à lui -

Un univers dystopique contrôlé par un gouvernement totalitaire. Des robots, drones et caméras de surveillance qui épient les faits et gestes de la population. Heureusement il ne s'agit pas du futur de notre société (quoi que ?) mais de celui du jeu ANTRO que je voulais vous présenter.

Parce qu'au-delà de l'univers plutôt cool à la Blade Runner, c'est un petit jeu au gameplay plutôt original et super fun. Basiquement, c'est un jeu de plate-forme type "runner", dans lequel il faut courir et éviter les obstacles. L'originalité vient du fait que 1) l'univers et les décors sont bien travaillés avec pas mal de choses qui se passent en arrière plan, 2) les mouvements sont calés sur la musique.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

C'est fluide et c'est juste trèèès satisfaisant. :D Les musiques en question sont vraiment cools, et taillées sur mesure pour les différents niveaux (ou alors c'est l'inverse ?). L'histoire n'est pas révolutionnaire mais on s'attache à notre petit livreur / graffeur. Ajoutez à cela un peu d'exploration avec notamment quelques secrets bien planqués, quelques mini-jeux et énigmes, et vous devriez passer, comme moi, un bon moment.

Sachez tout de même que ce moment est de courte durée : comptez environ 1h20 pour faire l'aventure de bout en bout. Ce n'est pas un défaut en soi mais il vaut mieux le savoir en avance. 😅 Je vous conseille donc de l'attraper quand il sera en promo, car le prix initial de 15€ me semble un peu exagéré.

Antro est disponible sur Steam , mais aussi XBOX et Playstation

À partir d’avant-hierFlux principal

Musique par IA : Spotify va enfin labelliser les profils d’artistes et repenser ses recommandations

12 août 2026 à 09:44

Alors que Deezer dévoilait le mois dernier que plus de 50% des mises en ligne quotidiennes sur les plateformes de streaming sont désormais générées par IA, Spotify va finalement agir pour informer davantage ses utilisateurs et utilisatrices de la nature exacte des artistes qu’ils écoutent. À compter du mois prochain, un badge « AI Persona » sera appliqué aux profils qui remplissent un certain nombre de critères, annonce le service leader du streaming.

Un label pour les profils « d’artistes IA »

Alors que Deezer et plus récemment Tidal font du marquage au cas par cas, par titre et par album, Spotify veut agir au niveau des pages d’artistes — comme par exemple les fameux Velvet Sundown qui ont tant fait parler l’été dernier. Un cas d’école « d’artiste IA » qui engrange des millions d’écoutes mensuelles, sans pour autant afficher explicitement qu’il ne s’agit pas réellement de quatre garçons dans le vent qui aiment le rock des années 70.

À compter de la mi-septembre, les Velvet Sundown et d’autres, comme Xania Monet, porteront sur Spotify un nouveau badge baptisé « AI Persona », lequel indique que « cet artiste a partagé avec Spotify que l’identité de ce profil est générée par intelligence artificielle ».

Ce qu’il faut donc comprendre, c’est qu’il incombera aux artistes de dévoiler à Spotify qu’ils ne sont pas faits de chair et d’os, mais bien pilotés par un tiers qui utilise l’intelligence artificielle — un peu à la manière d’Apple Music, qui invite les artistes à dévoiler s’ils ont utilisé l’IA dans leurs compositions. On peut donc s’attendre à ce que beaucoup ne jouent pas le jeu. Toutefois, Spotify indique qu’il utilisera ses propres outils d’IA pour faire la chasse aux récalcitrants, et prévoit même un badge intermédiaire « Probablement AI Persona », si un doute subsiste.

L’attribution de ces badges sera progressive, Spotify ayant décidé d’agir en premier lieu sur les artistes qui dépassent un certain seuil d’audience mensuelle.

Spotify AI Persona

Des morceaux exclus des recommandations algorithmiques

Parallèlement, Spotify prend aussi une décision radicale : celle d’exclure de ses recommandations personnalisées et des suggestions éditoriales tous les titres provenant de ces AI Personas. « Les utilisateurs et utilisatrices ont été clair·es en nous faisant comprendre qu’ils n’aimaient pas découvrir qu’un profil qui paraît être humain était en fait piloté par l’IA », explique le communiqué du géant suédois. « On affine nos algorithmes pour mettre en avant les véritables artistes humains et, selon les signaux disponibles, on se démène pour filtrer le spam, le slop et le contenu sans effort dans nos recommandations. »

Mais, comme le souligne justement The Verge, cet épinglage se concentre exclusivement sur les profils d’artistes totalement générés par intelligence artificielle. Les personnes qui publient de la musique IA sous leur véritable identité ne sont pas concernées, pour l’heure, par ces nouvelles mesures. Et, contrairement à Deezer ou Tidal donc, leurs productions pourront se retrouver dans les flux algorithmiques comme si de rien n’était.

Spotify : le « Running Mode » crée la playlist parfaite pour vos courses à pied

3 août 2026 à 17:30

Logo Spotify

Pour accompagner vos séances de footing, voire de marche, Spotify propose de générer une playlist sur mesure grâce à l'IA. Comment est-ce que cela fonctionne ?
 [Lire la suite]

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Streaming musical : le Français Qobuz se modernise avec un nouveau player et l’affichage des paroles

3 août 2026 à 09:50

Tel qu’il l’avait promis dans sa feuille de route publiée en début d’année, Qobuz lançait en fin de semaine dernière la version 10.0 de ses applications pour smartphones. Une nouvelle mouture très attendue des abonné·es, qui apporte en plus de nombreuses optimisations de fluidité un nouveau lecteur et l’affichage tant attendu des paroles. De quoi rattraper enfin un certain retard accumulé face à la concurrence comme Deezer.

Les paroles enfin disponibles sur Qobuz

C’était l’un des gros manques de ce service de streaming musical haute définition, et il est désormais comblé. Qobuz, qui se targue par ailleurs d’être celui qui rémunère le mieux les artistes dans le monde, permet enfin à ses abonné·es d’afficher les paroles en temps réel sur la quasi-totalité des morceaux de son catalogue, aussi bien sur smartphones que sur tablettes. Les applications pour ordinateurs, elles, devraient subir un ravalement de façade dans les prochains mois.

Qobuz rattrape ainsi la plupart de ses concurrents sur le marché du streaming musical avec une fonction s’étant vite révélée indispensable, notamment pour les amateurs et amatrices de karaoké. Souvenez-vous : Apple Music en a carrément fait un argument de vente.

Le service de streaming français n’a pas dévoilé quel prestataire s’occupe de l’affichage des paroles, et on remarque que certaines peuvent encore manquer à l’appel sur des artistes plus confidentiels ou étrangers. La base technique, elle, est bien en place, et ne reste plus au catalogue qu’à s’enrichir au fil des mois.

Qobuz app 10.0

Une nouvelle appli plus claire et modernisée

L’affichage des paroles s’intègre nativement dans le nouveau lecteur (player) dévoilé par Qobuz dans cette version 10.0. Bien plus moderne visuellement, avec de jolis effets et animations, il enrichit d’autant plus la partie « Crédits », permettant de garder un œil sur les personnes qui se trouvent réellement derrière nos morceaux favoris (producteurs, ingénieurs, paroliers…). La file d’attente a aussi profité d’un coup de peinture fraîche, et le mini-lecteur (celui qui s’affiche au bas de l’écran pendant la navigation) peut désormais être personnalisé avec un bouton raccourci pratique (like, lecture en boucle, ajout dans une playlist).

Enfin, l’application Qobuz sur iOS et Android s’offre une nouvelle section baptisée « Explorer », présentée par le service comme un espace de découverte musicale. Durant l’écoute d’un morceau, ce nouvel onglet permet d’élargir ses horizons et de découvrir des playlists et artistes connexes, que ce soit en raison de leur appartenance à une maison de disque similaire, ou par accointance stylistique.

Qobuz est un service musical par abonnement, à partir de 12,49€ par mois.

Winamp et Deezer s’unissent pour réinventer le lecteur musical culte

30 juillet 2026 à 13:10

Le pionnier du lecteur MP3 historique et le leader français du streaming musical s’unissent pour répondre à une problématique majeure : comment concilier l’usage des fichiers locaux avec les services de streaming ? Ce partenariat stratégique vise à proposer une expérience hybride unique sur le marché mondial de la musique numérique, annonce le communiqué de presse commun de Deezer et Winamp.

Une convergence technologique pour une expérience hybride

Le cœur de cet accord repose sur l’intégration de la technologie et du catalogue mondial de Deezer au sein de l’écosystème Winamp. Plutôt que de se substituer aux plateformes existantes, Winamp entend devenir le hub ultime de l’audio. L’objectif est de fusionner en une seule interface commode le streaming premium, les fichiers musicaux locaux (MP3, etc.), les radios en ligne, les podcasts et les collections privées stockées sur le cloud.

Cette architecture nouvelle permettra aux utilisateurs et utilisatrices de ne plus avoir à jongler entre plusieurs applications pour profiter de leurs collections. Le nouveau lecteur Winamp, prévu pour début 2027, mise sur une personnalisation poussée et des fonctionnalités sociales pour offrir une identité propre. Il ne s’agit pas d’une simple surcouche de Deezer, mais d’une réinvention de l’expérience d’écoute où l’auditeur reste maître des sources d’écoute.

En s’appuyant sur la technologie de Deezer pour l’infrastructure de streaming, Winamp se concentre sur la conception de l’interface et du modèle d’abonnement. Cette stratégie permet de capitaliser sur sa base de plus de 40 millions d’utilisateurs actuels tout en modernisant un logiciel qui a pourtant peu évolué techniquement depuis plus de deux décennies. Pour Thierry Ascarez, directeur du développement commercial de Winamp Group, ce partenariat « marque le rapprochement de deux entreprises qui partagent une même passion pour l’innovation musicale. Deezer fournit l’infrastructure de streaming, tandis que Winamp conçoit une expérience produit entièrement nouvelle. Les utilisateurs ne découvriront pas simplement un service de streaming supplémentaire : ils découvriront une nouvelle génération du lecteur Winamp. »

Vers un nouveau standard de la consommation audio

Ce rapprochement marque une étape importante pour l’industrie, montrant que les « anciens » venus de l’ère du MP3 conservent de la valeur et peuvent se réinventer – même tardivement. Pour Deezer, c’est une opportunité de toucher une audience historique très fidèle, d’autant que la plateforme ne permet pas, contrairement à Spotify ou Tidal, de lire des fichiers audio stockés localement.

Le projet ouvre également la voie à une réflexion sur la souveraineté des données musicales et la fluidité des catalogues mixtes. En permettant l’accès simultané aux fichiers locaux et aux bibliothèques cloud, le partenariat répondrait à une demande croissante de liberté musicale que les plateformes de streaming classiques ont parfois tendance à restreindre.

Un pas de côté bienvenu dans la communication de Deezer, qui se concentrait depuis plus d’un an à ne partager que de bien tristes nouvelles au sujet de la déferlante IA sur son catalogue de musique en streaming.

Plus de 50 % des mises en ligne quotidiennes : Deezer alerte sur le raz-de-marée de la musique par IA

22 juillet 2026 à 11:10

Nouveau point d’étape pour la plateforme de streaming française Deezer, qui publiait hier un communiqué alarmant sur l’état de la musique générée par intelligence artificielle. Seulement un mois après que Deezer annonçait que 44% des mises en ligne quotidiennes sur la plateforme étaient générées par IA, le service déplore aujourd’hui plus de 50 % des uploads – soit plus de 90 000 morceaux chaque jour. Un seuil critique, qui force le service de streaming musical à prendre des mesures drastiques.

La musique générée par IA franchit un nouveau cap

Quelques jours après qu’un piratage a fait la lumière sur les pratiques de Suno, le principal pourvoyeur de musique générée par IA, Deezer publie un bilan alarmant. Plus de la moitié de la musique uploadée quotidiennement sur sa plateforme (et ses concurrents) est désormais partiellement, ou totalement générée par intelligence artificielle.

Comme l’exposait précédemment Deezer, l’écrasante majorité des titres IA publiés sur les plateformes n’ont aucune visée artistique et ne sont téléchargés que pour générer des streams (via des bots) et prétendre à une forme de monétisation. Autrement dit : piller le travail de véritables artistes pour générer un son et piocher dans la caisse qui devrait leur revenir. Deezer l’écrit noir sur blanc : c’est de la fraude. Le service de streaming français compte donc agir pour endiguer le phénomène.

À l’avenir, écrit Deezer, les titres générés par IA utilisés pour générer des streams frauduleux, ainsi que ceux qui n’ont pas été écoutés depuis six mois ou plus seront automatiquement supprimés du catalogue de la plateforme. Une méthode radicale – la plus offensive déployée par le service depuis qu’elle a entamé sa croisade contre la musique faite par IA en janvier 2025.

« Deezer est en première ligne dans la lutte contre la fraude et la réduction de la dilution des revenus liée à la musique générée par IA depuis près de deux ans. Maintenant que la moitié des uploads quotidiens sont des titres générés par IA, nous prenons des mesures supplémentaires pour protéger les droits des artistes et des auteurs-compositeurs, tout en restant concentrés sur la musique que les fans aiment réellement, déclare Alexis Lanternier, PDG de Deezer. Nous avons atteint un moment décisif, mais nous disposons de la technologie nécessaire pour suivre cette évolution, ainsi que de l’ambition de faire ce qui est juste. Si l’industrie parvient à s’aligner et à se rassembler autour de standards communs, nous pourrons construire un écosystème musical sain et durable, dans lequel la grande musique l’emporte. »

Les revenus des artistes menacés

Quand on ne s’appelle pas Shakira, Drake ou Mick Jagger, gagner sa vie sur les plateformes de streaming est mission impossible. Pour l’écrasante majorité des artistes, être présent sur Deezer, Spotify et d’autres est une simple nécessité, pour se faire un nom, être trouvable, et peut-être, avec de la chance, être intégré·e à une playlist éditoriale et voir sa carrière décoller. Mais, comment rivaliser avec des faussaires capables de produire des centaines de morceaux à la production correcte chaque jour, qu’une armée de bots viendra ensuite booster dans l’algorithme ?

D’après Deezer, qui cite une étude de la CISAC et de PMP Strategy, 25 % des revenus des artistes pourraient être menacés d’ici 2028 à cause de la musique générée par intelligence artificielle. Un « défi colossal », analyse la plateforme, qui se refuse pour autant à bannir purement et simplement la musique par IA de son catalogue.

Ce mois-ci, le concurrent Tidal a lui aussi lancé son service de labellisation de la musique AI Gen. À l’aide d’un simple curseur, les auditeur·ices peuvent choisir de masquer totalement les titres clairement identifiés comme étant générés par l’intelligence artificielle.

Pour la première fois depuis quatre ans, Apple Music augmente ses prix

20 juillet 2026 à 11:00

« Au fait, nous sommes toujours au même prix », se vantait Apple Music sur X lors de l’annonce de la dernière augmentation de prix de Spotify, en février dernier. Un post qui a mal vieilli, comme ne manquent pas de le lui notifier ses abonné·es, au lendemain de l’annonce de l’augmentation du prix de ses différentes formules… sauf une.

L’abonnement Apple Music prend jusqu’à 3 €

Affiché à 10,99 € par mois depuis octobre 2022 (voire 7,69 € par mois pour les abonné·es Canal+), l’abonnement individuel à Apple Music est passé à 11,99 € par mois ce week-end. Un changement valable à la fois pour les nouvelles inscriptions et pour les abonnements en cours, lors du prochain renouvellement.

Naturellement, les autres formules d’abonnement au service se mettent au diapason. L’abonnement étudiant prend 1 €, passant de 5,99 € à 6,99 €. La formule Famille, permettant à six comptes de se partager le service de streaming, passe quant à elle de 16,99 € à 19,99 € mensuels (+3 €). Des offres d’abonnement annuel sont toujours disponibles pour lisser la hausse des prix.

En revanche, l’abonnement Apple One, qui inclut Apple Music, Apple TV, du stockage iCloud et d’autres avantages, conserve son tarif mensuel de 19,95 € par mois pour la formule individuelle, 25,95 € par mois pour l’abonnement Famille et 34,95 € pour la formule Premium.

Abonnements Apple Music 2026
Les tarifs actualisés des abonnements à Apple Music.

Pourquoi le prix de l’abonnement augmente-t-il ?

Comme en 2022, Apple justifie cette hausse de prix par l’augmentation des coûts de licences auprès des maisons de disque. En clair, il est de plus en plus coûteux pour Apple de proposer son catalogue au même tarif. Ne souhaitant pas rogner sur ses marges, la firme américaine choisit l’option de l’augmentation de prix.

Alors, comment se positionne Apple Music par rapport à la concurrence ? Aujourd’hui, il reste le service de streaming le moins coûteux avec Deezer (11,99 € par mois également). Spotify, lui, est proposé à partir de 12,14 € en France. Tidal et Qobuz, tournés vers le son très haute définition et une meilleure rémunération des artistes, sont respectivement affichés à 12,14 € et 12,49 € par mois.

Espérons qu’Apple n’en profite pas pour adopter le même rythme d’augmentation tarifaire que ses petits camarades, qui ont plutôt tendance à réviser leur grille de prix tous les ans.

Apple Music augmente ses prix en France : jusqu’à 3 euros de plus par mois selon les formules

17 juillet 2026 à 22:19

Les services Apple sont aussi touchés par l'inflation générale à Cupertino. Quelques semaines après les Macbook et iPad, c'est au tour d'Apple Music et Apple One de voir leur grille tarifaire changer.
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Spotify a supprimé 75 millions de morceaux en un an : l’entreprise veut nettoyer sa plateforme des déchets musicaux générés par IA

17 juillet 2026 à 13:02
Spotify, Smartphone

L'entreprise suédoise veut trier le bon grain de l'ivraie musicale : un ménage de printemps plutôt bienvenu pour les mélomanes, qui n'ont pas forcément envie de s'infliger des playlists gonflées de morceaux produits à la chaîne uniquement pour capter les royalties.

C’est désormais prouvé : le générateur de musique par IA Suno s’est allègrement servi dans le catalogue de Deezer et YouTube Music

16 juillet 2026 à 12:50

Jusqu’ici, le géant de la musique par intelligence artificielle promettait que ses modèles n’étaient entraînés que sur de la musique « accessible publiquement en ligne », tout en respectant les ayants droit et les éventuels abonnements Premium bloquant l’accès à certains contenus. Un pirate prouve le contraire ; 404 Media étale le pillage quotidien auquel se livre Suno, notamment sur la plateforme française Deezer.

Un pillage systématique des plateformes de streaming

Une faille de sécurité chez Suno a permis à un hacker de mettre en lumière les sources de données utilisées pour entraîner ses modèles d’IA. Les fichiers divulgués prouvent que l’entreprise a aspiré des millions de morceaux provenant de plateformes de premier plan, telles que YouTube Music, Deezer et Genius (la base de données de paroles connectée à Apple Music). En plus de ces géants, les données révèlent l’utilisation de bibliothèques de musique libre, comme Pond5, Jamendo, et l’International Music Score Library Project.

Le hack a dévoilé des archives impressionnantes : notamment plus de 2 013 545 de clips de YouTube Music et des dizaines de milliers d’heures de contenu provenant de divers catalogues. La RIAA (Recording Industry Association of America) avait déjà dénoncé ces pratiques, accusant Suno d’avoir utilisé le « stream ripping » pour contourner les mesures de protection technologique des plateformes de streaming.

Le code source volé indique même une stratégie précise : l’IA cherchait spécifiquement des versions a cappella sur YouTube pour capturer les voix. Pour ce faire, Suno aurait utilisé des services tiers comme Bright Data pour masquer ses activités de scraping. Cette méthode de « collecte sauvage » confirme les soupçons des maisons de disques qui soutiennent que le modèle d’IA imite les qualités des enregistrements humains en s’appuyant sur des décennies de travaux protégés par le droit d’auteur.

Pas vu, pas pris

Malgré le caractère accablant des preuves apportées par le pirate à l’origine de ces révélations, Suno défend son business en invoquant le « fair use », autrement dit l’usage légitime d’œuvres protégées pour servir un noble dessein (ici, alimenter ses modèles de langage pour renforcer son produit phare). « Notre objectif a toujours été d’aider les gens à créer de la musique originale, pas à en reproduire, explique à 404 Media un porte-parole de Suno. C’est pourquoi nous construisons nos modèles autour de ce que nous appelons la “Création Originale, par design”. Par exemple, nous n’utilisons pas intentionnellement les noms d’artistes comme catégorie de métadonnées d’entraînement, car nous voulons que nos modèles aident les gens à créer de nouvelles chansons, et non de la musique qui reproduit le travail existant d’autres artistes. »

Alors que Deezer, justement victime du pillage de ses bases de données par Suno, alerte tous les trimestres sur le raz-de-marée de morceaux générés par IA uploadés quotidiennement sur sa plateforme, les révélations de 404 Media ne font que confirmer les craintes de tous les défenseurs de la propriété intellectuelle à l’ère de l’intelligence artificielle.

Reste à voir comment réagiront les majors, notamment Warner Music, qui a signé un partenariat avec Suno en début d’année. Le pillage éhonté de son catalogue faisait-il partie du contrat ?

De Beef à One Piece : pourquoi Netflix n’arrive plus à garder ses spectateurs d’une saison à l’autre

8 juillet 2026 à 18:48

Netflix cartonne avec les premières saisons de ses séries, puis regarde une bonne partie de son public déserter la deuxième. Le problème est assez sérieux pour que la plateforme lance ses propres enquêtes internes.
 [Lire la suite]

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Fin d’une époque : Canal+ va fermer toutes ses boutiques physiques au 1er septembre 2026

29 juin 2026 à 21:12

Canal+ met fin à son réseau de revendeurs agréés le 1er septembre 2026. Ces boutiques ne ferment pas pour autant, et la confusion mérite d'être levée.
 [Lire la suite]

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Spotify ouvre la voie aux remixes IA sous licence avec Universal Music

22 mai 2026 à 17:00

L’intelligence artificielle continue de transformer l’industrie musicale. Cette fois, Spotify franchit une nouvelle étape avec un accord signé aux côtés de Universal Music Group. La plateforme de streaming souhaite permettre à ses abonnés Premium de créer des reprises et des remixes générés par IA à partir de morceaux populaires. Derrière cette initiative, le géant suédois ... Lire plus

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Spotify vient de lancer le “récap” de toute votre vie sur la plateforme de streaming : voici comment l’activer

Par : Setra
12 mai 2026 à 16:28
Spotify (1)

Oubliez les Wrapped, Spotify vient de lancer une sorte de récap de votre compte depuis sa création pour fêter ses 20 ans. La fonctionnalité vous permet aussi de créer une playlist des 120 titres que vous avez le plus écoutés sur la plateforme.

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