La fiche technique des iPhone 18 Pro et iPhone 18 Pro Max indique que les deux téléphones n'ont pas le même modem : seul le petit 18 Pro a le droit à la puce C2 fraîchement annoncée par Apple. Selon nos informations à Cupertino, il pourrait s'agir d'une simple erreur de traduction. Tout suggère que la version européenne de l'iPhone 18 Pro Max a le droit au modem développé par Apple, ce qui serait une bonne nouvelle pour l'autonomie.
Qualcomm vient de renouveler sa confiance envers Amazon et s’engage sur plusieurs années avec ce dernier afin de développer des puces personnalisées à grande échelle pour les data centers dédiés à l’IA, avec un travail commun portant notamment sur l’inférence IA.
Qualcomm pourrait notamment mettre à disposition d'Amazon les AI250, ses accélérateurs IA.
Qualcomm dévoilera ses nouveaux Snapdragon 8 Elite Gen 6 fin septembre, mais les fuites n'attendent pas : un leaker a partagé en ligne le 6 septembre plusieurs photos de ce qui semble être le Snapdragon 8 Gen 6 Extreme Edition.
Qualcomm a dévoilé les premières caractéristiques de son futur processeur haut de gamme, présenté comme la première puce smartphone à dépasser la barre symbolique des 5 GHz.
Je m'intéresse à la sécurité mobile depuis un paquet d'années, et cette attaque-là, je ne l'avais jamais vue. Le point de départ n'est ni le réseau, ni un SMS piégé, ni une appli vérolée. C'est la carte SIM elle-même ! En effet, des
chercheurs
de l'université de Birmingham et de Fuzzware lui ont fait donner des ordres au modem qui l'héberge.
Le mécanisme s'appelle RUN AT et c'est une commande proactive puisque la carte ne se contente pas de répondre à l'appareil, mais elle lui demande aussi d'exécuter une commande AT. C'est
ce même langage
qui pilote les modems depuis le Hayes Smartmodem de 1981 donc autant dire qu'on a là, une vraie console générique dispo sur un bout de plastique.
Et sur une borne de recharge Autel, ça donne tout simplement une exécution de code. Le module Quectel qui l'équipe, fait passer le texte reçu dans un appel shell, avec une liste noire de caractères censée bloquer les échappements. Mais un simple retour à la ligne passe au travers... Et voilà comment 2 étapes plus loin, les chercheurs sont parvenus à faire tourner leur propre code, piloté depuis la SIM. Décidément, les
bornes de recharge collectionnent les mauvaises surprises
.
Autre exemple sur un smartphone OPPO Reno 14 F 5G, où une seule commande coince le téléphone en 2G... Son propriétaire ne peut alors plus revenir en arrière : ni le mode avion, ni la sélection manuelle du réseau, ni la désactivation de la SIM dans les réglages ne permet de restaurer de la 5G ou de la 4G. Or la 2G n'a pas d'authentification mutuelle, donc une
fausse antenne
redevient un facteur de risque sur ce genre de matos récent. Deux autres commandes éteignent même le téléphone ou tuent son modem.
Reste la condition d'entrée, et elle est lourde : la carte doit déjà être hostile. Cela passe au choix par un échange physique, un interposeur glissé sous la puce, un opérateur compromis, ou du sabotage en usine... Mais surtout, rien là-dedans n'exploite de bug exotique. En fait, cette capacité est écrite dans les spécifications cellulaires, ce qui fait dire au chercheur Marius Muench que ces attaques sont conformes au standard.
Maintenant sur votre téléphone perso, le scénario d'une telle attaque reste assez serré. Mais sur un boîtier 4G oublié dans un local technique, beaucoup moins. Sur 26 appareils testés, 9 exposent l'interface, dont 6 modems IoT sur 8, contre 3 téléphones sur 18. Par contre, ni iPhone ni Pixel ne sont faillibles et Qualcomm a préparé une configuration durcie qui la coupe par défaut. De son côté, Quectel travaille encore dessus...
Bref, si vous exploitez des équipements cellulaires sur le terrain, une seule question au fournisseur du module suffit : RUN AT est-il activé, et peut-on le couper ? Notez qu'aucune attaque de ce type n'a été signalée pour le moment.
Qualcomm a utilisé un robot humanoïde pour présenter un nouveau composant. Mais tout ne s’est pas passé comme prévu, puisque le robot s’est effondré devant le public. De son côté, l’entreprise affirme qu’il s’agit d’une procédure de sécurité qui s’est déclenchée.
Le secteur de la technologie traverse une période de tension industrielle sans précédent. Entre la pénurie de RAM, de mémoire flash et la demande massive pour l’infrastructure d’intelligence artificielle, les fabricants de matériel se retrouvent face à un dilemme : absorber les coûts croissants ou les répercuter sur le consommateur. On a déjà pu observer que la plupart des constructeurs de smartphones avaient déjà choisi la seconde option depuis le début de l’année. Maintenant, on s’attend à ce que la facture s’alourdisse d’autant plus à partir de la rentrée, à cause du prix des futures puces de Qualcomm.
La hausse des tarifs Qualcomm : un coup direct sur les smartphones
Bloomberg rapporte que Qualcomm, leader incontesté des processeurs pour smartphones avec sa gamme Snapdragon, a informé ses clients d’une augmentation de ses tarifs à partir du 1er septembre 2026. Cette décision fait suite à une incapacité à absorber les coûts de ses propres fournisseurs, malgré des tentatives pour diversifier ses sources d’approvisionnement. Le composant principal des téléphones va ainsi coûter au moins 10 % de plus pour les produits expédiés après la rentrée.
Le véritable coupable derrière cette inflation est la construction frénétique de data centers consacrés à l’IA. Cette demande vorace s’approprie la majeure partie des stocks de mémoire et sature les capacités de production des usines de semi-conducteurs. En conséquence, des puces comme la future Snapdragon 8 Elite Gen 6 Pro pourraient atteindre un prix unitaire dépassant les 300 $, contre environ 280 $ pour la génération actuelle.
Les constructeurs de smartphones – notamment Samsung, Xiaomi, Honor et Oppo – sont en première ligne. Pour le futur Galaxy S27 Ultra, cette « double peine » (mémoire plus chère et puces plus coûteuses) menace de faire grimper le prix de lancement, déjà plus élevé sur la génération S26 tout juste lancée. Les marques pourraient tenter d’absorber une partie de la note, mais il est fort probable que le consommateur final voie les prix s’envoler ou que les constructeurs soient contraints de sacrifier la qualité d’autres composants (comme la RAM, ou en recyclant des puces d’ancienne génération et en les maquillant derrière des optimisations logicielles difficilement vérifiables).
Un goulot d’étranglement mondial pour la tech
Cette crise dépasse le simple cadre des smartphones. Qualcomm est l’un des principaux clients de TSMC à Taïwan, le leader de la production de puces en sous-traitance. Actuellement, TSMC est devenu le goulot d’étranglement pour l’industrie électronique mondiale. Alors que des concurrents comme Samsung ou Intel peinent à prouver qu’ils peuvent produire des puces haute performance à grande échelle, la demande d’Apple, Nvidia et Qualcomm crée une tension qui affecte aussi bien les smartphones que les superordinateurs et les véhicules dernier cri.
On le documente depuis des mois sur L’Éclaireur Fnac : tous les produits tech commencent déjà à coûter plus cher qu’un an plus tôt. Le cas des consoles de jeu est d’ailleurs assez illustrateur de la situation ubuesque que l’on traverse : les PS5 et Xbox Series coûtent aujourd’hui plus cher qu’à leur lancement, en 2020. Une première dans l’industrie. Même Nintendo a dû annoncer une hausse du prix de sa Switch 2 au 1er septembre 2026, alors que sa console vient juste de fêter son premier anniversaire.
De son côté, Apple, qui fait office de boussole tarifaire pour de nombreux marchés tech, a également annoncé une augmentation généralisée sur tous les produits, ou presque, de son catalogue.
Alors que le marché des smartphones souffre déjà de la pénurie de puces mémoires, le prix d’un autre composant essentiel pourrait aussi augmenter. Selon Bloomberg, Qualcomm, numéro 1 des processeurs de smartphones, aurait informé ses clients d’une hausse de prix prévue pour le premier septembre.
Le casque de Valve n'a toujours pas de tarif officiel, et sa puce principale coûterait déjà plus cher à partir du 1er septembre. Troisième hausse encaissée avant l'annonce.
Qualcomm pourrait lancer un nouveau processeur pour smartphones abordables qui est capable de traiter certaines tâches liées à l’intelligence artificielle localement. Cela réduirait l’écart qu’il y a entre les produits milieu de gamme et les smartphones premium en matière d’IA.
Des performances remarquables, une consommation électrique maîtrisée et des possibilités IA loin devant la concurrence : les puces Snapdragon X2 entendent bien révolutionner la manière dont on utilise nos PC portables.
Retroid dévoile sa Pocket Nova, une console portable au format 4:3 capable de faire tourner de la PS2 et de la GameCube. Le ticket d’entrée est fixé à 229 dollars, soit environ 200 euros hors taxes.
Qualcomm pourrait débourser près de 4 milliards de dollars pour mettre la main sur Modular, une startup spécialisée dans les infrastructures logicielles pour l’IA. Le géant des semi-conducteurs veut réduire la dépendance aux smartphones et renforcer sa position sur le marché en pleine expansion des centres de données et de l’IA.
Selon des informations rapportées par Bloomberg, Qualcomm est en discussions avancées pour racheter Modular. Il s’agit d’une spécialiste dans les infrastructures logicielles pour l’IA. La transaction est valorisée autour de 4 milliards de dollars. C’est soit plus du double de la valorisation de 1,6 milliard de dollars que Modular a obtenu il y a seulement neuf mois.
Cette acquisition potentielle révèle surtout l’ambition de Qualcomm de renforcer ses capacités logicielles. En misant sur les technologies de Modular, le fabricant pourra aussi se positionner plus directement face aux acteurs dominants du secteur, à commencer par Nvidia.
Que gagnerait Qualcomm avec l’acquisition de Modular ?
Depuis plusieurs années, Qualcomm cherche à diversifier ses activités. Longtemps porté par les processeurs destinés aux smartphones, le groupe fait désormais face à un marché plus mature et plus volatil. Pour soutenir sa croissance, l’entreprise investit beaucoup dans des segments jugés stratégiques. Notamment les centres de données, les véhicules autonomes et l’intelligence artificielle.
C’est pour cela que Modular devient une cible très attractive. La startup est fondée en 2022 par Chris Lattner et Tim Davis, deux anciens ingénieurs de Google. La jeune pousse s’est spécialisée dans le développement d’outils qui permettent aux entreprises de déployer des modèles d’IA sur différentes architectures matérielles. Et cela, sans devoir réécrire leur code. Cette approche répond à la fragmentation des infrastructures d’IA, un des principaux défis du marché.
Qualcomm is in advanced talks to acquire AI chip startup Modular for around $4 billion, Per Bloomberg, and if it closes, it solves the single biggest weakness in Qualcomm’s data center push.
Here is what Modular actually is. They are an AI software company founded by Chris… pic.twitter.com/lr4LadKRPD
Pour Qualcomm, acquérir Modular permettrait de renforcer son expertise logicielle. Un élément devenu indispensable dans la compétition actuelle autour de l’intelligence artificielle. En intégrant les technologies de la startup, Qualcomm pourrait donc proposer une offre plus complète aux entreprises. Surtout ceux qui souhaitent déployer des applications d’IA à grande échelle.
Pourquoi le fabricant de semi-conducteurs multiplie les acquisitions dans l’IA ?
Ces dernières semaines, plusieurs médias américains ont également révélé que Qualcomm discutait du rachat de Tenstorrent. Il s’agit d’une autre société spécialisée dans les puces d’IA, pour un montant qui peut atteindre 10 milliards de dollars.
Si les deux opérations aboutissent, Qualcomm pourrait investir plus de 14 milliards de dollars dans la construction d’un écosystème complet dédié à l’intelligence artificielle. L’objectif est de se positionner sur l’ensemble de la chaîne de valeur. Depuis les processeurs jusqu’aux outils logiciels qui permettent d’exploiter ces infrastructures.
Car aujourd’hui, la domination de Nvidiarepose autant sur son écosystème logiciel que sur ses performances matérielles. Pour espérer concurrencer ce modèle, Qualcomm doit disposer à la fois de technologies de calcul avancées et d’outils qui simplifient le déploiement de l’IA. Que ce soit pour les développeurs et les entreprises.
Ainsi, l’acquisition de Modular pourrait offrir à Qualcomm un accélérateur stratégique dans cette course. Elle lui donnerait accès à des talents spécialisés. Et aussi à une plateforme logicielle reconnue et à une position plus crédible sur le marché des infrastructures IA. Même s’ ils n’ont encore signé aucun accord définitif et que les négociations pourraient échouer.
Windows sur ARM à ce prix, c’est du jamais-vu. Qualcomm promet un PC portable qui fonctionne vraiment pour l’essentiel, sans vider votre portefeuille. Attention cependant, certains compromis techniques restent au menu. Mais pour les usages basiques, ça peut suffire.
Pendant des années, les PC Windows sous ARM ont surtout donné l’impression d’être des produits de démonstration. Ils sont intéressants, mais souvent trop chers dans la réalité. Qualcomm tente désormais de changer la formule. Car avec son nouveau Snapdragon C, le fabricant promet des ordinateurs portables à partir de 300 dollars. La puce conserve les principaux avantages de l’architecture ARM, notamment une faible consommation d’énergie.
Windows sur ARM : Qualcomm défie les petits budgets
Le Snapdragon C marque une nouvelle étape dans la stratégie ARM de Qualcomm sur PC. Après des modèles premium souvent vendus autour de 700 ou 1 000 dollars, la société tente désormais de descendre très bas en prix.
L’objectif ? Proposer des ordinateurs Windows suffisamment fluides pour les usages du quotidien sans faire exploser le budget. Navigation web, streaming, bureautique, appels vidéo ou multitâche léger, Qualcomm promet une expérience correcte pour les besoins essentiels.
$QCOM introduced Snapdragon C which is a new entry-tier processor platform for affordable PCs.
Qualcomm is bringing on-device NPU acceleration to cheaper PCs by expanding local AI beyond premium $MSFT Copilot+ laptops even without Copilot+ support. pic.twitter.com/jM1H0IiAxQ
Pour atteindre ce tarif agressif, le constructeur fait toutefois plusieurs concessions. Le Snapdragon C n’utilise pas les récents cœurs Oryon présents dans les puces haut de gamme Snapdragon X. Qualcomm recycle ici des cœurs Kryo plus anciens, déjà aperçus dans certains smartphones et Chromebooks.
Cela signifie que personne ne devrait acheter ce type de machine pour remplacer un PC gaming ou une station de montage vidéo. Ces ordinateurs visent plutôt les étudiants, les usages familiaux ou le travail bureautique simple, des tâches pour lesquelles ils pourraient largement suffire.
Des PC ARM abordables, mais pas magiques
Qualcomm met également en avant un autre argument désormais incontournable dans l’univers Windows. Il s’agit évidemment de l’intelligence artificielle. Même le Snapdragon C dispose d’un NPU dédié aux calculs IA locaux. En revanche, il ne sera pas compatible avec l’ensemble des fonctionnalités Copilot Plus de Microsoft.
Ces machines pourront ainsi utiliser certains outils d’IA basiques. En revanche, elles ne prendront pas en charge les fonctionnalités les plus gourmandes mises en avant par Microsoft depuis plusieurs mois. C’est une limitation logique au vu le positionnement tarifaire des appareils.
Le premier modèle confirmé est déjà connu : l’Acer Aspire Go 15 AG15-Q31P. Son nom reste aussi mémorable qu’un mot de passe Wi-Fi généré automatiquement. Cette machine servira surtout de test grandeur nature pour la nouvelle stratégie de Qualcomm.
Quoi qu’il en soit, depuis plusieurs années, Windows sur ARM cherche encore sa véritable place sur le marché. Les promesses d’autonomie et de silence existent depuis longtemps. Mais les prix élevés et plusieurs problèmes de compatibilité ont longtemps freiné l’adoption. Alors, avec un tarif fixé à 300 dollars, les utilisateurs pourraient accepter plus facilement certains compromis si l’expérience globale reste fluide et fiable.
L’entreprise qui est surtout connue pour ses puces pour smartphones pivoterait vers l’IA. Selon Bloomberg, Qualcomm aurait un accord pour vendre des millions de puces pour l’IA à Bytedance, le propriétaire de TikTok.
Si Intel a choisi d’intégrer un vétéran de Qualcomm à la tête d’un de ses pôles clés, ce n’est pas un hasard. Peut-être bien que le géant prépare une offensive majeure sur l’IA et les ordinateurs de demain.
Intel vient d’annoncer un gros changement dans la direction. Une décision qui implique directement Qualcomm et en dit long sur ses ambitions. Le géant veut aller plus vite sur l’IA et transformer en profondeur son activité historique. Le timing, lui, n’a rien d’improvisé. Bien sûr, un tel virage pourrait redéfinir la place du groupe sur le marché.
Qui est ce vétéran de Qualcomm que Intel vient de recruter ?
Il s’agit d’Alex Katouzian, une figure reconnue de l’écosystème mobile. Pendant des années, il a occupé des postes clés chez Qualcomm, où il pilotait les activités mobiles, informatiques et la réalité étendue. Son terrain de jeu, ce sont les plateformes à grande échelle et les technologies aptes à anticiper les usages de demain.
Au fil du temps, il s’est forgé une solide réputation. Celle d’un dirigeant capable de transformer une vision en produits concrets et en stratégies industrielles efficaces. Chez Qualcomm, il a contribué à structurer l’écosystème des smartphones et des PC connectés. Il a aussi participé au développement des appareils XR, un marché en pleine transformation.
Announcing leadership appointments to advance our innovation agenda and strengthen our business for growth.
Welcome Alex Katouzian, EVP & GM of Client Computing and Physical AI.
L’arrivée de cet ancien dirigeant de Qualcomm chez Intel marque donc un virage décisif. À partir de mai, il prendra la tête du groupe Client Computing & Physical AI. Un poste clé qui dépasse largement le cadre du PC traditionnel. Sa mission sera de rapprocher l’informatique client des nouvelles formes d’IA, notamment celles liées à la robotique, aux machines autonomes et aux systèmes embarqués.
Le but ? Faire évoluer le PC en une plateforme intelligente en mesure de traiter l’IA localement tout en s’intégrant dans un écosystème plus large. En recrutant un profil issu de Qualcomm, Intel renforce ses équipes.
Une stratégie pour préparer la prochaine révolution ?
Le recrutement d’Intel ne s’arrête pas à Alex Katouzian. En parallèle, Pushkar Ranade est confirmé au poste dedirecteur technique. C’est évidemment un rôle central dans la stratégie du groupe. Il pilotera des domaines aussi variés que l’informatique quantique, les technologies neuromorphiques ou encore la photonique.
Des chantiers complexes, mais hautement stratégiques. Car ces technologies pourraient redéfinir l’informatique dans les années à venir. Intel veut prendre de l’avance. La firme veut surtout éviter de subir la prochaine vague d’innovation. Le groupe cherche désormais à construire une vision cohérente, capable de relier ses activités historiques aux nouvelles frontières de l’IA.
Cette double nomination révèle sur les priorités du moment. D’un côté, accélérer sur l’IA appliquée au PC et aux machines intelligentes. De l’autre, préparer les ruptures technologiques de demain. Le tout avec une coordination directe autour du PDG Lip-Bu Tan, pour aligner stratégie et exécution.
Bref, Intel ne joue plus seulement la carte de la réaction. Le groupe veut reprendre l’initiative. Et dans une industrie où tout s’accélère, ce type de repositionnement pourrait faire toute la différence.
Qualcomm a de grandes ambitions de croissance sur le marché PC et cela s’est traduit par deux premières salves de puces Snapdragon X Plus et Snapdragon X Elite positionnées sur un segment haut de gamme. Des machines qui débutaient à un prix de référence de 1000$ HT. Un prix qui n’a pas permis de saisir le marché puisque AMD et Intel restaient beaucoup plus compétitifs pour le grand public sur le segment PC.
Qualcomm l’a bien compris et a décidé de contre-attaquer avec des puces Snapdragon X pensées pour des machines plus abordables. Prix de référence visé, 900$ HT pour les moins chères. La suite de cette stratégie ne surprendra personne, désormais la marque vise encore un peu plus bas avec comme objectif la volonté de proposer des machines à partir de 600$ HT.
Et la marque y croit dur comme fer avec l’appui de Microsoft puisque cette nouvelle puce est annoncée comme compatible avec la norme Copilot+ grâce à la présence d’un NPU développant 45 TOPS. Le nouveau Snapdragon X (X1-26-100) proposera huit cœurs Oryon cadencé à 3 GHz et un circuit graphique performant en plus des fonctions classiques de la gamme.
Qualcomm compare sa solution à un Intel Core 5 120U et indique la surpasser sur tous les points. C’est de bonne guerre même si la gamme d’Intel est à cheval entre les Raptor Lake de 2023 et leur mise à jour de janvier 2024. Cela donne tout de même une bonne idée des performances auxquelles s’attendre avec ce type de puce. Des solutions mobiles efficaces et peu gourmandes pour un usage classique.
Qualcomm met en avant son NPU et ses performances bien plus imposantes que celles de la puce d’Intel qui n’en a tout simplement pas et qui doit s’appuyer sur son circuit graphique pour gérer ce type de calcul. Reste que l’usage de ces NPU semble pour le moment assez flou. Ou plutôt que l’on en crée le besoin local en achetant un PC compatible alors qu’on peut parfaitement se débrouiller avec une foule d’outils efficaces et facilement accessibles en ligne.
Autre tableau, celui de la performance par watt de la puce sous des benchmarks de Chrome et de MS Office. Là encore, le Core 5 12U est loin derrière, même s’il faut bien comprendre que cette performance par watts ne signifie pas ici que la puce Qualcomm Snapdragon X sera 2.8 fois plus performante. Cela veut dire que la même vitesse peut être atteinte pour moins de dépense d’énergie. Ce qui est excellent pour l’autonomie de la machine, mais pas forcément plus rapide que ce que propose la puce d’Intel.
Cette consommation en baisse est établie dans cet autre tableau qui annonce l’autonomie d’une batterie que l’on imagine identique entre les deux plateformes. Là encore, un contraste saisissant qui montre que la solution de Qualcomm est bien moins gourmande en énergie sur ces tâches. Qualcomm ne nous renseigne pas sur les TDP de son SoC, ce qui aurait pu également être intéressant pour déterminer les méthodes de dissipation de chaleur à envisager pour ces nouvelles machines.
Techniquement, la puce ressemble à une version plus light du X1P-42-100 rabotée en fréquences. On passe de 3.2 à 3 GHz en single comme en multicœurs, on bascule de 42 Mo à 30 Mo de cache et on hérite d’un circuit graphique moins musclé passant de 3.8 à 1.7 TFLOPs. Le NPU ne bouge pas avec toujours 45 TOPS, Microsoft oblige.
La mémoire reste soudée et inaccessible en LPDDR5x-8448 jusqu’en 64 Go, le stockage est confié à un NVMe PCIe Gen4 avec prise en charge des normes UFS 4.0 et SD v3.0 pour les solutions amovibles. Le moteur de capture photo Spectra ISP est un peu amoindri avec une prise en charge maximale de1 capteur en 36 Mégapixels maximum. Les lignes de connectique restent les mêmes, 3 USB4, deux USB 3.2 Gen 2 et un eUSB2. Enfin, le modem intégré est toujours aussi complet puisqu’il propose un Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 en plus d’une solution Snapdragon X65 pour de la 5G. Cela ne veut pas dire que des machines à 600$ HT auront droit à une solution 5G. Si le modem est présent, il ne sera pas forcément pris en compte par les constructeurs.