Dreame traverse une grave crise interne : comment le “Elon Musk chinois” a mené son empire au bord du gouffre ?





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Un groupe de chercheurs en sécurité a exploité une faille critique dans WeChat pour créer un logiciel malveillant auto-propagateur.
Battre le fer tant qu’il est chaud, version cuivre. C’est un peu ce que font les traders depuis quelques semaines. Le cuivre a inscrit un nouveau record mardi 9 septembre à 14 674 dollars la tonne sur le London Metal Exchange. La séance affiche une hausse de 1,1 %. Le record de la veille tombe déjà. Sur l’année le métal industriel gagne 18 %. Cette envolée tient à une pénurie physique qui s’aggrave et à la crainte de nouveaux tarifs douaniers américains sur les importations. Un cousin industriel de l’or et du bitcoin dans la course aux actifs rares, sauf que celui-là se pèse en tonnes et dort dans des entrepôts plutôt que dans un wallet.
Deux marchés pour un seul métal. Fin août, les stocks du Comex à New York culminaient à 675 185 tonnes après 46 séances de hausse consécutives. Les réserves du LME à Londres ont chuté de près de 40 % depuis fin mai, tandis que les stocks de la Bourse de Shanghai ont fondu de 85 % depuis leur pic de mi-mars.
De fait donc, les importateurs américains ont fait rentrer 885 000 tonnes de cathodes de cuivre raffiné au premier semestre, le double de leurs importations sur la même période en 2024. Rien qu’en juillet, 225 094 tonnes de cuivre ont débarqué sur le sol américain : un record mensuel absolu. « Le cuivre physique continue d’affluer vers les États-Unis, ce qui aggrave la tension sur les marchés hors des États-Unis », résume un analyste d’Everbright Futures cité par Business Recorder.

Par ailleurs, le marché anticipe un élargissement des tarifs américains sur le cuivre raffiné dès l’an prochain, et les importateurs n’attendent pas la décision pour agir. La courbe des contrats à terme est passée en franc backwardation (le cuivre livré tout de suite coûte plus cher que celui livré dans six mois), signe que le disponible immédiat vaut de l’or.
De plus, la production minière mondiale ne suit plus : les analystes tablent sur un premier recul annuel de l’extraction depuis 2017. Et la faille vient de s’élargir d’un coup. En effet, Grasberg, en Indonésie, est la deuxième mine de cuivre au monde. Cette dernière a été frappée le 8 septembre par une coulée de boue qui a piégé des ouvriers sous terre, forçant l’exploitant Freeport-McMoRan à déclarer la force majeure. Goldman Sachs chiffre la perte de production totale à 525 000 tonnes, selon des données relayées par Yahoo Finance, de quoi faire basculer son bilan mondial 2025 d’un excédent de 105 000 tonnes à un déficit de 55 500 tonnes.
Il y a un peu plus d’un an, Goldman Sachs visait 10 750 dollars la tonne à l’horizon 2027. Le marché a donc déjà doublé la mise, avec dix-huit mois d’avance sur son propre calendrier.
Pourquoi un tel écart ? Parce que la demande structurelle ne vient plus seulement des câbles électriques et du bâtiment. Les centres de données pour l’intelligence artificielle et la grande vague d’électrification, des transports aux réseaux, tirent la demande vers le haut au moment précis où l’offre minière cale. Même State Grid, l’opérateur électrique public chinois, passe des commandes que les courtiers locaux jugent solides. Attention, cette flambée reste avant tout un phénomène de stocks et d’anticipation tarifaire, pas encore la preuve définitive d’un basculement structurel de la demande. Mais le cuivre coche déjà presque toutes les cases d’une pénurie qui dure.
Cette mécanique n’est pas sans rappeler d’autres marchés où l’anticipation d’une mesure politique fait plus bouger les prix que la mesure elle-même, à l’image des tarifs douaniers de Trump qui redessinent les flux commerciaux mondiaux bien avant leur entrée en vigueur. Le cuivre, lui, a déjà changé d’adresse. En six mois, 885 000 tonnes de cathodes ont traversé l’Atlantique et le Pacifique vers les États-Unis. Le chiffre est appelé à grimper tant que Washington n’a pas tranché sur les tarifs.
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360 milliards de yuans pour consolider le système financier chinois. Pékin va injecter l’équivalent d’environ 54 milliards de dollars dans trois banques et cinq assureurs contrôlés par l’État. Pilotée par le ministère chinois des Finances, l’opération vise à renforcer leurs fonds propres, leur capacité à absorber les pertes et, à terme, leur aptitude à financer l’économie réelle. Sur les 360 milliards de yuans annoncés, 290 milliards iront aux banques et 70 milliards aux assureurs. Une recapitalisation massive dont les effets sur la liquidité et les actifs risqués, dont Bitcoin, resteront néanmoins indirects.
Agricultural Bank of China doit lever jusqu’à 160 milliards de yuans grâce à une émission d’actions réservée au ministère des Finances, à China National Tobacco Corporation et à certaines de ses filiales. ICBC, première banque mondiale par la taille de son bilan, prévoit une opération similaire pouvant atteindre 100 milliards de yuans.
L’Export-Import Bank of China recevra pour sa part 30 milliards de yuans. Cette banque publique spécialisée finance notamment les exportateurs chinois et les projets considérés comme stratégiques par Pékin.
Les cinq assureurs concernés se partageront 70 milliards de yuans : China Life recevra 35 milliards, PICC jusqu’à 15 milliards, Sinosure 10 milliards, China Taiping 7 milliards et China Reinsurance 3 milliards.
Le ministère chinois des Finances financera 300 milliards de yuans au moyen d’obligations souveraines spéciales. Le complément proviendra notamment d’autres investisseurs publics.
Cette opération prolonge une première vague de recapitalisation de 500 milliards de yuans destinée à quatre autres grandes banques d’État. Elle intervient alors que les établissements chinois subissent la faiblesse de la demande de crédit, les difficultés persistantes de l’immobilier et l’érosion de leurs marges provoquée par la baisse des taux.

L’injection ne correspond pas à une distribution directe d’argent aux ménages ou aux entreprises. Elle renforce d’abord le capital réglementaire des établissements concernés, c’est-à-dire leur capacité à absorber d’éventuelles pertes tout en respectant les ratios imposés aux banques et aux assureurs.
Elle peut néanmoins créer un puissant effet de levier. En retenant un ratio théorique de huit unités d’actifs pour une unité de fonds propres, les 290 milliards de yuans attribués aux banques pourraient soutenir jusqu’à environ 2 300 milliards de yuans d’actifs supplémentaires. Ce chiffre représente une capacité maximale, pas une prévision de nouveaux prêts : encore faut-il que la demande existe et que les banques acceptent de prêter.
Pour Bitcoin, le lien reste donc indirect. Une accélération du crédit chinois pourrait alimenter la liquidité mondiale et favoriser les actifs risqués. Mais aucun des fonds annoncés n’est destiné au marché crypto, dont le trading demeure interdit en Chine continentale.
Hong Kong offre certes des passerelles réglementées avec ses plateformes agréées et ses ETF Bitcoin et Ether au comptant. Cela ne permet toutefois pas d’affirmer que cette recapitalisation se transformera automatiquement en achats de cryptomonnaies. Le véritable indicateur à surveiller sera désormais l’évolution du crédit bancaire chinois : sans reprise des prêts, l’impact de ces 54 milliards de dollars restera principalement comptable.
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Deux pages, un secteur entier rayé de la carte en une journée. Dans ce onzième article des Folles Histoires Crypto, on reste sur le sujet du dernier opus de cette sérue, les levées de fonds en cryptomonnaies : on racontait comment une vente de tokens étalée sur 42 jours avait réuni 18 millions de dollars pour financer Ethereum. Trois ans plus tard, cette même mécanique, devenue le mode de financement dominant de la crypto, se fait couper les vivres d’un trait de plume par Pékin.
Le 4 septembre 2017, la banque populaire de Chine publie, avec six autres régulateurs, un communiqué de deux pages qui déclare toute levée de fonds par ICO illégale sur le territoire. Le ton ne laisse aucune place au doute : le texte compare ces levées à des schémas pyramidaux et à de la fraude financière. Les porteurs de projets doivent rembourser leurs investisseurs. Les banques n’ont plus le droit d’y toucher, et une liste de 60 plateformes part aussitôt vers les régulateurs locaux, pour inspection.
Le signal était déjà là. Cinq jours plus tôt, l’exchange Yunbi avait suspendu de lui-même le trading de plusieurs tokens. Selon CNBC, qui rapporte le communiqué le jour même, au moins 2,62 milliards de yuans, environ 400 millions de dollars, ont été levés en Chine par ce biais depuis janvier. Les opérateurs chinois paniquent : certains suppriment leurs sites en quelques heures, d’autres tentent de rembourser leurs investisseurs en pleine nuit.
Le marché encaisse le coup dans l’heure. Le cours de Bitcoin recule de 5 % à 4 376 dollars, Ethereum décroche de plus de 12 %, toujours selon CNBC. NEO et Hshare, deux tokens chinois, perdent chacun plus de 300 millions de dollars de capitalisation d’un coup, rapporte Forbes. BTCC et OKCoin continuent un temps de faire trader l’ether à leurs clients, comme si le texte ne visait que les nouveaux projets. L’illusion ne dure pas.

La suite est brutale. BTCC et ViaBTC annoncent leur fermeture dès la semaine suivante, sommés par les autorités de publier un calendrier avant le 15 septembre à minuit. Huobi et OKCoin résistent un peu plus longtemps, avant de s’engager à leur tour à cesser tout trading en yuans avant le 31 octobre. Le bitcoin, qui frôlait les 5 000 dollars fin août, tombe sous les 3 500 dollars deux semaines plus tard. Plus de 30 % envolés, ether compris.
Les autorités ne s’arrêtent pas là. Le 30 septembre, BTCC cesse définitivement ses activités pour ses clients chinois, six ans après sa création à Shanghai. Cinq mois plus tard, en février 2018, Pékin bloque aussi l’accès aux exchanges étrangers, la dernière porte de sortie que les traders locaux utilisaient encore. Beaucoup d’opérateurs ont déjà plié bagage vers Hong Kong ou Tokyo.
Le dossier ne se refermera vraiment qu’en 2021 : la banque populaire de Chine déclare alors illégale toute transaction en cryptomonnaies sur le territoire, minage compris. Les mineurs chinois, qui pèsent encore 46 % du hashrate mondial début 2021, migrent en masse vers le Kazakhstan, les États-Unis et la Russie. Neuf ans après ce premier communiqué, la Chine n’a jamais rouvert la porte.
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