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Hier — 15 septembre 2026Flux principal

Revolut : la fuite de données tourne à la guerre des hackers

Par : Magali
15 septembre 2026 à 06:30

Les loups ne se mangent pas entre eux. Manifestement, personne ne l’a rappelé aux auteurs de la fuite de données chez Revolut. L’affaire change de dimension trois jours à peine après avoir révélé comment une demande frauduleuse, envoyée depuis un compte non autorisé sur un domaine gouvernemental authentique, a suffi à faire cracher à la néobanque passeports, selfies et historiques Bitcoin de ses clients. Le ou les hackers à l’origine du vol revendiquent aussi une compromission de services italiens, non confirmée. Et ils ne sont visiblement plus tout à fait d’accord entre eux sur qui a fait quoi. On fait le point de bon matin.

Les points clés de cet article :
  • Revolut confirme une fuite de données ciblée via une demande frauduleuse sur un domaine gouvernemental authentique ; les revendications sur une compromission de la police italienne restent, elles, non vérifiées.
  • Le groupe IAmNotAVillain a publié des dossiers visant notamment des clients identifiés dans plusieurs pays.

Revolut : le pirate revendique aussi la police italienne

Selon un thread publié le 14 septembre par International Cyber Digest, compte spécialisé en cybersécurité, le hacker de Revolut se serait confié directement à ses équipes. Et, son récit dépasse largement le cadre de la demande frauduleuse déjà documentée.

En effet, l’opération contre Revolut aurait duré six mois entiers, et les fausses demandes de données auraient transité par des systèmes compromis appartenant à plusieurs services des forces de l’ordre italiennes. L’information a été reprise dès le 14 septembre par la presse tech italienne, notamment par Matrice Digitale. Revolut, de son côté, maintient que ses systèmes internes et les fonds de ses clients n’ont pas été compromis.

Le pirate affirme détenir 147 gigaoctets de documents pris côté italien : agendas, dossiers internes, échanges personnels, selon les captures qu’il a montrées à la presse. Il cite même, toujours selon ses dires et sans authentification possible, les logs d’un agent des forces de l’ordre en pleine dispute conjugale par message. Rien de tout cela n’est confirmé. Ni Revolut, ni le Viminale, ni l’ACN (Agenzia per la Cybersicurezza Nazionale), ni la Polizia Postale n’ont fait de déclaration à ce sujet à l’heure où ces lignes sont écrites. Le conditionnel reste donc bien sur ici de rigueur.

Cependant, un précédent italien existe, sans lien établi. Les faits remontent à 2021-2022, mais la Procura di Milano n’en a révélé l’existence qu’en février dernier : six personnes y sont visées pour avoir utilisé deux adresses e-mail authentiques du ministère de l’Intérieur italien, liées à de vrais policiers, ainsi qu’un compte réel des Carabinieri, afin de soutirer des données à Wind, TIM, Vodafone, Iliad, Microsoft, TikTok, Amazon, Facebook, Snapchat et Google. Le dossier mentionne même un faux décret antiterroriste envoyé à Google, ainsi que des contacts prêtés avec NSO Group et Chainalysis. Rien ne prouve qu’il s’agit du même commando : ce dossier montre seulement qu’un accès policier italien détourné pour arracher des données à des entreprises privées ne serait pas une première.

Documents d'identité et photo floutée publiés sur le site IAmNotAVillain, issus de la fuite de données Revolut.
Le site IAmNotAVillain revendique la fuite de données de Revolut.

IAmNotAVillain : la fuite Revolut vire à la guerre de gangs

Le même jour de publication du thread de Cyber Digest, un site baptisé IAmNotAVillain a fait son apparition en ligne, avec sa propre page dédiée à Revolut. Le message affiché est sans détour : Revolut aurait ignoré un signalement sur la sécurité de sa base utilisateurs, ce qui aurait poussé le groupe à publier lui-même les documents KYC (les justificatifs d’identité collectés à l’ouverture du compte), adresses, numéros de téléphone, comptes bancaires et transactions crypto qu’il affirme détenir.

Sauf que le site s’ouvre aussi sur un désaveu en règle. Ses auteurs accusent un « imposteur », ancien collaborateur selon eux, d’avoir récupéré un petit échantillon de données et de s’en attribuer désormais toute la paternité. Le groupe d’origine promet de pouvoir prouver son authenticité, fichiers originaux et échanges avec les entreprises concernées à l’appui, et met en garde quiconque négocierait avec ce rival : personne n’a intérêt à traiter avec lui.

Message des hackers accusant Revolut de n'avoir pas sécurisé ses données utilisateurs.
Capture du message publié par les hackers.

De Zurich à La Valette : l’addition Revolut s’allonge

Toujours selon IAmNotAVillain, l’essentiel des données proviendrait de clients suisses et français. Mais la liste des pays concernés, égrenée dans le même thread, s’allonge bien au-delà : Chypre, le Portugal, l’Allemagne, l’Espagne, la Bulgarie, la Tchéquie, la Roumanie, la Pologne, Malte, la Norvège, la Suède et l’Italie apparaîtraient aussi parmi les juridictions touchées, une liste que le groupe présente lui-même comme non exhaustive.

Deux noms s’ajoutent à ceux déjà identifiés cette semaine, le joueur de tennis Shevchenko et le patron de Gamdom Felix Römer. Le thread cite aussi Georges Mikautadze, présenté comme un joueur du FC Barcelone sur la photo jointe, maillot blaugrana à l’appui. En réalité, l’attaquant évolue à Villarreal, où il était titulaire le 14 septembre face au Betis ; un temps annoncé dans le viseur du Barça cet été, il n’y a jamais été transféré.

Le tableau qui se dessine dépasse la simple négligence d’une néobanque piégée par une demande officielle falsifiée. Si les revendications du 14 septembre se confirment, ce n’est plus seulement Revolut qui devra rendre des comptes, mais des pans entiers d’administrations italiennes dont la sécurité aurait, elle aussi, cédé. À côté de ça, la demande de 10 000 bitcoins réclamée aux dirigeants de Revolut paraît presque anecdotique. Entre un hacker qui négocie, un rival qui revendique la même fuite et des services de police italiens visés à leur tour, les revendications du 14 septembre ouvrent un nouveau front dans une affaire qui, une semaine plus tôt, ne concernait qu’une demande frauduleuse et quelques clients fortunés.

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Crypto au Brésil : 300 plateformes pour une dizaine de licences

14 septembre 2026 à 15:28

Hécatombe annoncée sur le marché crypto brésilien. Depuis le 2 février, la banque centrale du Brésil impose de nouvelles règles aux plateformes d’actifs numériques. Ces exigences de fonds propres et de conformité reprennent, en somme, celles des établissements bancaires. Sur près de 300 prestataires recensés dans le pays, une vingtaine seulement tiendraient la distance. Au final, une dizaine seulement décrocheraient une licence.

Points clés

  • Depuis le 2 février, les prestataires crypto brésiliens doivent réunir des fonds propres plus élevés. Le plafond grimpe jusqu’à 37,2 millions de réaux, soit environ 7,2 millions de dollars.
  • Sur près de 300 acteurs, 20 à 25 seraient en mesure de déposer un dossier recevable. Une dizaine seulement décrocheraient un agrément.
  • Bitnuvem, NovaDAX, Digitra et Coinext ont déjà arrêté ou restructuré leurs services aux particuliers.
  • Les transactions en stablecoins adossés à une devise étrangère basculent sous le régime du marché des changes.

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Crypto : le Brésil exige jusqu’à 7,2 millions de dollars de fonds propres

Le sigle PSAV désigne au Brésil les prestataires de services sur actifs virtuels. Le terme fait écho aux PSAN français et aux VASP de la terminologie internationale. Les résolutions adoptées par la Banco Central do Brasil découpent le métier en trois catégories. On y trouve l’intermédiation, la garde d’actifs pour le compte de tiers et le courtage. Chaque catégorie impose son propre plancher de capital. Pour les profils les plus larges, il grimpe jusqu’à 37,2 millions de réaux, soit environ 7,2 millions de dollars.

Le capital n’est que la première marche. Le cahier des charges impose aussi une gouvernance claire et un dispositif anti-blanchiment. Il exige, par ailleurs, une séparation stricte des fonds clients et un reporting régulier au superviseur. Une plateforme de taille moyenne vit sur des commissions de quelques points de base. Résultat : le coût de mise en conformité dépasse souvent sa marge annuelle.

Le calendrier achève de resserrer l’étau. Les candidats doivent déposer leur dossier avant le 30 octobre. Passé ce délai, ils disposeront de 30 jours pour cesser toute activité et restituer les fonds de leurs utilisateurs.

Bitnuvem, NovaDAX, Digitra et Coinext quittent déjà la table

Quatre plateformes ont annoncé l’arrêt ou la restructuration de leurs services destinés aux particuliers : Bitnuvem, NovaDAX, Digitra et Coinext. Aucune n’a désigné nommément la nouvelle réglementation dans ses communiqués. Toutes, en revanche, ont choisi de communiquer dans les semaines qui ont suivi son entrée en vigueur.

L’arithmétique est brutale. Sur 300 acteurs, seuls 20 à 25 dossiers seraient jugés recevables, puis une poignée seulement décrocheraient un agrément effectif. Concrètement, plus de 95 % du marché sortirait du cadre légal, par la vente, la fusion ou la fermeture. Les maisons capables d’aligner huit chiffres de fonds propres et un service conformité étoffé partent avec une longueur d’avance. C’est le cas, par exemple, de Mercado Bitcoin, de Foxbit ou des filiales locales des groupes internationaux. Les petites structures nées de l’euphorie de 2021 n’ont ni le bilan ni le temps de rattraper ce niveau d’exigence.

Stablecoins et fiscalité : la deuxième lame de la réglementation crypto

Le volet le plus lourd de conséquences concerne les stablecoins adossés au dollar. Les opérations portant sur des jetons référencés à une devise étrangère basculent dans le régime du marché des changes. Elles héritent, du même coup, des obligations de déclaration et d’identification qui l’accompagnent. La banque centrale évalue à environ 90 % la part des flux crypto brésiliens liés à ces actifs. Un tel pourcentage transforme, de fait, une règle technique en réforme structurelle pour tout le pays.

Reste la question des utilisateurs privés de plateforme locale. Ils conservent l’accès aux places étrangères, aux protocoles DeFi et à l’autoconservation. Ces usages échappent, cependant, au superviseur brésilien en matière de protection du consommateur. Le fisc, lui, a déjà anticipé le mouvement. Désormais, ses obligations déclaratives couvrent aussi les transactions réalisées sur des plateformes étrangères, comme celles effectuées depuis un wallet personnel.

Les dossiers doivent être déposés d’ici fin octobre, l’instruction par la banque centrale suivra. D’ici là, quelque 275 prestataires devront choisir entre vendre, fusionner ou fermer. Une dizaine de survivants, enfin, se partageront le marché crypto le plus actif d’Amérique latine.

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À partir d’avant-hierFlux principal

Adresses Bitcoin et identité : Revolut victime d’ingénierie sociale

Par : Magali
13 septembre 2026 à 10:41

L’habit ne fait pas le moine. Personne n’a forcé la moindre porte. Personne n’a injecté le moindre virus. Entre le 11 et le 12 septembre, quelqu’un a simplement écrit à Revolut depuis une adresse qui avait toutes les apparences de la légitimité. La néobanque a répondu comme on répond à une autorité qu’on ne songe pas à contredire. Résultat : passeports, selfies de vérification et historiques de transactions Bitcoin de clients fortunés se sont retrouvés entre les mains d’inconnus. Aucun pare-feu n’a eu son mot à dire.

Les points clés de cet article :
  • Revolut a été victime d’une escroquerie sophistiquée où une adresse mail légitime a été utilisée pour obtenir des données sensibles de clients fortunés.
  • Les informations volées incluaient des passeports, des selfies de vérification et des historiques de transactions Bitcoin, exposant les clients à des risques physiques.

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Revolut a cru parler à l’État, et l’État n’y était pour rien

Qu’est ce que l’ingénierie sociale ?

L’ingénierie sociale, c’est l’art de pirater une personne plutôt qu’une machine. Au lieu de forcer un mot de passe ou d’exploiter une faille logicielle, l’attaquant manipule la confiance. Il se fait passer pour une autorité légitime comme un service client, une banque, ici carrément une agence gouvernementale. L’objectif ? Convaincre sa cible de lui livrer elle-même l’information ou l’accès recherché.

Le principe existe depuis bien avant l’informatique. Mais le numérique l’a rendu redoutablement efficace : un e-mail bien construit, envoyé au bon moment depuis la bonne adresse, coûte infiniment moins cher qu’un audit de sécurité pour percer les défenses techniques d’une entreprise.

Revolut, victime d’un accès jugé légitime

Dans le cas Revolut, l’ingénierie sociale a pris une forme particulièrement vicieuse. L’attaquant n’a même pas eu besoin d’imiter une adresse : il disposait d’un accès réel à l’intérieur du domaine mail d’une agence gouvernementale. Conséquence : une demande frauduleuse jugée indiscernable d’une vraie réquisition légale par les équipes de conformité de Revolut.

L’incident tombe à un moment particulièrement sensible pour la néobanque. Revolut a obtenu en août 2026 son agrément bancaire complet en France, quelques mois après celui décroché au Royaume-Uni. La néobanque explorerait par ailleurs une entrée en bourse à une valorisation comprise entre 150 et 200 milliards de dollars selon TechCrunch, contre 75 milliards lors de sa dernière levée privée. Une trajectoire financière que ce genre de fuite de données n’aide certainement pas à sécuriser.

Un mécanisme qui a berné tous les contrôles

Le mécanisme mérite qu’on s’y attarde, parce qu’il ne ressemble à aucune fuite classique. L’attaquant n’a pas usurpé un nom de domaine ni bricolé un en-tête falsifié. Il disposait d’un accès à une boîte mail non autorisée, mais logée à l’intérieur de l’infrastructure réelle d’une agence gouvernementale.

Le mail passait donc tous les contrôles d’authenticité, au sens le plus strict du terme. Le protocole SPF vérifie que le serveur expéditeur est bien habilité à envoyer au nom du domaine. DKIM garantit, de son côté, que le contenu n’a pas été modifié en chemin. DMARC, enfin, arbitre les deux.

Les trois ont donné leur feu vert, comme le détaille The Block. Le message venait en effet authentiquement de l’intérieur du domaine visé. Revolut n’a flairé l’entourloupe qu’après coup, en recontactant l’agence elle-même, qui a répondu, gênée, n’avoir rien demandé. Contactée par la presse, la néobanque n’a pas cherché à minimiser l’affaire :

« Une escroquerie sophistiquée par usurpation externe. »

Revolut à TechCrunch

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La riposte de Revolut face à l’ampleur du vol

Rien de plus, rien de moins. Revolut assure avoir bloqué l’adresse compromise, alerté dans la foulée l’agence visée, la police ainsi que les régulateurs financiers. La néobanque affirme par ailleurs que les systèmes et les fonds des clients restent intacts.

Ni le nom de l’agence usurpée ni le nombre exact de clients touchés n’ont filtré. Revolut parle d’un périmètre limité. Le chercheur en sécurité ZachXBT, qui a le premier diffusé la notice client sur son canal Telegram, livre toutefois une lecture plus inquiétante. Selon lui, l’attaque semble avoir ciblé en priorité des utilisateurs fortunés, et non une liste de clients au hasard.

Capture d'écran de la notice de violation de données de Revolut, section "What happened", listant les catégories de données exposées : identité, coordonnées, documents d'identité et données financières incluant l'historique Bitcoin.
Extrait de la notice envoyée par Revolut aux clients concernés, détaillant les catégories de données exposées. Source : notice client Revolut, relayée par Mark Karpelès et ZachXBT, 12 septembre 2026.

« Ce qui s’est passé ?

Revolut a reçu une demande d’informations clients qui semblait provenir d’une agence gouvernementale légitime. La demande émanait d’un compte e-mail non autorisé, envoyée directement depuis le domaine e-mail officiel de l’agence gouvernementale.

Comme la communication portait des identifiants d’authentification de domaine valides, elle a été traitée en toute bonne foi, dans la conviction raisonnable qu’il s’agissait d’une demande authentique émanant d’une agence gouvernementale.

  • Détails d’identité : nom complet, date de naissance, profession
  • Coordonnées : adresse postale, adresse e-mail et numéro de téléphone
  • Documents et données de vérification : une copie du document d’identité (passeport et/ou permis de conduire) et l’image de vérification faciale (le selfie fourni pour la vérification). À noter qu’aucune donnée de télémétrie faciale biométrique n’a été impliquée ni compromise
  • Données financières : relevés de compte (dont IBAN, statut du compte, date d’ouverture, numéro de référence du wallet), historiques de retraits et historique complet des transactions (y compris Bitcoin).»

Un butin en Bitcoin taillé sur mesure pour l’extorsion physique

Le tiroir ouvert par ce faux e-mail n’a rien d’anodin dans son contenu. Il contient :

  • des copies de passeport ou de permis de conduire,
  • des selfies de vérification d’identité,
  • des relevés de compte,
  • un IBAN,
  • les historiques de retraits et de transactions au comptant, dont l’activité Bitcoin des clients concernés.

Mark Karpelès, ancien patron de Mt. Gox, a publié dès le 12 septembre des extraits de la notification qu’il avait reçue en tant que client touché. Il confirme que son propre historique de transactions figurait dans le lot. Une adresse postale, une identité vérifiée et un solde en Bitcoin connu : voilà de quoi construire un dossier presque complet sur une cible.

C’est bien là que le dossier prend une tournure différente d’une fuite de données ordinaire. Un cours qui plonge se corrige en quelques séances. En revanche, une donnée d’identité, non. Couplée à un solde en Bitcoin avéré, elle reste vraie pour toujours, sans date de péremption. Marc Zeller, fondateur de l’Aave Chan Initiative, lui-même touché, a résumé l’ironie du dossier en une phrase sur X :

« Réveil difficile, toutes mes données ont fuité chez Revolut. Un rappel cinglant que le KYC n’a jamais produit le moindre bénéfice tangible, et qu’il a mis beaucoup de monde en danger. »

Rien n’a été confirmé, en revanche, sur une éventuelle indemnisation ou sur la liste précise des personnes prévenues.

Woke up to all my data leaked by @Revolut.

Sharp reminder that KYC hasn’t produced meaningful upside and has put many in harm’s way. pic.twitter.com/RimOBQr7DW

— Marc Zeller (@mzeller) September 12, 2026

En France, ce genre de fuite ne reste jamais théorique

Exposer une activité Bitcoin, ce n’est pas juste embêtant. C’est un problème de sécurité physique immédiat, et la France en sait quelque chose. Le pays concentre à lui seul l’écrasante majorité des cas mondiaux d’agressions violentes visant des détenteurs de cryptomonnaies, ce qu’on appelle par euphémisme les « wrench attacks ». Le Journal du Coin en avait déjà chiffré la hausse de 33 % au premier semestre 2026.

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a chiffré le phénomène fin juin : 77 enlèvements et extorsions liés aux cryptoactifs recensés en France depuis janvier 2026, contre 45 sur l’ensemble de 2025. Un dispositif d’alerte lancé au printemps a déjà permis près de 200 interpellations, préventives ou après les faits. Le rythme s’accélère, et chaque fuite de données comme celle de Revolut vient nourrir un peu plus le vivier de cibles potentielles.

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Des enlèvements bien réels, pas une hypothèse

Des séquestrations, parfois des amputations de doigts filmées pour forcer un virement, menées contre des gens dont l’adresse et le patrimoine numérique avaient fuité quelque part. Rien d’hypothétique. Un couple ligoté à Alès en présence d’un enfant, une famille tuée au Mexique pour un wallet supposé contenir des millions : la mécanique est toujours la même, une donnée volée devient une adresse à visiter.

Et ce scénario ne demande pas un piratage spectaculaire pour s’enclencher. Il se nourrit justement de fuites comme celle-ci, où l’identité complète d’un client rejoint son historique de transactions dans un même document. Le précédent le plus cité par les chercheurs reste la fuite Ledger de 2020, qui avait exposé plus de 270 000 clients dans le monde. Pendant des années, ces données ont servi de vivier pour des listes vendues quelques centaines de dollars sur le dark web. Leurs acheteurs pouvaient ainsi cibler de vrais détenteurs de cryptomonnaies plutôt que des inconnus au hasard.

Coinbase avait déjà trébuché sur la même faille

Revolut n’invente rien de nouveau dans le genre de défaillance qu’elle vient d’essuyer. En mai 2025, Coinbase reconnaissait que des agents de support corrompus, en Inde, avaient vendu les données de près de 70 000 clients pour quelques centaines de dollars pièce. Une tentative d’extorsion a même suivi, à hauteur de 20 millions de dollars.

La facture totale, procès et remboursements compris, a dépassé les 400 millions de dollars. En comparaison, Coinbase avait perdu des clients par la corruption d’un sous-traitant, Ledger par une base mal protégée. Rien de tel chez Revolut. Il n’y a eu ni employé corrompu ni serveur mal configuré, seulement un mail qui avait l’air vrai, envoyé depuis un endroit qui, techniquement, l’était.

Le vrai maillon faible reste humain

C’est peut-être le vrai enseignement de l’histoire. Le maillon faible du secteur n’a jamais été la blockchain elle-même, ni même les protocoles d’authentification des e-mails : ceux-ci ont fonctionné exactement comme prévu, du premier au dernier octet. Le maillon faible, c’est l’humain de l’autre bout — celui qui reçoit une requête cochant toutes les cases officielles. Il n’a, au fond, aucun moyen simple de savoir si la personne qui l’envoie a réellement le droit d’être là. Face à ce genre d’attaque, aucun audit de sécurité informatique ne remplace un simple coup de fil de vérification, passé avant d’ouvrir le dossier KYC plutôt qu’après.

Pour les clients français concernés, une option concrète existe : saisir directement la CNIL, compétente en cas de violation de données personnelles au titre du RGPD. Cette démarche reste possible indépendamment des démarches déjà engagées par Revolut auprès des régulateurs financiers.

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90 actions tokenisées, 2 Pre-IPO, 0 horaire : les nouveaux monstres d’OKX en Europe

Par : Scrypto
12 septembre 2026 à 20:00

OKX, habituée aux bonus exceptionnels depuis plusieurs mois, ne se contente pas de distribuer de l’argent pour attirer de nouveaux utilisateurs. La plateforme se démène pour enrichir sans cesse son offre, comme le prouve cette nouvelle annonce. Depuis le 10 septembre 2026, elle permet de s’exposer à deux des entreprises privées les plus convoitées de la planète avant même leur entrée en bourse. En parallèle, elle lance 90 marchés d’actions tokenisées, négociables en continu, sans les contraintes horaires des marchés traditionnels. Voici en quoi consistent ces nouveaux produits et comment en profiter.

Cet article contient des liens d’affiliation vers nos partenaires vous permettant de soutenir le travail quotidien des équipes du Journal du Coin.

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Une exposition inédite à OpenAI et Anthropic

Le premier volet de cette offre repose sur les Pre-IPO X-Perps, des contrats perpétuels permettant de spéculer sur l’évolution de la valorisation implicite d’OpenAI et d’Anthropic. Concrètement, vous pouvez prendre des positions longues ou short sur ces deux fleurons de l’intelligence artificielle, avec un effet de levier pouvant atteindre 10x.

Avec ces produits, finies les barrières traditionnelles qui rendent l’accès à ces actions, avant leur entrée en bourse, quasi impossible pour le particulier moyen. Grâce aux Pre-IPO X-Perps, vous prenez position sur les mêmes titres que les grands fonds d’investissement, via des produits régulés, liquides et accessibles.

Attention toutefois à une nuance importante. Les X-Perps sont des produits dérivés : il ne s’agit en aucun cas d’un investissement en actions. Vous ne détenez aucune part du capital, aucun droit de vote et ne percevez aucun dividende. Le produit offre simplement une exposition directionnelle à la manière dont le marché perçoit la valeur future de ces sociétés. Suffisant pour gagner de l’argent… si vous pariez dans le bon sens.

Un accès 24/7 aux actions et ETF via les « Tokenized Stocks »

Le second pilier de cette offensive européenne sont les « Tokenized Stocks ». Là encore, OKX voit les choses en grand : dès le lancement, la plateforme met à disposition 90 marchés d’actions tokenisées. Un éventail assez large pour contenter tous les profils, notamment avec les valeurs les plus populaires du moment (Google (GOOGL), NVIDIA (NVDA), Palantir…) et des ETF de référence tels que le SPY et le QQQ.

Leur particularité ? Une disponibilité permanente. Les utilisateurs peuvent acheter, vendre ou convertir ces tokens à toute heure, y compris lorsque les bourses new-yorkaises sont fermées. Un avantage concret pour les investisseurs européens : plus besoin d’attendre l’ouverture de Wall Street (de 15h30 à 22h00, heure de Paris) pour réagir. Vous pouvez exploiter les annonces 24h/24 et 7j/7, sans contrainte horaire.

Attention : là encore, ces tokens répliquent le prix de l’actif sous-jacent, mais ne confèrent ni droits de propriété, ni droits de vote à leur détenteur. Ils ne donnent pas accès à une action réelle.

Une intégration poussée dans l’écosystème de la plateforme

OKX ne se contente pas de lancer ces nouveautés en vase clos. Elles s’intègrent pleinement à l’écosystème existant, avec une interconnexion pensée pour maximiser la flexibilité. Concrètement, une position sur actions tokenisées peut servir de collatéral pour un trade sur X-Perps. Elle peut aussi alimenter un bot DCA pour lisser un point d’entrée sur plusieurs semaines, ou un bot Grid pour travailler une fourchette de prix pendant que vous vaquez à d’autres occupations. Mêmes types d’ordres, mêmes bots, même marge que les cryptos qui les côtoient : le tout cohabite avec le spot, Earn et Pay au sein d’un seul et même compte. L’ensemble de l’arsenal technique de la plateforme reste accessible sur ces produits.

Et si vous préférez détenir vos tokens vous-même, sachez que les actifs pris en charge peuvent être retirés à tout moment, y compris vers un wallet non custodial.

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Une vigilance fiscale indispensable pour les résidents français

Crypto et produits dérivés cohabitent donc dans un même compte, avec une marge commune et des stratégies interchangeables selon les conditions de marché. Pratique, mais attention : si vous êtes résident fiscal français, ne vous mélangez pas les pinceaux. Ces produits peuvent sembler similaires à première vue, mais ils sont traités très différemment par l’administration fiscale. Le fisc ne manquera pas de vous le rappeler si votre déclaration d’impôts n’est pas remplie correctement…

Un contexte réglementaire porteur

OKX met un point d’honneur à respecter la législation en vigueur en ne proposant que des produits régulés. En Europe, cette exigence se traduit par une répartition claire entre deux cadres juridiques.

  • Les services liés aux crypto-actifs (trading au comptant, conservation et échange) sont fournis par OKX Europe Limited, titulaire d’une licence MiCA délivrée par la Malta Financial Services Authority (MFSA).
  • Pour les X-Perps et les Tokenized Stocks, le cadre applicable est celui de MiFID II. Ici encore, OKX dispose d’une licence autorisant la distribution de ces produits dans l’ensemble de l’EEE.

En vous tournant vers OKX, vous évoluez donc dans un cadre réglementé et supervisé.

Une offre promotionnelle pour les nouveaux venus

Pour accompagner ce lancement, OKX offre un cadeau de bienvenue à ceux qui passent par notre lien affilié. En l’utilisant, vous pouvez réclamer un voucher X-Perps d’une valeur de 20 € de marge, assorti d’un levier de 5x, soit une position de 100 €. L’idée : vous faire la main sans prendre de risque. Si la position financée par le voucher enregistre un déficit, c’est le voucher qui absorbe la perte. En revanche, si elle génère des profits, ils sont pour vous. De quoi tester les produits avec un risque limité tout en conservant le potentiel de gain.

Nous en profitons aussi pour vous rappeler quelques détails qui n’en sont pas vraiment. Si vous n’êtes pas encore inscrit sur la plateforme, vous pourrez également profiter de 300 € de bonus en passant par notre lien. Enfin, que vous soyez nouveau ou non, OKX vous offre 8 % sur vos dépôts en USDT convertis en USDC jusqu’à la fin du mois.

Bref, vous l’aurez compris : les raisons de vous tourner vers la plateforme ne manquent pas. Que ce soit pour accéder aux Pre-IPO d’OpenAI et d’Anthropic, pour trader les actions 24h/24 et 7j/7, ou simplement pour profiter de l’une des meilleures plateformes du marché, vous trouverez certainement de quoi faire votre bonheur.

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FTX : Sam Bankman-Fried joue son va-tout devant la Cour suprême

12 septembre 2026 à 11:00

Sam Bankman-Fried a saisi la Cour suprême des États-Unis. Il veut faire annuler sa condamnation à 25 ans de prison et la confiscation de 11 milliards de dollars qui l’accompagne. Le New York Times a pu consulter la requête : l’ancien patron de FTX y affirme que son procès l’a empêché de prouver un point précis. Ses clients, selon lui, auraient fini par récupérer chaque dollar.

Le pari est mince. La haute juridiction n’accepte d’examiner qu’environ 1 % des dossiers qui lui parviennent chaque session. Cette sélection relève d’un pouvoir purement discrétionnaire.

Points clés

  • Sam Bankman-Fried tente d’obtenir l’annulation de sa condamnation et la restitution de ses avoirs devant la Cour suprême
  • Sa défense affirme que le procès l’a empêché de démontrer que les clients de FTX récupéreraient tout leur argent
  • Le plan de faillite a converti les créances en dollars de novembre 2022, quand le bitcoin valait environ 16 000 dollars
  • Sa demande de grâce reste pendante, mais Donald Trump l’a écartée et le Sénat a voté contre à l’unanimité

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FTX : l’argument du remboursement intégral porté devant la Cour suprême

La procédure porte un nom technique : le writ of certiorari. Sam Bankman-Fried demande ainsi à la Cour suprême de réexaminer une décision qu’une juridiction inférieure a rendue contre lui. Ses avocats qualifient ce réexamen d’« urgemment nécessaire ». Toute leur démonstration s’appuie sur la trésorerie de FTX.

« Il y a toujours eu largement assez d’actifs disponibles pour rembourser les clients (comme ils l’ont désormais été, avec des intérêts substantiels). »

Extrait de la requête déposée devant la Cour suprême par les avocats de Sam Bankman-Fried

Le juge Lewis Kaplan avait verrouillé cette ligne de défense lors du procès de Manhattan. Pour lui, le détournement avait eu lieu au moment des faits, peu importe un remboursement ultérieur. Les jurés n’ont donc jamais entendu parler de la solvabilité résiduelle de la plateforme.

Le ministère de la Justice n’a jamais varié sur ce point. Ses réquisitions décrivaient un montage destiné à escroquer les clients de l’exchange en « détournant des milliards de dollars de leurs fonds ». Le dossier dépassait d’ailleurs le seul périmètre des dépôts. 1,7 milliard de dollars provenant des investisseurs de FTX et 1,3 milliard provenant des prêteurs d’Alameda Research figuraient aussi parmi les chefs d’accusation. Ces deux postes restaient étrangers aux comptes clients.

L’enjeu dépasse le seul dossier FTX. La Cour suprême a tranché l’arrêt Kousisis v. United States en 2025. Ce précédent établit qu’une accusation de fraude électronique n’exige pas de prouver un préjudice financier réel pour les victimes. La requête s’appuie justement sur ce point. Les avocats de Sam Bankman-Fried demandent donc aux juges de revenir sur cette lecture, un pari risqué tant le précédent reste récent et unanime.

Remboursés en dollars de 2022, quand le Bitcoin valait 16 871 dollars

L’affirmation « les clients ont été remboursés » mérite une note de bas de page pour quiconque détenait des cryptomonnaies sur la plateforme. Les distributions ont bien eu lieu, via le plan de faillite que le tribunal du Delaware a validé. Mais ce plan a converti chaque créance en dollars à la date d’ouverture de la procédure, en novembre 2022. Les administrateurs judiciaires ont retenu un cours de 16 871 dollars, le bitcoin étant alors au creux du cycle.

Un utilisateur qui avait déposé un bitcoin sur FTX a récupéré l’équivalent de 16 871 dollars augmentés d’intérêts, pas un bitcoin. Le plan a donc honoré les créances en monnaie fiduciaire. Le cours, lui, a repris plusieurs fois sa valeur d’origine depuis. La requête se garde bien de chiffrer cet écart.

Le second volet du recours vise la confiscation de 11 milliards de dollars, qu’un juge a prononcée en mars 2024. Les avocats y voient une « amende écrasante », contraire au Huitième amendement de la Constitution américaine. Ce texte prohibe les amendes excessives, au même titre que les cautions disproportionnées et les châtiments cruels. Le montant excède de très loin toute capacité de paiement de l’intéressé. Il sert surtout de fondement légal à la saisie des avoirs que le gouvernement a récupérés au profit des victimes.

Grâce présidentielle : l’autre porte de sortie de Sam Bankman-Fried

La voie judiciaire n’est pas la seule explorée. Sam Bankman-Fried a lui-même déposé une demande de clémence en juin auprès de Donald Trump. Le bureau de l’avocat des grâces du ministère de la Justice la classe toujours comme pendante. Fait cocasse, les services de la Justice ont enregistré le dossier dans la catégorie « grâce après exécution complète de la peine ». Il reste pourtant plus de deux décennies à purger à l’intéressé.

Les signaux politiques restent défavorables. Donald Trump a écarté toute grâce en janvier devant le New York Times. Le Sénat, lui, a voté à l’unanimité contre la clémence en juillet. L’ancien milliardaire traîne un passif encombrant de ce côté du Capitole : près de 40 millions de dollars versés lors du cycle électoral 2021-2022. OpenSecrets le classait alors deuxième donateur du camp démocrate derrière George Soros.

De la valorisation à 32 milliards à la case prison

FTX avait atteint une valorisation de 32 milliards de dollars dès janvier 2022, à peine trois ans après sa création. La plateforme misait alors sur le naming d’arènes sportives et des spots publicitaires avec des célébrités. Une crise de liquidité a fait s’effondrer FTX en novembre 2022. Les fonds des clients comblaient alors les pertes d’Alameda Research, la société de trading maison de Sam Bankman-Fried.

Les autorités ont arrêté son fondateur aux Bahamas le mois suivant. Un jury l’a reconnu coupable l’année d’après, au terme d’un procès d’un mois à Manhattan. Un juge fédéral a rejeté sa demande de nouveau procès en avril. Un panel de trois magistrats de la cour d’appel du deuxième circuit a ensuite confirmé la condamnation en juin.

La Cour suprême n’a pas encore fait savoir si elle acceptait de se pencher sur le dossier. Sam Bankman-Fried purge sa peine dans un établissement fédéral de Californie. Depuis un an, il multiplie les entretiens avec la presse et continue de clamer son innocence. Sa libération reste fixée à 2044.

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Bitcoin à 400 000 $ : Brian Armstrong annonce la fin de la purge

11 septembre 2026 à 06:30

Le pari reste intact malgré l’hiver crypto. Brian Armstrong estime toujours « raisonnable » un Bitcoin à 400 000 dollars d’ici 2030, contre environ 77 000 dollars aujourd’hui. Le patron de Coinbase considère que le point bas du cycle est passé et que le prochain halving pourrait relancer le marché. Cette confiance contraste avec les difficultés récentes de son entreprise : Coinbase a supprimé 14 % de ses effectifs au printemps et enregistré une perte nette de 359,5 millions de dollars au deuxième trimestre.

Points clés

  • Brian Armstrong maintient son objectif de 400 000 dollars pour Bitcoin en 2030
  • Atteindre ce niveau supposerait de multiplier le cours actuel par environ 5,2
  • Un vote procédural décisif sur le Clarity Act est prévu au Sénat le 15 septembre
  • Coinbase développe parallèlement les actions tokenisées et les contrats perpétuels

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Bitcoin à 400 000 dollars : Brian Armstrong parie sur la fin de la baisse

Lors d’un entretien accordé à CNBC, Brian Armstrong a expliqué que la phase baissière durait maintenant depuis environ un an, conformément au cycle de quatre ans traditionnellement associé à Bitcoin. Après un passage autour de 60 000 dollars, il estime que le dernier point bas est désormais derrière le marché.

Le dirigeant compte également sur le prochain halving, attendu en 2028. Cet événement, dont la date exacte dépend de la vitesse de production des blocs, ramènera la récompense des mineurs de 3,125 à 1,5625 BTC. L’émission annuelle théorique tomberait ainsi d’environ 164 000 à 82 000 bitcoins.

L’effet du halving ne doit toutefois pas être considéré comme automatique. Chaque réduction porte sur une quantité plus faible par rapport au stock déjà en circulation : l’émission neuve représente aujourd’hui environ 0,8 % de l’offre existante et tomberait autour de 0,4 % après 2028. Les flux des ETF, les conditions monétaires et la demande institutionnelle pèsent désormais davantage sur le prix.

Passer de 77 000 à 400 000 dollars avant la fin de 2030 nécessiterait une hausse moyenne proche de 46 % par an pendant un peu plus de quatre ans. L’objectif reste ambitieux, mais inférieur au rythme annualisé historique de Bitcoin, une comparaison qui ne garantit évidemment rien pour la suite.

Un bottom derrière nous et un BTC à 400 000 dollars en 2023, voici les principales punchline du boss de Coinbase chez CNBC – Source : Compte X JDC

Clarity Act : Coinbase prépare déjà son « everything exchange »

brian Armstrong se montre encore plus confiant sur la réglementation américaine. Le Sénat doit organiser le 15 septembre un vote procédural susceptible de déterminer l’avenir du Clarity Act. Le texte vise à répartir plus clairement les compétences de la SEC et de la CFTC sur les actifs numériques.

Le principal désaccord encore évoqué concerne les règles éthiques applicables aux activités crypto de la famille Trump. Il affirme que les discussions progressent, mais les chances d’adoption restent incertaines : le marché de prédiction Myriad n’accorde que 17 % de probabilité à une promulgation en 2026.

Le patron de Coinbase pense néanmoins obtenir davantage de clarté réglementaire dans le mois, même en cas d’échec du texte. La SEC et la CFTC pourraient agir au moyen de règlements ou d’exemptions, mais ces décisions administratives offriraient un cadre moins durable qu’une loi adoptée par le Congrès.

Coinbase avance donc sans attendre. La plateforme crypto prépare la négociation d’actions tokenisées avec versement automatique des dividendes. Elle propose également un accès réglementé aux perpétuels crypto américains depuis l’ouverture accordée en mai par la CFTC, tandis qu’elle a demandé à la SEC l’autorisation de lancer des perpétuels sur actions.

L’objectif de 400 000 dollars sert autant de prévision que de récit stratégique. Une forte reprise de bitcoin ramènerait les volumes et les revenus dont Coinbase manque actuellement, tandis que la tokenisation et les produits dérivés doivent réduire sa dépendance au marché spot. Brian Armstrong parie donc simultanément sur le retour du cycle haussier et sur la transformation de Coinbase en place financière universelle.

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Robinhood s’allie à Crypto.com et prend des parts dans OG.com, valorisé 5 milliards $

10 septembre 2026 à 17:00

Rivaux d’hier, partenaires forcés du jour. Robinhood a signé un accord avec Crypto.com pour intégrer les contrats d’événements d’OG.com, la division marchés prédictifs de l’exchange, tout en prenant une participation minoritaire au capital des deux entités. Une manière pour la maison de courtage d’étoffer son offre de marchés prédictifs sans avoir à construire un concurrent de plus.

Les points clés de cet article :
  • Accord stratégique entre Robinhood, Crypto.com et OG.com : entrée au capital des deux entités en échange de l’intégration de leurs contrats d’événements.
  • Activité hebdomadaire multipliée par 40 en six mois pour la plateforme, scindée de Crypto.com avec une valorisation propre de 5 milliards de dollars.

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OG.com, valorisé 5 milliards $ en six mois à peine

Selon les informations du Wall Street Journal, OG.com a démarré en février 2026 sous enregistrement CFTC (le régulateur américain des marchés à terme). Son activité hebdomadaire a été multipliée par environ 40 en six mois, d’après les chiffres de Crypto.com. De quoi justifier une valorisation autonome de 5 milliards de dollars, calée sur l’investissement de 400 millions de dollars de Citadel Securities dans Crypto.com Group en juillet, qui avait valorisé la maison mère à 20 milliards de dollars. Robinhood s’associe ainsi à la plateforme du secteur qui grimpe le plus vite.

Le montant exact de la participation prise par Robinhood n’a pas été communiqué. Au-delà du partenariat commercial, l’entrée au capital crée un alignement d’intérêts entre les deux groupes, plus qu’un simple contrat de fourniture, selon le communiqué officiel de Robinhood et OG.com.

Kalshi n’est plus seul à la table

Comprenons bien la situation et son importance. Depuis mars 2025, Kalshi fournissait l’essentiel des contrats d’événements listés sur Robinhood. L’arrivée de Crypto.com dilue cette position d’exclusivité de fait, aux côtés de ForecastEx (adossé à Interactive Brokers) et de Rothera, la coentreprise que Robinhood a montée avec Susquehanna International Group en 2025. Quatre fournisseurs pour une même vitrine : Robinhood choisit désormais ses partenaires à la carte plutôt que de dépendre d’un seul.

Le pari est de taille. Rien qu’en 2026, plus de 16 milliards de contrats d’événements ont déjà été échangés sur Robinhood, davantage que sur l’ensemble de 2025, avec plus d’un million d’utilisateurs actifs sur ce segment. Bernstein anticipe que les revenus tirés des marchés prédictifs pourraient atteindre 1,7 milliard de dollars par an d’ici 2028, et dépasser dès le deuxième trimestre 2026 ceux générés par le trading de cryptomonnaies, dans un secteur où Crypto.com dispute déjà à Coinbase la première place sur les échanges en dollars.

Kalshi négocierait actuellement une levée de fonds valorisant la plateforme près de 40 milliards de dollars. Son statut de fournisseur privilégié de Robinhood, lui, s’érode à mesure que la maison de courtage multiplie les alliances.

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Trading : 74,2 % des traders traditionnels ont-ils vraiment basculé vers la crypto ?

Par : Ben Canton
9 septembre 2026 à 19:00

Vases communicants. D’après un sondage présenté par MEXC dans un rapport publié avec CoinGecko, 74,2 % des répondants ayant déjà utilisé les marchés financiers traditionnels déclarent avoir transféré une partie ou la totalité de leur activité de trading vers des plateformes crypto. Les horaires limités et les frais des courtiers traditionnels figurent parmi leurs principales frustrations. Cependant, ce résultat porte sur un échantillon déjà proche de l’univers crypto et ne permet pas de conclure à un basculement général des investisseurs vers les exchanges, mais voyons tout de même ses enseignements.

Points clés

  • Le sondage rassemble 6 185 réponses, dont 2 874 provenant d’utilisateurs ayant une expérience de la finance traditionnelle
  • Parmi ces derniers, 74,2 % déclarent avoir déplacé une partie ou la totalité de leur activité vers des plateformes crypto
  • Les horaires limités sont cités par 58,8 % des répondants et les frais élevés par 54,7 %
  • MEXC développe une gamme mêlant actions tokenisées, produits dérivés et accès à certaines opérations pré-IPO ou IPO
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Les 74,2 % de MEXC ne représentent pas tous les investisseurs

Le rapport publié par CoinGecko repose sur 6 185 réponses recueillies dans 13 langues. Parmi les participants, 2 874 indiquent avoir déjà utilisé des produits financiers traditionnels. C’est au sein de ce sous-groupe que 74,2 % disent avoir transféré au moins une partie de leur activité de trading vers des plateformes crypto.

Le chiffre est donc exact, mais sa portée doit être précisée. Il mesure les pratiques des personnes interrogées, pas celles de l’ensemble des détenteurs d’actions, de devises ou de matières premières. La présentation publique ne détaille pas suffisamment le recrutement des participants, leur répartition géographique ou une éventuelle pondération statistique pour considérer le panel comme représentatif.

Les réponses restent néanmoins instructives. Les horaires d’ouverture limités mécontentent 58,8 % des participants concernés, tandis que 54,7 % citent les frais élevés. À l’inverse, 64,7 % présentent l’accès permanent aux marchés comme une raison de choisir une plateforme crypto, et 53,8 % mettent en avant des frais plus compétitifs.

Ces données accompagnent directement la campagne commerciale « Trade Wall Street, Without Walls » de MEXC. Elles doivent donc être lues comme une étude publiée par un acteur qui vend précisément les services mis en avant. Précision utile : MEXC ne dispose pas du statut de PSAN en France et figure sur la liste noire de l’AMF depuis juin 2024, qui déconseille son utilisation aux résidents français.

D’après un sondage présenté par MEXC dans un rapport publié avec CoinGecko, 74,2 % des répondants ayant déjà utilisé les marchés financiers traditionnels déclarent avoir transféré une partie ou la totalité de leur activité de trading vers des plateformes crypto. Les horaires limités et les frais des courtiers traditionnels figurent parmi leurs principales frustrations. Mais ce résultat porte sur un échantillon déjà proche de l’univers crypto et ne permet pas de conclure à un basculement général des investisseurs vers les exchanges.
Les nouveaux acteurs de la finance font bouger les lignes à Wall Street – Source : Compte X

Les plateformes crypto élargissent leur terrain de jeu

MEXC rassemble désormais sous une même bannière plusieurs produits liés aux marchés traditionnels. Son offre comprend des contrats sur des entreprises avant leur introduction en Bourse, des programmes liés aux IPO, des actions tokenisées, des produits présentés comme donnant accès à de véritables titres ainsi que des contrats à terme sur actions.

Ces catégories ne sont pas équivalentes. Acheter un produit dérivé permet de s’exposer à la hausse ou à la baisse d’un cours, mais ne donne pas nécessairement la propriété d’une action ni les droits associés. MEXC précise également que les frais, les horaires et la disponibilité de ses produits varient selon les régions.

La tendance dépasse toutefois cette seule plateforme. Kraken a racheté NinjaTrader pour 1,5 milliard de dollars, tandis que Robinhood distribue des actions tokenisées à ses clients européens. Dans l’autre sens, Nasdaq travaille sur le règlement de titres sous forme tokenisée et le CME propose désormais certains contrats crypto en continu, sept jours sur sept.

La convergence entre plateformes crypto et marchés traditionnels est donc bien engagée. Le sondage de MEXC en illustre les motivations, sans toutefois démontrer un exode massif des investisseurs de Wall Street.

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Crypto : l’Inde ordonne le blocage de 15 plateformes offshore

9 septembre 2026 à 17:11

Quinze noms sur la liste noire de New Delhi. L’unité de renseignement financier du ministère indien des Finances (FIU-IND) a notifié quinze plateformes crypto offshore. Motif : non-respect de la législation antiblanchiment. Weex, Blofin, Rezorex, Bitunix, DigiFinex, Toobit, XT.com, Latoken, WOO X, Pionex, ChangeNow, SimpleSwap, FixedFloat, WhiteBIT et Guardarian servaient des utilisateurs indiens sans s’être jamais enregistrées auprès du régulateur.

L’agence réclame en parallèle le retrait de leurs applications et le blocage de leurs adresses web. Objectif : couper l’accès public. La même procédure avait déjà balayé neuf exchanges internationaux fin 2023, avec Binance et KuCoin en tête de liste.

  • La FIU-IND vise 15 plateformes crypto offshore (Weex, Blofin, WhiteBIT, Pionex, ChangeNow…) et exige le retrait de leurs applications
  • Le PMLA impose depuis mars 2023 un enregistrement à tout prestataire servant des utilisateurs indiens
  • Binance, KuCoin, Bybit et Coinbase sont toutes revenues sur le marché indien après amende et enregistrement auprès de la FIU
  • La fiscalité crypto indienne pousse chaque année des milliards de dollars de volumes vers l’offshore, selon l’Esya Centre

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Crypto et blanchiment : le PMLA s’applique bien au-delà des frontières indiennes

La procédure s’appuie sur le Prevention of Money Laundering Act (PMLA), la loi indienne contre le blanchiment de capitaux. Depuis mars 2023, son périmètre couvre les prestataires de services sur actifs numériques virtuels (VDA, pour virtual digital assets). Cette catégorie juridique regroupe en Inde les cryptomonnaies et les NFT. Enregistrement auprès de la FIU, déclarations d’opérations suspectes et conservation des données s’imposent à toute plateforme qui touche un client indien. Aucune présence physique requise, a précisé le ministère des Finances.

La liste ne se limite pas aux exchanges classiques. ChangeNow, SimpleSwap, FixedFloat et Guardarian sont des services de swap instantané ou des rampes d’accès fiat, utilisables sans compte et avec une vérification d’identité minimale. En clair, New Delhi vise l’activité réellement exercée plutôt que l’étiquette affichée par le service, ce qui élargit d’un coup le champ des acteurs concernés.

L’agence a accompagné ses notifications d’un avertissement aux investisseurs indiens.

« Les produits crypto et les NFT ne sont pas régulés en Inde, et les transactions peuvent n’offrir aucun recours réglementaire en cas de pertes.»

Communiqué de la FIU-IND, unité de renseignement financier du ministère indien des Finances

De Binance à Bybit, le péage de l’enregistrement

Le scénario a déjà été joué. En effet, fin 2023, la FIU avait adressé des mises en demeure à neuf exchanges offshore, parmi lesquels Binance, KuCoin, Huobi, Kraken, Gate.io, Bittrex, Bitstamp, MEXC et Bitfinex. Leurs applications ont disparu des magasins indiens quelques semaines plus tard, avant que les négociations ne s’ouvrent une à une.

Binance a retrouvé le marché en 2024 après avoir réglé une amende de 2,25 millions de dollars. KuCoin s’en est tirée pour environ 41 000 dollars et un enregistrement en bonne et due forme. Bybit a suspendu ses services en Inde en janvier 2025 le temps de finaliser son dossier, avant de rétablir l’accès complet à son application neuf mois plus tard. Coinbase a rouvert les inscriptions aux utilisateurs indiens une fois inscrite au registre, fin 2025. Bref, toujours le même motif. Aucune de ces plateformes n’a quitté durablement le pays. Ainsi, les quinze nouvelles ciblées connaissent déjà la marche à suivre : payer l’amende, puis déposer un dossier auprès de la FIU.

Fiscalité crypto : l’Inde alimente elle-même l’exode vers les plateformes crypto offshore

L’attrait de ces plateformes non enregistrées tient d’abord à la note fiscale. Depuis juillet 2022, les plus-values crypto subissent en Inde un impôt forfaitaire de 30 % sans imputation possible des pertes. Une retenue à la source de 1 % (TDS) frappe chaque cession, ce qui rend le trading actif structurellement perdant sur les plateformes domestiques. Résultat : la fiscalité indienne fait fuir 6,1 milliards de dollars par an vers l’offshore, calcule l’Esya Centre. En face, seulement 52 millions de dollars de taxes perçues chaque année.

Les utilisateurs indiens n’ont pas déserté pour autant. Le pays occupe la première place de l’indice mondial d’adoption crypto de Chainalysis depuis trois éditions consécutives. Une adoption portée par une population jeune et par des échanges de pair à pair difficiles à recenser. Par ailleurs, retirer une application d’un magasin déplace le trafic vers un VPN ou un site miroir, hors de portée du fisc comme des radars de la FIU.

Cependant, Washington emprunte la trajectoire inverse. L’OCC, régulateur bancaire fédéral américain, a validé sous conditions les agréments de banque de confiance de Circle, Ripple, BitGo, Fidelity Digital Assets et Paxos en décembre 2025. Il a ensuite ouvert la porte à Crypto.com et à Bridge, la filiale crypto de Stripe, début 2026. Block, la société de Jack Dorsey derrière Square et Cash App, y a déposé à son tour un dossier pour Builders Bank & Trust. L’établissement ne prendrait ni dépôts ni crédits. Il se consacrerait à la conservation de bitcoins et au règlement en stablecoins, adossé aux 10,7 milliards de dollars de volume Bitcoin traités par le groupe en 2025.

Enfin, faute de loi dédiée aux actifs numériques, la FIU reste le seul guichet pour les plateformes qui visent les dizaines de millions d’Indiens détenteurs de cryptomonnaies. Ces derniers sont déjà pressurés par une fiscalité crypto parmi les plus dures au monde. Le document de consultation promis par le ministère des Finances n’a toujours pas été publié. Les notifications antiblanchiment font, en attendant, office de politique publique.

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Robinhood Chain explose les compteurs deux mois après son lancement

8 septembre 2026 à 18:30

Robinhood Chain dépasse déjà Solana sur les frais. Le réseau lancé en juillet dernier a déjà généré 33 millions de dollars en quinze jours, contre 11 millions pour Solana, selon Bernstein. Les analystes dirigés par Gautam Chhugani maintiennent ainsi leur objectif de 160 dollars sur l’action Robinhood, soit un potentiel de hausse de 31 %.

Points clés

  • Robinhood Chain a généré environ 33 millions de dollars de frais en quinze jours, devant Solana (11 millions) et BNB Chain (9 millions)
  • Le réseau affiche 1,5 milliard de dollars de TVL et plus de 50 milliards de dollars de volume sur ses DEX depuis son lancement
  • Robinhood conserve environ 90 % des frais, 10 % reviennent à Arbitrum et moins de 1 % à Ethereum
  • Bernstein maintient sa recommandation Outperform et un objectif de 160 dollars, soit 31 % au-dessus du cours actuel
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Robinhood Chain transforme son activité en revenus

Lancé le 1ᵉʳ juillet, Robinhood Chain totalise déjà environ 1,5 milliard de dollars de valeur déposée et plus de 50 milliards de dollars de volume sur ses plateformes d’échange décentralisées. Les frais cumulés depuis son lancement atteindraient 39 millions de dollars. « La chaîne est désormais une source de bénéfices », confirment les analystes de chez Bernstein.

Les commissions générées ont récemment oscillé entre 2 et 4 millions de dollars par jour. D’après la note de Bernstein relayée par The Block, Robinhood en conserverait environ 90 %. Près de 10 % reviendraient à Arbitrum, dont la technologie sert de fondation au réseau, tandis que moins de 1 % serait versé à Ethereum pour la publication des données.

Ces chiffres correspondent toutefois à une phase de forte croissance et ne peuvent pas être directement extrapolés sur douze mois. Bernstein prévoit ainsi environ 160 millions de dollars de frais annuels en 2028, bien moins que ne le suggérerait la simple multiplication du pic quotidien actuel.

Le réseau lancé en juillet dernier a déjà généré 33 millions de dollars en quinze jours, contre 11 millions pour Solana, selon Bernstein. Les analystes dirigés par Gautam Chhugani maintiennent ainsi leur objectif de 160 dollars sur l’action Robinhood, soit un potentiel de hausse de 31 %.
Berstein confirme que la Robinhood Chain est déjà rentable – Source : Compte X

Actions tokenisées et stablecoins soutiennent la croissance

La valeur des actions tokenisées présentes sur Robinhood Chain est passée d’environ 10 à 140 millions de dollars en deux mois. Durant la semaine du 30 août, le réseau a représenté près de 32 % de la valeur des transferts d’actions tokenisées, derrière la seule BNB Chain.

Les stablecoins constituent l’autre moteur de cette activité. Leur encours a atteint environ 1 milliard de dollars, contre 241 millions au début du mois de juillet. USDG représente 66 % de cette somme et USDe environ 33 %.

Cette progression rapide explique en partie l’optimisme de Bernstein. Avec un objectif de cours fixé à 160 dollars, les analystes considèrent que Robinhood Chain ne constitue plus seulement un investissement technologique : le réseau devient une nouvelle ligne de revenus pour le courtier.

La comparaison avec Solana doit néanmoins être replacée dans son contexte. Elle porte sur une période de quinze jours seulement, au moment où Robinhood Chain profite encore de la dynamique de son lancement. La capacité du réseau à maintenir ses volumes et ses revenus sur la durée reste donc le principal point à surveiller.

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OKX : 8 % sur vos dépôts en USDT convertis en USDC

Par : Scrypto
8 septembre 2026 à 18:00

Vous avez des USDT qui prennent la poussière dans votre wallet ? Ils ne bougent pas, ne rapportent rien, ne servent à rien ? Bonne nouvelle : OKX vous offre une opportunité à ne pas laisser passer. 8 % de bonus en USDC sur tout dépôt converti, sans condition de trading, sans pénalité en cas de baisse du marché et sans jamais bloquer vos fonds. Vous gardez la main sur vos actifs, en toute liberté. L’offre est limitée dans le temps, alors ne tardez pas. Voici tout ce qu’il faut savoir pour en profiter sans attendre.

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Pourquoi bouger maintenant ?

Parce que la campagne est limitée dans le temps : elle court du 7 septembre au 8 octobre 2026. Passée cette date, il ne sera plus possible d’y participer. Par ailleurs, les récompenses sont attribuées selon le principe du premier arrivé, premier servi : plus vous attendez, plus le risque de voir l’enveloppe globale s’épuiser avant la fin de la période est élevé. Le bonus maximum par utilisateur est fixé à 3 500 €. Il peut donc être judicieux de ne pas trop tarder si vous souhaitez en bénéficier.

8% sur les dépôts en USDT sur OKX
8% sur les dépôts en USDT sur OKX

Comment participer à la campagne

Ici, pas de blabla technique inutile. Tous les utilisateurs de l’EEE (sauf Monaco) sont éligibles, qu’ils soient nouveaux ou non sur la plateforme. Voici comment ça marche, en quelques gestes simples :

  1. Connectez-vous à votre compte OKX. Vous n’en avez pas encore ? Vous pouvez passer par notre lien d’affiliation qui vous permettra de bénéficier de 300 € de bonus supplémentaires ! Double dose.
  2. Vous cliquez sur « Participer » sur la page de la campagne depuis l’application mobile. Sans ça, rien ne compte. N’oubliez pas cette étape !
  3. Vous déposez des USDT sur votre compte OKX depuis l’extérieur (un wallet, un autre exchange, peu importe).
  4. Vous les convertissez en USDC. Cette conversion est gratuite. Zéro frais.

C’est tout. Vous toucherez votre bonus automatiquement, calculé sur vos dépôts nets (dépôts moins retraits). Le seuil minimum est volontairement bas pour toucher un maximum d’utilisateurs : 10 €. Mais il serait dommage de se contenter de ce montant…

Etapes à suivre pour profiter du bonus de dépôts d'OKX.
Étapes à suivre pour profiter du bonus de dépôts d’OKX.

Plus vous déposez, plus vous gagnez : des exemples pour bien comprendre

Pour que ce soit limpide, rien de tel que des chiffres précis :

  • 1 000 € déposés → 80 € de bonus. De quoi se payer un bon resto ;
  • 10 000 € déposés → 800 €. Là, on commence à parler sérieusement ;
  • 43 750 € déposés → 3 500 € de bonus. Le maximum. Une petite voiture d’occasion, quelques mois de loyer ou de belles vacances au soleil !

Avec un rendement immédiat de 8 % et un dépôt mini de 10 €, même les petits porteurs trouvent leur compte, mais la somme maximale qu’il est possible d’empocher donne envie de déposer plus !

Un bonus versé en plusieurs fois, mais sans la moindre contrainte

Le bonus n’est pas versé en une seule fois. Il est étalé sur 12 mois, avec un paiement toutes les deux semaines à partir du 15 octobre 2026. Mais ce n’est pas un piège. C’est juste une manière de vous encourager à rester, sans jamais vous bloquer. Car vous êtes libre de faire ce que vous voulez de vos USDC :

  • Vous voulez trader ? Allez-y. Vos gains ou vos pertes n’impactent pas votre bonus.
  • Vous voulez placer vos fonds sur les produits Earn d’OKX pour générer des intérêts ? Faites-vous plaisir.
  • Le marché s’effondre, vos positions sont liquidées ? Pas de panique : vos récompenses restent intactes.

La seule chose qui pourrait réduire votre bonus, c’est un retrait. Si vous retirez des fonds avant la fin des 12 mois, le montant net éligible diminue, et les prochains versements s’ajustent à la baisse. Mais vous ne perdez jamais ce que vous avez déjà reçu.

Beaucoup de campagnes de bonus vous promettent monts et merveilles, mais vous obligent à trader des volumes énormes ou à bloquer vos fonds pendant des mois. Ici, rien de tout cela. Vous déposez, vous convertissez, vous recevez. Sans frais, sans condition de trading, sans stress.

Offre OKX exceptionnelle : jusqu'à 3 500 € de bonus sur vos dépôts du 07 septembre au 09 octobre, sans condition de trading ! Offre cumulable avec le bonus de 300 € en BTC à l'inscription.
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OKX, une plateforme que vous pouvez prendre au sérieux

Pour confier ses cryptos à une plateforme, la confiance est primordiale. Et à ce niveau, OKX ne fait pas les choses à moitié : la plateforme est régulée en Europe avec les licences MiCA et MiFID II, et plus de 120 millions d’utilisateurs dans le monde lui font confiance.

Si le bonus de dépôt est une excellente raison d’y transférer vos stablecoins, rassurez-vous : ils ne resteront pas inactifs. OKX a construit un écosystème complet, des produits dérivés régulés aux solutions de paiement, en passant par des outils de trading et de revenus passifs adaptés à tous les profils.

La plateforme innove sans cesse, à commencer par les X-Perps, des dérivés régulés disponibles dans l’EEE avec un effet de levier allant jusqu’à 10x. Le mode « Simple » les rend accessibles même aux débutants, sans interface complexe.

OKX a également déployé en Europe sa carte de crédit crypto (Mastercard), qui permet de dépenser vos stablecoins au quotidien avec un cashback. Celui-ci varie de 2 % à 5 % selon votre niveau VIP, avec jusqu’à 20 % de cashback le premier mois, sans frais de transaction. De quoi transformer vos dépenses courantes en une source de rendement supplémentaire.

Attention toutefois : les retraits effectués pendant la période de distribution pourraient réduire le montant de votre bonus de dépôt. À vous de faire vos calculs pour optimiser votre stratégie.

Une opportunité à saisir sans attendre

Entre le bonus de 8 %, la liberté totale d’utiliser vos fonds et la fiabilité d’une plateforme régulée, cette campagne réunit tous les ingrédients d’une offre à ne pas manquer. Vos stablecoins ne demandent qu’à être mis au travail, et OKX vous tend la perche. Alors pourquoi attendre ?

La campagne est là, le compteur tourne, les bonus s’envolent. À vous de jouer.

OKX frappe fort : jusqu'à 3 500 € de bonus sur vos dépôts, sans aucune condition de trading, du 07 septembre au 09 octobre. Offre cumulable avec 300 € en BTC offerts à l'inscription.
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IPO de Kraken : le grand report continue, rendez-vous mi-2027

Par : Magali
3 septembre 2026 à 18:00

Un an d’attente de plus, la même promesse qui recule. Après avoir préparé le terrain dès début 2025, Payward, la maison mère de Kraken, vient de repousser son introduction en Bourse tant attendue au deuxième trimestre 2027 au plus tôt, selon deux sources proches du dossier citées par CoinDesk. Une nouvelle glissade dans un calendrier qui n’en finit plus de s’étirer.

Les points clés de cet article :
  • Payward, maison mère de Kraken, a repoussé son introduction en Bourse au deuxième trimestre 2027, suscitant une nouvelle attente interminable.
  • Malgré ce report, Kraken a continué d’afficher une croissance impressionnante et a multiplié les acquisitions, se transformant en plateforme de services financiers complète.

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Un report de plus dans une attente déjà longue

Payward avait déposé en novembre 2025 un dossier confidentiel d’enregistrement auprès de la SEC, le régulateur boursier américain, peu après avoir levé 800 millions de dollars auprès d’investisseurs à une valorisation de 20 milliards de dollars, dont 200 millions apportés par Citadel Securities. Le rêve de cotation semblait alors à portée de main.

Puis, en mars, CoinDesk révélait que l’entreprise avait mis son projet en pause, invoquant des conditions de marché trop difficiles pour les prix, les volumes et les valorisations crypto. À l’époque, les sources proches du dossier assuraient que Kraken restait intéressée par une cotation, mais pas à n’importe quel prix.

Six mois plus tard, rien n’a vraiment changé. Un porte-parole de Kraken a refusé de commenter la nouvelle échéance. L’entreprise, basée dans le Wyoming, continue pourtant d’afficher une santé financière solide, avec un chiffre d’affaires ajusté de 508 millions de dollars au deuxième trimestre, en hausse de 17 % sur un an, 6,6 millions de comptes financés et 40 milliards de dollars d’actifs sur la plateforme.

Kraken lance le BTC vault
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Kraken n’est pas seule à repousser ses plans

Le marché des IPO crypto s’est nettement refroidi après l’euphorie du début d’année, quand les débuts réussis de Circle et de Bullish laissaient présager une vague de cotations. Des prix crypto plus faibles, des volumes en berne et des performances décevantes de certaines valeurs fraîchement introduites ont douché l’appétit des investisseurs. Résultat, plusieurs poids lourds du secteur ont pris le même chemin que Kraken : le gestionnaire d’actifs Grayscale, l’éditeur de logiciels Ethereum Consensys, et Ledger, qui envisageait elle aussi de suspendre son entrée en Bourse new-yorkaise.

Loin de se mettre en pause elle-même, l’entreprise a plutôt accéléré ses emplettes. Rachat de la plateforme de dérivés Bitnomial pour 550 millions de dollars en mai, acquisition du spécialiste des paiements en stablecoins Reap pour 600 millions en juillet, et reprise annoncée de l’activité de portefeuilles électroniques de Magic Labs. Autant d’opérations qui transforment peu à peu Kraken, simple exchange à ses débuts, en plateforme de services financiers complète, entre trading, paiements et produits dérivés.

Reporter une IPO n’a donc rien d’un aveu de faiblesse chez Payward, plutôt le signe d’une entreprise qui préfère grossir avant de se montrer aux investisseurs. Reste que la patience a ses limites, et que Wall Street n’attend pas éternellement qu’un dossier soit parfait pour passer au suivant.

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RWA : La maison mère du NYSE, mise sur tZERO pour tokeniser Wall Street

Par : Magali
2 septembre 2026 à 14:00

Après les paris prédictifs et les actions tokenisées via sa coentreprise avec OKX, Intercontinental Exchange (ICE), la maison mère du NYSE, ajoute une pièce à son puzzle blockchain. Elle vient de nouer un partenariat avec tZERO, une plateforme spécialisée dans les titres tokenisés (des actions représentées par un jeton numérique, échangeable comme une cryptomonnaie), pour bâtir l’infrastructure de sa future plateforme de titres numériques adossée à la Bourse de New York. Au menu, un investissement, une licence sur plus d’une centaine de brevets, et un rôle de partenaire de conception de tout premier plan.

Les points clés de cet article :
  • ICE a noué un partenariat stratégique avec tZERO pour développer une plateforme de titres numériques adossée au NYSE.
  • tZERO a accordé à ICE une licence sur un portefeuille de 103 brevets blockchain, tout en poursuivant un concurrent pour violation présumée de ces mêmes brevets.

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ICE et tZERO main dans la main pour tokeniser les actions du NYSE

Les deux entreprises ont signé un protocole d’accord faisant de tZERO le partenaire de conception privilégié pour l’infrastructure d’agent de transfert numérique et de courtage de la future « Digital Trading Platform » d’ICE, selon le communiqué conjoint publié lundi.

ICE investit dans le dernier tour de financement de tZERO, montant non communiqué, et reçoit en échange une licence sur son portefeuille de brevets blockchain : 23 familles, 103 brevets au total, qui couvrent :

  • les transferts conformes à la réglementation,
  • les contrats intelligents évolutifs,
  • la gestion des opérations sur titres.

Par ailleurs, et sous réserve des feux verts réglementaires, tZERO devrait aussi devenir agent de transfert agréé sur la plateforme.

« L’expérience de tZERO dans l’infrastructure on-chain régulée en fait un partenaire précieux pour notre futur programme d’agent de transfert numérique »

Michael Blaugrund, vice-président des initiatives stratégiques d’ICE

Son homologue chez tZERO, le PDG Alan Konevsky, ne cache également pas son enthousiasme :

« Nous avons passé des années à construire une plateforme régulée de bout en bout pour les titres tokenisés. »

Les deux partenaires vont même explorer l’usage des actifs tokenisés de tZERO comme collatéral dans les chambres de compensation d’ICE.

ICE multiplie les paris blockchain, du NYSE à Polymarket en passant par OKX

Vous voyez le motif se dessiner ? ICE en empile plusieurs paris sur la même table. En juin, la maison mère du NYSE a formé une coentreprise à parts égales avec OKX pour développer une infrastructure commune destinée aux actifs tokenisés, après avoir investi dans l’exchange à une valorisation de 25 milliards de dollars en mars. Les deux partenaires se sont aussi associés sur des contrats perpétuels pétroliers, une autre pièce du même rapprochement.

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Sans oublier aussi Polymarket, où ICE a englouti jusqu’à 1,6 milliards de dollars depuis octobre 2025, une plateforme aujourd’hui valorisée 21 milliards de dollars après un tour de table mené par le fonds de Donald Trump Jr. Une seule logique derrière tout ça. Verrouiller un maximum d’infrastructures avant que la tokenisation ne devienne la norme plutôt que l’exception.

tZERO licencie ses brevets à ICE, tout en poursuivant un concurrent pour les mêmes technologies

Attention, il y a quand même un os. tZERO a envoyé en juin une mise en demeure à Securitize, un concurrent direct dans la tokenisation, exigeant l’arrêt de deux de ses produits pour violation présumée des brevets, précisément ceux que Securitize conteste avoir enfreints. tZERO se présente donc à la fois comme partenaire de confiance d’ICE et comme plaignant vis-à-vis d’un rival sur cette même propriété intellectuelle. Un détail qui n’enlève rien à l’accord signé avec ICE, mais qui rappelle que la course à la tokenisation se joue aussi devant les tribunaux, pas seulement dans les salles de conseil.

tZERO n’est pas non plus un inconnu du secteur. Elle avait décroché dès 2024 l’agrément pour conserver des actifs numériques, l’une des toutes premières entreprises américaines à l’obtenir. De quoi expliquer pourquoi ICE a préféré miser sur elle plutôt que sur un autre acteur.

Le Nasdaq, de son côté, a lui aussi demandé le feu vert de la SEC pour lister des actions tokenisées. La course entre les deux plus grandes places boursières américaines ne fait donc que commencer, et elle se joue désormais sur le terrain des brevets autant que sur celui de la régulation.

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Robinhood Chain dépasse Ethereum et Base en frais : la petite chaîne qui joue dans la cour des grands

Par : Magali
31 août 2026 à 20:00

Petit poisson deviendra grand, pourvu que Dieu lui prête vie. Deux mois. C’est le temps qu’il a fallu à Robinhood Chain, lancée en grande pompe lors du « World is Flat » à Londres début juillet, pour doubler Ethereum sur son propre terrain : les frais. Sur les trente derniers jours, la blockchain du courtier américain a généré plus de revenus qu’Ethereum et que Base, deux réseaux qui comptent parmi les plus utilisés de l’écosystème. Vous allez voir : le tableau est spectaculaire sur le papier, beaucoup plus fragile une fois qu’on regarde qui paie vraiment la facture.

Les points clés de cet article :
  • Robinhood Chain a surpassé Ethereum en termes de revenus générés sur les frais en seulement deux mois.
  • Le succès de Robinhood Chain repose principalement sur un lancement de tokens spéculatifs via le launchpad PONS, ce qui suscite des inquiétudes quant à sa durabilité.

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Robinhood Chain écrase Ethereum sur 24 heures, chiffres à l’appui

Le constat a été relevé par Decrypt dans son point du 31 août 2026, données DefiLlama à l’appui. Robinhood Chain a généré 3,13 millions de dollars de revenus sur les trente derniers jours, contre 2,89 millions pour Base et 2,47 millions pour Ethereum. Sur 24 heures, l’écart se creuse : 495 477 dollars pour Robinhood Chain, 71 703 dollars pour Base, à peine 25 746 dollars pour Ethereum.

ChaîneRevenus 24hRevenus 30 jours
Robinhood Chain495 477 $3,13 M$
Base71 703 $2,89 M$
Ethereum25 746 $2,47 M$
Source : DefiLlama, données au 31 août 2026.

Un facteur 19 entre le premier et le dernier de la liste. Ethereum, qui a longtemps trusté ce classement, se retrouve troisième sur son propre indicateur. Petit avertissement avant d’aller plus loin : ces chiffres bougent en continu, d’une minute à l’autre sur DefiLlama, et la plateforme distingue les « fees » (ce que les utilisateurs paient) des « revenue » (ce que la chaîne ou les protocoles en retiennent réellement). Le classement peut donc légèrement varier selon l’heure exacte de la consultation de cet article.

Reprenons donc notre analyse. Regardez qui paie et l’exploit s’explique tout seul. Sur les 12,08 millions de dollars de frais collectés en 24 heures au moment de la rédaction, Uniswap capte à lui seul 5,16 millions de dollars. Le launchpad Pons suit avec 4,9 millions, et l’agrégateur GMGN ferme la marche avec 1,32 million. Le réseau lui-même, via ses frais de transaction natifs, n’en touche qu’1,07 million. Trois applications concentrent l’essentiel de l’activité.

PONS, le carburant qui a fait décoller Robinhood Chain (et sa fragilité)

PONS est le launchpad qui permet de créer et d’échanger des tokens directement sur Robinhood Chain, une sorte de pump.fun version courtage américain. Samedi dernier, le protocole a signé un record : 690 000 dollars de revenus sur une seule journée. Sur trente jours, son volume d’échange cumulé frôle les 209 millions de dollars. Sans ce protocole, l’écart avec Ethereum et Base se referme largement.

C’est là que le bât blesse. Une chaîne dont le classement des frais dépend à ce point d’un seul launchpad de tokens spéculatifs n’a pas le même profil qu’un réseau où l’activité se répartit entre prêt, échange et dérivés. Base a déjà vécu ce scénario : une vague de memecoins qui gonfle les frais avant de refluer aussi vite qu’elle est montée. Rien ne garantit que Robinhood Chain y échappe.

Ethereum et Base distraits, ou tout simplement ailleurs ?

Voir Ethereum troisième sur son propre indicateur ne signifie pas que le réseau s’effondre. Depuis l’activation de la mise à jour Fusaka en décembre 2025, qui a doublé la capacité des blobs (les données que les layers 2 publient sur la couche de base), les frais payés directement sur Ethereum mainnet ont mécaniquement fondu. L’essentiel de l’activité s’est déplacé vers des réseaux comme Base, Arbitrum, ou désormais Robinhood Chain, qui tourne justement sur la technologie d’Arbitrum. Comparer les frais d’Ethereum L1 à ceux d’une L2 taillée pour le trading spéculatif, c’est un peu comparer le loyer d’un immeuble entier à celui d’un seul étage.

Robinhood, de son côté, ne joue pas uniquement la carte DeFi. La chaîne héberge les Stock Tokens, ces actions tokenisées disponibles dans plus de 120 pays, et un service de trading agentique qui permet de connecter une IA directement à son compte. Robinhood y a aussi glissé un produit de prêt assuré chez Lloyd’s of London, histoire de couvrir toutes les briques du courtage traditionnel d’un coup.

Le vrai signal n’est pas que Robinhood Chain a dépassé Ethereum sur un indicateur volatil. C’est que la course aux frais s’est déplacée vers les chaînes qui savent convertir une base de clients traditionnels en liquidité on-chain avant même qu’elle touche la DeFi ouverte. Base l’a démontré la première en s’appuyant sur les millions d’utilisateurs de Coinbase. Robinhood applique la même recette, avec des actions tokenisées en plus et un launchpad de memecoins en embuscade. Deux courtiers, deux chaînes, une seule stratégie : faire payer les frais par les clients qu’on avait déjà.

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Coinhouse s’offre Tilvest et consolide sa position dans la gestion de cryptos

Par : Scrypto
31 août 2026 à 18:00

L’onde de choc provoquée par l’entrée en vigueur de MiCA continue de redistribuer les cartes en Europe. Dans ce tourbillon réglementaire, Coinhouse ne s’est pas contenté de suivre le mouvement : l’acteur historique français a frappé un grand coup ce 27 août 2026 en s’emparant de l’activité de gestion sous mandat de Tilvest. Une acquisition aussi stratégique qu’offensive, qui lui permet de mettre la main sur un précieux réseau de conseillers en gestion de patrimoine (CGP) et conseillers en investissements financiers (CIF).

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Un contexte réglementaire qui rebat les cartes

Le 1er juillet 2026 a marqué un véritable big bang pour le secteur. Le règlement MiCA est entré en vigueur, imposant à chaque prestataire de services sur crypto-actifs de détenir un agrément pour continuer à exister. Coinhouse, lui, a joué les précurseurs. Dès mai 2026, il décrochait déjà son précieux sésame auprès de l’AMF avec un agrément PSCA couvrant sept services stratégiques, dont le conseil et la gestion de portefeuille. Tilvest, en revanche, est resté sur le carreau. Sans ce visa réglementaire, la plateforme se retrouvait dos au mur, contrainte de trouver une porte de sortie pour ses équipes, ses clients et ses partenaires.

Et là où certains voyaient une impasse, Coinhouse a flairé l’opportunité. La reprise de Tilvest n’a rien d’une simple acquisition défensive : c’est un coup de maître. Derrière Tilvest, ce sont près de 500 conseillers partenaires qui passent sous le giron de Coinhouse. Un réseau patiemment tissé depuis 2021, que l’entreprise n’aurait jamais pu bâtir aussi vite par ses seules forces. En quelques semaines, Coinhouse s’offre ainsi ce qu’il lui aurait pris des années à construire seul.

Les forces en présence

Coinhouse n’est pas un nouveau venu dans le secteur. Fondée en 2014 sous le nom de « La Maison du Bitcoin » par Éric Larchevêque et Thomas France, la plateforme revendique aujourd’hui plus de 100 000 comptes clients actifs. Forte de plus de douze ans d’expertise, elle s’est imposée comme un acteur de référence du marché français des actifs numériques. La plateforme se distingue notamment par un modèle de courtage axé sur l’accompagnement et la pédagogie.

Page d'accueil de Coinhouse
Page d’accueil de Coinhouse

Tilvest, de son côté, s’était taillé une solide réputation auprès des professionnels de la gestion de patrimoine. La plateforme proposait des mandats de gestion sur crypto-actifs, permettant aux CGP et CIF d’intégrer les actifs numériques dans les stratégies d’investissement de leurs clients. Son offre compétitive et son savoir-faire reconnu en faisaient un partenaire privilégié du secteur.

Une complémentarité gagnant-gagnant

L’opération repose sur une logique de complémentarité évidente. Coinhouse apporte à Tilvest ce qui lui manquait : un cadre réglementaire robuste, des infrastructures de sécurité, de conservation et de conformité éprouvées, ainsi qu’un agrément PSCA lui permettant d’opérer en toute légalité. Tilvest offre en retour à Coinhouse une expertise pointue dans la gestion sous mandat et un accès privilégié à un réseau de professionnels du patrimoine.

Les équipes de Tilvest rejoignent Coinhouse, assurant ainsi une continuité de service pour les partenaires et les clients. L’activité est désormais opérée sous la marque « Tilvest by Coinhouse ». Une manière de rassurer les conseillers partenaires, qui pourront continuer à s’appuyer sur les équipes qu’ils connaissent, désormais renforcées par les moyens de Coinhouse.

Page d'accueil de Tilvest by Coinhouse
Page d’accueil de Tilvest by Coinhouse

Les bénéfices pour les professionnels du patrimoine et leurs clients

Pour les CGP, les CIF et leurs clients, cette opération se traduit par une offre de gestion de portefeuille de cryptos répondant aux plus hauts standards du marché. Le cadre réglementaire sécurisé, les infrastructures de pointe et l’expertise des équipes réunies au sein de Coinhouse constituent une promesse de qualité et de pérennité.

Nicolas Louvet, CEO et co-fondateur de Coinhouse, résume ainsi l’ambition de cette reprise :

« En reprenant l’expertise liée à l’activité de gestion sous mandat de Tilvest, nous apportons aux professionnels de la gestion de patrimoine et à leurs clients une solution robuste et un cadre juridique sécurisant, ainsi que des produits d’investissements sur crypto-actifs compétitifs ».

Il souligne également l’opportunité d’accueillir au sein de Coinhouse des équipes dont l’expertise vient renforcer le pôle de gestion de cryptos.

Un signal fort pour le marché

La reprise de Tilvest par Coinhouse illustre les dynamiques à l’œuvre dans le secteur des cryptos à l’heure de MiCA. Les acteurs agréés, dotés de la capacité réglementaire et financière nécessaire, absorbent ceux qui n’ont pas franchi le cap. Ce mouvement de consolidation devrait se poursuivre, redessinant le paysage concurrentiel au profit des opérateurs les plus solides.

Pour Coinhouse, l’opération ne se limite pas à une croissance externe : elle marque l’affirmation d’un positionnement unique, alliant la légitimité d’un pionnier, la rigueur d’un acteur régulé et l’agilité d’une entreprise capable de saisir les opportunités du marché. Alors que la régulation européenne est maintenant pleinement en vigueur, Coinhouse semble en bonne position pour devenir un acteur incontournable de la gestion de cryptos en France et au-delà.

Pour en savoir plus, direction cet article. On vous y guide étape par étape pour votre inscription, et on vous présente en détail tous les services à votre disposition. Ne perdez pas de temps.

L’article Coinhouse s’offre Tilvest et consolide sa position dans la gestion de cryptos est apparu en premier sur Journal du Coin.

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Dernier appel : le bonus de dépôt OKX à 8 % se termine le 31 août

Par : Scrypto
30 août 2026 à 10:00

L’été touche à sa fin, et avec lui, l’une des offres les plus généreuses du moment sur le marché des cryptomonnaies. OKX Europe propose jusqu’au 31 août 2026 un bonus de dépôt garanti de 8 %, sans condition de trading, dans le cadre de sa campagne estivale. Si vous n’avez pas encore sauté le pas, le compte à rebours est lancé.

Cet article contient des liens d’affiliation vers nos partenaires vous permettant de soutenir le travail quotidien des équipes du Journal du Coin.

Nouvelle offre OKX exceptionnelle : jusqu'à 5 000 € de bonus sur vos dépôts du 06 au 31 août, sans condition de trading ! Offre cumulable avec le bonus de 300 € en BTC à l'inscription.
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8 % garantis sur vos dépôts : mode d’emploi

Le mécanisme est d’une simplicité désarmante. Tout utilisateur éligible résidant dans l’Espace économique européen peut bénéficier de ce rendement fixe sur les sommes déposées entre le 6 et le 31 août. Le bonus est calculé à hauteur de 8 % des dépôts nets effectués pendant cette fenêtre, dans la limite de 5 000 € en USDC.

Quelques chiffres pour mieux visualiser ce que vous pouvez obtenir :

  • 10 € déposés → 0,80 € de bonus ;
  • 1 000 € déposés → 80 € de bonus ;
  • 10 000 € déposés → 800 € de bonus ;
  • 62 500 € déposés → 5 000 € de bonus (plafond maximal)

Le dépôt minimum est fixé à 10 €, ce qui rend l’offre accessible à tous les profils, des petits porteurs aux portefeuilles plus conséquents.

Le bonus de 8 % sur les dépôts d'OKX ne serra pas éternel. Il dure jusqu'au 31 aout 2026.
Le bonus de 8 % sur les dépôts d’OKX ne sera pas éternel. Il dure jusqu’au 31 août 2026.

Une condition essentielle à ne pas oublier

Pour que vos dépôts soient pris en compte, vous devez impérativement cliquer sur « Participer » avant d’effectuer vos transactions. Les dépôts réalisés avant l’activation de votre participation ne sont pas éligibles.

Autre point important : vos fonds ne sont pas bloqués. Ils restent disponibles pour le trading ou pour être placés dans les produits « Earn » de la plateforme. En revanche, tout retrait réduit le solde éligible et peut suspendre les versements du bonus jusqu’à ce que le niveau requis soit rétabli.

Un versement étalé sur 12 mois

Le bonus total est divisé en 26 échéances bimensuelles, versées sur douze mois à compter du 4 septembre. Si vous avez déposé 10 000 euros, vous recevrez ainsi 30,76 euros tous les 15 jours, pendant un an.

Contrairement à la plupart des offres du marché, OKX ne vous impose pas de trader. Il vous suffit d’avoir effectué un dépôt éligible d’au moins 10 € pendant la campagne.

D’autres promotions à ne pas manquer

Même si le bonus de 8 % sur les dépôts est assez exceptionnel, ce n’est pas si surprenant que ça de la part d’OKX. La plateforme propose en effet régulièrement des offres ponctuelles tout aussi attractives, comme celles dont on vous parle dans cet article. Vous pouvez par exemple profiter :

  • Des X Drops : des campagnes « Trade-to-Earn » qui permettent de recevoir des tokens gratuits (airdrop).
  • Des placements « Earn » : des produits d’épargne qui permettent de générer un revenu passif sur vos cryptomonnaies, avec des rendements actuels allant jusqu’à 5 % sur le BTC et 10 % sur l’USDC.
  • De la carte OKX : une carte de paiement virtuelle Mastercard avec du cashback allant jusqu’à 10 % dont le plafond mensuel est actuellement doublé (20 €).

Le compte à rebours est lancé

L’offre de bonus de dépôt à 8 % se termine le 31 août 2026 à 23h59. Passé ce délai, il sera trop tard. Dans un contexte où les livrets d’épargne traditionnels peinent à dépasser les 3 %, ce rendement garanti de 8 % représente une opportunité remarquable pour faire fructifier vos cryptomonnaies dans un cadre régulé.

Vous voulez en savoir plus sur la plateforme ? Lisez cet article. Mais ne perdez pas trop de temps : il ne vous reste plus que quelques jours.

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Crypto : Robinhood Chain mise sur l’USDe, mais vit des memecoins

Par : Ben Canton
29 août 2026 à 14:00

De 17 à 253 millions de dollars en un mois. L’USDe d’Ethena est devenu l’une des principales sources de liquidité de la Robinhood Chain. Le dollar synthétique représente désormais près de 43 % des stablecoins présents sur ce réseau de seconde couche d’Ethereum. Cette croissance spectaculaire alimente la finance décentralisée, mais elle ne s’accompagne pas encore d’une hausse comparable du nombre d’utilisateurs.

Les points clés de cet article :
  • L’USDe d’Ethena a connu une croissance extraordinaire, atteignant 253 millions de dollars en un mois et représentant 43 % des stablecoins sur la Robinhood Chain.

  • Malgré une liquidité accrue, la Robinhood Chain attire principalement des capitaux spéculatifs avec les memecoins, sans une augmentation significative du nombre d’utilisateurs actifs.

Dimanche 6 septembre à 20h, le trader pro de Steady Lads décrypte le marché en direct. Au programme : une Master Class sur la lecture des graphiques, une analyse technique des principaux actifs et une séance de questions ouvertes avec celui qui pilote le portefeuille. Accès libre, dans la limite de 500 inscrits.
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L’USDe alimente la liquidité de la Robinhood Chain

L’USDe se distingue des stablecoins traditionnels comme l’USDG de Paxos. Ce dernier maintient sa valeur grâce à des réserves composées d’actifs libellés en dollars. Ethena utilise pour sa part des cryptoactifs associés à des positions vendeuses sur les marchés à terme afin de réduire leur exposition aux variations de prix.

Ce mécanisme permet à l’USDe de viser une valeur stable autour d’un dollar sans reposer uniquement sur des réserves bancaires classiques. Il comporte toutefois des risques spécifiques liés aux plateformes de produits dérivés, aux taux de financement, à la liquidité des marchés et à la conservation des actifs.

L’USDe ne verse pas automatiquement de rendement. Les détenteurs doivent le déposer auprès d’Ethena pour recevoir du sUSDe, une version donnant accès aux revenus générés par les stratégies du protocole.

Son arrivée massive sur Robinhood Chain offre néanmoins davantage de capitaux utilisables comme garantie ou comme liquidité dans les applications de prêt, d’échange et de rendement. La valeur totale verrouillée du réseau atteignait environ 473 millions de dollars, avant de se rapprocher de 493 millions selon les dernières données de DeFiLlama.

L’activité technique progresse également. Robinhood Chain a ainsi enregistré en moyenne 11,6 millions de transactions quotidiennes sur la semaine étudiée, soit une hausse de 30 %. Le nombre de comptes actifs n’a cependant augmenté que de 3,3 % et reste environ 11 % sous son sommet du 16 juillet.

L’écart suggère que le réseau attire surtout davantage de capitaux et d’opérations, sans connaître pour l’instant une croissance équivalente de sa base d’utilisateurs.

 L’USDe d’Ethena est devenu l’une des principales sources de liquidité de la Robinhood Chain. Le dollar synthétique représente désormais près de 43 % des stablecoins présents sur ce réseau de seconde couche d’Ethereum. Cette croissance spectaculaire alimente la finance décentralisée, mais elle ne s’accompagne pas encore d’une hausse comparable du nombre d’utilisateurs.
Les équipes d’Ethena se réjouissent du succès de leur stablecoin sur la Robinhood Chain – Source : Compte X

Les memecoins dominent encore les échanges

Robinhood présente sa blockchain comme une infrastructure destinée aux actions tokenisées, aux actifs du monde réel et aux nouvelles applications financières. Pourtant, ses premiers volumes proviennent presque exclusivement de la spéculation.

Selon OAK Research, les memecoins représentent plus de 99 % du volume échangé sur le réseau. Uniswap concentre parallèlement environ 66,4 % des frais générés par les applications depuis le lancement de la chaîne.

Le jeton CASHCAT, inspiré de l’ancienne mascotte de Robinhood, illustre cette dynamique. Son prix aurait progressé de plus de 5 500 % en sept jours, portant sa capitalisation près de 200 millions de dollars. Sa cotation dans l’application Robinhood a provoqué un léger regain d’activité, sans modifier sensiblement la moyenne hebdomadaire des comptes actifs.

Deux moteurs très différents coexistent donc. Les memecoins apportent du volume, des transactions et des revenus immédiats, tandis que l’USDe construit une réserve de dollars susceptible d’alimenter durablement la DeFi.

La Robinhood Chain parvient déjà à attirer des capitaux importants, mais son adoption reste largement portée par la spéculation. Son principal défi sera de transformer cette liquidité et cette activité autour des memecoins en usages durables liés au crédit, aux échanges et aux actifs tokenisés.

Steady Lads, c'est la communauté privée du Journal du Coin : un trader pro y gère un portefeuille crypto et partage chaque position en temps réel, avec ses raisons d'entrer, de sortir et d'attendre. Analyses hebdomadaires, salon d'échange et lives réguliers.
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X-Perps sur OKX : tradez le marché qui est là, pas celui que vous espérez

Par : Scrypto
28 août 2026 à 12:00

Vous le savez aussi bien que nous, les marchés financiers ne tracent jamais de ligne droite. Les cryptos, les actions, les indices boursiers ou les matières premières : tous évoluent par cycles, alternant phases haussières, corrections baissières et longues périodes de consolidation. Pour dégager des plus values, les traders ne peuvent malheureusement pas espérer une tendance haussière perpétuelle, mais doivent s’adapter à toutes les configurations. C’est exactement ce que permet OKX avec ses X-Perps, ces produits dérivés régulés qui mettent l’accent sur l’accessibilité, la transparence et la maîtrise des risques. On vous dit tout !

Cet article contient des liens d’affiliation vers nos partenaires vous permettant de soutenir le travail quotidien des équipes du Journal du Coin.

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OKX étoffe sa gamme pour multiplier les opportunités

Vous vous souvenez de l’époque où les X-Perps se résumaient à une poignée de cryptomonnaies ? Ce temps est révolu. En quelques mois à peine, la gamme des contrats à terme perpétuels est passée d’une dizaine de références à plus de 115. Pour vous donner une idée, c’est environ cinq nouveaux marchés qui débarquent chaque semaine !

Et ce n’est pas tout. L’expansion ne s’arrête pas aux actifs numériques. Les traders européens éligibles peuvent désormais s’exposer à des actions emblématiques, des ETF comme le SPY ou le QQQ, et même des matières premières comme l’or, l’argent ou le pétrole. De quoi diversifier votre portefeuille sans multiplier les plateformes. Tout est sur OKX, à portée de main et conforme au règlement MiCA.

Mais le vrai game changer, ce n’est pas seulement le nombre. C’est la liberté que les X-Perps vous donnent. Vous pouvez vous positionner pour réaliser des gains que le marché parte à la hausse ou à la baisse. Vous ajustez votre exposition comme bon vous semble, avec un effet de levier maximal de 10x et le choix entre marge isolée ou croisée.

OKX démocratise l’accès aux produits dérivés

Avouons-le : pendant longtemps, les produits dérivés ont eu la réputation d’être compliqués et réservés à une élite. Interfaces surchargées, jargon technique à n’en plus finir, paramètres qui donnent le tournis… De quoi faire fuir même les plus courageux.

Mais OKX a décidé de casser cette image avec une interface pensée pour tous : le Mode Simple.

Vous vous retrouvez dans un environnement qui ressemble comme deux gouttes d’eau à ce que vous connaissez déjà avec le trading au comptant. Ouvrir une position sur des X-Perps devient aussi intuitif qu’un achat classique. En quelques clics, vous choisissez la direction (vous pensez que ça va monter ou descendre ?), vous ajustez le levier (par défaut à 3x, histoire d’éviter les grosses frayeurs), et vous verrouillez votre prix d’entrée avant même de confirmer (pas de mauvaise surprise liée au slippage).

Et ce n’est pas tout. Vous pouvez poser votre take-profit et votre stop-loss dès l’ouverture de la position. Pas besoin d’attendre que le marché bouge pour définir vos limites. Tout est calé à l’avance, comme un filet de sécurité.

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Comprendre vos performances dans les moindres détails

Ouvrir une position avec un vrai plan de trading, c’est la base. Mais ce n’est que la première étape. Tout trader qui veut vraiment progresser doit passer à la caisse… et analyser ses résultats en profondeur.

Pour vous aider à y voir plus clair, OKX a conçu son « Centre de PnL Futures ». Un outil qui vous dit tout, et même plus. Vous pouvez décortiquer votre performance dans les moindres détails : profits réalisés ou pas encore, frais de maker et de taker, frais de financement (funding) payés ou reçus, pertes liées aux liquidations … Pour les plus exigeants, des indicateurs avancés sont aussi de la partie :

  • un ratio qui vous dit si vos gains valent vraiment le risque pris ;
  • le drawdown maximum, pour savoir jusqu’où vous êtes tombé avant de remonter ;
  • votre taux de réussite ;
  • le pourcentage de trades stoppés par rapport à ceux qui ont été liquidés. Un chiffre particulièrement parlant sur la qualité de votre gestion des risques.

Mais ce n’est pas fini. Vous pouvez aussi simuler des mouvements de prix, générer des rapports pour vos déclarations fiscales, exporter vos données en CSV, …

L’idée, c’est de vous donner toutes les cartes pour comprendre non seulement si vous gagnez ou perdez, mais surtout pourquoi. Et ça, c’est le genre de détail qui fait la différence entre un trader qui tourne en rond et un trader qui progresse vraiment.

Automatiser vos stratégies sans perdre le contrôle

Passer sa journée à scruter les graphiques et à ajuster ses ordres au moindre mouvement ? Épuisant, et souvent contre-productif. OKX vous offre une alternative avec ses bots de « grid trading ».

Vous définissez une fourchette de prix, le nombre de grilles et votre investissement. Selon vos prévisions, vous pouvez opter pour une stratégie long, short ou neutre. Le bot place alors des ordres d’achat et de vente à intervalles réguliers, 24h/24.

Les conditions d’entrée et de sortie sont paramétrables avec précision et le bot peut être modifié, mis en pause ou arrêté à tout moment. De quoi exécuter votre plan avec discipline et sans fatigue.

Prêt à passer à l’action ?

En ce moment, OKX propose une série de bonus qui rendent sa plateforme encore plus intéressante. C’est sans doute le meilleur moment pour vous lancer et explorer les X-Perps si ce n’est pas encore fait.

Mais n’oubliez jamais : le levier est une épée à double tranchant. Il peut transformer un bon trade en très bon trade, mais il peut aussi creuser les pertes tout aussi rapidement. Gardez ça en tête avant chaque clic, et tradez en connaissance de cause. La plateforme est là, les outils aussi. À vous de jouer.

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Avertissement : les X-Perps sont des produits dérivés à effet de levier. Le levier peut amplifier aussi bien les gains que les pertes, et vous pourriez perdre tout ou partie de votre investissement. Les pertes peuvent survenir rapidement et, en cas de marchés volatils, les stop-loss peuvent ne pas s’exécuter au prix choisi. Ces produits ne conviennent pas à tous les investisseurs. OKX Europe Markets Limited est autorisée et réglementée par la Malta Financial Services Authority au titre de la Loi sur les services d’investissement.

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Coinbase lance ses actions tokenisées sur Base : Apple et Nvidia en tête d’affiche

27 août 2026 à 18:00

Un plateau de jeu qui ne ferme plus jamais ses portes. Coinbase vient de faire ses débuts dans la course aux actions tokenisées. Apple, Nvidia, Meta et Alphabet sont désormais négociables 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 sur Base, le layer 2 (réseau de seconde couche qui traite les transactions hors de la chaîne principale pour aller plus vite et moins cher) de l’exchange. La nouveauté ne s’arrête pas au ticker : ces tokens s’intègrent déjà à la DeFi, la finance décentralisée qui fonctionne sans intermédiaire bancaire, et peuvent servir de garantie pour emprunter. La Bourse ne dort plus, et ce n’est plus une image.

Les points clés de cet article :

  • Coinbase a lancé un marché d’actions tokenisées, permettant de négocier des actions comme Apple et Nvidia 24/7 sur son réseau Base.

  • Ces actifs tokenisés reposent sur le standard B20 et sont soutenus par de véritables actions détenues par Alpaca, sous la juridiction d’Abu Dhabi Global Market.


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Coinbase mise sur le standard B20 pour ses actions tokenisées

Le format compte presque autant que le contenu. Les tokens, baptisés NVDAc, AAPLc, METAc et GOOGLc, reposent sur le nouveau standard B20, une version d’ERC-20 (le format de token le plus répandu sur les blockchains compatibles Ethereum) que Base a retaillée spécifiquement pour les stablecoins et les actifs du monde réel tokenisés.

Chaque token est adossé 1:1 à une vraie action détenue par un dépositaire régulé, Alpaca, sous le cadre réglementaire de l’Abu Dhabi Global Market. Pas de produit synthétique ici, pas de contrat qui réplique un prix sans détenir l’actif sous-jacent : c’est la véritable action qui dort dans un coffre pendant que sa copie numérique circule.

Chainlink fournit les flux de prix en continu, une brique technique devenue quasi obligatoire pour tout protocole qui veut que son prix affiché colle au marché réel. Les utilisateurs éligibles hors des États-Unis peuvent conserver ces tokens en autogarde, dans leur propre portefeuille, sans dépendre d’un courtier traditionnel pour y accéder.

« Les actions ont été mises à jour. Les actions tokenisées Coinbase sont disponibles sur Base.
– Disponibles 24h/24 et 7j/7, 365 jours par an.
– Composables sur Base DeFi.
– Possédez l’action sous-jacente détenue dans un fonds réglementé, avec une garantie de 1:1.
Disponibles dès maintenant ; de nouvelles actions seront bientôt disponibles. »

Stocks have been updated

Coinbase Tokenized Stocks are live on Base

– Available 24/7, 365
– Composable across Base DeFi
– Own the underlying share held in a regulated trust, backed 1:1

Live now, with new stocks coming soon pic.twitter.com/wEoBcvd9dG

— Base (@base) August 24, 2026

Aave transforme déjà Nvidia et Apple en collatéral de prêt

À peine sorti, déjà recyclé ailleurs. À peine lancées, ces actions tokenisées servent de garantie sur Aave, le plus gros protocole de prêt décentralisé. Concrètement, un détenteur de fractions d’Apple ou de Nvidia peut désormais emprunter des cryptomonnaies ou des stablecoins en mettant ces actions en gage, exactement comme il le ferait avec de l’Ether ou du Bitcoin. La frontière entre marché traditionnel et prêt on-chain (directement sur la blockchain, sans intermédiaire) continue de s’effacer un peu plus chaque mois.

Sauf que cette porosité a un prix. Un protocole de lending sur-collatéralisé liquide automatiquement les positions dont la garantie perd trop de valeur, et une action comme Nvidia peut chuter de 10 % en une séance sur une simple annonce macro. En cas de correction boursière brutale, rien n’empêche une cascade de liquidations similaire à celle qu’on observe déjà régulièrement sur les positions collatéralisées en crypto pure.

Un marché des actions tokenisées qui se joue à plusieurs

Coinbase arrive après Robinhood, xStocks et une poignée d’autres, pas en terrain vierge.

Le marché mondial des actions tokenisées vise selon certaines estimations plus de 1 300 milliards de dollars à terme, un chiffre qui explique pourquoi chaque plateforme veut sa part du gâteau avant que les règles ne se figent. Coinbase mise sur son propre réseau Base pour garder la main sur l’infrastructure plutôt que de dépendre d’un tiers. La société cherche depuis des mois à contrôler toute la chaîne de valeur, du portefeuille jusqu’au règlement final.

Le mouvement dépasse largement les seules actions. La tokenisation des actifs du monde réel touche désormais l’or, l’immobilier et même les matières premières industrielles, et Wall Street observe ce laboratoire avec un mélange d’intérêt et de prudence. La vraie inconnue tient au comportement des protocoles de prêt en cas de krach boursier classique, un scénario que la DeFi n’a encore jamais eu à absorber à cette échelle.

Utilisée par des millions d’utilisateurs dans le monde, Coinbase est la plateforme la plus fiable pour acheter et vendre des cryptomonnaies. Recevez 15€ en Bitcoin dès votre premier trade en créant un compte sur Coinbase via notre lien.
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