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Bitcoin : 81 700 dollars, le seul niveau qui compte pour CryptoQuant

Par : Club 25%
15 septembre 2026 à 20:00

Le rebond de 24 % du bitcoin s’est arrêté sous 82 000 dollars. CryptoQuant identifie plusieurs zones de résistance jusqu’à 88 700 dollars, selon différentes méthodes d’analyse. Pour le cabinet, une clôture au-dessus de 81 700 dollars confirmerait le retour du marché haussier.

Cet article contient des liens d’affiliation qui soutiennent le travail du Journal du Coin.

Le bitcoin évolue déjà à l’intérieur de son mur d’offre

Le bitcoin évolue autour de 78 000 dollars, dans la fourchette de 76 000 à 82 000 dollars où il se trouve depuis la fin du rebond.

CryptoQuant place la résistance la plus proche entre 77 100 et 80 200 dollars. Le cours se trouve déjà dans cette zone. 

Cette zone concentre une forte activité de vente des détenteurs de long terme. En 2026, leurs ventes ont atteint jusqu’à 539 000 BTC sur 30 jours. Cette offre importante peut continuer de peser sur le prix tant que le bitcoin évolue dans cette zone. 

Julio Moreno, responsable de la recherche chez CryptoQuant, décrit cette bande comme la résistance d’offre on-chain la plus proche et la plus lourde au-dessus du prix actuel. « La tendance reste constructive, mais un mur de résistance se dresse sur son chemin », résume-t-il.

À 81 700 dollars, le bitcoin joue la confirmation du marché haussier

Au-dessus de cette zone, le bitcoin rencontre son premier repère technique à 81 700 dollars. Ce niveau correspond à la moyenne des cours de clôture de l’année écoulée.

CryptoQuant utilise cette moyenne mobile à 365 jours pour distinguer les régimes de marché. Les phases haussières du bitcoin ont historiquement démarré lorsque le cours clôturait au-dessus, les phases baissières lorsqu’il passait en dessous.

Une clôture au-dessus de 81 700 dollars constituerait donc, selon le cabinet, le signal de confirmation d’un nouveau marché haussier. En dessous de ce niveau, CryptoQuant envisage la poursuite d’une évolution en range.

Le précédent le plus récent date de novembre 2025. La moyenne se situait alors à 102 000 dollars et soutenait le cours depuis le début du cycle haussier lancé en janvier 2023. Le bitcoin l’a cassée le 5 novembre.

Elle est ensuite devenue une résistance et a bloqué les tentatives de rebond. En janvier 2026, CryptoQuant analysait le rebond de 21 % du bitcoin comme un rallye de marché baissier, en la comparant à 2022, quand plusieurs rebonds avaient échoué au contact de cette même moyenne.

évolution du cours du bitcoin face à sa moyenne mobile à 365 jours, située autour de 81 700 dollars en septembre 2026. 
Le bitcoin et sa moyenne mobile à 365 jours. Source : CryptoQuant.

Cette moyenne évolue chaque jour puisqu’elle intègre une nouvelle clôture et en retire une ancienne. Elle se situait à 83 100 dollars fin août. Cette zone autour de 83 000 dollars avait déjà été identifiée comme un niveau clé pour confirmer la reprise.

Après 81 700 dollars, deux plafonds se dressent à 83 600 et 88 700 dollars

Deux autres modèles de CryptoQuant identifient ensuite des résistances à 83 600 et 88 700 dollars.

La première est donnée par la bande 3x Metcalfe, à 83 600 dollars. Ce modèle estime la valorisation du réseau à partir de son activité, notamment du nombre d’adresses actives. 

Cette bande avait déjà servi de repère lors des cycles précédents. Elle se situait à 138 000 dollars lorsque le bitcoin a inscrit son record de 126 000 dollars en octobre 2025. 

Le second modèle suit le prix réalisé des traders, soit le prix payé en moyenne par les traders actifs pour acquérir leurs bitcoins. Il s’établit aujourd’hui à 63 400 dollars, et le modèle place sa borne haute à 88 700 dollars

À 88 700 dollars, les bitcoins achetés au prix moyen de 63 400 dollars afficheraient une plus-value latente proche de 40 %. Selon CryptoQuant, cette borne correspond historiquement à une zone de prises de bénéfices. 

bandes de prix réalisé des traders de Bitcoin entre octobre 2025 et septembre 2026, avec une borne haute à 88 700 dollars.
Le prix moyen payé par les traders actifs et ses bandes, avec une borne haute à 88 700 dollars. Source : CryptoQuant.

Les gros dépôts alertent, tandis que la pression acheteuse résiste

L’Exchange Whale Ratio est monté à 0,93, un niveau que CryptoQuant considère comme une alerte. Les 10 plus gros dépôts représentent alors 93 % des bitcoins envoyés vers les plateformes. Il s’agit de dépôts, pas de ventes déjà exécutées. 

Côté acheteurs, l’indice Fear & Greed s’établissait à 66, en zone de « greed ». Le ratio taker buy/sell à 1,12 indique une pression acheteuse supérieure aux ventes agressives.

La demande américaine montre en revanche des signes de faiblesse. Le Coinbase Premium était négatif, le bitcoin s’échangeant moins cher sur la principale plateforme américaine que sur les marchés offshore, un signal généralement associé à une demande institutionnelle américaine moins soutenue.

CryptoQuant signale également un risque de long squeeze, c’est-à-dire de liquidations forcées de positions longues à effet de levier. Le FEI (Fama Efficiency Index), un indicateur qui mesure l’efficience du marché, se situe à 99,53 %, dans une zone de « bruit absolu » selon l’analyse. Le momentum du bitcoin est également considéré comme épuisé. 

En d’autres termes, cette configuration augmente le risque de liquidations si le marché se retourne. 

En cas de repli, le bitcoin retrouverait un premier support à 70 000 dollars, sa moyenne mobile à 200 jours. Un second l’attend entre 62 000 et 65 000 dollars, où les détenteurs de long terme ont accumulé environ 476 000 BTC cette année.

Les principaux niveaux identifiés par CryptoQuant. Source : CryptoQuant 

Moreno conclut que le tableau d’ensemble reste haussier, à condition que le bitcoin absorbe l’offre située au-dessus du cours et franchisse ses plafonds de valorisation.

Le portefeuille peut avoir un autre moteur que le bitcoin

À force de suivre ces niveaux, on finit par vivre au rythme de chaque mouvement du bitcoin.

À 81 700 dollars, le marché teste sa capacité à confirmer la reprise. À 83 600 puis 88 700 dollars, il rencontrera les résistances suivantes. En cas de repli, 70 000 dollars constitue le premier niveau de support identifié par CryptoQuant.

Quand le capital devient important, d’autres façons de le faire évoluer peuvent aussi trouver leur place dans le portefeuille. Une partie peut rester liée à la trajectoire du bitcoin, tandis qu’une autre peut suivre une stratégie de rendement en DeFi à partir de stablecoins, indépendamment de la direction du marché. 

C’est dans cette logique que s’inscrit le Club 25%, un club privé de 150 investisseurs autour d’un objectif de 15 à 25 % par an, avec une gestion sans trading et quelques heures de suivi par trimestre.

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Le bitcoin devra donc franchir successivement 81 700, 83 600 puis 88 700 dollars pour ouvrir la voie à une nouvelle phase de hausse. Pendant ce temps, une autre partie du capital peut suivre sa propre stratégie de rendement.

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Bitcoin face au quantique : l’IA accélère la menace

15 septembre 2026 à 18:00

Le coût théorique d’une attaque quantique vient de chuter. Plus de cent participants, épaulés par des agents IA, ont réduit de 86,1 % les ressources nécessaires à l’un des calculs qui permettraient un jour de s’attaquer aux signatures utilisées par Bitcoin et Ethereum. Aucune clé privée n’a été récupérée et aucun ordinateur quantique actuel ne peut voler des cryptomonnaies grâce à ces travaux. Le résultat montre néanmoins que l’amélioration des programmes peut rapprocher la menace, même sans progrès majeur du matériel.

Points clés

  • Le score du concours ECDSA.Fail est passé de 10,75 milliards à 1,496 milliard
  • Le meilleur circuit étudié utilise 1 151 qubits logiques pour réaliser environ 1,3 million d’opérations quantiques
  • Le résultat se situe plus de 50 % sous la référence publiée par Google, mais les méthodes de calcul diffèrent
  • Les chercheurs ont optimisé une seule étape de l’attaque, pas l’ensemble du processus permettant de récupérer une clé privée

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Une étape de l’attaque quantique allégée de 86 %

Le concours ECDSA.Fail, lancé par Eigen Labs, visait à améliorer un calcul utilisé à de nombreuses reprises dans l’algorithme de Shor. Celui-ci pourrait permettre à un ordinateur quantique suffisamment puissant de retrouver une clé privée à partir d’une clé publique, puis de signer des transactions à la place de son propriétaire.

Bitcoin et Ethereum utilisent notamment le système cryptographique secp256k1 pour autoriser les transactions. Le concours ne cherchait cependant pas à casser une adresse complète. Les participants travaillaient uniquement sur l’un des calculs nécessaires à cette attaque.

Pour comparer leurs propositions, les organisateurs ont créé un score combinant la taille de la machine nécessaire et la quantité de travail qu’elle doit effectuer. Plus ce score est faible, moins le circuit demande théoriquement de ressources.

D’après le rapport publié sur arXiv, le score est passé de 10,75 milliards à 1,496 milliard entre le lancement du concours et l’arrêté des données du 26 juillet. Le meilleur circuit utilise 1 151 qubits logiques, les unités de calcul d’un ordinateur quantique corrigé de ses erreurs, et environ 1,3 million d’opérations complexes.

Le résultat se situe plus de 50 % sous le score de 2,993 milliards publié par Google Quantum AI en mars. Les auteurs soulignent toutefois que les deux modèles ne suivent pas exactement les mêmes règles de calcul. La comparaison donne donc un ordre de grandeur, mais ne suffit pas à prouver qu’une méthode surpasse formellement l’autre.

Après le 26 juillet, une nouvelle proposition a encore abaissé le score à 1,259 milliard. Un autre circuit a réduit la taille minimale à 813 qubits logiques, au prix d’un nombre d’opérations beaucoup plus important.

Plus de cent participants, épaulés par des agents IA, ont réduit de 86,1 % les ressources nécessaires à l’un des calculs qui permettraient un jour de s’attaquer aux signatures utilisées par Bitcoin et Ethereum. Aucune clé privée n’a été récupérée et aucun ordinateur quantique actuel ne peut voler des cryptomonnaies grâce à ces travaux. Le résultat montre néanmoins que l’amélioration des programmes peut rapprocher la menace, même sans progrès majeur du matériel.
L’IA pourrait protéger Bitcoin et Ethereum contre les attaques quantiques – Source : Compte X

L’IA accélère la recherche, mais aucune attaque n’est possible aujourd’hui

Plus de 400 améliorations ont été validées pendant le concours. Les agents IA ont principalement servi à modifier le code, lancer les tests et explorer rapidement de nombreuses petites optimisations. Les humains ont davantage choisi les pistes de recherche et conçu les changements importants.

Le rapport ne permet donc pas d’attribuer la baisse de 86,1 % à l’IA seule. Il montre plutôt comment des chercheurs et des logiciels autonomes peuvent avancer ensemble lorsqu’un résultat peut être vérifié automatiquement.

Ces travaux restent très éloignés d’une attaque réelle. Ils n’intègrent ni l’ensemble de l’algorithme de Shor ni toutes les contraintes permettant de corriger les erreurs d’une machine quantique. Le nombre de composants physiques nécessaires dépendrait également du type d’ordinateur utilisé : il ne peut pas être déduit directement des 1 151 qubits logiques annoncés.

La préparation a néanmoins commencé. Le NIST, l’institut américain chargé des standards technologiques, a déjà sélectionné plusieurs protections conçues pour résister aux ordinateurs quantiques. Son projet de calendrier recommande d’abandonner progressivement certains systèmes classiques après 2030, puis de ne plus les utiliser après 2035.

Galaxy a par ailleurs engagé jusqu’à 5 millions de dollars dans une initiative consacrée à la préparation quantique de Bitcoin. Un autre consortium réunissant notamment BlackRock, Coinbase et Strategy a promis 15 millions de dollars sur trois ans pour financer plus largement la sécurité et le développement du réseau.

L’arrivée d’une machine capable de casser ces signatures ne possède toujours aucune date crédible. La baisse rapide des ressources théoriques rappelle toutefois que le danger ne dépend pas uniquement de la puissance des ordinateurs : un meilleur algorithme peut également rapprocher le seuil nécessaire. Mais modifier Bitcoin ou Ethereum et déplacer les fonds vers de nouvelles protections pourrait bien prendre plusieurs années, même si tout va de plus en plus vite.

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À partir d’avant-hierFlux principal

Égypte : L’usage du Bitcoin explose pendant que la livre s’effondre

Par : Magali
9 septembre 2026 à 20:00

Il n’y a pas de moyen plus subtil, plus sûr, de renverser les bases existantes de la société que de corrompre la monnaie. En Égypte, le Bitcoin (BTC) est théoriquement hors-la-loi. Interdit depuis 2020, condamné par une fatwa depuis 2018, passible de prison. Et pourtant, les volumes échangés en pair-à-pair (de particulier à particulier, sans passer par une plateforme centralisée) ont plus que triplé. La coïncidence n’en est pas une. Elle suit de près la chute de la livre égyptienne, retombée sous les 52 pour un dollar au printemps avant de se stabiliser un peu au-dessus de 50. Un pays qui traque le Bitcoin d’une main pousse ses citoyens dans ses bras de l’autre.

Les points clés de cet article :
  • En Égypte, malgré l’interdiction stricte du Bitcoin depuis 2020, les échanges en pair-à-pair ont triplé, exacerbés par l’effondrement de la livre égyptienne.
  • La dévaluation rapide de la monnaie locale a poussé les citoyens vers le Bitcoin, échappant ainsi au contrôle des régulateurs, dans un contexte économique désastreux.

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Bitcoin en Égypte, la case prison avant la case départ

Depuis 2020, l’article 206 de la loi bancaire n°194 interdit l’émission, l’échange et la promotion de cryptomonnaies sur le sol égyptien. Le texte prévoit la prison et une amende pouvant grimper à 10 millions de livres égyptiennes. Sur le papier, la sanction fait peur. Dans les faits, elle a fondu avec la monnaie qu’elle est censée protéger. Ces 10 millions valaient environ 636 000 dollars au taux de 2020 (15,7 livres pour un dollar). Au taux actuel, à peine 196 000 dollars.

Deux ans plus tôt, en 2018, l’autorité religieuse égyptienne Dar al-Ifta avait déjà tranché. Le trading de cryptomonnaies, selon elle, est haram. La Banque centrale égyptienne n’a jamais dévié de cette ligne, jusqu’à l’arrestation, en 2021, d’un homme du gouvernorat de Menoufia pour avoir fait la promotion du Bitcoin sur les réseaux sociaux. Les volumes sur LocalBitcoins et Paxful ont chuté la semaine suivante, sans lien de cause à effet formellement établi. Voilà pour la théorie.

La livre égyptienne s’effondre, le Bitcoin s’envole

En mars 2026, la livre égyptienne a perdu plus de 10 % de sa valeur en un seul mois. Elle retombait alors à 52,34 pour un dollar avant de remonter tant bien que mal vers 50,95 en septembre. L’inflation, elle, ne desserre pas l’étau, avec 14,9 % sur un an en juillet contre 14,3 % le mois précédent.

De fait, la Banque centrale a beau maintenir son taux directeur à 19 % depuis quatre réunions consécutives. Le Fonds monétaire international garde un œil sur le dossier. Sa septième revue, bouclée fin juillet, a débloqué 1,8 milliard de dollars supplémentaires, portant le total versé depuis le début du programme à près de 7 milliards.

Même le canal de Suez, habituellement la vache à lait du pays, n’aide plus autant, avec des revenus tombés de 10,2 milliards de dollars en 2023 à 4 milliards en 2024 et une reprise qui plafonne à 4,67 milliards sur l’exercice 2025-2026. Le Trésor cherche donc de l’air. Selon le Bitcoin Policy Institute, les volumes de Bitcoin échangés en pair-à-pair ont plus que triplé après les dévaluations successives de la livre, le think tank ne précise ni période exacte ni jeu de données.

Le pair-à-pair, la faille dans le mur égyptien

Pourquoi le pair-à-pair précisément, et pas une plateforme classique ? Parce que ces échanges directs entre particuliers, sans intermédiaire centralisé, sont beaucoup plus difficiles à repérer pour un régulateur qui n’a ni les moyens ni l’envie de surveiller chaque transaction WhatsApp ou Telegram. La Banque centrale peut fermer une plateforme du jour au lendemain. Elle ne peut pas fermer une conversation privée. Le phénomène n’a d’ailleurs rien de nouveau.

La fuite vers le Bitcoin s’observait déjà bien avant les dévaluations les plus récentes, portée par des années de contrôle des changes et de pénuries de dollars. Ce qui a changé, c’est l’ampleur du mouvement. Une monnaie qui perd 10 % en un mois donne moins envie d’épargner en livres que de convertir ce qu’on peut en un actif que l’État ne contrôle pas. Le même réflexe traverse toute la région, de l’Arabie saoudite au Liban. Plus le pouvoir d’achat local s’effondre, moins l’interdiction pèse lourd face à la peur de tout perdre.

L’Égypte n’a rien d’une exception isolée. Le FMI a beau boucler ses revues et la livre se stabiliser tant bien que mal au-dessus de 50 pour un dollar, la défiance est déjà installée. Une fatwa ne fait pas le poids face à une facture qui double. Le reste du continent africain regarde la même dynamique se répéter, chacun avec sa propre monnaie en chute et son propre marché noir du Bitcoin. Keynes avait raison sur un point : corrompre une monnaie mobilise contre elle-même des forces qu’aucun régulateur ne diagnostique à temps. En Égypte en 2026, ce n’est plus une thèse d’économiste. C’est un bulletin mensuel de la Banque centrale.

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Hack de Liquid Network : le pirate revient à la charge et réclame 10% à Blockstream

Par : Magali
9 septembre 2026 à 17:23

L’appétit vient en mangeant. Vous pensiez l’affaire refermée ? Le hacker de Blockstream a empoché 598,5 BTC en guise de récompense pour son piratage du Liquid Network il y a trois jours. Il a depuis revu à la hausse ce qu’il considère comme une compensation raisonnable. Un nouveau message on-chain, daté du 9 septembre, change de ton. Fini les négociations feutrées en OP_RETURN entre gens de bonne compagnie. L’attaquant y exige un versement de 10% prélevé directement sur la trésorerie de Blockstream, sous peine de faire perdre 15% aux détenteurs de L-BTC. Et prévient, en prime, qu’il compte publier la clé qui déchiffre leurs échanges privés.

Les points clés de cet article :
  • Le hacker de Blockstream a empoché 598,5 BTC après avoir exploité une faille du Liquid Network, mais a ensuite exigé un paiement supplémentaire de 10% sur la trésorerie de Blockstream.
  • Blockstream a rapidement patché le bug, restituant 3 400 BTC à la fédération, mais le hacker menace de publier des informations privées si ses nouvelles exigences ne sont pas satisfaites.

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Liquid Network : un braquage vite refermé, en apparence

Retour en arrière. Le 6 septembre, un attaquant exploite une faille du logiciel Elements, la brique technique qui fait tourner Liquid Network, la sidechain fédérée de Bitcoin opérée par Blockstream. Le bug se niche dans le cache de vérification des preuves de montant (range proofs). Des preuves invalides y passent pour déjà validées, ce qui permet de frapper environ 4 000 BTC synthétiques sans la moindre garantie en face. Facture totale, environ 320 millions de dollars.

L’attaquant se présente aussitôt comme un whitehat, un chercheur en sécurité qui exploite une faille pour la signaler plutôt que pour s’enrichir. Blockstream patche le bug et confirme publiquement que la restitution des fonds ne présente plus de risque. Le lundi 7 septembre, 3 400 BTC reviennent à la fédération, environ 272 millions de dollars, 85% du butin. Le hacker garde 598,5 BTC, soit environ 47 millions de dollars, en guise de récompense. Liquid Network, lui, marque toujours le pas. Les nœuds du pont sont désactivés, aucune date de reprise n’a été annoncée.

Bug bounty à 10% : le hacker de Liquid Network sort les crocs

L’histoire aurait pu s’arrêter là. Elle ne s’arrête pas là. Le 9 septembre, un nouveau message atterrit sur la chaîne, cette fois sans détour. L’attaquant accuse Blockstream de n’avoir consacré que « 1,5 million de dollars, peut-être même zéro » à la sécurisation de 5 milliards de dollars d’actifs, une négligence qu’il qualifie de « manquement flagrant » et de « mauvaise gestion complète ». Sa demande ne laisse pas de place à l’interprétation. Blockstream doit verser 10% de bug bounty sur ses fonds propres, faute de quoi les détenteurs de L-BTC essuieront une perte de 15%. Il ajoute vouloir publier la clé permettant de déchiffrer leurs conversations passées si l’entreprise ne s’exécute pas.

Deux médias spécialisés ont documenté ce nouvel épisode le 9 septembre. PANews a publié le message à 12h52 UTC. Bitcoin.com News en donnait une citation quasi identique un peu plus tard dans la matinée. Blockstream n’a pour l’instant apporté aucune réponse publique à cette nouvelle exigence.

Message OP_RETURN du hacker de Liquid Network adressé à Blockstream, exigeant 10% de bug bounty sous peine de faire perdre 15% aux holders
Le nouveau message on-chain du hacker, publié le 9 septembre. Capture du fil de @PreRichBear sur X.

« Votre manquement est flagrant : vous n’avez alloué que 1,5 million de dollars (voire zéro) à la sécurisation de 5 milliards de dollars d’actifs. C’est une négligence caractérisée et un signe de mauvaise gestion totale. Vous DEVEZ payer 10% de votre propre poche en guise de bug bounty, sous peine de faire perdre 15% à l’ensemble de vos détenteurs, par votre irresponsabilité et votre avarice. Même les entreprises qui participent à des programmes de bug bounty ne peuvent garantir une sécurité totale, encore moins la vôtre, qui reste à ce jour dans le déni, la cupidité et l’arrogance. Quoi qu’il en soit, nous allons publier la clé privée permettant de déchiffrer nos conversations.»

Message on-chain du hacker, traduit de l’anglais. Capture relayée par @PreRichBear sur X, 9 septembre 2026.

Liquid Network sous tension : les 598,5 BTC comme monnaie d’échange

Ce que Bitcoin.com News décrit comme un « standoff qui s’intensifie » tient en une phrase. Le hacker garde en otage les 598,5 BTC qu’il n’a jamais rendus, et s’en sert de levier pour arracher un paiement supplémentaire, cette fois directement dans la poche de Blockstream. Une manière de faire comprendre que la première négociation n’était qu’un acompte.

Le précédent le plus proche reste le hack de Poly Network en 2021. Là aussi, l’attaquant s’était présenté comme un whitehat et avait négocié publiquement, en pleine lumière. Il avait fini par restituer la quasi-totalité des 611 millions de dollars dérobés, avant de se voir proposer un poste de conseiller sécurité par le protocole lui-même. Cinq ans plus tard, le hacker de Liquid Network rejoue la même partition, en plus âpre. Il retient toujours 598,5 BTC. Et il réclame, en prime, 10% de plus sur la trésorerie de Blockstream.

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Robinhood Chain explose les compteurs deux mois après son lancement

8 septembre 2026 à 18:30

Robinhood Chain dépasse déjà Solana sur les frais. Le réseau lancé en juillet dernier a déjà généré 33 millions de dollars en quinze jours, contre 11 millions pour Solana, selon Bernstein. Les analystes dirigés par Gautam Chhugani maintiennent ainsi leur objectif de 160 dollars sur l’action Robinhood, soit un potentiel de hausse de 31 %.

Points clés

  • Robinhood Chain a généré environ 33 millions de dollars de frais en quinze jours, devant Solana (11 millions) et BNB Chain (9 millions)
  • Le réseau affiche 1,5 milliard de dollars de TVL et plus de 50 milliards de dollars de volume sur ses DEX depuis son lancement
  • Robinhood conserve environ 90 % des frais, 10 % reviennent à Arbitrum et moins de 1 % à Ethereum
  • Bernstein maintient sa recommandation Outperform et un objectif de 160 dollars, soit 31 % au-dessus du cours actuel
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Robinhood Chain transforme son activité en revenus

Lancé le 1ᵉʳ juillet, Robinhood Chain totalise déjà environ 1,5 milliard de dollars de valeur déposée et plus de 50 milliards de dollars de volume sur ses plateformes d’échange décentralisées. Les frais cumulés depuis son lancement atteindraient 39 millions de dollars. « La chaîne est désormais une source de bénéfices », confirment les analystes de chez Bernstein.

Les commissions générées ont récemment oscillé entre 2 et 4 millions de dollars par jour. D’après la note de Bernstein relayée par The Block, Robinhood en conserverait environ 90 %. Près de 10 % reviendraient à Arbitrum, dont la technologie sert de fondation au réseau, tandis que moins de 1 % serait versé à Ethereum pour la publication des données.

Ces chiffres correspondent toutefois à une phase de forte croissance et ne peuvent pas être directement extrapolés sur douze mois. Bernstein prévoit ainsi environ 160 millions de dollars de frais annuels en 2028, bien moins que ne le suggérerait la simple multiplication du pic quotidien actuel.

Le réseau lancé en juillet dernier a déjà généré 33 millions de dollars en quinze jours, contre 11 millions pour Solana, selon Bernstein. Les analystes dirigés par Gautam Chhugani maintiennent ainsi leur objectif de 160 dollars sur l’action Robinhood, soit un potentiel de hausse de 31 %.
Berstein confirme que la Robinhood Chain est déjà rentable – Source : Compte X

Actions tokenisées et stablecoins soutiennent la croissance

La valeur des actions tokenisées présentes sur Robinhood Chain est passée d’environ 10 à 140 millions de dollars en deux mois. Durant la semaine du 30 août, le réseau a représenté près de 32 % de la valeur des transferts d’actions tokenisées, derrière la seule BNB Chain.

Les stablecoins constituent l’autre moteur de cette activité. Leur encours a atteint environ 1 milliard de dollars, contre 241 millions au début du mois de juillet. USDG représente 66 % de cette somme et USDe environ 33 %.

Cette progression rapide explique en partie l’optimisme de Bernstein. Avec un objectif de cours fixé à 160 dollars, les analystes considèrent que Robinhood Chain ne constitue plus seulement un investissement technologique : le réseau devient une nouvelle ligne de revenus pour le courtier.

La comparaison avec Solana doit néanmoins être replacée dans son contexte. Elle porte sur une période de quinze jours seulement, au moment où Robinhood Chain profite encore de la dynamique de son lancement. La capacité du réseau à maintenir ses volumes et ses revenus sur la durée reste donc le principal point à surveiller.

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Les gangs irlandais louent des coffres-forts pour y cacher leurs clés privées crypto

7 septembre 2026 à 17:00

Des montres de luxe, des liasses de billets et un bout de papier. En Irlande, des organisations criminelles louent des coffres auprès de sociétés privées pour y entreposer les clés privées et les phrases de récupération donnant accès à leurs wallets, aux côtés d’espèces, de montres, de sacs de luxe ou de passeports. Le phénomène a été signalé au comité gouvernemental chargé de préparer le pays aux nouvelles règles européennes contre le blanchiment. Michael Gubbins, directeur du Criminal Assets Bureau (CAB), l’agence irlandaise chargée de saisir les avoirs criminels, a expliqué au Sunday Independent que cette pratique avait été observée au cours des enquêtes menées par son service.

Points clés

  • Le Criminal Assets Bureau irlandais constate que des gangs louent des coffres privés pour y stocker clés privées et seed phrases, aux côtés du cash et des montres de luxe.
  • Son chef Michael Gubbins juge l’usage des cryptos par le crime organisé « encore assez basique » : le liquide domine toujours le trafic de drogue.
  • Des opérateurs de hawala facturent environ 6 % de commission pour déplacer des fonds sans trace bancaire, quand un transfert on-chain coûte quelques euros mais reste public.
  • Plus de 130 des 360 millions d’euros issus des 6 000 BTC saisis à un producteur de cannabis ont déjà été réalisés, après le déblocage du premier des douze wallets.
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Des clés privées rangées avec le liquide et les passeports

« Il peut s’agir de clés de cryptomonnaies, d’espèces, de montres ou même de passeports. »

Michael Gubbins, directeur du Criminal Assets Bureau – Source : Sunday Independent

Michael Gubbins précise que ce constat repose sur l’expérience directe du CAB. Les coffres privés permettent aux criminels de disperser leurs avoirs et de limiter les conséquences d’une éventuelle saisie menée à leur domicile.

Ces observations ont été transmises à l’Anti-Money Laundering Steering Committee. Ce comité prépare notamment l’application du nouveau règlement européen contre le blanchiment, prévue à partir du 10 juillet 2027. Le texte interdira les paiements en espèces supérieurs à 10 000 euros dans le cadre d’une activité commerciale et imposera des contrôles d’identité pour certaines transactions en liquide atteignant au moins 3 000 euros.

Les prestataires de services sur cryptoactifs, les vendeurs de biens de luxe et d’autres professions exposées seront soumis à des obligations renforcées. La nouvelle autorité européenne AMLA, installée à Francfort, coordonnera les superviseurs nationaux et contrôlera directement certains établissements transfrontaliers considérés comme particulièrement risqués.

 En Irlande, des organisations criminelles louent des coffres auprès de sociétés privées pour y entreposer les clés privées et les phrases de récupération donnant accès à leurs wallets, aux côtés d’espèces, de montres, de sacs de luxe ou de passeports. Le phénomène a été signalé au comité gouvernemental chargé de préparer le pays aux nouvelles règles européennes contre le blanchiment. Michael Gubbins, directeur du Criminal Assets Bureau (CAB), l’agence irlandaise chargée de saisir les avoirs criminels, a expliqué au Sunday Independent que cette pratique avait été observée au cours des enquêtes menées par son service.
La presse spécialisée relaie l’affaire des gangs irlandais – Source : Compte X

Le liquide reste dominant dans le crime organisé

Si certains gangs utilisent les cryptomonnaies pour répartir leurs avoirs et profiter de l’anonymat qu’ils leur prêtent, Michael Gubbins juge cette utilisation « encore assez basique ». La volatilité des cours et le risque de perdre les identifiants donnant accès aux wallets limiteraient également leur adoption.

De plus, « le trafic de drogue reste une activité reposant sur le liquide », affirme Michael Gubbins, tordant au passage le cou aux idées reçues sur la crypto et le grand banditisme.

Le CAB observe surtout le développement de blanchisseurs professionnels, notamment des opérateurs de hawala. Ce système informel permet à une personne de déposer de l’argent dans un pays afin qu’un correspondant verse une somme équivalente ailleurs, sans transfert bancaire international direct. Selon Michael Gubbins, ces intermédiaires prélèvent une commission proche de 6 %.

Dans l’une de ses enquêtes, le CAB a ainsi saisi 230 000 euros en espèces dans un coffre loué auprès d’une société privée.

 En Irlande, des organisations criminelles louent des coffres auprès de sociétés privées pour y entreposer les clés privées et les phrases de récupération donnant accès à leurs wallets, aux côtés d’espèces, de montres, de sacs de luxe ou de passeports. Le phénomène a été signalé au comité gouvernemental chargé de préparer le pays aux nouvelles règles européennes contre le blanchiment. Michael Gubbins, directeur du Criminal Assets Bureau (CAB), l’agence irlandaise chargée de saisir les avoirs criminels, a expliqué au Sunday Independent que cette pratique avait été observée au cours des enquêtes menées par son service.
L’affaire Clifton Collins passionne la cryptosphère depuis de nombreuses années – Source : Compte X

6 000 bitcoins et un étui de canne à pêche disparu

Le CAB travaille parallèlement sur la plus importante saisie de cryptomonnaies de son histoire. En 2019, les autorités avaient confisqué 6 000 BTC appartenant à Clifton Collins, condamné pour production de cannabis.

Ce dernier avait réparti ses bitcoins entre douze wallets et imprimé les clés privées sur des feuilles de papier, ensuite dissimulées dans un étui de canne à pêche conservé dans une maison louée à Farnaught, dans le comté de Galway. Pendant son incarcération, le logement aurait été vidé par son propriétaire et l’étui envoyé dans une décharge. Il n’a jamais été retrouvé et son sort exact demeure inconnu.

En mars 2026, les enquêteurs sont néanmoins parvenus, avec l’aide d’Europol, à accéder au premier des douze wallets, qui contenait environ 500 BTC. D’autres récupérations ont suivi. D’après Michael Gubbins, plus de 130 millions d’euros ont désormais été réalisés sur un portefeuille global estimé à environ 360 millions d’euros.

Le CAB avait reversé près de 15 millions d’euros au Trésor irlandais l’année précédente. Les sommes déjà récupérées dans le dossier Clifton Collins représentent donc près de neuf fois ce montant annuel. Cette affaire rappelle surtout une réalité fondamentale : un wallet peut contenir des millions, mais celui qui détient sa clé privée en conserve le contrôle, même lorsque cette clé prend la forme d’une simple feuille de papier enfermée dans un coffre.

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Bitcoin : Le G7 somme la crypto de migrer vers le post-quantique

Par : Magali
7 septembre 2026 à 14:00

Un compte à rebours sans date affichée. Le G7 a sifflé la fin de la récréation le 3 septembre 2026. Ses experts en cybersécurité somment gouvernements et entreprises de préparer sans attendre la bascule vers la cryptographie post-quantique. Message reçu cinq sur cinq du côté de Bitcoin, où le seuil théorique pour casser une clé cryptographique n’a jamais paru aussi proche. Les gouvernements ne visent pas frontalement les cryptomonnaies. Leurs portefeuilles, leurs échanges et leurs infrastructures de garde n’en sont pas moins directement dans la ligne de mire. On fait le point.

Les points clés de cet article :
  • Le G7 a sonné l’alarme sur la nécessité de se préparer à la cryptographie post-quantique rapidement, un choc pour le monde de la cryptomonnaie.
  • Bitcoin et les autres blockchains majeures, comme Ethereum et Solana, ont déjà entamé leur transition vers des systèmes de sécurité post-quantiques, un chantier colossal et complexe.

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Le G7 sonne l’alarme post-quantique

Le rapport s’intitule sobrement Preparing for the Post-Quantum Era: A Call to Action, publié le 3 septembre 2026 par le groupe de travail cybersécurité du G7, piloté par l’agence française ANSSI, avec la Commission européenne et l’ENISA en invitées.

Le texte ne cite jamais Bitcoin ni Ethereum. Il vise un principe imparable. La cryptographie post-quantique doit être anticipée avant même l’arrivée d’un ordinateur quantique capable de la faire tomber.

La menace porte un nom, « harvest now, decrypt later » (récolter maintenant, déchiffrer plus tard). En d’autres termes, un attaquant peut siphonner aujourd’hui des données chiffrées pour les percer dans dix ans, une fois la puissance de calcul nécessaire disponible, sans attendre que la technologie existe déjà pour agir.

L’Union européenne a fixé fin 2026 comme point de départ de la migration et 2030 pour les systèmes les plus sensibles. Le NIST américain, dans son brouillon IR 8547, prévoit une dépréciation programmée après 2030 et une interdiction pure et simple après 2035, sur un périmètre plus large que la seule ECDSA. Rien de tout cela n’affole les marchés dans l’immédiat.

« Notre message est clair : la transition vers la cryptographie post-quantique est un enjeu de sécurité critique qui appelle un effort collectif et coordonné. Les organisations — publiques ou privées — doivent agir dès maintenant (…) »

Groupe de travail de l’ANSSI

Nouvelle menace pour Bitcoin : le G7 veut une réglementation crypto plus stricte

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Bitcoin, cible numéro un d’une mue post-quantique qui n’a rien d’anecdotique

Le calcul est resté longtemps théorique. Il l’est nettement moins depuis cet été. Beaucoup des adresses dormantes de 2009, celles de Satoshi Nakamoto y comprises, sont au format P2PK (pay-to-public-key) : leur clé publique traîne à l’air libre sur la blockchain depuis leur toute première réception de fonds, sans qu’aucune transaction sortante ne soit nécessaire pour l’exposer.

A contrario, les adresses plus récentes, au format P2PKH, restent à l’abri d’un hachage tant qu’elles n’ont jamais servi à payer. Les développeurs planchent sur BIP-360, une proposition d’adresse baptisée Pay-to-Merkle-Root (P2MR), qui retire le chemin de dépense direct par clé hérité de Taproot pour forcer le passage par un script.

Le choix du schéma de signature post-quantique lui-même reste encore à trancher dans une proposition future, avec à la clé des signatures nettement plus lourdes que les 64 octets d’une signature ECDSA classique. Multipliez ça par des millions de transactions quotidiennes, et le débat sur la taille des blocs, déjà vieux d’une décennie, risque de revenir en force. Son adoption suppose toutefois un soft fork, donc l’accord d’une bonne partie de l’écosystème. Un chantier de fond, pas un sprint.

Ethereum et Solana, la course au post-quantique est déjà lancée

Ethereum n’a pas attendu le G7 pour se mettre au travail. Sa feuille de route touche quatre briques du protocole, les signatures BLS des validateurs, les engagements KZG, les signatures ECDSA des comptes utilisateurs et les preuves à divulgation nulle de connaissance (zero-knowledge proofs).

L’infrastructure post-quantique du cœur du réseau doit être bouclée en 2029, la même année où Google promet d’avoir terminé sa propre migration. Solana n’est pas en reste. Ses développeurs testent eux aussi des correctifs post-quantiques pour protéger portefeuilles et systèmes de garde, un travail mené en parallèle sur les trois plus grandes blockchains du marché.

Faut-il paniquer pour autant ? Non. La puissance de calcul nécessaire pour casser une clé Bitcoin ou Ethereum reste, à ce jour, spéculative. Mais un rapport gouvernemental qui presse d’agir dix ans avant l’échéance n’est jamais un hasard de calendrier.

Le G7 n’a rien inventé en braquant les projecteurs sur la crypto post-quantique. La France planche sur le sujet depuis plusieurs années déjà, et son dispositif de défense dépasse largement le seul secteur des cryptomonnaies. Banques, opérateurs télécoms, hôpitaux et réseaux électriques chiffrent tous, aujourd’hui, des données qu’un ordinateur quantique pourrait déchiffrer demain. La crypto n’est qu’un aiguillon de plus dans un dossier qui touche l’ensemble de l’infrastructure numérique mondiale. La différence, cette fois, c’est que les échéances ne sont plus des hypothèses d’ingénieurs mais un calendrier gouvernemental : 2030 pour les systèmes sensibles côté européen, 2035 pour l’interdiction pure et simple aux États-Unis.

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Hack à 320 millions de $ sur Bitcoin : Retour sur un bras de fer de 48h

Par : Magali
7 septembre 2026 à 07:17

Près de 4 000 bitcoins, un message gravé dans une transaction, et une sidechain débranchée. Le pont de Liquid Network, sidechain fédérée développée par Blockstream, a laissé filer 3 996,01834922 BTC. L’auteur du retrait a pris soin d’inscrire sa ligne de défense directement dans la blockchain Bitcoin. Il se présente ainsi comme un hacker éthique et invite ses victimes à venir discuter. Charles Guillemet, directeur technique de Ledger, n’en croit pas un mot.

Le temps de constater les dégâts, Liquid a coupé ses nœuds de bridge, gelant de fait la sidechain. Les plateformes d’échange ont suspendu les dépôts et retraits de L-BTC pendant que les membres de la fédération cherchent par où l’attaquant est passé.

Points clés

  • 3 996,01834922 BTC ont été retirés du pont de Liquid Network via la Peg-out Authorization Key de SideSwap
  • Aucune clé n’a été volée, ni celle de SideSwap ni une autre : le problème vient de la logique qui valide les peg-outs
  • L’auteur du retrait se revendique whitehat dans un message OP_RETURN, ce que conteste Charles Guillemet, CTO de Ledger
  • Les nœuds de bridge sont désactivés et les plateformes ont suspendu les mouvements de L-BTC ; USDT, DePix et RWA (actifs du monde réel tokenisés) ne sont pas touchés

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Un peg-out de 3 996 bitcoins, puis un message dans la blockchain

Le fonctionnement de Liquid tient en deux mouvements. Le peg-in verrouille des BTC sur Bitcoin en échange de L-BTC émis sur la sidechain. Le peg-out fait l’inverse. Il libère les bitcoins d’origine et détruit les L-BTC correspondants. C’est cette seconde porte qui a cédé, pour près de 320 millions de dollars au cours du jour de l’incident. De fait, il ne reste plus qu’environ 200 BTC dans les réserves de la fédération, contre plus de 4 200 avant l’incident.

L’alerte est partie de Charles Guillemet. Il a repéré la sortie massive de fonds accompagnée d’un message en OP_RETURN, ce champ d’une transaction Bitcoin qui permet d’y graver quelques octets de données arbitraires, lisibles par tous et impossibles à effacer.

« Nous sommes des whitehats. Contactez-nous on-chain.»

Message inscrit en OP_RETURN par l’auteur du peg-out

Le CTO de Ledger a balayé l’argument en une phrase. En effet, un hacker éthique ne vide pas un pont avant de proposer d’en parler. La séquence habituelle du whitehat consiste à signaler la faille, éventuellement à sécuriser les fonds en concertation, pas à opérer un retrait total puis à ouvrir un guichet de négociation.

L’adresse qui a reçu les fonds détournés du pont Liquid affiche toujours un solde de 3 998 BTC, environ 318 millions de dollars. Source : mempool.space

La clé de SideSwap n’a pas été volée, et c’est justement le problème

Liquid Network a confirmé l’incident et livré un détail technique qui change tout. Les fonds sont sortis en transitant par la Peg-out Authorization Key (PAK) de SideSwap, un portefeuille et service d’échange bâti sur la sidechain. Le mécanisme PAK sert de liste blanche : sur Liquid, un peg-out ne peut envoyer les bitcoins que vers une adresse dérivée d’une clé préalablement enregistrée. Une barrière conçue précisément pour empêcher qu’un attaquant ne redirige les fonds vers une adresse de son choix.

Or, selon Liquid, ni la clé de SideSwap ni aucune autre clé n’ont été compromises. Autrement dit, personne n’a volé de secret cryptographique. Quelqu’un a trouvé le moyen de faire valider une sortie par une logique d’autorisation qui n’aurait jamais dû l’accepter. C’est donc un défaut d’implémentation.

Une théorie circule côté développeurs, non confirmée par Blockstream à ce stade. Le bug viendrait donc d’une faille plus profonde dans Elements, le logiciel qui fait tourner Liquid, permettant de faire apparaître des L-BTC sans contrepartie en bitcoins réels avant leur sortie via SideSwap. Seul un post-mortem officiel tranchera.

La nuance pèse lourd pour l’architecture de Liquid, qui repose sur une fédération de plusieurs dizaines d’entreprises, dont une quinzaine de functionaries (les entités qui opèrent les nœuds de validation) détenant les clés du multisig chargé de garder les bitcoins déposés. Ce modèle protège contre la défaillance d’un acteur isolé. Il ne protège pas contre un bug dans le code qui arbitre les sorties.

Capture mempool.space de la transaction Liquid Network avec le message OP_RETURN "we are whitehats. contact us on chain"
Le message inscrit en OP_RETURN par l’auteur du retrait, repéré par Charles Guillemet (CTO de Ledger). Source : X

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Blockstream répond par transaction interposée

Blockstream a choisi de jouer le jeu de l’adversaire et lui a répondu sur la blockchain, l’invitant à prendre contact avec son équipe sécurité. La méthode a déjà porté ses fruits. Après l’exploit d’Euler Finance en 2023, l’attaquant avait négocié on-chain et fini par restituer près de 200 millions de dollars. Le précédent inverse existe aussi, et il est nettement plus sombre. Sur Ronin, le pont du jeu Axie Infinity, la compromission de clés de validateurs a coûté environ 625 millions de dollars, partis sans retour.

We are aware of a security incident on @Liquid_BTC. Purported white-hat hackers have withdrawn ~4,000 BTC (~$320 million) from the Liquid Federation wallet. The @Blockstream team is working on contacting them on-chain with a signed message.

What we know so far is that the funds…

— Liquid Network 🌊 (@Liquid_BTC) September 6, 2026

« Nous avons connaissance d’un incident de sécurité sur @Liquid_BTC . Des pirates informatiques se présentant comme éthiques ont retiré environ 4 000 BTC (environ 320 millions de dollars) du portefeuille Liquid Federation. L’équipe de @Blockstream s’efforce de les contacter sur la blockchain avec un message signé.»

Côté dégâts collatéraux, la contamination reste circonscrite. Les autres actifs de la sidechain, dont l’USDT, le stablecoin brésilien DePix et les actifs tokenisés du monde réel, ne sont pas concernés : ils sont émis nativement sur Liquid et ne dépendent pas de la réserve de bitcoins. Seul le L-BTC, dont toute la valeur repose sur cette réserve, se retrouve en suspens. La chaîne Bitcoin elle-même n’a pas bronché, et la traçabilité du registre a permis de suivre les fonds en quelques minutes.

En attendant, les détenteurs de L-BTC conservent des jetons dont la convertibilité dépend d’une réserve amputée et d’un pont volontairement débranché. Blockstream n’a communiqué ni calendrier de reprise, ni plan de compensation.

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Menace quantique sur Bitcoin : le seuil pour casser une clé tombe à 813 qubits logiques

6 septembre 2026 à 09:00

Dieu ne joue pas aux dés. Sauf que Bitcoin, lui, n’a pas le choix de jouer. Google Quantum AI avait déjà fait chuter l’estimation à environ 1 200 qubits logiques fin mars, un dixième des devis d’avant 2026. Depuis, la course ne s’est pas arrêtée : au 31 août, le classement public ecdsa.fail, qui traque en continu le circuit le plus économe pour casser la courbe elliptique secp256k1 utilisée par Bitcoin et Ethereum, affichait un nouveau plancher de 813 qubits logiques. Une chute de 65 % par rapport aux 2 330 qubits estimés en 2017, d’après les calculs de Circle.

Les points clés de cet article :
  • La baisse spectaculaire du seuil de qubits nécessaires pour menacer Bitcoin a atteint 813, marquant une chute de 65 % depuis 2017.
  • Circle a introduit le Quantum Tracker, un outil qui suit l’évolution des qubits logiques et le seuil d’attaque requis, tout en intégrant des solutions post-quantiques.

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ecdsa.fail, la compétition ouverte qui grignote le seuil

Le principe : un concours public, hébergé par Eigen Labs, où chercheurs et agents d’intelligence artificielle soumettent des optimisations de circuit quantique et se disputent le meilleur score sur un indicateur baptisé « qubit-Toffoli product ».

Chaque amélioration marginale fait légèrement reculer le seuil théorique nécessaire pour menacer une clé Bitcoin. Rien de tout cela ne rapproche mécaniquement une machine capable de l’exploiter : le processeur Willow de Google plafonne aujourd’hui à 105 qubits logiques, et la feuille de route de QuEra vise à peine plus de 1 000 qubits logiques à l’horizon 2029. L’écart reste réel. Mais il se resserre des deux côtés à la fois, la puissance disponible grimpant pendant que le coût de l’attaque baisse.

Circle sort son propre thermomètre

C’est dans ce contexte que Circle, l’émetteur du stablecoin USDC, a publié fin août un nouvel outil de suivi public, le Quantum Tracker, qui superpose sur un même graphique la ligne des qubits logiques démontrés en laboratoire et celle du seuil d’attaque requis contre ECDSA. Chaque point du graphique renvoie à sa source primaire, chercheurs et équipes de sécurité pouvant ainsi suivre l’écart sans dépendre d’un seul communiqué. Le réseau Arc de Circle prend déjà en charge SLH-DSA, un schéma de signature post-quantique validé par le NIST, tout en conservant ECDSA en parallèle le temps qu’un standard de transition s’impose à l’ensemble de l’écosystème.

Pour Bitcoin, la parade reste celle décrite en juillet : les propositions BIP-360 et BIP-361 organisent une migration progressive vers des adresses résistantes au quantique, avec en toile de fond un débat non tranché sur le sort des coins qui ne migreraient jamais. Le seuil recule, la fenêtre pour s’y préparer aussi.

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Actions, obligations, fonds : Séoul prépare leur arrivée sur la blockchain

4 septembre 2026 à 16:00

Séoul ne bricole plus. La Commission des services financiers (FSC), le régulateur financier sud-coréen, a déroulé devant son comité mixte public-privé une feuille de route en trois temps pour faire passer l’émission et la circulation des titres financiers sur registre distribué (blockchain). Actions, obligations, fonds : la tokenisation ne se limitera pas aux produits d’investissement fractionné, elle vise le cœur du marché de capitaux coréen. Le calendrier tient à un texte. La réforme de la loi sur l’enregistrement électronique des actions et obligations entrera en vigueur le 4 février 2027 et reconnaîtra juridiquement les security tokens comme une forme numérique de titres financiers. La première vague d’émissions tokenisées démarrera dans la foulée.

Points clés

  • La FSC sud-coréenne adopte une feuille de route en trois phases, adossée à la réforme de la loi sur l’enregistrement électronique des titres, en vigueur le 4 février 2027
  • Phase 1 : fonds monétaires et obligations réservés aux institutionnels, actions non cotées via fiducie, titres d’investissement fractionné offerts au public
  • Plafonds pour les particuliers : 30 millions de wons par souscription (environ 19 000 euros) et 100 millions de wons d’achats nets annuels par plateforme de gré à gré
  • La troisième phase prévoit une infrastructure de paiement on-chain adossée aux stablecoins, suspendue au débat législatif coréen

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Actions et obligations bientôt proposées sous forme de tokens

La feuille de route prévoit trois étapes. La première débutera en février 2027 avec un nombre limité de produits : des fonds monétaires privés et des obligations réservées aux investisseurs institutionnels, des actions non cotées détenues par l’intermédiaire d’une fiducie et des produits d’investissement fractionné accessibles au public.

L’investissement fractionné permet de diviser un actif coûteux en petites parts. Au lieu d’acheter seul un immeuble, une œuvre d’art ou des droits musicaux, plusieurs investisseurs peuvent en acquérir une fraction. La Corée du Sud encadre déjà ce marché, notamment depuis la requalification en titres financiers des droits sur les royalties musicales proposés par Musicow en 2022.

Durant la deuxième phase, la tokenisation sera étendue à l’ensemble des titres proposés au public. Une action ou une obligation tokenisée conservera la nature juridique d’un titre financier : la blockchain servira essentiellement à enregistrer sa propriété et ses transferts.

Les réseaux utilisés devront être raccordés aux infrastructures supervisées par la Korea Securities Depository (KSD), le dépositaire central du pays. Il ne s’agira donc pas nécessairement de jetons librement échangeables sur les mêmes plateformes que Bitcoin ou Ethereum.

La Corée du Sud prépare la tokenisation d’une partie de son économie – Source : Compte X JDC

Des limites pour les particuliers avant l’arrivée des stablecoins

La FSC prévoit plusieurs garde-fous. Pour certains investissements fractionnés, elle recommande qu’une souscription individuelle ne dépasse pas 30 millions de wons, soit environ 19 000 euros, ou 5 % du montant total de l’émission si ce seuil est inférieur.

Une partie des offres publiques devra également être réservée aux particuliers afin d’éviter que les investisseurs les plus fortunés absorbent tous les titres disponibles. Sur chaque plateforme spécialisée dans les échanges de gré à gré, les achats nets d’un particulier seront plafonnés à 100 millions de wons par an, soit environ 62 000 euros.

La réforme n’imposera pas une nouvelle licence générale à tous les professionnels. Les sociétés financières déjà agréées pourront proposer des titres tokenisés dans les limites de leurs autorisations actuelles. Les émetteurs souhaitant gérer eux-mêmes les comptes de leurs clients devront toutefois disposer d’au moins 4 milliards de wons de fonds propres, d’équipes dédiées et de systèmes informatiques suffisamment sécurisés.

La dernière phase doit permettre de relier ces marchés à une infrastructure de paiement utilisant des stablecoins. En pratique, un titre et son paiement pourraient alors être transférés sur la blockchain au cours d’une même opération.

Cette dernière étape n’a pas encore de calendrier. Elle dépendra des résultats obtenus à partir de 2027, des technologies adoptées par les acteurs financiers et surtout de la future loi sud-coréenne sur les stablecoins. Séoul avance donc progressivement : d’abord tokeniser les titres, puis seulement organiser leur règlement directement sur la blockchain.

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Bitcoin, Ethereum ou Solana : Qui est vraiment le plus décentralisé ?

2 septembre 2026 à 20:00

Les blockchains à la loupe. Une étude récente publiée par ARK Invest et Glassnode évalue le degré de décentralisation des réseaux Bitcoin, Ethereum et Solana à travers plusieurs critères techniques. Le rapport analyse ces infrastructures selon l’auditabilité, la sécurité, la gouvernance et la répartition de la propriété. En agrégeant les différents indicateurs retenus, les résultats classent Bitcoin au premier rang pour la décentralisation globale, suivi par Ethereum puis Solana. Les chercheurs soulignent toutefois qu’aucun réseau ne surpasse ses concurrents sur l’ensemble des dimensions étudiées.

Les points clés de cet article :
  • Une étude récente a classé Bitcoin en tête pour la décentralisation globale, suivi par Ethereum et Solana, selon des critères techniques.

  • Le coût du matériel nécessaire pour exploiter un nœud montre une disparité frappante, rendant Solana moins accessible pour les particuliers.

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Accessibilité du matériel et concentration de la validation

L’accès à la vérification indépendante dépend largement du coût du matériel nécessaire pour exploiter un nœud complet. Selon les estimations du rapport, la configuration requise coûte environ 289 dollars pour Bitcoin, contre 730 dollars pour Ethereum et 21 478 dollars pour Solana. Cette différence restreint l’installation de nœuds Solana chez les particuliers et favorise le recours à des serveurs professionnels.

La production de blocs présente également des profils de concentration très différents. Sur Bitcoin, Foundry USA, AntPool et F2Pool dépassent ensemble le seuil de 51 % de la puissance de calcul retenu par l’étude. Sur Ethereum, Lido, Binance et Kraken concentrent environ 39 % des ethers stakés, franchissant ainsi le seuil critique de 33 % utilisé par les chercheurs. Le coefficient de Nakamoto s’établit donc à 3 pour les deux réseaux.

Cette mesure doit toutefois être interprétée avec prudence : les pools de minage et les services de staking regroupent des opérateurs qui ne sont pas nécessairement contrôlés par une même entité. Les mineurs peuvent notamment changer de pool, tandis que Lido répartit les ethers déposés entre plusieurs opérateurs de nœuds.

Sur Solana, le tableau récapitulatif du rapport fixe le coefficient de Nakamoto à 19. Cette valeur traduit une répartition plus large du stake délégué entre les validateurs, même si elle repose sur un seuil de contrôle de 33 %, différent de celui appliqué à Bitcoin.

Une étude récente publiée par ARK Invest et Glassnode évalue le degré de décentralisation des réseaux Bitcoin, Ethereum et Solana à travers plusieurs critères techniques. Le rapport analyse ces infrastructures selon l’auditabilité, la sécurité, la gouvernance et la répartition de la propriété. En agrégeant les différents indicateurs retenus, les résultats classent Bitcoin au premier rang pour la décentralisation globale, suivi par Ethereum puis Solana. Les chercheurs soulignent toutefois qu’aucun réseau ne surpasse ses concurrents sur l’ensemble des dimensions étudiées.
Glassnode et Ark nvest ont comparé les blockchains et livrent leur verdict sur les réseaux sociaux – Source : Compte X

Bitcoin Ethereum et Solana : Répartition géographique, gouvernance et détention des jetons

L’emplacement physique des équipements influe ensuite sur la résistance des réseaux face aux pannes, aux interventions réglementaires et aux pressions exercées sur leurs hébergeurs. Selon les données reprises dans le rapport, 68 % de l’infrastructure de Solana se trouve en Europe et la quasi-totalité fonctionne dans des centres de données. Les chiffres géographiques concernant Solana proviennent toutefois de données datant de novembre 2024.

À l’inverse, 63 % des nœuds Bitcoin utilisent le réseau Tor, ce qui rend leur localisation et leur coordination plus difficiles. L’infrastructure du réseau présente également une dispersion géographique plus équilibrée, avec environ 47 % des nœuds en Europe et 35 % en Amérique du Nord.

En matière de gouvernance, Bitcoin applique un processus d’amélioration décentralisé sans autorité disposant du pouvoir de modifier seule le protocole. Les évolutions passent généralement par les propositions BIP et nécessitent une coordination entre développeurs, mineurs, opérateurs de nœuds et utilisateurs.

Ethereum s’appuie sur les réunions All Core Developers pour coordonner ses mises à jour. La Fondation Ethereum conserve un rôle d’influence et de coordination, sans disposer pour autant d’une autorité unilatérale sur le protocole. Solana adopte une organisation plus structurée : la Fondation Solana joue un rôle plus direct dans le développement et la coordination de son écosystème.

Enfin, l’analyse de la détention des jetons montre une propriété plus dispersée sur Bitcoin. Les auteurs expliquent notamment cette situation par le fonctionnement de la preuve de travail : les mineurs doivent régulièrement vendre une partie de leurs récompenses pour couvrir leurs dépenses en matériel et en électricité. Ethereum occupe une position intermédiaire, tandis que Solana affiche une concentration plus importante dans les catégories de portefeuilles les mieux dotées.

L’étude d’ARK Invest et de Glassnode illustre ainsi la diversité des choix d’architecture au sein des réseaux décentralisés. Chaque protocole privilégie certains aspects techniques, comme la facilité de vérification, la vitesse d’exécution ou la résistance aux pannes. Ces arbitrages structurels répondent à des usages différents et montrent que la décentralisation ne constitue pas une caractéristique binaire, mais un ensemble de compromis mesurables.

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Robinhood Chain dépasse Ethereum et Base en frais : la petite chaîne qui joue dans la cour des grands

Par : Magali
31 août 2026 à 20:00

Petit poisson deviendra grand, pourvu que Dieu lui prête vie. Deux mois. C’est le temps qu’il a fallu à Robinhood Chain, lancée en grande pompe lors du « World is Flat » à Londres début juillet, pour doubler Ethereum sur son propre terrain : les frais. Sur les trente derniers jours, la blockchain du courtier américain a généré plus de revenus qu’Ethereum et que Base, deux réseaux qui comptent parmi les plus utilisés de l’écosystème. Vous allez voir : le tableau est spectaculaire sur le papier, beaucoup plus fragile une fois qu’on regarde qui paie vraiment la facture.

Les points clés de cet article :
  • Robinhood Chain a surpassé Ethereum en termes de revenus générés sur les frais en seulement deux mois.
  • Le succès de Robinhood Chain repose principalement sur un lancement de tokens spéculatifs via le launchpad PONS, ce qui suscite des inquiétudes quant à sa durabilité.

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Robinhood Chain écrase Ethereum sur 24 heures, chiffres à l’appui

Le constat a été relevé par Decrypt dans son point du 31 août 2026, données DefiLlama à l’appui. Robinhood Chain a généré 3,13 millions de dollars de revenus sur les trente derniers jours, contre 2,89 millions pour Base et 2,47 millions pour Ethereum. Sur 24 heures, l’écart se creuse : 495 477 dollars pour Robinhood Chain, 71 703 dollars pour Base, à peine 25 746 dollars pour Ethereum.

ChaîneRevenus 24hRevenus 30 jours
Robinhood Chain495 477 $3,13 M$
Base71 703 $2,89 M$
Ethereum25 746 $2,47 M$
Source : DefiLlama, données au 31 août 2026.

Un facteur 19 entre le premier et le dernier de la liste. Ethereum, qui a longtemps trusté ce classement, se retrouve troisième sur son propre indicateur. Petit avertissement avant d’aller plus loin : ces chiffres bougent en continu, d’une minute à l’autre sur DefiLlama, et la plateforme distingue les « fees » (ce que les utilisateurs paient) des « revenue » (ce que la chaîne ou les protocoles en retiennent réellement). Le classement peut donc légèrement varier selon l’heure exacte de la consultation de cet article.

Reprenons donc notre analyse. Regardez qui paie et l’exploit s’explique tout seul. Sur les 12,08 millions de dollars de frais collectés en 24 heures au moment de la rédaction, Uniswap capte à lui seul 5,16 millions de dollars. Le launchpad Pons suit avec 4,9 millions, et l’agrégateur GMGN ferme la marche avec 1,32 million. Le réseau lui-même, via ses frais de transaction natifs, n’en touche qu’1,07 million. Trois applications concentrent l’essentiel de l’activité.

PONS, le carburant qui a fait décoller Robinhood Chain (et sa fragilité)

PONS est le launchpad qui permet de créer et d’échanger des tokens directement sur Robinhood Chain, une sorte de pump.fun version courtage américain. Samedi dernier, le protocole a signé un record : 690 000 dollars de revenus sur une seule journée. Sur trente jours, son volume d’échange cumulé frôle les 209 millions de dollars. Sans ce protocole, l’écart avec Ethereum et Base se referme largement.

C’est là que le bât blesse. Une chaîne dont le classement des frais dépend à ce point d’un seul launchpad de tokens spéculatifs n’a pas le même profil qu’un réseau où l’activité se répartit entre prêt, échange et dérivés. Base a déjà vécu ce scénario : une vague de memecoins qui gonfle les frais avant de refluer aussi vite qu’elle est montée. Rien ne garantit que Robinhood Chain y échappe.

Ethereum et Base distraits, ou tout simplement ailleurs ?

Voir Ethereum troisième sur son propre indicateur ne signifie pas que le réseau s’effondre. Depuis l’activation de la mise à jour Fusaka en décembre 2025, qui a doublé la capacité des blobs (les données que les layers 2 publient sur la couche de base), les frais payés directement sur Ethereum mainnet ont mécaniquement fondu. L’essentiel de l’activité s’est déplacé vers des réseaux comme Base, Arbitrum, ou désormais Robinhood Chain, qui tourne justement sur la technologie d’Arbitrum. Comparer les frais d’Ethereum L1 à ceux d’une L2 taillée pour le trading spéculatif, c’est un peu comparer le loyer d’un immeuble entier à celui d’un seul étage.

Robinhood, de son côté, ne joue pas uniquement la carte DeFi. La chaîne héberge les Stock Tokens, ces actions tokenisées disponibles dans plus de 120 pays, et un service de trading agentique qui permet de connecter une IA directement à son compte. Robinhood y a aussi glissé un produit de prêt assuré chez Lloyd’s of London, histoire de couvrir toutes les briques du courtage traditionnel d’un coup.

Le vrai signal n’est pas que Robinhood Chain a dépassé Ethereum sur un indicateur volatil. C’est que la course aux frais s’est déplacée vers les chaînes qui savent convertir une base de clients traditionnels en liquidité on-chain avant même qu’elle touche la DeFi ouverte. Base l’a démontré la première en s’appuyant sur les millions d’utilisateurs de Coinbase. Robinhood applique la même recette, avec des actions tokenisées en plus et un launchpad de memecoins en embuscade. Deux courtiers, deux chaînes, une seule stratégie : faire payer les frais par les clients qu’on avait déjà.

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Ethereum blinde son contrat de dépôt de validateurs face à la menace quantique, chantier prévu jusqu’en 2029

30 août 2026 à 14:00

Une serrure qu’on change avant le cambriolage, pas après. Trois développeurs ont déposé cette semaine un draft d’EIP (Ethereum Improvement Proposal, le format standard pour soumettre une modification du protocole) qui touche à l’un des rouages les plus sensibles d’Ethereum, le contrat de dépôt. C’est par lui que chaque validateur entre en jalonnement (staking, le mécanisme qui sécurise le réseau contre une mise en ETH). L’objectif est simple à énoncer, nettement plus lourd à exécuter. Faire de la place pour des clés que l’ordinateur quantique ne pourra pas casser, avant que la menace ne devienne concrète.

Les points clés de cet article :

  • Un draft d’EIP pour Ethereum a été proposé pour rendre le contrat de dépôt des validateurs résistant au quantique, un projet ambitieux prévu jusqu’en 2029.

  • Ce draft prévoit d’augmenter la capacité des clés et signatures pour anticiper les menaces quantiques, avec une transition sans retour pour les nouveaux dépôts en BLS.

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Le contrat de dépôt, ce verrou qu’on n’avait pas pensé à agrandir

Kevaundray Wedderburn, Tom Wambsgans et Thomas Coratger ont soumis leur texte le 24 août au dépôt GitHub des EIP, sous forme de draft en attente de revue. Un éditeur a déjà suggéré de le numéroter EIP-8394, mais rien n’est acté.

Le problème qu’ils règlent est presque bête une fois énoncé. Le contrat de dépôt actuel code en dur les dimensions de BLS12-381, le schéma de signature utilisé par tous les validateurs depuis le passage à la preuve d’enjeu (proof of stake) en 2022.

Concrètement, 48 octets pour une clé publique, 96 pour une signature, pas un de plus. Les schémas post-quantiques, eux, demandent nettement plus d’espace. Le nouveau contrat porterait ce plafond à 8 192 octets, avec un identifiant de schéma attaché à chaque dépôt. Le schéma zéro reste BLS, les suivants restent vacants, en attente qu’une future proposition tranche quelle cryptographie post-quantique les remplira.

Pourquoi BLS, justement, est le maillon fragile

BLS doit son succès à un tour de passe-passe pratique. Il agrège des centaines de milliers de signatures de validateurs en une seule, ce qui maintient le coût du consensus supportable. Mais cette élégance repose sur des courbes elliptiques, et les courbes elliptiques sont précisément ce que l’algorithme de Shor sait démonter, à condition de disposer d’un ordinateur quantique assez puissant pour l’exécuter.

Pour l’instant, cette machine n’existe pas. 42,4 millions d’ETH, soit environ 104 milliards de dollars, restent jalonnés et donc protégés par ce même BLS vulnérable en théorie, selon les chiffres relayés par CoinDesk. Une étude de Google Quantum AI publiée en mars a cartographié cinq scénarios d’attaque quantique visant Ethereum, plaçant plus de 100 milliards de dollars d’actifs à risque au total. Le cabinet Project Eleven évalue à plus d’une chance sur deux la probabilité qu’une machine capable de casser les courbes elliptiques existe d’ici 2033, avec une échéance possible dès 2030. Plus de 65 % de l’ETH en circulation dort déjà dans des adresses dont la clé publique a été exposée on-chain. Un boulevard tout tracé pour qui saurait s’en servir.

Un interrupteur à sens unique, sans date encore fixée

Le texte prévoit trois états pour le contrat, désactivé, BLS actif, puis BLS retraité. Une fois basculé sur ce dernier mode, aucun nouveau dépôt en BLS ne serait plus jamais accepté, sans retour en arrière possible. Les validateurs déjà en poste ne disparaîtraient pas pour autant. Seuls les nouveaux entrants devraient présenter une clé conforme au futur schéma, lequel reste, à ce stade, une case vide.

La proposition s’appuie sur EIP-7685, le canal déjà utilisé pour faire remonter dépôts, retraits et fusions de validateurs vers la couche de consensus. En parallèle tourne un chantier cousin, EIP-8141, examiné pour le prochain upgrade Hegotá, qui permettrait à un compte ordinaire de changer sa cryptographie de signature sans changer d’adresse. Thomas Coratger, l’un des trois auteurs, résumait le 24 août les travaux du cryptographe Dan Boneh sur le sujet. Bitcoin et Ethereum penchent tous deux vers des signatures fondées sur des fonctions de hachage plutôt que sur des courbes, une variante dont le format retenu par le NIST pèse justement dans les 8 kilooctets. « Post-quantum cryptography isn’t a simple upgrade », a-t-il résumé sur X. Une formule qui vaudrait bien un cadre au mur de la Fondation Ethereum, laquelle vise 2029 pour boucler les changements de fond du protocole.

Ce draft ne concerne que l’entrée en jalonnement, rien de plus. Le reste du chantier post-quantique (signatures de comptes ordinaires, engagements de données, preuves à divulgation nulle de connaissance) attend son tour derrière la même porte. StarkWare, de son côté, a démontré cette semaine sur Bitcoin qu’une transaction résistante au quantique était déjà possible sans toucher au protocole. Deux écosystèmes, deux calendriers, une même course de fond qui commence enfin à s’organiser.

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Ethereum : Gnosis Chain abandonne son statut de blockchain indépendante pour devenir un rollup

Par : Magali
29 août 2026 à 20:00

Un vote massif, un changement de statut radical. La communauté GnosisDAO a approuvé il y a un peu plus d’une semainela transition de Gnosis Chain, jusqu’ici une blockchain layer 1 autonome, vers le statut de rollup au sein de l’Ethereum Economic Zone (EEZ). La proposition GIP-153 a recueilli 123 158 GNO favorables contre seulement 115 défavorables et 151 abstentions, sur un total de 123 425 GNO votés, largement au-dessus du quorum requis de 75 000 GNO.

Les points clés de cet article :

  • La communauté GnosisDAO a approuvé la transition de Gnosis Chain vers un rollup au sein de l’Ethereum Economic Zone, marquant un changement de statut radical.

  • Gnosis Chain va se transformer en un layer 2 en utilisant la sécurité d’Ethereum, avec un lancement prévu entre 2026 et 2027, devenant ainsi le premier réseau à adopter ce cadre expérimental

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Ce que le vote change concrètement

Le changement est loin d’être cosmétique. Gnosis Chain va retirer son propre ensemble de validateurs et faire régler ses transactions directement sur Ethereum, devenant de fait un layer 2 qui s’appuie sur la sécurité du réseau principal plutôt que sur la sienne. Les applications existantes, les soldes des utilisateurs et le jeton de gas xDAI seraient tous préservés dans la transition.

Le lancement effectif est prévu fin 2026 ou début 2027, sous réserve que la technologie EEZ soit prête à cette échéance. Gnosis Chain deviendrait ainsi le tout premier réseau à déployer ce cadre en production, une étape symbolique pour un framework encore largement expérimental.

Le problème que l’EEZ cherche à résoudre

L’écosystème layer 2 d’Ethereum souffre d’un mal bien identifié : chaque rollup fonctionne dans sa propre bulle, et les échanges entre eux passent presque toujours par des ponts, historiquement le maillon le plus attaqué de toute la chaîne de valeur crypto. Le cadre EEZ, développé par Gnosis et ZisK avec un financement de la Fondation Ethereum, vise justement à unifier cet écosystème fragmenté en permettant à des smart contracts situés sur des rollups différents de s’exécuter de façon synchrone, sans dépendre de ces ponts.

Vitalik Buterin, cofondateur d’Ethereum, avait lui-même pointé du doigt les séquenceurs centralisés et les mécanismes de ponts de confiance comme les points faibles du modèle actuel des layer 2. « La vision originelle des L2 et leur rôle dans Ethereum n’a plus vraiment de sens, il nous faut une nouvelle voie », a-t-il écrit sur X.

Geoffrey Kendrick, responsable de la recherche digital assets chez Standard Chartered, voit dans l’EEZ un double bénéfice. Le cadre réduirait le recours aux ponts, là où se concentrent la plupart des piratages, tout en augmentant l’utilisabilité des actifs à travers les différentes chaînes compatibles EVM.

« GnosisDAO a approuvé la transition de Gnosis Chain d’une infrastructure de couche 1 autonome vers une intégration à la Zone Économique Ethereum (ZE) certifiée ZK. Résultats du GIP-153 : 123 158 voix pour, 115 contre et 151 abstentions, sur 54 votants. Participation : 123 425 votants pour un quorum de 75 000.»

GnosisDAO – Source : X

GnosisDAO has approved Gnosis Chain's transition from a standalone Layer 1 into a ZK-proven Ethereum Economic Zone rollup.

GIP-153 results: 123,158 for, 115 against, 151 abstaining, from 54 voters. Turnout was 123,425 against a quorum of 75,000. https://t.co/Pi18HOuE9G

— Gnosis (@gnosis_) August 19, 2026

Un marché des rollups déjà considérable

L’enjeu financier donne la mesure du problème que l’EEZ tente de régler. Les données de L2Beat recensent 22 rollups Ethereum sécurisant à eux seuls 27,82 milliards de dollars, un total qui grimpe à 34,88 milliards de dollars en intégrant les validiums et autres réseaux de scalabilité annexes. Chacun de ces réseaux fonctionne aujourd’hui de façon largement cloisonnée.

Pour les utilisateurs de Gnosis Pay et des autres applications déjà construites sur le réseau, la transition promet de rester invisible au quotidien : mêmes soldes, mêmes applications, même jeton xDAI pour payer le gas. Ce qui change se joue en coulisses, dans la manière dont le réseau prouve la validité de ses transactions et règle ses comptes avec le reste de l’écosystème Ethereum.

Ce que Gnosis Chain a à y gagner, et à y perdre

L’opération n’est pas sans contrepartie pour Gnosis Chain. En abandonnant son propre ensemble de validateurs, le réseau renonce à une part de son autonomie technique au profit d’une sécurité mutualisée avec Ethereum, un compromis assumé par ses partisans, mais qui suppose une confiance accrue envers l’infrastructure commune de l’EEZ. En échange, le réseau espère gagner en composabilité avec les autres chaînes compatibles EVM qui rejoindraient un jour ce même cadre, plutôt que de rester isolé dans son coin.

Le calendrier laisse à Gnosis une marge de manœuvre confortable, entre fin 2026 et début 2027, pour affiner sa technologie avant un lancement en conditions réelles. Les autres rollups Ethereum, eux, observent pour l’instant le mouvement depuis la touche, chacun encore cantonné à sa propre bulle de liquidité.

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Bitcoin (et la police) n’oublient rien : 20 BTC saisis dix ans plus tard

Par : Ben Canton
29 août 2026 à 18:00

Près de dix ans après les transactions, les BTC n’avaient pas disparu. La police d’Avon et Somerset, dans le sud-ouest de l’Angleterre, a obtenu la confiscation de 20,21 BTC, d’autres cryptoactifs et de fonds bancaires liés à des marchés du darknet actifs entre 2016 et 2019. L’ensemble était valorisé à 1,03 million de livres, soit environ 1,4 million de dollars, au moment de l’évaluation retenue par les autorités.

Les points clés de cet article :
  • La police d’Avon et Somerset a confisqué 20,21 BTC et d’autres cryptoactifs d’une valeur de 1,03 million de livres, liés à des marchés du darknet.

  • Cette saisie a été rendue possible grâce à de nouvelles ordonnances permettant de geler les portefeuilles crypto, démontrant que Bitcoin n’offre pas un anonymat absolu.

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Bitcoin : Des transactions retrouvées plusieurs années après

L’unité d’enquête financière de la police, assistée par son équipe spécialisée dans la cybercriminalité, a donc retracé le parcours des fonds jusqu’à plusieurs marchés clandestins aujourd’hui fermés. Ces plateformes, dont les noms n’ont pas été communiqués, facilitaient notamment le trafic de stupéfiants et la traite des êtres humains.

La personne visée par l’enquête avait déjà été condamnée pour blanchiment d’argent, mais elle est décédée avant la fin de la procédure de confiscation, comme nous l’explique Decrypt dans son article.

Les enquêteurs se sont appuyés sur l’historique public de la blockchain Bitcoin. Chaque transaction y demeure enregistrée avec les montants transférés, les adresses utilisées et les horaires. Ces informations ne révèlent pas directement l’identité des utilisateurs, mais elles permettent de suivre les mouvements de fonds et de les rapprocher d’autres éléments recueillis pendant une enquête.

« Beaucoup pensent que les cryptomonnaies placent les actifs hors de portée des forces de l’ordre », a déclaré l’enquêteur Anthony Davis. Selon lui, la permanence des données inscrites sur la blockchain constitue au contraire une source de preuves particulièrement précieuse.

La valorisation annoncée par la police peut surprendre : avec un bitcoin proche de 80 000 dollars, les seuls 20,21 BTC vaudraient aujourd’hui environ 1,6 million de dollars. Les autorités n’ont pas précisé à quelle date le montant de 1,4 million avait été calculé, mais on n’en voudra pas aux forces de l’ordre de ne pas actualiser leurs données à chaque mouvement du bitcoin !

Près de dix ans après les transactions, les BTC n’avaient pas disparu. La police d’Avon et Somerset, dans le sud-ouest de l’Angleterre, a obtenu la confiscation de 20,21 BTC, d’autres cryptoactifs et de fonds bancaires liés à des marchés du darknet actifs entre 2016 et 2019. L’ensemble était valorisé à 1,03 million de livres, soit environ 1,4 million de dollars, au moment de l’évaluation retenue par les autorités.
La police britannique a fait une saisie record de bitcoins dans le cadre d’une affaire ancienne – Source : Compte X

De nouveaux pouvoirs de confiscation pour la police britannique

Cette affaire constitue la plus importante saisie réalisée par la police d’Avon et Somerset depuis l’entrée en vigueur, en avril 2024, de nouvelles ordonnances permettant de geler les portefeuilles crypto.

Ces dispositions autorisent les forces de l’ordre britanniques, sous certaines conditions, à immobiliser puis saisir des cryptoactifs sans devoir procéder préalablement à une arrestation. Elles peuvent également transférer les fonds vers des portefeuilles contrôlés par la police et confisquer les appareils ou informations permettant d’y accéder.

La confiscation définitive a été prononcée plus tôt cette année dans le cadre du Proceeds of Crime Act, la loi britannique consacrée aux produits d’activités criminelles. Un tribunal a estimé que les avoirs concernés provenaient d’activités illégales.

Les sommes récupérées doivent désormais être réaffectées à des programmes communautaires et au financement des services de police.

Cette saisie rappelle surtout que Bitcoin n’offre pas un anonymat absolu. Son registre public ne permet pas toujours d’identifier immédiatement le propriétaire d’une adresse, mais il conserve durablement les traces financières. Des mouvements effectués en 2016 peuvent ainsi encore servir de preuves dix ans plus tard.

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Crypto : Robinhood Chain mise sur l’USDe, mais vit des memecoins

Par : Ben Canton
29 août 2026 à 14:00

De 17 à 253 millions de dollars en un mois. L’USDe d’Ethena est devenu l’une des principales sources de liquidité de la Robinhood Chain. Le dollar synthétique représente désormais près de 43 % des stablecoins présents sur ce réseau de seconde couche d’Ethereum. Cette croissance spectaculaire alimente la finance décentralisée, mais elle ne s’accompagne pas encore d’une hausse comparable du nombre d’utilisateurs.

Les points clés de cet article :
  • L’USDe d’Ethena a connu une croissance extraordinaire, atteignant 253 millions de dollars en un mois et représentant 43 % des stablecoins sur la Robinhood Chain.

  • Malgré une liquidité accrue, la Robinhood Chain attire principalement des capitaux spéculatifs avec les memecoins, sans une augmentation significative du nombre d’utilisateurs actifs.

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L’USDe alimente la liquidité de la Robinhood Chain

L’USDe se distingue des stablecoins traditionnels comme l’USDG de Paxos. Ce dernier maintient sa valeur grâce à des réserves composées d’actifs libellés en dollars. Ethena utilise pour sa part des cryptoactifs associés à des positions vendeuses sur les marchés à terme afin de réduire leur exposition aux variations de prix.

Ce mécanisme permet à l’USDe de viser une valeur stable autour d’un dollar sans reposer uniquement sur des réserves bancaires classiques. Il comporte toutefois des risques spécifiques liés aux plateformes de produits dérivés, aux taux de financement, à la liquidité des marchés et à la conservation des actifs.

L’USDe ne verse pas automatiquement de rendement. Les détenteurs doivent le déposer auprès d’Ethena pour recevoir du sUSDe, une version donnant accès aux revenus générés par les stratégies du protocole.

Son arrivée massive sur Robinhood Chain offre néanmoins davantage de capitaux utilisables comme garantie ou comme liquidité dans les applications de prêt, d’échange et de rendement. La valeur totale verrouillée du réseau atteignait environ 473 millions de dollars, avant de se rapprocher de 493 millions selon les dernières données de DeFiLlama.

L’activité technique progresse également. Robinhood Chain a ainsi enregistré en moyenne 11,6 millions de transactions quotidiennes sur la semaine étudiée, soit une hausse de 30 %. Le nombre de comptes actifs n’a cependant augmenté que de 3,3 % et reste environ 11 % sous son sommet du 16 juillet.

L’écart suggère que le réseau attire surtout davantage de capitaux et d’opérations, sans connaître pour l’instant une croissance équivalente de sa base d’utilisateurs.

 L’USDe d’Ethena est devenu l’une des principales sources de liquidité de la Robinhood Chain. Le dollar synthétique représente désormais près de 43 % des stablecoins présents sur ce réseau de seconde couche d’Ethereum. Cette croissance spectaculaire alimente la finance décentralisée, mais elle ne s’accompagne pas encore d’une hausse comparable du nombre d’utilisateurs.
Les équipes d’Ethena se réjouissent du succès de leur stablecoin sur la Robinhood Chain – Source : Compte X

Les memecoins dominent encore les échanges

Robinhood présente sa blockchain comme une infrastructure destinée aux actions tokenisées, aux actifs du monde réel et aux nouvelles applications financières. Pourtant, ses premiers volumes proviennent presque exclusivement de la spéculation.

Selon OAK Research, les memecoins représentent plus de 99 % du volume échangé sur le réseau. Uniswap concentre parallèlement environ 66,4 % des frais générés par les applications depuis le lancement de la chaîne.

Le jeton CASHCAT, inspiré de l’ancienne mascotte de Robinhood, illustre cette dynamique. Son prix aurait progressé de plus de 5 500 % en sept jours, portant sa capitalisation près de 200 millions de dollars. Sa cotation dans l’application Robinhood a provoqué un léger regain d’activité, sans modifier sensiblement la moyenne hebdomadaire des comptes actifs.

Deux moteurs très différents coexistent donc. Les memecoins apportent du volume, des transactions et des revenus immédiats, tandis que l’USDe construit une réserve de dollars susceptible d’alimenter durablement la DeFi.

La Robinhood Chain parvient déjà à attirer des capitaux importants, mais son adoption reste largement portée par la spéculation. Son principal défi sera de transformer cette liquidité et cette activité autour des memecoins en usages durables liés au crédit, aux échanges et aux actifs tokenisés.

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Blockchain : Mastercard révèle ce que les banques exigent vraiment

29 août 2026 à 11:00

Ce que veulent les banques. Dans une étude commune, Mastercard et la Sei Development Foundation analysent la manière dont les banques et les gestionnaires d’actifs sélectionnent une infrastructure, la testent puis décident – ou non – de la déployer en production. Leur conclusion : la vitesse est devenue suffisante sur de nombreux réseaux, mais la confiance dans la finalité des transactions, la gouvernance et les opérations reste déterminante.

Points clés

  • Mastercard et Sei détaillent le parcours d’évaluation des banques : éligibilité, pilote, production, passage à l’échelle
  • La finalité déterministe, la prévisibilité des frais et les outils de conformité éliminent la majorité des chaînes dès la présélection
  • Le fossé entre pilote et production reste le principal cimetière des preuves de concept bancaires
  • Sei mise sur son exécution parallélisée et son chantier Giga face à Solana et aux rollups Ethereum

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La blockchain dépasse le stade expérimental et bascule dans l’opérationnel

Le rapport, intitulé The Foundations of Institutional Blockchain, s’appuie sur plus de 40 entretiens avec des spécialistes des paiements, de la conformité et des infrastructures blockchain. Les auteurs ont également étudié les grilles d’évaluation déjà utilisées par les institutions financières.

Selon leurs calculs, la capacité cumulée des principaux réseaux dépasse désormais 3 400 transactions par seconde, soit environ cent fois plus qu’en 2019. Ce chiffre agrégé ne signifie pas qu’une blockchain particulière peut garantir seule ce débit dans toutes les conditions, mais il illustre les progrès réalisés en matière de performance.

Plus de 27 milliards de dollars d’obligations, de fonds, de dépôts bancaires et d’autres actifs financiers ont également été tokenisés. Le fonds monétaire tokenisé de BlackRock avait, à lui seul, dépassé 2,5 milliards de dollars d’encours en mai.

La question n’est donc plus seulement de savoir si une blockchain peut exécuter rapidement une transaction. Les institutions veulent aussi déterminer si son règlement est définitif, si sa gouvernance résiste à une crise et si son fonctionnement peut être intégré aux procédures existantes.

« L’adoption institutionnelle exige davantage que de l’innovation », résume Christian Rau, responsable des actifs numériques et de la blockchain pour la région APEMEA chez Mastercard. Il cite notamment la confiance, le passage à l’échelle, la conformité et l’intégration aux infrastructures financières existantes.

La technologie ne serait plus le principal obstacle à l’adoption blockchain. Dans une étude commune, Mastercard et la Sei Development Foundation analysent la manière dont les banques et les gestionnaires d’actifs sélectionnent une infrastructure, la testent puis décident - ou non - de la déployer en production. Leur conclusion : la vitesse est devenue suffisante sur de nombreux réseaux, mais la confiance dans la finalité des transactions, la gouvernance et les opérations reste déterminante.
Mastercard et Sei publient un rapport sur l’adoption des blockchains par les institutions bancaires – Source : Compte X

Cinq étapes avant la mise en production pour un projet

Mastercard et Sei identifient cinq étapes successives dans l’adoption d’une blockchain : l’éligibilité, la validation, le pilote, la production et le passage à l’échelle.

Chaque phase possède son propre responsable de décision et exige un niveau de preuve supérieur à la précédente. Une technologie peut ainsi fonctionner pendant un test limité sans satisfaire aux exigences juridiques, opérationnelles ou comptables nécessaires à son utilisation avec des capitaux réels.

Les institutions évaluent les réseaux selon cinq grands piliers couvrant notamment les performances, la confiance, la conformité, l’intégration et la maturité opérationnelle. Leur importance varie selon le cas d’usage.

Pour les paiements en temps réel, le débit et la rapidité d’exécution occupent une place prioritaire. Dans la gestion de trésorerie, les institutions accordent davantage de poids à la gouvernance, à la stabilité du réseau et à la capacité de réagir en cas d’incident.

Le rapport étudie six cas d’usage et montre ainsi qu’aucune blockchain ne peut être déclarée universellement adaptée aux institutions. Un réseau performant pour des paiements fréquents ne répondra pas nécessairement aux besoins d’une banque souhaitant tokeniser des actifs ou gérer des règlements complexes.

Sei souligne naturellement la performance comme un critère devenu incontournable. Cette étude étant cosignée par la fondation chargée de développer le réseau, elle constitue autant un cadre d’analyse qu’un document soutenant son positionnement auprès des institutions.

Le principal enseignement reste néanmoins plus large : passer d’un pilote à la production dépend moins d’une démonstration spectaculaire que de preuves répétées sur la sécurité, la conformité, la gouvernance et l’intégration. Pour les banques, une blockchain rapide ne suffit plus ; elle doit surtout être exploitable sans fragiliser le reste du système.

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Bitcoin : les 83 000 dollars, niveau clé pour confirmer la reprise ?

Par : Club 25%
29 août 2026 à 09:00

Bitcoin a repris 24 % depuis le 17 août. CryptoQuant considère que le cycle baissier est terminé et parle d’une première phase de nouveau marché haussier, sans confirmation acquise à ce stade. Le cabinet attend une clôture au-dessus de 83 000 dollars, alors que plusieurs niveaux de résistance se concentrent entre 81 000 et 86 000 dollars.

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Une journée record de liquidations a déclenché le rallye

Le 19 août 2026 a été marqué par le plus important volume quotidien de liquidations de positions vendeuses mesuré en dollars par Glassnode depuis 2019. Sur toute la durée du mouvement, 85 % des positions liquidées pariaient sur la baisse.

La hausse a ensuite déclenché 86 % des liquidations vendeuses présentes sur son parcours, ce qui a contribué à amplifier le rallye.

Les flux donnent du poids à la reprise

La hausse a ensuite été soutenue par des flux importants.

Les ETF spot américains ont enregistré 2,23 milliards de dollars d’inflows cumulés pendant la séquence, sans une seule journée de sortie. Il s’agit de leur meilleure collecte sur 7 jours depuis le début de l’année. 

L’indicateur de demande spot suivi par CryptoQuant progresse à son rythme mensuel le plus rapide depuis fin décembre 2025. Pour la première fois depuis octobre 2025, la demande augmente simultanément sur le spot et les futures. 

Pour CryptoQuant, la combinaison des deux constitue un signal plus solide que chacune de ces tendances prise isolément.

Le mouvement s’est produit à contre-courant des marchés actions. Bitcoin gagnait 25 % quand le S&P 500 perdait 1,7 %, tandis que leur corrélation sur un mois tombait vers zéro.

Pour Glassnode, cette évolution montre que la hausse de Bitcoin est de moins en moins liée aux marchés actions et davantage portée par la demande propre au marché crypto. 

Reste à savoir si cette demande suffira à franchir les résistances situées juste au-dessus du cours.

Les 83 000 dollars concentrent les principales résistances

Le Bull Score de CryptoQuant, qui agrège 10 indicateurs de santé du marché, est passé de 30 à 80 en une semaine. Il s’agit de son niveau le plus haussier depuis octobre 2025, lorsque Bitcoin s’échangeait autour de 124 000 dollars. 8 des 10 indicateurs sont désormais en territoire favorable.

Un autre indicateur de CryptoQuant, qui mesure la phase du cycle de Bitcoin, est également repassé en territoire positif le 26 août. Ki Young Ju, directeur général du cabinet, y voit un signal comparable à celui observé lors de la reprise de 2023 et considère que le cycle baissier est terminé.

Bitcoin Bull-Bear Market Cycle Indicator, novembre 2024 à août 2026. Source : CryptoQuant.

CryptoQuant considère pourtant que le changement de régime doit encore être confirmé. 

Le cabinet attend une clôture au-dessus de la moyenne mobile à 365 jours du bitcoin, qui se situe actuellement autour de 83 000 dollars

De son côté, Glassnode situe également la principale zone de résistance entre 81 000 et 86 000 dollars, selon une méthode différente de celle de CryptoQuant. 

À 80 800 dollars, Glassnode situe une première zone de prix de revient pour les bitcoins détenus en self-custody.

Au-dessus, une poche de positions vendeuses reste exposée à des liquidations jusqu’à 86 000 dollars.

La zone 83 000 à 86 000 dollars concentre également le prix de revient d’une quantité importante de bitcoins détenus par des long-term holders. Ces investisseurs ont traversé toute la baisse sans vendre. Un retour dans cette zone pourrait donc les inciter à vendre leurs bitcoins à l’équilibre.

2 méthodes différentes convergent ainsi vers une même zone de test, autour de 83 000 dollars.

Les prises de bénéfices peuvent encore freiner la reprise

Certains détenteurs n’ont pas attendu ce niveau pour vendre.

Les long-term holders recommencent à distribuer leurs bitcoins. Sur un mois, leur variation d’offre atteint désormais une moyenne de -21 000 BTC, après un pic à +286 000 BTC début juin, selon l’analyste Darkfost.

🔴 Long-term holders increase exchange deposits as BTC nears $80,000

Bitcoin's rally has pushed some investors to see the trend as a way to exit the market.

Notably on the LTH side, represented here by the >1y supply, we can observe that their supply is currently declining… pic.twitter.com/KpXhoTvYFn

— Darkfost (@Darkfost_Coc) August 26, 2026

Les short-term holders prennent eux aussi des bénéfices. Le 20 août, plus de 60 000 BTC de cette cohorte ont été envoyés vers les plateformes d’échange alors qu’ils étaient en plus-value. 

La moyenne hebdomadaire des profits réalisés a atteint un record en 2026, avec près de 1 milliard de dollars sur 7 jours. De leur côté, les whales ont réalisé 614 millions de dollars de profits le 20 août, un record selon CryptoQuant. 

L’indicateur de sentiment de Santiment est repassé en territoire négatif le 26 août, pour la première fois depuis le début du rallye. 

En cas de repli, le premier niveau à surveiller se situe à 70 000 dollars, prix de revient moyen des short-term holders. En dessous, la zone 62 000 à 65 000 dollars correspond aux achats de l’été.

Les indicateurs restent favorables, mais l’offre demeure concentrée entre 81 000 et 86 000 dollars. Les 83 000 dollars constituent le niveau central à surveiller, tandis que 70 000 dollars reste le premier support en cas de repli.

Une partie du capital peut rester à l’écart des variations de Bitcoin

Quand Bitcoin corrige, tout le portefeuille n’est pas obligé de subir la baisse. Une partie du capital peut rester en stablecoins et générer du rendement via la DeFi, tandis que l’autre reste exposée au marché. 

Cette répartition permet de conserver une partie du capital en stablecoins et de l’allouer à des stratégies de rendement via la DeFi

C’est le principe du Club 25%, qui réunit plus de 150 investisseurs autour d’un objectif de 15 à 25 % par an, avec une gestion sans trading et quelques heures de suivi par trimestre. 

Comment cela fonctionne concrètement :

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Les 83 000 dollars constituent désormais le principal test de cette reprise. Pour les investisseurs, ce niveau rappelle aussi qu’un portefeuille crypto peut combiner une exposition au Bitcoin avec d’autres stratégies, notamment lorsque le marché offre des opportunités de rendement sur les stablecoins.

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