Au milieu du XXe siècle, les pêcheries commerciales de touladi des Grands Lacs s'effondrent mystérieusement. En creusant le canal de Welland en 1919, les ingénieurs ont involontairement ouvert la porte à un envahisseur redoutable : la lamproie marine, un parasite contre lequel les poissons des lacs n'avaient aucune défense.
Après sa visite dans les parcs nationaux de Kings Canyon et de Sequoia, en Californie, un randonneur a posté les images de comportements choquants de la part de certains touristes, suscitant la consternation. Vandalisme, irresponsabilité, négligence… Comment inciter les promeneurs au respect et...
En 1988, des cargos européens ont vidé leurs ballasts dans les Grands Lacs, libérant des moules zébrées qui allaient transformer radicalement cet écosystème. Ces mollusques ont rendu l'eau spectaculairement plus transparente, mais au prix d'un désastre écologique silencieux : la disparition du plancton et l'effondrement de la chaîne alimentaire.
Le 6 mars 1890, un pharmacien new-yorkais relâche 60 étourneaux dans Central Park. Un siècle et demi plus tard, leur population atteindra 200 millions d'individus, couvrant l'Amérique du Nord d'un océan à l'autre. Cette introduction accidentelle deviendrait l'une des plus grandes catastrophes écologiques du continent.
Dans la baie de Nouadhibou, plus de 300 navires rouillent volontairement sabordés, transformant l'une des zones de pêche les plus riches d'Afrique en cimetière toxique. Des armateurs ont préféré payer des pots-de-vin plutôt que de démanteler correctement leurs navires, libérant des décennies de polluants dans des eaux vitales.
La mer Méditerranée bat record sur record de chaleur. En juin 2025, sa température moyenne a atteint 23,86 °C, un niveau jamais mesuré depuis le début des relevés. Derrière ce chiffre, des écosystèmes entiers basculent. Jusqu'où peut aller ce réchauffement ?
Quatre hippopotames amenés illégalement en Colombie dans les années 1980 se sont multipliés jusqu'à dépasser les 200 individus. Leurs descendants colonisent le fleuve Magdalena et détruisent l'écosystème en vidant les lagunes de leurs habitants naturels comme les lamantins et les loutres.
Des lombrics européens, disparus depuis la dernière glaciation, réinvestissent progressivement les forêts du Nord depuis le 18e siècle. Ces ingénieurs de l'écosystème dévorent la litière de feuilles en quelques décennies, libérant massivement le carbone et fragilisant l'emblématique érable à sucre. Une menace climatique invisible qui pourrait transformer radicalement ces forêts.
En 1948, quatre écureuils gris en provenance de Washington D.C. sont relâchés en Italie du Nord. Porteurs sains d'un parapoxvirus mortel pour leurs cousins roux, ces rongeurs nord-américains ont transformé l'écosystème forestier piémontais et menacent désormais toute l'Europe continentale.
En 2018, des chercheurs britanniques ont découvert par hasard des éponges et d'autres animaux vivants sous 900 mètres de glace et 500 mètres d'eau en Antarctique. Cette trouvaille révolutionne notre compréhension des écosystèmes extrêmes et remet en question tout ce que la science croyait impossible.
Introduite dans les années 1970 pour éliminer la végétation envahissante, la carpe amour s'avère être une arme écologique à double tranchant. Ce grand cyprinidé asiatique dévore indistinctement les plantes indésirables et les espèces rares protégées, déstructurant les écosystèmes aquatiques qu'il était censé préserver.
Chaque année, 27 millions de tonnes de poussière quittent le désert du Sahara pour traverser l'océan Atlantique et retomber sur l'Amazonie. Cette poussière contient les restes fossilisés de poissons d'un lac disparu il y a 10 000 ans, le Méga-Tchad, qui nourrissent toujours la forêt tropicale la plus dense de la planète.