La triade nucléaire des États-Unis va être modernisée avec la mise en place d’un nouveau système de missiles balistiques intercontinentaux, baptisé LGM-35A Sentinel. Celui-ci est destiné à remplacer le LGM-30G Minuteman III, mis en service en 1970 et désormais considéré comme obsolète. Un vaste projet qui s’étalera toutefois sur plusieurs années.
Un mystérieux missile retrouvé écrasé au Yémen, pays qui s’embrase à nouveau après une offensive surprise des Houthis, pourrait révéler une arme secrète de l’Arabie saoudite.
18 000 : c’est le nombre de robots humanoïdes bipèdes que l’entreprise chinoise Unitree revendique avoir produit, selon des déclarations publiées en août. La société basée à Hangzhou ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : elle a dévoilé le 14 septembre G1+, une version améliorée de son robot phare G1 sorti il y a plus de deux ans.
Le robot G1+ d'Unitree peut notamment incliner la tête de 36° vers le haut.
En 2012, des chercheurs russes ont découvert des fruits immatures vieux de 31 800 ans dans le terrier gelé d'un écureuil sibérien. Grâce à des tissus placentaires préservés par le pergélisol, ils ont réussi à cultiver 36 plantes entières et fertiles de Silene stenophylla, établissant un record pour l'organisme multicellulaire le plus ancien jamais régénéré.
Depuis 1967, Camp Century, une ville souterraine de 3 kilomètres de tunnels creusés sous la calotte glaciaire du Groenland, repose endormie sous la neige. Construite par l'armée américaine avec un réacteur nucléaire portable, cette base secrète de la Guerre froide pourrait voir ses déchets toxiques remonter à la surface d'ici la fin du siècle en raison de la fonte accélérée.
La marque de voitures chinoise BYD a annoncé récemment bénéficier désormais de la prime CEE (bonus écologique français) pour l’ensemble de sa gamme électrique. Toutefois, cette prime pose problème à certains responsables politiques français pour des voitures électriques produites en Chine.
HBO Max a dévoilé une date de sortie pour Yaga, sa série d’horreur féministe avec Carrie-Anne Moss. Depuis son rôle dans Jessica Jones, Carrie-Anne Moss n’a pas tellement eu l’opportunité de briller sur le petit écran. La série Tell Me a Story de Kevin Williamson (scénariste historique de Scream), n’a pas fait beaucoup de bruit […]
À la mi-septembre, la saison des ouragans bat son plein. Mais cette année n’est pas comme les autres. Dans l’Atlantique, c’est le calme plat. L’année 2026 vient d’établir un nouveau record. Et les chercheurs montrent du doigt un responsable que vous n’attendez peut-être pas.
L’intelligence artificielle ne se contente plus d’assister les hackers, elle leur permet désormais d’automatiser une grande partie de leurs attaques. Une évolution qui change profondément le rapport de force entre cybercriminels et défenseurs, et qui pourrait rendre les méthodes de protection...
Après tout, demain est un autre jour. Une nuit agitée, un vote qui laisse un goût amer, et un rendez-vous ce soir qui pourrait tout changer. Le Sénat américain a rejeté hier la clôture des débats sur le CLARITY Act, Bitcoin est retombé autour de 75 500-76 000 $, et les flux ETF entrent dans une zone d’incertitude. Mais le vrai juge de paix de la journée n’a pas encore parlé. Il s’exprime ce soir, à Washington, et il s’appelle Kevin Warsh.
Les points clés de cet article :
Le Sénat américain a rejeté la clôture des débats sur le CLARITY Act, plongeant le Bitcoin dans une chute inquiétante.
Les marchés financiers attendent avec nervosité la décision de la Fed sur les taux d’intérêt, un événement potentiellement historique.
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Le scénario tenait en haleine depuis des semaines. Le Sénat devait clôturer les débats sur le CLARITY Act, le texte censé répartir la surveillance des cryptomonnaies entre la SEC et la CFTC (les deux gendarmes financiers américains). Il fallait 60 voix.
Le décompte officiel de la séance du 15 septembre, publié par le Daily Press du Sénat, est sans appel : 49 voix pour, 50 contre, soit 11 voix sous le seuil requis. Zéro démocrate n’a voté pour. Quatre républicains ont voté contre, Collins, Hawley, Moran et Tillis, ce dernier uniquement pour pouvoir déposer une motion de reconsidération, une manœuvre de procédure qui garde la porte entrouverte à un nouveau vote dans les prochains jours. Cynthia Lummis accuse les démocrates d’avoir refusé un texte pourtant remanié sur 126 points, Elizabeth Warren rétorque que la clause éthique proposée n’est qu’« une feuille de vigne », selon CoinDesk.
Le cours du Bitcoin a suivi le mouvement dans la foulée, passant sous 75 000 $ en cours de nuit avant de se stabiliser vers 75 500-76 000 $ ce mercredi matin, une chute de l’ordre de 3 % en 24 heures partie d’un plateau autour de 79 500-80 000 $ avant l’épisode (photo prise au moment de la rédaction, à recoller au cours du jour). Rien d’un effondrement. Plutôt un accès de fièvre qui laisse le marché sonné plus qu’assommé.
Les ETF Bitcoin, un baromètre à surveiller de près
L’histoire des ETF est plus nuancée qu’un simple raz-de-marée de sorties. Lundi 14 septembre, les ETF Bitcoin spot ont renoué avec les entrées nettes, 159,9 millions de dollars au compteur (dont 134,3 millions pour l’IBIT de BlackRock), mettant fin à quatre séances consécutives de sorties qui avaient coûté environ 462,7 millions de dollars entre le 8 et le 11 septembre. Un retournement fragile, obtenu la veille même du vote.
La réponse est tombée dans la journée : mardi 15 septembre, jour du vote raté au Sénat, les ETF Bitcoin spot sont repassés dans le rouge, avec 450,4 millions de dollars de sorties nettes selon les données de Farside Investors.
Le rebond de la veille s’efface d’un coup. Le FBTC de Fidelity concentre le plus gros des dégâts avec 214,8 millions de sorties, devant l’IBIT de BlackRock à 161,7 millions, celui-là même qui portait le rebond du lundi. Le GBTC de Grayscale perd encore 44,1 millions, l’ARKB d’ARK Invest 17,4 millions et le BITB de Bitwise 12,4 millions. Le retournement du 14 septembre n’aura donc tenu qu’une séance.
Flux nets des ETF Bitcoin spot au 15 septembre 2026 : 450,4 millions de dollars de sorties en une seule séance, portées par le FBTC de Fidelity et l’IBIT de BlackRock. Source : Farside Investors.
La Fed ouvre le bal ce soir, et la vraie fête n’a pas commencé
Le CLARITY Act n’est pas tout à fait de l’histoire ancienne : la motion de reconsidération déposée par Tillis pourrait ramener le texte à un nouveau vote de procédure d’ici deux jours, selon des informations relayées après la séance. Politiquement, le texte sort quand même très affaibli de l’épisode. Le marché, en tout cas, est déjà passé à autre chose.
De plus, ce soir, 20 heures à Paris, la Fed rend sa décision de taux, avec une conférence de presse de Kevin Warsh prévue une demi-heure plus tard. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a franchi les 5 % lundi, son plus haut niveau depuis octobre 2023, avant de refluer légèrement. CME FedWatch donne désormais une hausse de 25 points de base à environ 90 % de probabilité. JPMorgan et Goldman Sachs, longtemps en désaccord, se sont tous deux ralliés à ce scénario ces derniers jours, quitte à diverger sur la suite : Goldman continue de tabler sur deux baisses de taux en 2027, JPMorgan se montre plus prudent. Si la hausse se confirme, ce serait la première depuis 2023, un événement qui pèserait bien plus lourd sur les marchés que l’issue d’un texte de loi.
Deux chocs en trois jours, l’un réglementaire, l’autre monétaire. Le marché a déjà encaissé le premier. Il attend le second avec cette nervosité particulière qu’on n’observait plus depuis la dernière hausse des taux de la Fed, quand chaque point de base valait son pesant de volatilité sur le cours du bitcoin.
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Réguler pour protéger. Des représentants des vingt-sept États membres de l’Union européenne se réunissent jeudi à Bruxelles au sein du Conseil de l’IA. Selon Politico, la Commission présentera un point sur les politiques européennes et internationales ainsi qu’un briefing technique sur des incidents récents liés à l’intelligence artificielle. La coopération mondiale figure aussi parmi les sujets de discussion, dans un contexte de désaccord avec Washington sur la manière d’encadrer les modèles les plus avancés.
Points clés
Les États membres de l’UE discutent jeudi à Bruxelles des incidents récents liés à l’IA et de la coopération internationale, selon Politico.
L’AI Act impose déjà des obligations aux fournisseurs de modèles d’IA à usage général, renforcées en cas de risque systémique.
Les principales obligations concernant les systèmes d’IA à haut risque ont été reportées à décembre 2027 ou août 2028 selon leur catégorie.
Comme MiCA pour la crypto, le cadre européen sert de base aux échanges internationaux, sans garantir l’adoption de règles mondiales.
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IA : Bruxelles cherche des règles au-delà de l’Europe
Le Conseil de l’IA rassemble des représentants des États membres pour suivre l’application de l’AI Act. D’après l’ordre du jour consulté par Politico, la réunion de jeudi ne vise ni à adopter un nouveau règlement ni à arrêter une position commune définitive. Les discussions porteront notamment sur les travaux engagés au G7, au G20 et aux Nations unies.
Le premier Dialogue mondial de l’ONU sur la gouvernance de l’IA s’est d’ailleurs déjà tenu à Genève les 6 et 7 juillet 2026. L’Union européenne dispose donc d’une enceinte où défendre son approche, sans pouvoir imposer seule des règles internationales. La vice-présidente de la Commission Henna Virkkunen a récemment appelé à une coopération mondiale : les risques liés aux modèles avancés ne s’arrêtent pas aux frontières européennes.
Cette démarche intervient après les appels de dirigeants comme Dario Amodei, chez Anthropic, et Sam Altman, chez OpenAI, à ralentir le développement de l’IA. Donald Trump a rejeté ces alertes, estimant qu’un tel ralentissement favoriserait la Chine. La réunion bruxelloise permet aux États membres de confronter leurs analyses, mais elle ne résout pas ce désaccord.
Les pays de l’UE voudraient encadrer le développement de l’IA mais les Américains y sont opposés – Source : Compte X
AI Act et MiCA : Une avance réglementaire à nuancer
L’Europe possède déjà un cadre contraignant pour les développeurs de modèles d’IA à usage général. Depuis août 2025, l’AI Act leur impose notamment des obligations de transparence et de respect du droit d’auteur. Les fournisseurs de modèles susceptibles de présenter un risque systémique doivent aussi évaluer et atténuer ce risque.
En revanche, le calendrier des systèmes d’IA à haut risque a changé. Un règlement entré en vigueur en juillet 2026 reporte leurs principales obligations au 2 décembre 2027 pour certains usages, notamment dans l’emploi, l’éducation ou les infrastructures critiques, et au 2 août 2028 pour les systèmes intégrés à certains produits. Les règles de transparence applicables depuis août 2026 ne sont pas concernées par ce report.
Le secteur crypto offre un point de comparaison, sans constituer un précédent exact. Avec MiCA, l’Union a fixé des règles communes pour les émetteurs de certains cryptoactifs et les plateformes qui fournissent des services aux clients européens. Cette harmonisation facilite la lecture des obligations, mais ne garantit ni l’émergence de leaders européens ni l’adoption de règles similaires ailleurs. Il en va de même pour l’IA : disposer d’un cadre européen donne une base aux discussions internationales, pas un accord mondial.
Jeudi, les représentants européens examineront les incidents récents et compareront les initiatives internationales. Le rejet par Donald Trump d’un ralentissement de l’IA souligne toutefois la difficulté d’obtenir un accord mondial sur les risques des modèles les plus avancés.
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Soixante voix, zéro marge. Le Sénat américain devait trancher ce mardi sur la motion de cloture du Digital Asset Market Clarity Act, le texte censé répartir la supervision des cryptomonnaies entre la SEC et la CFTC. Après des mois de tractations, Trump avait cédé sur l’éthique pour arracher ce vote. Ça n’a pas suffi. La motion s’est effondrée bien avant le seuil requis. Le marché a pris acte dans la foulée. Le Bitcoin casse le support des 75 000 dollars et entraîne tout le marché crypto dans sa chute.
Les points clés de cet article :
Le Sénat américain a échoué à adopter le Digital Asset Market Clarity Act, malgré des mois de négociations intenses.
Le marché des cryptomonnaies a subi un choc, le Bitcoin ayant cassé le support des 75 000 dollars, entraînant une vague de liquidations massives.
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Sur le papier, tout était bouclé. Les négociateurs des deux camps avaient ficelé plus de 600 pages de compromis, et les sponsors républicains avaient publié dimanche soir un texte intégrant 126 modifications réclamées par les démocrates. Restait un point de crispation : les garanties éthiques censées empêcher les hauts responsables de l’exécutif, famille présidentielle comprise, de conserver des intérêts dans la crypto. Un point sensible. Sa dernière déclaration de patrimoine fait état de plus de 1,4 milliard de dollars de revenus crypto en 2025, dont plus de 500 millions issus de sa propre plateforme World Liberty Financial. Les 126 concessions n’y ont rien changé.
Un deuxième front, plus discret mais tout aussi mortel, a joué contre le texte. L‘American Bankers Association et l’Independent Community Bankers of America jugeaient le délai de 18 mois prévu pour les stablecoins bien trop court pour protéger les banques régionales. Susan Collins et John Cornyn, rejoints selon certaines sources par John Curtis, ont fait planer le doute jusqu’au bout côté républicain. La sénatrice Cynthia Lummis (R-Wyoming), négociatrice en chef côté républicain, avait lancé un appel solennel juste avant le vote : « Ne laissons pas ce jour être celui où nous avons cédé notre avenir à quelqu’un d’autre parce que nous avons eu trop peur de finir ce que nous avions commencé. » Ça n’a pas suffi non plus. Le vote a échoué loin en dessous des 60 voix requises, rapporte CoinDesk.
Le Bitcoin plonge, les liquidations s’envolent
Le marché n’a pas attendu le décompte final pour réagir. Les probabilités d’adoption du texte sont tombées de 34 % lundi à 17 % ce mardi sur Polymarket, plombées par l’opposition du secteur bancaire aux dispositions sur les stablecoins. Le Bitcoin a suivi le mouvement, cassant le support des 75 000 dollars. Le repli dépasse 5 % sur 24 heures, à environ 40 % de son sommet d’octobre 2025.
La correction a vidé les carnets d’ordre. Selon les données de CoinGlass, 120 211 traders ont été liquidés en 24 heures pour un total de 769,21 millions de dollars. Les positions longues à elles seules représentent 568,06 millions. La plus grosse commande à elle seule, 22,52 millions de dollars, est partie sur Binance en BTCUSDT. Ajoutez à ça une Fed qui doit trancher dès demain sur les taux et un baril de Brent au-dessus de 106 dollars sur fond de tensions au Moyen-Orient, et le tableau se complète. Seule éclaircie, les ETF Bitcoin au comptant américains ont capté 159,9 millions de dollars d’entrées nettes lundi. Pas de quoi renverser la tendance.
Carte thermique des liquidations CoinGlass montrant l’effondrement des positions longues sur Bitcoin et Ethereum, 15 septembre 2026. Source : CoinGlass.
Coinbase et Strategy plongent, les mineurs résistent
L’action Coinbase (COIN) cède plus de 8 % en séance le 15 septembre 2026, après l’échec du vote sur le Clarity Act. Source : Yahoo Finance.
Clarity Act enterré ? La régulation se joue ailleurs
Le texte voté par la Chambre reste au calendrier, sans débat en vue. Le cadre de conformité actuel, un numéro d’équilibriste entre la SEC et la CFTC, continue donc de s’appliquer aux entreprises crypto américaines. Faute de loi, l’industrie se rabat sur la voie réglementaire. La SEC planche sur son projet Reg Crypto, la CFTC avance de son côté sur son propre corpus de règles. Le président de la SEC, Paul Atkins, l’a lui-même reconnu : ces textes n’auront jamais la solidité d’une loi votée par le Congrès.
Reste les super PACs. Fairshake et ses alliés vont devoir revoir leur copie avant les midterms du 3 novembre, avec un argument de campagne en moins pour convaincre les indécis du Sénat.
L’histoire n’est pas nouvelle. Cet été déjà, le vote s’était évaporé juste avant la pause estivale du Sénat, et les paris étaient tombés à 14 % de chances de passage. Le scénario se répète, avec la même cause de fond : un Sénat coupé en deux, à quelques semaines d’un scrutin où chaque camp compte ses voix plutôt que ses convictions. Le Bitcoin reste suspendu à la décision de la Fed de demain, bien plus qu’à un texte de loi resté sur le papier. Sur le CME FedWatch, la probabilité d’une hausse de 25 points de base culmine désormais à 92 %. L’inflation américaine remontée à 3,4 % sur un an, conjuguée à un baril au-dessus des 100 dollars, pousse la Fed vers son premier tour de vis en plus de trois ans, après trois baisses consécutives fin 2025.
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Le coût théorique d’une attaque quantique vient de chuter. Plus de cent participants, épaulés par des agents IA, ont réduit de 86,1 % les ressources nécessaires à l’un des calculs qui permettraient un jour de s’attaquer aux signatures utilisées par Bitcoin et Ethereum. Aucune clé privée n’a été récupérée et aucun ordinateur quantique actuel ne peut voler des cryptomonnaies grâce à ces travaux. Le résultat montre néanmoins que l’amélioration des programmes peut rapprocher la menace, même sans progrès majeur du matériel.
Points clés
Le score du concours ECDSA.Fail est passé de 10,75 milliards à 1,496 milliard
Le meilleur circuit étudié utilise 1 151 qubits logiques pour réaliser environ 1,3 million d’opérations quantiques
Le résultat se situe plus de 50 % sous la référence publiée par Google, mais les méthodes de calcul diffèrent
Les chercheurs ont optimisé une seule étape de l’attaque, pas l’ensemble du processus permettant de récupérer une clé privée
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Le concours ECDSA.Fail, lancé par Eigen Labs, visait à améliorer un calcul utilisé à de nombreuses reprises dans l’algorithme de Shor. Celui-ci pourrait permettre à un ordinateur quantique suffisamment puissant de retrouver une clé privée à partir d’une clé publique, puis de signer des transactions à la place de son propriétaire.
Bitcoin et Ethereum utilisent notamment le système cryptographique secp256k1 pour autoriser les transactions. Le concours ne cherchait cependant pas à casser une adresse complète. Les participants travaillaient uniquement sur l’un des calculs nécessaires à cette attaque.
Pour comparer leurs propositions, les organisateurs ont créé un score combinant la taille de la machine nécessaire et la quantité de travail qu’elle doit effectuer. Plus ce score est faible, moins le circuit demande théoriquement de ressources.
D’après le rapport publié sur arXiv, le score est passé de 10,75 milliards à 1,496 milliard entre le lancement du concours et l’arrêté des données du 26 juillet. Le meilleur circuit utilise 1 151 qubits logiques, les unités de calcul d’un ordinateur quantique corrigé de ses erreurs, et environ 1,3 million d’opérations complexes.
Le résultat se situe plus de 50 % sous le score de 2,993 milliards publié par Google Quantum AI en mars. Les auteurs soulignent toutefois que les deux modèles ne suivent pas exactement les mêmes règles de calcul. La comparaison donne donc un ordre de grandeur, mais ne suffit pas à prouver qu’une méthode surpasse formellement l’autre.
Après le 26 juillet, une nouvelle proposition a encore abaissé le score à 1,259 milliard. Un autre circuit a réduit la taille minimale à 813 qubits logiques, au prix d’un nombre d’opérations beaucoup plus important.
L’IA pourrait protéger Bitcoin et Ethereum contre les attaques quantiques – Source : Compte X
L’IA accélère la recherche, mais aucune attaque n’est possible aujourd’hui
Plus de 400 améliorations ont été validées pendant le concours. Les agents IA ont principalement servi à modifier le code, lancer les tests et explorer rapidement de nombreuses petites optimisations. Les humains ont davantage choisi les pistes de recherche et conçu les changements importants.
Le rapport ne permet donc pas d’attribuer la baisse de 86,1 % à l’IA seule. Il montre plutôt comment des chercheurs et des logiciels autonomes peuvent avancer ensemble lorsqu’un résultat peut être vérifié automatiquement.
Ces travaux restent très éloignés d’une attaque réelle. Ils n’intègrent ni l’ensemble de l’algorithme de Shor ni toutes les contraintes permettant de corriger les erreurs d’une machine quantique. Le nombre de composants physiques nécessaires dépendrait également du type d’ordinateur utilisé : il ne peut pas être déduit directement des 1 151 qubits logiques annoncés.
La préparation a néanmoins commencé. Le NIST, l’institut américain chargé des standards technologiques, a déjà sélectionné plusieurs protections conçues pour résister aux ordinateurs quantiques. Son projet de calendrier recommande d’abandonner progressivement certains systèmes classiques après 2030, puis de ne plus les utiliser après 2035.
Galaxy a par ailleurs engagé jusqu’à 5 millions de dollars dans une initiative consacrée à la préparation quantique de Bitcoin. Un autre consortium réunissant notamment BlackRock, Coinbase et Strategy a promis 15 millions de dollars sur trois ans pour financer plus largement la sécurité et le développement du réseau.
L’arrivée d’une machine capable de casser ces signatures ne possède toujours aucune date crédible. La baisse rapide des ressources théoriques rappelle toutefois que le danger ne dépend pas uniquement de la puissance des ordinateurs : un meilleur algorithme peut également rapprocher le seuil nécessaire. Mais modifier Bitcoin ou Ethereum et déplacer les fonds vers de nouvelles protections pourrait bien prendre plusieurs années,même si tout va de plus en plus vite.
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Gestion active. Ark Invest a vendu lundi des actions Coinbase, Circle, BitMine et Bullish, ainsi que des parts de l’ETF Bitcoin ARK 21Shares (ARKB). Aux cours de clôture, ces cessions représentent environ 65,6 millions de dollars, dont 40 millions pour les seules parts ARKB. Tous les titres concernés ont terminé la séance en hausse.
Points clés
Ark Invest a cédé plus de 65 millions de dollars de titres liés aux cryptomonnaies lundi, dont 40 millions sur son propre ETF Bitcoin ARKB
Circle représente la plus grosse vente d’actions avec 142 350 titres pour 13,8 millions de dollars, alors que le cours reste loin de ses sommets
Coinbase (+9,24 %), Circle (+7,53 %) et Bullish (+7,12 %) ont tous progressé, portés par l’espoir d’une adoption du Clarity Act
Le texte affronte un vote de cloture qui exige 60 voix au Sénat, où la majorité républicaine ne dispose que de 53 sièges
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Circle, Coinbase et ARKB : Le détail des ventes d’Ark Invest
Selon les avis de transactions publiés par Ark, la société de gestion a cédé 142 350 actions Circle dans deux fonds. Au cours de clôture de 97,42 dollars, leur valeur atteint environ 13,9 millions de dollars. Circle a gagné 7,53 % lundi. Ark a également vendu 36 628 actions Coinbase, soit environ 7 millions de dollars au cours de clôture de 191,45 dollars ; le titre a progressé de 9,24 %.
Les ventes comprennent aussi 153 881 actions BitMine, valorisées à environ 4 millions de dollars, et 18 280 actions Bullish, pour près de 688 000 dollars. La plus importante opération porte toutefois sur 1 528 953 parts de l’ETF Bitcoin ARKB, soit environ 40 millions de dollars au cours de clôture de 26,19 dollars. Il s’agit d’une vente de parts d’ETF détenues par des fonds d’Ark, pas d’une annonce de vente directe de bitcoins.
Ces montants restent des estimations : les avis indiquent les quantités négociées, mais pas nécessairement les prix d’exécution. Ark ajuste d’ailleurs régulièrement ses positions. Sa politique de pondération évoque généralement un maximum de 10 % d’un titre dans ses fonds actifs au moment de l’achat, mais cela ne permet pas, à elle seule, d’établir le motif des ventes de lundi.
Cathie Wood est habituellement tellement bullish que quand elle vend, tout le monde s’inquiète ! – Source : Compte X
Clarity Act : Un vote de procédure, pas une adoption
Ces transactions précèdent un rendez-vous au Sénat américain. Selon son calendrier officiel, les élus votent mardi 15 septembre, vers 14 h 15 heure de l’Est, sur une motion visant à clore le débat sur l’ouverture de l’examen du Digital Asset Market Clarity Act. Cette procédure exige normalement 60 voix. Même si elle aboutit, le texte n’est pas adopté : son examen au Sénat doit encore suivre.
La Chambre des représentants avait approuvé sa version par 294 voix contre 134. Le projet vise notamment à préciser le partage des compétences entre la SEC et la CFTC pour les actifs numériques. Les perspectives de son examen ont pu contribuer à l’intérêt des investisseurs pour les actions crypto lundi, mais elles ne démontrent pas la cause de chaque hausse.
Les ventes d’Ark et le vote prévu au Sénat coïncident donc dans le calendrier. Les premières documentent un ajustement de portefeuille ; le second concerne, à ce stade, la possibilité pour les sénateurs de débattre du texte. Les équipes d’Ark Invest craignent-elles une chute du marché suite à un vote défavorable ?Réponse très bientôt.
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Paul Atkins appuie le CLARITY Act, bloqué au Sénat depuis son adoption par la Chambre à 294 voix contre 134
La SEC avancera sans loi sur trois fronts : émission de crypto-actifs, transfer agents et conservation
Le cadre des transfer agents, inchangé depuis les années 1970, pourrait autoriser la tenue de registre sur blockchain
L’harmonisation SEC-CFTC a déjà permis les ETF spot Solana, XRP et Dogecoin via les standards de cotation génériques
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CLARITY Act : la SEC soutient le texte, le Sénat le fait patienter
Adopté par la Chambre des représentants à 294 voix contre 134, dont 78 démocrates, le Digital Asset Market Clarity Act devait clore une décennie de guerre de tranchées entre régulateurs.
Son principe tient en une ligne de partage : la CFTC récupère les crypto-actifs suffisamment décentralisés pour être traités comme des matières premières numériques, la SEC garde les levées de fonds et les tokens encore adossés aux promesses d’une équipe. Le Sénat a multiplié les moutures de travail depuis, sans jamais inscrire le texte à l’ordre du jour d’un vote en séance.
Atkins plaide pour la voie législative parce qu’un règlement se défait aussi vite qu’il s’écrit. Le passage de témoin entre Gary Gensler et l’équipe actuelle a suffi à renverser la doctrine de l’agence en quelques mois, des poursuites tous azimuts à l’abandon des procédures visant Coinbase, Kraken et Ripple. Sans texte voté par le Congrès, une future présidence de la SEC pourrait refaire le chemin en sens inverse avec la même facilité.
« La plupart des crypto-actifs ne sont pas des titres financiers. »
Paul Atkins, président de la SEC
Cette phrase, prononcée au lancement de Project Crypto, sert désormais de socle doctrinal à l’ensemble des travaux de l’agence. Elle inverse la présomption qui prévalait sous l’administration précédente, quand chaque token était réputé titre financier jusqu’à preuve du contraire.
Crypto : émission, transfer agents et conservation, les trois chantiers de la SEC
Le premier chantier porte sur l’émission de crypto-actifs. La SEC travaille à une taxonomie et à un régime d’offre taillé pour les tokens, au lieu de continuer à les faire entrer au chausse-pied dans des exemptions pensées pour des actions d’entreprises. Une exemption dite d’innovation permettrait de lancer un protocole sous conditions, avec des obligations d’information adaptées et une sortie du statut de titre financier une fois le réseau devenu autonome.
Deuxième chantier, les transfer agents. Ces prestataires tiennent le registre des détenteurs de titres, versent les dividendes et enregistrent les transferts de propriété. Leur cadre réglementaire n’a quasiment pas bougé depuis les années 1970, quand les registres étaient encore des livres de papier et des bandes magnétiques. Autoriser explicitement la tenue de registre sur blockchain ouvrirait la voie à des actions tokenisées dont le carnet d’actionnaires vivrait directement sur une chaîne publique, avec un règlement-livraison en quelques secondes plutôt qu’en un jour ouvré.
La conservation ferme le triptyque. L’agence a retiré le projet de règle Safeguarding hérité de l’ère Gensler, qui aurait imposé aux gérants d’actifs des exigences difficilement compatibles avec l’autoconservation. Le texte de remplacement reste à écrire, et les questions sont massives : quels établissements peuvent être reconnus comme dépositaires qualifiés, à quelles conditions un gérant peut détenir lui-même les clés privées de ses clients, comment traiter les actifs mis en staking ou déposés dans des protocoles DeFi.
Une SEC désormais alignée sur la CFTC
Les deux régulateurs ont engagé un travail d’harmonisation qui produit déjà des effets concrets, à commencer par l’autorisation donnée aux places de marché enregistrées de proposer des produits crypto au comptant. L’arrivée de Mike Selig à la tête de la CFTC a resserré encore l’étau administratif : l’ancien conseiller juridique en chef de la Crypto Task Force de la SEC connaît de l’intérieur les dossiers qu’il doit désormais traiter depuis l’autre rive.
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Fujifilm persiste avec sa gamme instax Pal, ces minuscules appareils photo numériques pensés pour tenir dans le creux de la main. Et a peut-être bel et bien trouvé la bonne recette avec cet instax Pal 2, qui vient épauler sa ligne de photo instantanée appareils et imprimantes !
Le constructeur présente l’instax Pal 2, une deuxième génération qui reprend le concept du modèle initial, mais en en changeant totalement le design, et en lui greffant plusieurs nouveautés, à commencer par un viseur optique. Ce qui au final, change tout par rapport au Pal 1.
Comme le premier modèle, le Pal 2 ne se prend pas au sérieux et joue à fond la carte du plaisir, avec un boîtier ultra-compact que l’on emporte sans y penser. Là où le premier modèle affichait des formes minimalistes rondouillardes, cette version adopte des lignes rétro qui évoquent les appareils argentiques d’autrefois, jusqu’au viseur optique qui intègre le boîtier.
Le premier Pal, lancé en 2024, avait divisé, certains n’en voyant pas l’intérêt quand d’autres l’adoptaient comme un compagnon à emporter partout. Pour concevoir cette suite, le constructeur dit s’être appuyé sur les retours de ces utilisateurs, avec l’idée de proposer un appareil au look d’un appareil argentique classique capable aussi bien de partager les images en numérique que de les imprimer via une imprimante instax ou l’un des appareils hybrides Evo.
Un capteur de 10 mégapixels et un écran pour prévisualiser
Sous sa coque au format de poche, le Pal 2 embarque un capteur CMOS de 1/3,06 pouce. Il grimpe à 10 mégapixels, soit une définition de 3 776 x 2 832 pixels, avec un mode allégé à 1 mégapixel (1 280 x 960 pixels) pour ceux qui veulent économiser de l’espace de stockage. L’objectif propose une focale équivalente à 28 mm en format 24×36 et une ouverture de f/2,2, avec une mise au point qui court de 8 cm à l’infini.
Sans surprise pour un appareil de cette taille, tout est automatique. La vitesse d’obturation s’échelonne de 1/4 s à 1/8000 s, la sensibilité de 100 à 1600 ISO, le tout géré par l’appareil sans intervention. On retrouve une mesure TTL sur 256 segments, une correction d’exposition de -2 à +2 IL par pas de 1/3, un flash intégré d’une portée d’environ 60 cm à 1,5 m et un retardateur réglable sur 10 ou 2 secondes.
Nouveauté par rapport au concept d’origine, un petit écran LCD couleur TFT de 1,3 pouce d’une définition de 170 000 points se place le dessus du boîtier. De quoi jeter un œil aux images fraîchement capturées avant de les transférer, là où le Pal original obligeait à passer directement par le smartphone.
Transfert par USB-C ou Bluetooth, et une contrainte de stockage
Le Pal 2 ne fait que photographier, sans écran de composition ni impression directe. Les images se récupèrent ensuite via l’application dédiée instax Pal, soit sans fil en Bluetooth, soit en filaire grâce au port USB Type-C intégré. La différence entre les deux méthodes est nette, le transfert par câble descend se veut radicelement plsu rapide.
L’application permet aussi de déclencher à distance, ce qui rend les photos de groupe ou les prises mains libres bien plus simples.
Reste une contrainte à connaître. La mémoire interne ne permet de stocker que 100 photos avant qu’un transfert vers l’application ne devienne obligatoire. Pour dépasser cette limite, l’appareil accepte les cartes microSD, microSDHC et microSDXC jusqu’à 2 To, ce qui change évidemment tout de suite la donne.
Côté format, l’appareil mesure 37 x 42 x 92,3 mm pour environ 87 g, avec une batterie lithium-ion intégrée qui se recharge en deux à trois heures.
Filtres, animation folioscope et impression déportée
Le Pal 2 fait la part belle à la personnalisation. Cinq thèmes de filtres, déclinés chacun en six effets, offrent une trentaine de rendus différents pour habiller les images. On peut aussi choisir entre les formats emblématiques d’instax, mini, SQUARE ou WIDE, avec ou sans cadre, puis ajouter du texte, des filtres ou des autocollants directement dans l’application.
La vraie nouveauté ludique s’appelle instax Animation. Le mode capture une série de dix images et les assemble en une petite animation façon folioscope, pour transformer une scène figée en séquence animée en quelques gestes.
Le Pal 2 n’imprime rien lui-même, mais les images peuvent être envoyées vers une imprimante de la gamme instax Link ou vers un appareil hybride Evo.
Prix et disponibilité
L’instax Pal 2 arrive en deux coloris. Il sera disponible fin septembre 2026 au prix de vente conseillé de 169,99 €.
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